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 Dis moi la vérité, toute la vérité. ♠ Rheri

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Sheri BrackenreidGod bless America… and Me
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MessageSujet: Dis moi la vérité, toute la vérité. ♠ Rheri   Mar 24 Jan - 21:33

Rhett & Sheri
Dis moi la vérité, toute la vérité.

Voilà, Winnie avait eu le dernier mot, je me devais d’aller le voir. Je n’avais pas le choix, après ma discussion avec Ezra, je n’avais d’autre choix que d’avoir des comptes de la part de Rhett. Il n’allait sûrement pas s’en sortir ainsi, non mais comment avait-il pu dire une chose pareille. Quel con. Vraiment. Je le pensais vraiment. Il avait été con avant, pendant et là maintenant c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. S’il avait un souci autant qu’il me le dise en face et j’étais bien prête à aller chez lui pour en parler. Je savais qu’il me cachait des choses, rien que quand on avait mangé ensemble au restaurant, il m’avait dit qu’on n’était pas ensemble dans la voiture. Depuis c’était le foutoir dans ma tête mais je faisais avec car c’était ainsi mais là… Là, c’était de trop. Je gribouille sur ma feuille et lève la tête quand on me demande ce que j’en pense. J’en sais rien et je m’en fous en fait. « Hein ? Pardon, je ne me sens pas trop bien. Adriano prendra la suite. » Il faisait du bon boulot ce stagiaire et je savais qu’il allait gérer ce rendez-vous d’affaire, en fait je ne pouvais pas rester une minute de plus à y penser alors que je devais aller chez lui pour lui foutre la misère. Est-ce qu’il y serait avant ? Ou bien je devrais l’attendre. Je ne sais pas. En tout cas, je ne me fis pas prier pour attraper mon sac et mon manteau pour sortir d’ici. Mais je faillis me casser la figure, saleté de froid. Je me retins à la barrière puis décidai de prendre un taxi, ça allait être plus direct. Et puis si on avait un accident ce n’était pas ma voiture qui en pâtirait. Mais les voies étaient dégagées. Je sortis et attendis devant l’immeuble de Rhett mais pas trop, la neige commençait à tomber et je ne voulais pas finir congeler comme un glaçon une fois arrivé à son appartement. J’entre dans le hall et secoue la tête pour enlever les petits flocons puis je monte les escaliers, comme ça j’ai le temps de réfléchir à ce que je vais lui dire. Je ne sais pas si je suis en colère en fait, je lui en veux ça c’est sûr mais en colère je ne sais pas. En fait si, je suis en colère. Je monte plus vite les escaliers puis une fois devant je soupire laissant mon poing en suspend avant de toquer. Et s’il ne m’ouvre pas ? Je force ou pas ? Enfin ce n’est pas avec mon poids que je pourrais faire quoi que ce soit, non, je dois absolument le faire parler et lui dire ce que je ressens. Je finis par frapper et attends. Longtemps. Trop longtemps à mon goût. « RHETT HOWDEN, OUVRE MOI CETTE FOUTUE PORTE ! » J’aurais pu utiliser ma clé, mais je voulais qu’il vienne m’ouvrir de son plein gré. Je n’avais plus envie de me taire maintenant, je m’étais faite assez discrète quant à ses remarques maintenant il n’était plus question qu’il s’en sorte sereinement. J’entends le verrou et entre sans même le regarder, au moins je suis sûre qu’il ne me refermera pas la porte au nez. Je dépose mon sac et mon manteau, je ne suis pas là pour seulement quelques minutes, je suis là pour un moment. « Ravie de voir que tu te portes à merveilles. Je me suis dit que ce n’était pas la peine que je te prévienne. Vu que tu ne réponds plus ou presque jamais.» J’avais beau le questionner pour savoir comment il allait parfois, en sms, mais jamais ou très peu de fois j’avais des réponses. Mes mains tremblent tellement je suis en colère, en fait il ne m’a pas fallu longtemps pour m’énerver. Comme si je me retenais depuis bien longtemps et que là c’était l’occasion pour tout balancer. « Alors, t’as rien à me dire. Ah non, c’est vrai, il vaut mieux que j’oublie tout. » Je serre les poings et la mâchoire, j’ai tellement envie de lui balancer tout ce qui me vient sous la main que je me retiens en croisant les bras sur ma poitrine. Il aura de la chance s’il s’en sort indemne. Je plonge enfin mon regard dans le sien et pour une fois je ne tressaille pas comme si ce moment devait arriver, que je ne pouvais l’éviter, ni lui  ni moi. Son regard aurait pu me faire succomber comme à chaque fois que je le vois, mais je n’ai pas envie de lui donner ce plaisir. Je veux jouer cartes sur table. Pour notre bien à tous les deux. Combien de fois j’ai espéré retrouver un peu d’attention chez lui et de douceur… Mais je m’y étais habituée, je m’y étais faite, mais ses dernières réactions avaient tout foiré, comme s’il essayait de me faire passer un message et j’étais là pour l’écouter à présent.

