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 Maximilian ◊ not all those who wander are lost.

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Maximilian HaleGod bless America… and Me
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MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 21/01/2017
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Âge : Trente-deux ans ◊ 8 juillet 1984.
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MessageSujet: Maximilian ◊ not all those who wander are lost.   Sam 21 Jan - 21:24

Maximilian Hale
La plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute.

Prénom : Maximilian, « le plus grand » selon les racines latines de son prénom. Ce côté pompeux, presque ronflant, lui font souvent préférer, lorsqu'il se présente, le diminutif de « Maxim », bien moins long à prononcer, et autrement plus simple à mémoriser. Epargnez lui cependant toutes les autres variantes, desquelles il n'est pas vraiment friand. Nom de famille : Hale. Certains amateurs de vin auront peut-être l'impression d'avoir déjà entenu ce patronyme quelque part, et pour cause : il apparait sur l'étiquette de nombreuses bouteilles au prix nullement raisonnable.  Date & lieu de naissance : Huit juillet 1984, à l’hôpital de Saint Helena, Comté de Napa, Californie, Etats-Unis d’Amérique. Âge : Trente-deux ans, bien qu'il semble qu'une nouvelle vie ait débutée pour lui il y a quatre ans. Métier : Unique héritier du vignoble des Hale, the Hale’s Estate, et de la société y étant associée, Maxime s'est peu impliqué jusqu'à présent dans la reprise de l'entreprise familiale. Il est actuellement critique pour un guide touristique, et songe à monter sa propre affaire de design de séjours à Washington DC, et pourquoi pas New-York. Orientation sexuelle : J'm'en-foutiste, ou plus exactement demisexuel. Bien qu'il ne soit sorti qu'avec des femmes, il ne croit qu'au chavirement du coeur, à l'attachement profond suffisamment ensorcelant pour le captiver totalement, et lui donner l'envie de s'investir sans compter, ni finir, tôt ou tard, par céder à la lassitude. Statut civil : Célibataire. Deux ou trois histoires classées sans suite émaillent son parcours, car vraisemblablement, et il le reconnaît sans mal, il n'est jamais tombé amoureux, vraiment amoureux ; il est un garçon pour le moins difficile, sans nul doute. Statut financier : Aisé, vraiment aisé, ne nous mentons pas. Néanmoins, Maximilian a reçu de ses parents l’amour du travail bien fait, de l’application et de la recherche de l’excellence, autant de valeurs qui lui ont appris la valeur de l’argent, la vraie. Au sein de la branche principale de cette famille, branche d’économes et désormais réduite à son dernier membre, la fortune s’est construite en gardant un style de vie haut de gamme, mais sans excès. Caractère : Perfectionniste – Orgueilleux – Souriant – Cultivé – Soigné et soigneux – Discret – De confiance – Compétent – Attentif – Confiant en ses capacités et en sa force de caractère, ce qui peut le faire paraître imbu de lui-même – Peu loquace, il parle rarement pour ne rien dire, et encore moins en ce qui le concerne, lui et ses émotions – Organisé – Serviable – Terre-à-terre – Raisonnable – Posé – Apprécit d'avoir son intimité, des moments de calme dans la journée où être seul avec lui-même – S’investit professionnellement – Casanier – Fier – Exigent envers lui-même, tout le temps, et envers les autres, uniquement au travail – Méthodique – Franc – Parfois intransigeant – Indolent lorsqu’il s’agit d’évoquer comment il a traversé l’épreuve de l’accident – Ni snob ni précieux, on sent néanmoins, de par son éducation et sa façon de s’exprimer, qu’il est issu d’un milieu huppé. Parti politique : Les Démocrates : rien ne lui déplaît plus que les politiciens cherchant à faire porter le chapeau aux minorités concernant les problèmes du pays, joyeux magma de climato-sceptiques, de misogynes, d’homophobes et d’hommes d’affaires rétrogrades. Groupe : Drink with me. Avatar : James McAvoy.
Combien de livres lis-tu par mois ? Quels sont tes préférés ?
« Pas suffisamment », vous répondrait très certainement Max. Si ce dernier a bien un hobby, c’est lire, mais c’est bien le temps qui lui manque, alors qu’en moyenne, il parcourt un livre par mois, notamment lorsqu’il est dans les transports en commun, ou pour se vider la tête avant d’aller dormir. Depuis longtemps, Maxim se plaît à griffonner quelques paragraphes de-ci de-là, dénué de toute prétention, et bien loin de nourrir le fol espoir d'un jour produire un roman entier. Bien qu'il ne se considère que comme un lecteur assidu, sa modeste pratique de l'écriture a constitué un atout lorsqu'il a postulé pour devenir critique. L’œuvre de Stephen King, indubitablement, est celle qu’il préfère, sans distinction entre les différents romans de ce maître du genre : son style autant que ses intrigues et l’atmosphère que King arrive à créer au fil des lignes l’ont conquis dès l’adolescence.

