AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 TOMMY ▬ I don't want to be anything other than me

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
avatar
Tommy S. GraysonGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 28/01/2017
Pages lues : 248
Crédits : (c) Shiya & Tumblr
Avatar : Sam Claflin
Pseudo : Mayiie
Âge : Trente-deux ans. (Vingt-sept avril)
MY SOUL

MessageSujet: TOMMY ▬ I don't want to be anything other than me   Sam 28 Jan - 21:29

Tommy S. Grayson
Who are you when I'm not looking

Prénom : Mes prénoms sont Thomas Sage. Enfin, c'est le nom qui se trouve sur mon certificat de naissance. Par contre, très peu de gens m'appellent Thomas. En fait, je crois qu'il n'y a que mes parents qui utilisaient ce prénom. Rapidement, les gens ont commencé à m'appeler Tommy et c'est resté, si bien que depuis longtemps maintenant, je me présente en tant que Tommy et non Thomas. Ce prénom me plait plus ou moins de toute façon. Sage, mon second prénom, est celui de mon grand-père paternel, mon frère aîné ayant hérité de celui de mon grand-père maternel. Je trouve qu'il me sied plutôt bien, ironiquement. Nom de famille : Grayson, c'est mon nom de famille et je peux difficilement y échapper. J'ai déjà voulu changer mon nom pour avoir celui de ma mère et avoir une vie plus tranquille, mais les démarches ont avorté quand mon paternel m'a fait comprendre que ce nom était associé à son entreprise, et que son entreprise, c'était moi qui la dirigerait un jour. Date & lieu de naissance : Je suis né le vingt-sept avril mille neuf cent quatre-vingt-cinq au Bellevue Hospital Center, à New York. En fait, je ne comprends même pas pourquoi j'ai vu le jour dans un hôpital, alors que mes parents auraient pu construire une pièce que pour l'occasion, embaucher le personnel nécessaire et tout ce qui va avec. Enfin... Peut-être parce que je suis né par césarienne, je ne sais pas trop, ce n'est pas le genre de sujet avec lequel je suis à l'aise. Ce n'est pas comme si j'avais soudainement envie, à un moment ou un autre, de parler du fait que je suis sortie de l'utérus de ma mère. Âge : Compte tenu de ma date de naissance, je vais célébrer mon trente-deuxième anniversaire anniversaire dans quelques mois. Mais pour le moment, je préfère m'en tenir au fait que j'ai trente-et-un ans. Métier : Ma carte de visite indique "Tommy Grayson" P.D.G. de Grayson Towers Inc. Chaque fois que je la regarde, ou bien que je me présente avec ce statut, en vérité, j'ai envie de rire, ou de pleurer, tout dépendant des circonstances. Rire parce qu'en vérité, je ne suis pas qualifié pour ce poste, que ce soit sur papier ou en réalité. À la sortie du lycée, je suis partie faire le tour de l'Amérique, du Canada au Brésil, avec mon meilleur ami. Je ne suis pas allé à l'université et je n'avais pas l'intention de le faire. Je voulais vivre ma vie au jour le jour, peut-être me trouver un emploi comme guide touristique, parce que j'adore voyager. Puis, le décès de mon frère a tout changé. À vingt-et-un ans, j'ai commencé à suivre des cours de commerce et de management, mais ça ne donne pas un diplôme universitaire à proprement parler, ce genre de chose. Puis, j'ai commencé à suivre mon paternel un peu partout. J'ai commencé à occuper le poste de façon intérimaire en janvier 2015, puis en août de la même année, je fus officiellement nommé P.D.G., le lendemain des funérailles de mon père. J'occupe ce poste depuis un an et demi maintenant et rapidement, j'ai compris que ce n'était pas fait pour moi, mais parce que je crois que tout et tout le monde a droit à une seconde chance dans la vie, je tente maintenant de la saisir. Orientation sexuelle : Malgré bien des rumeurs ayant circulé dans mon sujet et que je me suis toujours esclaffé à lire, je suis hétérosexuel. C'est quand même fou, ce que le fait de ne jamais se présenter avec une fille à son bras peut provoquer dans la tête des gens. Statut civil : Si on se fie aux médias qui aiment bien me dépeindre comme la coqueluche du monde des affaires depuis ma nomination, je suis un célibataire endurci, probablement le plus convoité à New York, et maintenant à Washington. En vérité, je n'ai jamais vraiment voulu m'engager dans une relation à long terme. J'enchaîne les coups d'un soir, peut-être de deux soirs quand le tout se passe bien, mais je ne veux pas d'attache, parce que dans ma tête, attache signifie engagement, engagement signifie emprisonnement dans une relation, et emprisonnement dans une relation signifie que je n'ai plus de liberté. J'aimerais bien garder celle qui me reste, compte tenu que mon boulot m'en prend déjà pas mal, beaucoup trop même. Statut financier : Riche est un euphémisme pour décrire les moyens que je possède. Maintenant héritier de l'entreprise de mon père, j'ai de l'argent plus que je ne peux en compter. Caractère : Immature, spontané, drôle, blagueur, amusant, maladroit, souriant, optimiste, fêtard, impulsif, têtu, secret, esprit libre, organisé, charmeur. Parti politique : Républicain, mais ce n'est pas par choix. Mon père m'a toujours dit qu'il faut savoir lécher les bottes des bonnes personnes dans la vie pour avoir quelque chose de bien. Ça ne me plait pas du tout, mais malheureusement, je dois vivre avec. Groupe : Drink with me. Avatar : Sam Claflin.
Combien de livres lis-tu par mois ? Quels sont tes préférés ?
Je ne crois pas étonner qui que ce soit en affirmant que je suis loin d’être un grand lecteur. Enfant, j’ai rapidement associé la lecture au fait de rester assis pendant un bon moment, et rapidement, ça ne m’a pas plu. Cependant, puisque ma mère m’obligeait limite de lire ne serait-ce qu’un peu, j’ai tenté de faire le meilleur des deux et j’ai tenté de lire en marchant, ce qui m’a valu un nez cassé à cinq ans quand je suis rentré dans un mur. Après, ma mère a lâché prise et après ça, je n’ai pas cherché à faire des efforts individuels pour m’intéresser aux romans. Je crois que j’ai retrouvé un semblant d’envie de lire quand j’ai commencé à voyager plus fréquemment pour affaires, bien souvent parce que je voulais trouver une excuse pour ne pas discuter avec mon père ou lire des documents officiels. J’ai essayé les romans à l’eau de rose, les livres policiers, voire même Fifty Shades of Grey, je n’ai pas accroché, sauf quand j’ai découvert les bandes dessinées. C’est probablement les seuls livres que je suis en mesure de lire, même si je sais que certains disent que ce ne sont pas des livres. Quand je m’y mets, je peux lire une bande dessinée en quelques jours, ou bien trois passages prolongés aux toilettes. Après, je ne tiens pas vraiment les statistiques et je ne pense pas que je le ferai un jour, parce que je les lis surtout pour me changer les idées et rire un peu. Un bon Tintin ou Archie, c’est parfait pour passer le temps quand celui-ci semble trop long.