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Rhett HowdenGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Dis moi la vérité, toute la vérité. ♠ Rheri   Mer 25 Jan - 8:01

Sheri & Rhett
Dis moi la vérité, toute la vérité.

On toquait brutalement à la porte de mon appartement, mais je ne réagissais pas bien trop occupé à autre chose. On continuait, laissant finalement percevoir une voix à travers celle-ci. Poussant un soupir, je me levais pour me diriger vers la porte et c’est nonchalant que j’ouvrais celle-ci trouvant une Sheri plus qu’énervée. Elle tombait assez mal pour le coup, mais soit. Passant devant moi comme si je n’existais pas, je me pinçais les lèvres avant de refermer derrière elle. J’ignorais ce qui l’amenait chez moi, mais à voir sa tête autant dire que j’étais fautif. Peut-être avait-elle recouvré la mémoire ? J’avançais dans le salon, restant debout, je croisais mes bras tout en la regardant. « Salut. » disais-je malgré la haine, si je pouvais dire, qu’elle semblait déferler sur moi. Je ne l’avais jamais vu dans un tel état, mais je me doutais que tout cela avait à voir avec sa mémoire. De toute manière, je ne voyais pas ce qui pouvait l’amener à venir me voir ainsi si ce n’était pour cela. Elle continuait et je fronçais légèrement les sourcils. « Je ne vois pas de quoi tu parles. » Et pour une fois j’étais sincère, je ne voyais pas pourquoi elle me disait cela. Peut-être que je ne devais pas chercher, après tout, je n’étais pas un expert en psychologie féminine. Loin de là. Un bruit provenait de ma chambre. Ah oui, je n’avais pas dit que j’étais torse nu ? Oui, en allant ouvrir, j’avais bien pris soin de me mettre un pantalon, mais pour ce qui était du haut, il était resté sur le sol de ma chambre. On entendait le bruit des talons qui claque sur le sol, avant de voir apparaître une femme d’une élégance certaine avec un air légèrement sévère. « Je ferais mieux d’y aller. » Je lui adressais un sourire en coin, lui adressant un signe de tête approuvant ce qu’elle venait de dire. Ne regardant pas Sheri, inutile, je savais déjà qu’elle tête elle devait tirer. Saluant la femme, je fermais la porte derrière, pour ensuite me tourner devant Sheri. Ce moment, je présentais qu’il arriverait tôt ou tard. Seulement, à ses yeux je devais être le pire des salauds, alors qu’aux miens, je n’avais rien fait de mal. Pour moi, on n’était pas un couple, on ne l’était plus depuis des années. Je ne pouvais pas revenir en arrière comme elle, je ne pouvais pas laisser cinq années de ma vie s’envoler simplement parce qu’elle avait perdu la mémoire et qu’on m’avait dit de jouer le jeu. Je ne pouvais plus ravoir mes sentiments qu’autrefois j’avais semblé éprouver pour elle. Passant ma langue sur ma lèvre, je me tournais pour faire face à Sheri. « Je crois en fait qu’il est temps qu’on parle. » Au diable ce que le médecin avait à redire sur tout cela. Dans tous son entourage, elle était la seule à ignorer qu’on avait plus aucun lien ensemble et personne n’avait tenu à la prévenir et pourtant de son côté à elle beaucoup pouvait dire que j’étais un salaud. « Laisse-moi juste enfiler une chemise. » Je n’avais rien contre le fait d’être torse nu, mais c’était assez indélicat pour ce genre de conversation. Je retournais vite dans ma chambre, prenant la première chose qui me tombait sous la main, soit un t-shirt que j’enfilais en revenant vers le salon. Si je pensais qu’elle ne ferait rien, qu’elle ne me dirait pas d’aller me faire foutre, je pouvais me mettre un doigt dans l’œil. Et pourtant, j’espère qu’elle reste calme au moins le temps que je parle. Revenu dans le salon, je restais debout, peut-être par habitude, mais je préférais avoir ce genre de discussion debout plutôt qu’assis. Je lui laissais toutefois le choix de s’asseoir ou de faire comme moi. « Par où commencer… » disais-je dans un soufflement. Bien que tout lui dire m’avait brûlé les lèvres depuis ce fameux jour où le médecin m’avait annoncé que je devrais jouer son petit copain, aujourd’hui, je ne savais pas quels mots utiliser pour débuter ces aveux. « Nous ne sommes plus ensemble. » Voilà, je n’étais pas passé par quatre chemins. Relevant mon regard vers elle, je la regardais sans broncher. Elle qui était arrivée en colère, devait ressentir une émotion encore plus forte. « Ça fait cinq ans que nous avons rompu. Le souvenir que tu as de nous dans ce café, celui que tu m’as raconté, dois être celui de notre rupture. Voilà pourquoi je n’étais pas dans la voiture. Voilà pourquoi je ne connais rien de toi. Voilà pourquoi je suis différent à tes yeux. En cinq années beaucoup de chose ont changées. » Je me taisais, gardant tout de même mon regard poser sur elle. Je savais qu’elle n’aimerait pas ce qu’elle entendait, mais que pouvais-je faire d’autre ? La blesser davantage ? Au moins, en lui disant cela, je savais qu’elle serait assez forte pour se relever. Qu’elle pourrait surmonter ce que je venais de lui dire et elle pourrait très bien faire comme ces cinq dernières années, vivre sans moi.