Pour toi, l'amitié c'est...
Si un jour, quelqu’un s’amusait à chercher quoi mettre comme illustration de la définition d’ « ami en or » dans le dictionnaire, un portrait de Hale serait loin d’être une mauvais idée, au contraire. Prolixe en bons conseils, patient et jouissant d’une solide capacité d’écoute, il est le genre de type à prendre votre appel quand vous allez mal même à trois heures du matin, et à apporter un sac de brownies pour fêter une bonne nouvelle. On l’a rarement vu s’énerver, du reste, quoi que la mollesse de caractère et les jérémiades constituent les caractéristiques qui l’agacent le plus chez autrui. Etonnamment, il semble plus à l’aise en amitié qu’en amour, l’engagement y étant différent, quoi que tout aussi sincère. N’allez pas croire que Max est incapable de s’investir en couple ; c’est simplement que ce qu’il a à offrir paraît plus s’apparenter à de l’amitié qu’à ces passions dévorantes dont bon nombre de demoiselles sont de nos jours friandes, du moins jusqu’à présent –il paraît qu’i ne faut jamais dire jamais… Qui sait, les miracles, ça arrive, parfois.

Quelle est la chose la plus folle qu'on a raconté sur toi ?
C’était au lycée, et Maximilian s’en souvient encore très bien. Cette fille, Ashley, populaire, blonde comme pas permis et bien évidemment pom pom girl –amusant, comme la pratique d’une simple activité extrascolaire suffit parfois à vous cataloguer, avec raison, dans le groupe des gens insupportables et des clichés vivants-, avait jeté son dévolu sur lui, plus séduite par le compte en banque des Hale ainsi que de la société prestigieuse dont Max hériterait un jour, que du jeune homme en question. Alors récemment sorti d’une des trois ruptures qui devraient émailler sa vie sentimentale, certes réglée comme toujours à l’amiable, mais avec une peine sincère du côté de son ex, l’étudiant avait tout simplement décliné poliment, insensible au ton mielleux de la belle autant que par le spectacle de son décolleté « négligemment » arboré sou ses yeux. Elle n’était absolument pas son genre, et puis comme après chaque rupture, il n’avait pas envie de remettre le couvert, comme fourbu après avoir jeté la dernière pelletée de terre sur son histoire d’amour passée de vie à trépas. Ashley pensait qu’elle le ferait changer d’avis en moins de deux… Mais se trompait amèrement, elle qui pourtant se targuait de pouvoir mettre n’importe quel garçon du bahut dans son lit si elle le décidait. Vexée, elle répéta ainsi à qui voulait bien l’entendre, et ce à chaque fois qu’on lui parlait de Maxim, que ce dernier n’était qu’un sale gosse de riche imbu de lui-même, frigide, et impuissant –bref, un être bien trop méprisable pour qu’elle daigne lui rendre l’immense service de sortir avec lui. Nullement blessé par cet embryon de réputation déplorable, la cible de ces attaques aussi fausses que malfaisantes se contenta de se concentrer sur ses études, prenant cela de qui ça venait, avant que l’université ne fasse sortir Ashley de sa vie, ce qu’il ne regrette pas un seul instant.