Pour toi, l'amitié c'est...
C’est la seule chose qui peut me fournir l’amour d’une famille parce que ma famille n’a pas su m’en procurer et ne m’en procure pas suffisamment. Je ne suis pas dépendant affectif, bien que je n’aime pas nécessairement être seul, mais j’ai toujours vu mon paternel comme le chef, chef d’entreprise, chef de la famille, donc pas vraiment une personne susceptible d’asseoir des gamins sur ses genoux et jouer avec eux, à moins que cela fasse une bonne photo pour les médias. Ma mère, c’était celle qui accompagnait mon père, et même si parfois, elle était capable d’affection, ce n’était pas toujours suffisant. La seule personne de ma famille que j’ai affectionné plus que n’importe quel ami - et que j’affectionne toujours au fond - c’est mon frère aîné, Elliot. Mais celui-ci n’étant plus là, mes amis ont pris la place de ma famille, faisant en sorte qu’aujourd’hui, ils sont plus importants que jamais. En mon sens, désormais, l’amitié prône sur la famille, d’où le fait que mes amis, qu’importe s’ils sont présents en tout temps ou pas, ont une importance capitale dans ma vie à présent. C'est avec eux que je peux être le plus moi-même, dire ce que je pense, faire ce que je veux en sachant qu'eux, ils ne me jugeront jamais. C'est le genre de soutien qui peut paraître très banal, mais qui est essentiel à ma vie, et probablement plus que jamais aujourd'hui.