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MessageSujet: Re: Dis moi la vérité, toute la vérité. ♠ Rheri   Dim 29 Jan - 21:53

Rhett & Sheri
Dis moi la vérité, toute la vérité.

Je n’imaginais pas une seule seconde voir ce que je venais de voir. En fait, je n’avais même pas réalisé que Rhett était torse nu, c’est pour dire à quel point j’étais en pétard contre lui. Mais ce qui m’arrêta dans ma folie ce fut elle, cette fille que j’entendais au-dessus et qui arrivait dans le salon. J’arquai un sourcil et mon regard allait d’elle à Rhett puis j’ouvris la bouche en grand sans pouvoir exprimer quoi que ce soit. J’étais blessée, je venais de sentir quelque chose se rompre à l’intérieur de moi et ça me faisait un mal de chien. Comme si on m’avait poignardé, comme si je venais d’être blessée, je n’arrivais pas à identifier cette douleur qui me lasserait la poitrine et le cerveau. Je ne savais plus comment respirer, si bien que je mis ma main sur ma poitrine en quête d’air alors que Rhett me parlait. Je m’en foutais de ses paroles, ce qui m’importait c’était de savoir qui était cette fille, pourquoi est-ce qu’elle était avec lui et pourquoi il semblait si détaché de la conversation. Je pris appuie sur la table et pris une grande respiration avant de lever la tête et de compter à voix haute. Calme-toi Sheri. Je tapais du pied et sentais les larmes me monter au visage, il ne fallait pas que je craque, il ne fallait pas qu’il voit à quel point il me rendait faible et vulnérable. Secouant la tête, je le vis revenir de sa chambre avec un t-shirt. Avant j’aurais préféré sans, maintenant, il fallait mieux qu’il soit couvert car je n’allais pas hésiter à lui envoyer une salade d’objet qui se trouvait sous ma main. Je m’étais calmée, du moins pour l’instant, me redressant pour lui faire face osant plonger mon regard dans le sien pour voir s’il me disait la vérité. Je ne pouvais plus supporter cet amas de mensonge qui dansait autour de moi chaque jours et sans savoir pourquoi, je sus que c’est lui qui allait me dire la vérité. Je pinçais les lèvres, serrant les poings pour ne pas trembler, prête à accuser le coup de la révélation. Cependant, je m’attendais à tout, sauf à ça. Car si on n’était plus ensemble, je l’aurais remarqué quand même. D’accord nos rapports n’étaient pas terribles ces derniers temps mais je me serais aperçue qu’on était plus ensemble. Ou pas apparemment. Je baissais les yeux, incapable d’affronter son regard par la simple raison que je ne pouvais voir la vérité en face. Mais la suite me fit vite relever la tête, me faisant marcher droit vers lui, comme pour entendre encore mieux ce qu’il venait de me dire. J’ouvris la bouche, à plusieurs reprises, ne sentant aucun son sortir ni même un brin de souffle. Je lui tournais le dos, me mordant l’intérieure de la joue. Ce n’était pas possible. Je fermais les yeux et visualisais ce qu’il venait de me dire. Ca faisait tellement mal de revoir ces images, de ressentir cette peine encore une fois. Je retenais mes larmes qui me faisaient mal à la tête ainsi qu’à la gorge, cette sensation de ne pas pouvoir parler ni même dire quoi que ce soit car on n’a qu’une envie, c’est de pleurer. Je secoue la tête et me remémore ces souvenirs, pas tous, quelques-uns, l’accident notamment et en voyant ces images je sais que ce n’est pas Rhett. Je sais qu’il n’était pas au mariage de ma sœur et je sais aussi que je n’ai cessé de penser à lui durant ces cinq dernières années. Et que oui, on a rompu à ce café à cause d’une rumeur. Je me tourne vers lui, rouge de colère, ne retenant plus rien je lui donne un coup de poing contre son torse, laissant sortir toute la haine que je sens en moi. « Et tu ne m’as rien dit ! Tu m’as menti ! Tu m’as laissé dans ce mensonge pendant tout ce temps. » Je lui redonnais un coup, oh oui il allait être mon punshing ball en vrai version cette fois-ci. Au diable le fait qu’il n’est pas énormément de muscle et que je puisse lui faire mal, il ne pouvait pas ressentir cette douleur au fond de moi. « Pourquoi tu m’as rien dit ? Pourquoi tu m’as laissé croire à tout ça alors que c’était fini ? Pourquoi tu me fais encore du mal putain ! » Je le frappais encore une fois avant de me reculer et de passer mes mains dans mes cheveux. Je vais à la fenêtre et ouvre celle-ci pour prendre un bol d’air frais et essayer de me calmer. Je sens mes mains trembler et je ne sais pas quoi faire pour les arrêter. « Pourquoi t’as fait ça ? Qu’est-ce que ça t’apporte au final ? Ca t’as apporté quoi tout ce cirque de merde ? » Je sentais les larmes affluer, j’avais le regard vitreux et il n’était pas question que je craque mais c’était trop fort, la pression était trop forte et tellement ingérable que je ne pouvais que laisser sortir ce que je ressentais me laissant tomber contre le sol appuyée contre le mur. « T’as raison Rhett, je ne te connais vraiment plus. » Je levais mon regard vers lui, si vide à présent d’émotion à son égard, alors que mon cœur lui n’était pas d’accord, mais je devais faire un choix. Tout comme Rhett en avait fait un dans cette histoire.