Enfant, à Noël comme pour ses anniversaires, Maximilian arrêtait tout net le déballage de ses cadeaux dès qu’il tombait sur un livre, et ce pour le feuilleter attentivement, oubliant complètement le reste. ◊ Il n’a eu que trois petites amies, une au lycée et deux à la fac, avec lesquelles il est resté en bons termes malgré leur rupture, jusqu’à la fin de ses études, et qu’ils se perdent de vue. ◊ Il fait partie de ces personnes qui préfèrent ne rien faire, plutôt de faire quelque chose à moitié, ou sans désir d'arriver au meilleur résultat possible. Cela le fait également de lui un homme qui sait ce qu'il veut, et comment l'obtenir. ◊ Son français est globalement moyen, langue qu’il comprend mieux qu’il ne parle, la faute à un manque cruel de pratique ; en côtoyant les ouvriers agricoles employés par ses parents, il a appris quelques mots d’espagnol. ◊ Maxim est plus thé que café, indubitablement, même s’il en consomme comme tout le monde en cas de coup de pompe ; au début, il n’en appréciait pas le goût, tout comme le vin –un comble, quand on y pense-, mais l’habitude a aidé à lui faire prendre le pli. Pour être tout à fait honnête, pour lui, le meilleur reste indubitablement le chocolat chaud. ◊ Son style de femme ? Tout sauf les vamps, les croqueuses d’hommes et les demoiselles trop directives. Lorsqu’on le drague de façon trop perceptible –et croyez-mois, Maxim le repère très vite-, ça le met mal à l’aise et il cherchera à filer, plus ou moins discrètement. Son caractère réconfortant et aimable le rend plutôt irrésistible chez les timides et les grandes romantiques. ◊ N’ayant jamais touché à la drogue, Maximilian ne boit qu’avec modération, quand bien même eût-il baigné depuis tout petit dans un monde où l’alcoolisme de société fait plus qu’ailleurs des ravages, malheureusement. Perdre le contrôle sur lui-même, lui qui est si peu aventureux, figure parmi les choses qu’il a le moins envie d’expérimenter. ◊ Si on lui proposait d’avoir en un claquement de doigts un professeur à son service, Hale choisirait d’apprendre à jouer du piano, ou aux échecs. Perfectionniste, il travaillerait d’arrache-pied jusqu’à obtenir un niveau au moins satisfaisant à ses yeux… Son emploi du temps,  là encore, le freine trop pour se lancer. ◊ Du Californien comme on se le figure, il n’a que le regard d’un bleu intense : brun et à la peau pâle, il met un temps infini à bronzer, même s’il préfère largement ça au teint des Anglais, par exemple, qui passe du cadavérique au rouge écrevisse en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. ◊ Dans leur testament, les Hale avaient demandé à ce que leurs cendres soient répandues sur leurs terres, parmi les vignes. Incapable de rentrer au domaine, leur fils unique les a rendues à l’océan Atlantique, se maudissant de sa lâcheté, le cœur grippé par la terreur sourde qui le prend à la gorge dès qu’il tente de s’imaginer reprenant le chemin de la Californie, et du rôle qu’on a prévu pour lui depuis toujours.  
Prénom : Marie. Pseudo sur le net : Marie (bonjour je n’ai aucun talent pour les pseudos). Âge : 23 ans. Pays : France. Comment as-tu découvert le forum ? Une recherche concertée pour trouver un petit coin sympa où importer notre trio ** Quelles sont tes premières impressions ? Un design qui envoie du lourd et une belle communauté, ça donne envie de s’investir dans un style de forum nouveau pour moi, mais qui vend du rêve. Crédits : alphalewolf (header et gifs de l’histoire), merenwen et tumblr ; J. R. R. Tolkien, Confucius et Paulo Coelho. Personnage adapté  de celui de Maxime Delaunay, que je jouais sur "We are terrible people". Un petit mot pour la fin ? Hâte de me lancer dans cette nouvelle aventure !  