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MessageSujet: Re: Dis moi la vérité, toute la vérité. ♠ Rheri   Mer 5 Avr - 16:02

Sheri & Rhett
Dis moi la vérité, toute la vérité.

Dire que c’était le meilleur moment pour avoir cette discussion aurait été un euphémisme. Voir Sheri débarquer ainsi dans mon loft, empli de haine, si je puis dire, à mon égard et sachant qu’une femme se trouvait dans ma chambre, aurait pu sonner comme une alarme. Néanmoins, je ne bronchais pas, je restais de marbre, tout aussi indifférent que ces derniers mois qu’on avait pu passer ensemble. Une facette de moi qu’elle avait sans doute oublié et qui aurait dû au bout d’un moment la pousser à aller voir ailleurs – et je parle même d’il y a cinq ans. Une fille comme elle méritait bien mieux qu’un mec comme moi. Je ne me dévalorisais pas, bien au contraire, seulement, je n’arriverais pas à lui offrir tout ce qu’elle désirait. Une vie de couple comme toutes les filles en rêve. Être présent lorsqu’elle le souhaite. Avoir des enfants ou même simplement se marier. Quelqu’un qui lui porte réellement de l’attention. Tout cela, je savais que je ne pourrais lui offrir. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison, que je ne pensais toujours qu’à moi. Égocentrique ? Sans doute, mais j’avais grandi ainsi. Si je voulais arriver à mes buts, c’est seul et seulement seul que je pourrais y arriver. C’est plus décent que je me montrais de nouveau à elle, après que la jeune femme, qui avait partagé mon lit quelques instant plus tôt, soit partie. J’arborais une posture fermée, mais loin d’être en l’encontre de ce que j’avais toujours été. Bien que je ne sache pas quoi dire ou plutôt comment le dire, j’avais dit ces mots aussi délicatement que possible – pour moi –, mais ils furent plus tranchants que je ne l’aurais réellement souhaité. L’observant, je ne disais plus rien, lui laissant le temps de digérer l’information. Une chose qui ne s’annonçait pas si évidente que cela. Je n’avais pas bronché, la laissant s’approcher, me tourner le dos. Quelqu’un d’autre l’aurait sans doute prise dans ses bras, lui aurait murmuré un désolé, mais moi, c’est presque l’indifférence à son malheur qui peignait mes traits. Il faut dire, que je n’ai jamais été le genre de mec tendre et démonstratif. J’ai toujours eut ma propre manière de porter mon attention envers les gens que j’affectionne le plus et hormis Isobel qui voyait bien souvent au-delà de mes faux airs, le garçon sympa que j’aurais pu être, les autres ignoraient que je pouvais réellement les apprécier. Je ne m’en vantais pas, de toute manière, le dire me causerait plus d’ennui qu’autre chose. Qui aimerait savoir qu’une personne la stalke ? Lorsque le poing de Sheri s’abattit contre mon torse, je ne sourcillais d’aucune façon. J’avais pressenti ce moment et j’étais prêt à assumer ce que j’avais fait. Taciturne, je la laissais évacuer, sortir ce qu’elle avait besoin de dire et si c’était pour finalement me voir comme le méchant de l’histoire, je n’allais rien faire à contre cela. Chaque coup était mérité. Après tout, j’avais joué le jeu. J’avais pris la décision de me plier aux exigences qu’on m’avait données. J’avais accepté ce que les autres me disaient alors que je ne désirais qu’une chose reprendre ma vie sans toute cette histoire. Elle s’éloignait de moi, mais je ne bronchais toujours pas, l’observant simplement en silence avant de me pencher pour prendre la boîte contenant des mouchoirs de papier – servant le plus souvent à Isobel lorsqu’elle s’imposait pour venir regarder la télévision chez moi. J’avançais de quelques pas, m’approchant de mon ex avant de m’accroupir devant elle, lui tendant la boîte. Je n’avais pas besoin de voir ses larmes pour savoir qu’elle devait vouloir pleurer, elle était si facile à cerner, et puis, je devais bien être le seul sans cœur pour ne pas pleurer si on m’annonçait une nouvelle comme celle-ci. « Menti est peut-être un bien grand mot, j’ai surtout omit de dire toute la vérité. » Était-ce les bons mots à dire ? Peut-être que non, mais moi, c’est ainsi que je le percevais. Je ne la présentais pas comme ma copine depuis le moment où j’avais refait surface dans sa vie. Je ne jouais pas des mots pour lui faire croire qu’on était le plus adorable des couples, pour moi, elle n’était rien de plus qu’une femme que je prenais pour amante. Je faisais attention à certain mot en sa présence, mais de ce point de vue, j’étais resté authentique. Je prenais une profonde inspiration, m’apprêtant à tout lui dire, aussi déplaisant soit la réalité : « Si je n’ai rien dit, c’est qu’on m’a demandé de le faire. J’aurais pu faire qu’à ma tête comme j’ai l’habitude de le faire. Sauf qu’on ne cessait de me dire que c’était mieux ainsi. Te laisser le temps de retrouver tes souvenirs. Une chose que je trouve complètement idiote, puisque tôt ou tard, tu aurais connu la vérité. Mais puisque personne ne semblait être d’avis que je devais garder mes distances pour t’éviter de souffrir, j’ai joué le jeu en quelque sorte. Je ne dis pas que je suis la victime dans tout cela, après tout, c’est toi qu’on a tous berné. Mais il y a bien longtemps que tu aurais dû savoir tout cela, ça t’aurait permis d’avancer au lieu de rester accroché au passé. » Je me relevais, ajoutant : « Tu n’as pas besoin de me connaître. Je suis loin d’être l’image que je reflète et tu n’as pas besoin de ça. »