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<pris>JAMES MCAVOY</pris> ► Maximilian Hale


Dernière édition par Maximilian Hale le Mar 24 Jan - 14:11, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Maximilian ◊ not all those who wander are lost.   Sam 21 Jan - 21:25

You want to make a memory
Lorsqu’on ne peut revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure manière d’aller de l’avant.

Au début de l’été 1984, Emily Hale passa un coup de fil à son époux, sorti examiner les vignes avec leur contremaître : nous étions le huit juillet, et au vu des contractions parcourant son ventre, leur fils et premier enfant allait naître ce jour-là, après neuf mois d’impatience. Maximilian vit le jour à quelques kilomètres à peine de son foyer, au centre hospitalier de Saint Helena, à à peine plus de quatre miles de la ville de Rutherford où trônait, paisible, the Hale’s Estate, demeure des siens depuis des générations. Il vit le jour en début d’après-midi, ajoutant son nom à la déjà longue liste des membres de la famille Hale. Enfant unique, il ne connut jamais la présence à la fois joyeuse, tendre et étouffante de frères et sœurs : un seul petit garçon suffisait amplement au bonheur de ses parents, dont il reçut toute l’attention dont peut rêver un enfant, au fil d’une enfance de conte de fées passée dans une vaste propriété, entourée du vert profond des feuilles de vigne. Le garçonnet reprendrait un jour le domaine familial, ils n’en doutaient pas, alors pourquoi désirer le placer à la tête d’une fratrie ?

Au cœur d’une des plus prestigieuses régions viticoles californiennes, parmi les grands noms du milieu, siégeait –et siège encore- un domaine qui, sans briller avec la plus immense des renommées, parmi les étoiles de la Napa Valley : les Hale pouvaient en effet se targuer de proposer un vin rouge de grande qualité, jouissant du terroir mondialement reconnu nommé Rutherford Bench, un impressionnant palmarès qui, en plus d’aller de pair avec la possession du plus grand domaine de la commune bien connue, ne parvenait cependant pas à faire d’eux des nantis imbus d’eux-mêmes, ne se préoccupant que de jouir de leurs revenus conséquents sans se soucier d’où et de comment leur venait une telle aisance financière. Emily et Philip, sincères dans leur amour pour leur vignoble autant que dans leur attachement à leur fils, s’investissaient énormément dans la gestion du Hale’s Estate, à toutes les échelles : si Philip préférait le grand air, à prendre soin des sarments en compagnie des ouvriers agricoles et de Mike Howell, contremaître et ami de longue date, tout en veillant sur l’affinage du vin, Emily quant à elle se chargeait avec talent et minutie de l’embouteillement, de la gestion de la cave ainsi que de la commercialisation de leur produit d’excellence ; autant qu’un couple, et peut-être même plus encore, tous deux formaient un duo parfait ou presque, une fine équipe qui contribua efficacement à entretenir la modeste légende de leur grand cru. Accueillants et bienveillants, ils se plaisaient à discuter de leur passion commune, de transmettre avec générosité leurs conseils et de promouvoir ce pan entier, nouveau et tendance, de la culture californienne auprès des moins connaisseurs désireux d’apprendre.