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MessageSujet: Re: Dis moi la vérité, toute la vérité. ♠ Rheri   Dim 23 Avr - 21:24

Rhett & Sheri
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Je ne savais pas comment réagir autrement. En fait, c’était l’unique réaction que m’était venue en tête, le frapper, de mes petits poings sans forces, lui donner ce que je ressentais bien que je doute qu’il ressente quelque chose. C’est ce qui me peinait le plus, le fait qu’il me regarde comme si j’étais folle et que c’était moi le problème dans l’histoire, que j’en faisais tout un foin alors que pour lui, c’était une poussière à enlever avec un chiffon. Il était sans cœur, je ne sais pas si je me voilais la face avant ou si je venais de le découvrir, mais le voir sans expression, sans une trace de tristesse dans le regard, ça me rendait encore plus folle de rage à présent. J’avais mal au poing à force de serrer les doigts, je voyais mes phalanges devenir blanches et je relâchais la pression pour ne pas me faire plus mal. Je n’arrivais pas à y croire, je revoyais encore cette fille sortit de nulle part, je me voyais encore comme une conne en train de la regarder alors que j’aurais dû lui jeter un truc dans la figure. Et je m’en voulais et me détestais encore plus à présent d’avoir été si aveugle face au comportement horrible de Rhett par rapport à moi. J’avais été si conne de croire en lui ! De croire en nous, de croire qu’au fond on réussirait, mais non… une fois de plus c’était gâché. A cause de lui, il ne faisait pas d’effort, je m’en rendais compte maintenant, aucune fois il m’avait montré son intérêt envers moi et je m’en rendais compte uniquement en prenant cette claque monumentale. Il me fallait de l’air mais aussi j’avais besoin d’en savoir plus, sur le pourquoi du comment, pourquoi il m’avait fait ça à moi… Je n’avais rien demandé ! Et lui non plus peut être mais il ne m’a jamais montré son affection. Je me rendais seulement compte de son cœur froid et sans émotions… Pourtant en parlant avec Isobel des fois j’avais l’impression qu’elle me parlait d’un autre Rhett que je connaîtrais peut être, qu’il me ferait voir. Mais non, rien. Je reste dans mon coin, retenant ces larmes qui viennent finalement couler sur mes joues. Je suis frustrée de ne pas être si forte que ça, de ne pas réussir à tenir et de ne pas lui tenir tête. Lui montrer que moi aussi je peux être froide et distante, sans émotions, mais non, je n’y arrive pas. Il me colle à la peau et je n’arrive pas à m’en défaire. Je suis même étonnée de le voir me ramener des mouchoirs, mais je les prends, faisant exprès de ne pas toucher la moindre parcelle de sa peau. Oh non ça serait la goutte d’eau. Combien de fois j’aurais aimé repartager ces moments si intimes –oui, j’y pense maintenant car je sais que ça ne sera plus le cas- mais qui seront seulement des souvenirs. Secouant la tête, je me mouche et laisse le mouchoir sur le côté, tant pis pour son sol s’il est infesté de microbe. « Ouais, tu as menti quoi. Reconnais-le. Ca sera