Maxim fut élevé dans cette philosophie à la fois tournée vers le partage, le respect et le prestige, loin des gosses de riche capricieux à qui l’on ne donnait aucune leçon sérieuse d’éducation. Enfant discret, presque effacé, très obéissant et sage comme une image, le petit conserva cette attitude en grandissant, pour devenir un élève modèle, et par la suite l’archétype du gendre idéal. De l’école primaire jusqu’au lycée, l’héritier des Hale travailla consciencieusement sans se faire remarquer, studieux sans être premier de la classe ni lever la main à tout bout de champs ; bien pourvu en amis et s’intégrant facilement, le jeune garçon demeurait cependant celui qui, dans une bande de copains, écoutait plus qu’il ne parlait, âme tranquille légèrement en retrait que nous aurions pu dépeindre, si nous avions été pessimistes, comme quelqu’un qui au final ne s’impliquait pas immensément dans ses liens avec les autres. Se sachant promis à suivre les traces de ses parents, Max possédait déjà un projet professionnel abouti, ainsi qu’un emploi assuré : contrairement à certains de ses camarades, Maximilian savait où il allait, se pliant avec obligeance à l’avenir tout tracé qui s’ouvrait devant lui, et qui lui convenait tout à fait, même s’il n’avait jamais eu, au fond, son mot à dire. Très appiqué au lycée dans les matières qui lui seraient utiles par la suite, comme la biologie ou l’économie, il travailla d’arrache-pied pour obtenir des notes suffisamment bonnes pour prétendre entrer à l’Université de Californie, étape douloureuse mais nécessaire pour atteindre Davis et son prestigieux campus. Des années de dur labeur, privées de toute vie sociale et noyées sous le travail, finirent par payer, tout en forgeant une bonne part de son caractère : se découvrant des ressources insoupçonnées de volonté et d’endurance, l’étudiant tint le coup moralement, bénéficiant du soutien des siens ainsi que de la possibilité de rentrer tous les soirs chez lui, sa prépa se trouvant être le lycée de Rutherford, à quelques kilomètres à peine de Hale’s Estate. Qu’importât le classement pour le moins moyen de son lycée, ainsi que tous les élèves tellement plus doués que lui : tout ce qui importait à Maximilian, c’était d’avoir un niveau suffisamment bon pour pouvoir demander à intégrer l’UC Davis, afin d’y suivre les cours tournés vers la viticulture-œnologie. Les filières plus populaires ne l’intéressaient pas, puisqu’elles ne lui permettaient pas de poursuivre son objectif –ou plutôt celui que ses parents lui avaient transmis- : en parallèle des cours, lorsqu’il rentrait pour les vacances, Maxim profitait des conseils prodigués par ses parents, sortes de cours additionnels lui permettant de mettre du concret sur ses connaissances, d’acquérir de la pratique, et surtout de se former pour un jour reprendre le flambeau d’une société dont il connaîtrait en profondeur tous les rouages. Les années de fac lui permirent de souffler tout en, enfin, étudiant des manières qui lui plaisaient vraiment, et d’y rencontrer ses premières petites amies. Loin d’apprécier les soirées étudiantes arrosées où tout le monde ou presque finissait torché comme pas permis, Max prenait soin de ses quelques compagnes, sans que leur histoire ne survive plus de quelques mois : inéluctablement, le jeune homme en venait à chaque fois à proférer la sentence bien connue de « il serait préférable que nous restions amis », la romance finissant toujours par s’étioler au point de ne faire d’eux que de bonnes connaissances, sans plus. Ne pas trouver l’amour ne le handicapa en rien : dans les études, au moins, l’étudiant cartonnait, et ce fut vers la France qu’il s’envola une fois son diplôme en poche, pour acquérir une première expérience professionnelle significative, et mettre à profit son apprentissage de la langue de Beaudelaire. Le Bordelais, terre promise de renom, et au style complètement différent de ce qui se faisait dans la Napa Valley, s’offrit à lui au sein du domaine de Château Figeac, et loin de se heurter de façon irréconciliable, les savoirs se mêlèrent pour tirer le meilleur de leurs savoirs communs, ses collègues et lui-même apprenant les uns des autres dans une ambiance studieuse, en constante recherche de perfectionnement. Si ces mois à l’étranger furent très formateurs, Maximilian fut tout de même très heureux de reprendre le chemin de la propriété familiale, le domaine de son enfance où il avait tout appris, et dont il prendrait un jour la tête.

Une fois rentré d’Europe, ses parents l’invitèrent à pleinement prendre part dans la gestion du vignoble, tout en l’introduisant dans leurs cercles et en lui présentant tout le contenu de leurs carnets d’adresses, au sein desquels, tel un caméléon avide de bien faire, leur fils prit part en douceur, sans s’imposer ni croire qu’avec son patronyme, tout lui revenait de droit. On l’apprécia pour sa simplicité, ainsi que ses connaissances indubitables, sa prestance naturelle, sans chichis ni hypocrisie et plus que jamais, Hale se sentait à sa place, bien lancé sur les rails de la vie.
Etait-ce le bonheur ? Etait-ce trop insolent pour que le destin ne résiste à l’envie de tout saccager, à la manière d’un enfant lunatique ? À l’automne 2012, alors que leur trio fonctionnait mieux que jamais et que la fierté brillait dans le regard de ses géniteurs, Maxi accepta de les accompagner, alors que ces derniers comptaient rendre visite à des restaurateurs new-yorkais et washingtoniens, amis de longue date, tout en présentant à leurs réseaux le dernier millésime. En roulant en direction de la capitale, car ayant posé leurs valises dans la Grosse Pomme avant de louer un véhicule, un cerf figé en plein milieu de la route provoqua le pire, causant un accident mortel dans lequel leur voiture percuta celle des Eriksen. Qui effectua le coup de volant fatal ? Qui blâmer, sinon la malchance la plus tragique ? Emily et Philip perdirent la vie, tués sur le coup ; Maximilian, quant à lui, installé à l’arrière, percuta violemment l’appuie-tête devant lui, y gagnant une cicatrice au-dessus du front qu’il garderait toute sa vie, avant de plonger dans l’inconscience.

Trois minutes de ténèbres. Près de cent quatre-vingt secondes de noir total et inextricable durant lesquelles, alors que l’ambulance l’emmenait d’urgence à l’hôpital, il arrêta de respirer, et son cœur cessa de battre, avant que les électrochocs ne le ramènent de force parmi les vivants. De cette expérience de mort imminente, il ne garda aucun souvenir, pas plus que de l’accident en lui-même, à part ces souffles unanimement retenus au même instant par une peur terrible, et le lointain hurlement de pneus mordant le bitume. Aucune lumière au bout du tunnel, aucune figure angélique venue le guider, aucun Eden duquel s’émerveiller : Max ferma les yeux lors de l’impact, et ne les rouvrit que dans sa chambre d’hôpital, comme si une seule seconde s’était écoulée. À son chevet, trois visages inconnus l’observaient, anxieux, interdits, penauds, trois personnes qui en quelques secondes anéantiraient toute sa vie d’avant, pour devenir tout ce qui lui resterait sur cette terre. Les Eriksen prirent sur eux la responsabilité de lui annoncer la triste nouvelle, et de lui apporter toute la compassion dont il pourrait avoir besoin. Le regard dans le vague, sous perfusion et emmaillotés dans une gangue inextricable de pansements, Maxim sentit son univers s’écrouler.