plus simple pour toi comme pour moi. » Le plus dur était de tout me souvenir, que tout revenait en flash, que je revoyais certaines choses dont le mariage de ma sœur et du frère de son mari. Tout ça… Tout ça je l’avais vécu sans Rhett, j’avais réussi à m’en passer et merde, pourquoi j’avais décidé de m’accrocher à lui au point de me souvenir de ce mec ! Je relevais la tête, croisant son regard et écoutant sa tirade, tombant des nues à chaque fois qu’il prononçait un mot. Je n’en croyais pas mes yeux de tout ce qui s’était passé devant moi pendant plusieurs longues semaines sans qu’aucune personne ne me dise quoi que ce soit. Que ce soit ma sœur, mon père, ma mère, lui… Tout le monde avait joué le jeu… Me laissant dans le déni et me faisant passer pour une conne. Je le regardais se relever, je me frottais le visage, enlevant les traces de larmes qui avaient cessé de couler. En fait, je ne savais pas quoi dire après sa tirade. Sauter de la fenêtre peut être ? C’était une chose simple et rapide, sans douleur, enfin selon la réception. Ou bien lui tirer les oreilles et lui faire comprendre qu’il est tout pour moi ? Oh oui, j’aurais pu jouer cette carte où je lui saute dessus, l’embrasse désespérément et passe un moment avec lui et ensuite le laisse comme une chaussette mais ça pourrait ne rien lui faire, ne rien lui faire ressentir… ça serait pire pour moi. Je me relève à mon tour, jetant un œil à la fenêtre derrière moi avant de regarder le dos de Rhett et de soupirer. Je m’avance vers lui, je m’arrête avant de prendre la parole. « A croire que dans l’histoire, t’es aussi con que les autres d’avoir accepté. Pour une fois, t’aurais pu être borné, être celui que tu es toujours. » Je soupire avant de croiser les bras et de reprendre. « J’ai été aussi conne d’espérer qu’en cinq ans ça aurait pu tenir. C’était impossible. Ca a toujours été impossible et le sera toujours. » Je suis vexée contre moi-même, contre lui, contre toute cette histoire à la noix. « J’espérais tellement, oh oui, Rhett j’espérais tellement chaque jour pendant chaque seconde que ce soit possible… même si j’avais des doutes. Maintenant… c’est comme si tu m’enlevais un poids mais que tu m’en rajoutais un. » Sur le fait que je serais toujours et à jamais accro à ce beau brun aussi con soit-il. Que j’espérais toujours au fond de moi qu’il reviendra, ce qui n’arrivera sûrement jamais. Je ferme les yeux et retourne à la fenêtre, tournant la tête vers Rhett, le regardant avec ce regard qui voulait dire tant de choses. Je ne cachais rien, il lisait à travers moi, autant qu’il lise tout ce que je ressentais pour lui, déception, amour, colère, honte… Tous ces sentiments, je les éprouvais à la fois pour lui. Je finis par poser la dernière question qui me venait à l’esprit. « Pas une seule fois tu n’as éprouvé quelque chose ? » Quitte à souffrir, autant que ce soit pour quelque chose.

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» Parce que toute histoire a un début. (Elisabeth)

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