Il fallut bien toute la patience et la douceur des rescapés de la collision pour le tirer des abysses. Durant les trois premiers mois après la perte de ses parents, sans amis proches sur qui compter, Maxime se mura dans un mutisme quasi-total, une apathie morose qui fit tant pitié aux Eriksen qu’ils décidèrent de le prendre sous leur aile et de veiller sur lui comme s’il avait été de leur sang. Peu à peu, le dernier descendant des Hale réapprit à exister, nouant une amitié sincère avec le fils Eriksen, Noäm, et au point de considérer ses hôtes comme des membres d’une famille auxiliaire à part entière, malgré la triste réalité voulant que ce fût eux qui aient survécu, et non les siens. Mike, comprenant parfaitement la situation, accepta sans mal d’assurer la gestion de Hale’s Estate, le temps que son nouveau propriétaire se remette et vienne mettre fin à cette période d’intérim. Celle-ci, cependant, s’étira en longueur : Maximilian se construisit pas à pas une nouvelle vie à Washington, emménageant dans son propre appartement, et finissant même par trouver un emploi auprès d’un éditeur de guides touristiques, ami de feu ses parents qui voulut bien lui donner sa chance, afin de ne pas vivre que de l’argent viré sur son compte depuis la Californie. Chaque jour, un restaurant ou un hôtel différent lutte contre l’installation d’une routine trop morne, et prolixe en risque de penser à ce qui lui fait encore tant de peine : bouger, s’enivrer de bruits et de nouveautés, sillonner la ville de fonds en combles, autant de remèdes contre la moindre pensée qui se serait douloureusement tournée vers l’Ouest. Depuis quelques temps, Maxime pense même à redevenir son propre patron, en montant une affaire dans laquelle il créerait des séjours sur mesure dans la capitale, autant pour des touristes étrangers huppés désireux de découvrir les beautés de la ville, ou pour des Américains souhaitant prendre des vacances haut de gamme dans le cœur de leur propre pays… Pourtant, le domaine le rappelle à lui, comme le ferait la patrie d’un soldat exilé : Mike songe à prendre sa retraite, et donc à rendre les clés du vignoble à son digne héritier. Un avenir pour lequel il a été préparé depuis ses plus tendres années, et auquel il ne saurait échapper… Pourtant, même s’il se dit parfaitement remis, Maxim n’a pas remis les pieds du côté de Rutherford depuis quatre ans, et n’arrive à s’y résoudre, ce qui semble dire que tout n’est pas aussi idéal qu’il se plaît à l’assurer. L’œnologue ne pourra éviter indéfiniment de faire face aux choix aux allures de dilemme qui l’attend et que lui seul devra trancher, une nouvelle épreuve au cours de laquelle il pourra compter sur la famille qui l’a pratiquement adopté, ainsi que sur son psychologue, fraîchement conseillé par Mrs Eriksen. Enfant de la Californie recueilli par Washington, Maximilian est l’incarnation parfaite de la conjonction entre ce que la brillante métropole a à offrir, et les promesses du Golden State.


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MessageSujet: Re: Maximilian ◊ not all those who wander are lost.   Sam 21 Jan - 21:50

JAMEEEEEEEEEEEEEEEEES OMFG Ce mec Noooon je suis pas fan Arrow
Bienvenue parmi nous Bon courage pour la suite de ta fichette !!!
Si tu as la moindre question n'hésite surtout pas et réserve-moi un lien

_________________

Nobody can predict the future. You just have to give your all to the relationship you're in and do your best to take care of your partner, communicate and give them every last drop of love you have. I think one of the most important things in a relationship is caring for your significant other through good times and bad.
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MessageSujet: Re: Maximilian ◊ not all those who wander are lost.   Sam 21 Jan - 22:23

Bienvenue parmi nous, courage pour ta fichette.
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MessageSujet: Re: Maximilian ◊ not all those who wander are lost.   Sam 21 Jan - 23:36

Bienvenue sur le forum pink N'hésite pas si tu as besoin de quelque chose et courage pour la rédaction de la suite de ta fiche Very Happy

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MessageSujet: Re: Maximilian ◊ not all those who wander are lost.   Sam 21 Jan - 23:38

JAAAAAAAAAAAAAAAAAAAMES
Bienvenue parmi nous
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MessageSujet: Re: Maximilian ◊ not all those who wander are lost.   Dim 22 Jan - 1:34

YO
Bienvenue et bonne chance pour ta fiche
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MessageSujet: Re: Maximilian ◊ not all those who wander are lost.   Dim 22 Jan - 10:45

Merci à tous, vous êtes des choux


Derrick, je suis bien d'accord, James est buenissimo
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MessageSujet: Re: Maximilian ◊ not all those who wander are lost.   Dim 22 Jan - 11:08

bienvenuue chez les fous !
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MessageSujet: Re: Maximilian ◊ not all those who wander are lost.   Dim 22 Jan - 13:43

BIENVENUUUUUUUUUUUUUUUE !!! string

God James ! On le voit trop peu !!!

Bonne chance pour ta fichette !
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MessageSujet: Re: Maximilian ◊ not all those who wander are lost.   

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