Quelle est la chose la plus folle qu'on a raconté sur toi ?
Cet été, lorsque j’ai pris congé de l’entreprise et que je suis allé en retraite à San Diego, cette ville où j’ai toujours eu l’habitude de passer mes vacances, un des seuls endroits où je me sens bien, le tabloïds s’en sont donnés à coeur joie. Personne ne sachant où j’étais parti, pourquoi j’étais parti et quand j’allais revenir à New York pour reprendre mon poste, tout le monde a pris plaisir à formuler sa propre hypothèse concernant ma situation. Et chaque matin, parce que j’ai rapidement compris que c’était plus drôle qu’insultant, j’ai pris plaisir à Googler mon nom pour voir ce qui sortait. Certains sont allés pour des trucs bien classiques, par exemple le fait que je n’ai pas pu supporter la pression, que peut-être j’avais besoin de temps pour me ressourcer. Eux, en fait, ils n’étaient pas loin de la vérité, même si je ne l’ai jamais admis à proprement parler. Ensuite, certains ont dit que je profitais de mon statut pour ne rien faire, prendre des vacances quand je le voulais, que j’étais en retraite fermée. Par contre, rien ne peut battre celles dont je me souviendrai toujours et qui représentent les rumeurs les plus folles à mon sujet jamais dites, à mon avis; la première disait que j’étais en fait un moine bouddhiste et que je tenais un sanctuaire dans une île fermée et la seconde, que j’étais adepte du naturisme et que je m’étais isolé dans la jungle pour vivre selon mes pulsions et mes envies. Je sais bien que je ne suis pas le plus pudique des hommes, mais il ne faut pas exagérer, quand même. À la fin, quand ce n’est pas réaliste, ce n’est même plus crédible.
Petit un. Je suis riche, mais je ne l’expose pas constamment. Par contre, quand je dépense, je le fais sans me gêner. Quand je m’achète des vêtements, je prends de la qualité. Quand je voyage, je le fais en première classe. Quand je veux faire des cadeaux à mes proches, même si je n’en ai pas des masses, je dépense sans compter. Je juge que c’est le juste équilibre en être dépensier et radin, parce que je ne suis ni l’un, ni l’autre. Petit deux. Mes parents croyaient que plus jeune, j’étais hyperactif. En fait, j’avais juste pas mal d’énergie à dépenser. Je l’ai fait en pratiquant plusieurs sports, tels que le baseball dans une équipe sponsorisée par l’entreprise de mon père et le ski alpin de course au niveau amateur quand le temps le permettait, dans une des résidences d’hiver de mon père. J’aime également faire du ski nautique pendant l’été, j’en ai souvent fait à San Diego. Je m’adonne également au golf depuis quelques années, mais en réalité, ça ne me plait pas vraiment, je trouve que c’est trop calme et trop stratégique. La seule chose que j’aime vraiment, c’est aller taper quelques balles dans un champ de pratique ou jouer au mini-golf, parce que c'est drôle, et parce que personne de trop guindé n'y joue. Petit trois. Je déteste avoir un emploi du temps, même si je suis conscient que je dois en avoir un. Là, je sais le respecter et m’organiser pour être à l’heure. Mais autrement, quand je n’ai rien de prévu, je ne veux rien avoir de plus, je veux prendre ce temps pour moi. L'équilibre entre le travail et le plaisir est essentiel à ma vie. Petit quatre.  J’ai une petite cicatrice juste au-dessus de l’oeil droit et étrangement, j’en suis très fier. En fait, je m’en montre fier quand je dis que je me suis blessé en tentant une acrobatie en ski nautique alors qu’en vérité, c’était une chute toute bête. Mais l’intention de faire l’acrobatie était là, donc je me dis que ça compte quand même. Petit cinq. Je suis un adrénaline junkie. J’aime les manèges à sensation, faire du saut en parachute, à l’élastique… Une fois, j'ai déjà voulu descendre un des hôtels de mon père en rappel, mais celui-ci me l'a fortement déconseillé, voire interdit. Maintenant, je me dois de trouver mon plaisir dans des choses plus simples. Petit six. P.D.G. ou pas, je ne me coiffe jamais le matin. Je garde mes cheveux relativement courts justement pour ça. Plus encore, quand je ne suis pas obligé de porter un complet-cravate, je ne le fais pas. Je déteste faire des noeuds de cravate et j'ai l'impression que ceux-ci m'étouffent. Je sais bien que, par exemple, lors de dîners d'affaires où je porte une tenue plus décontractée, ça met les gens mal à l'aise, mais j'ai appris à en faire fi et je me sens bien mieux comme ça. Petit sept. Quand j’étais enfant, mon métier de rêve était d’être Mickey Mouse à Disneyland. Et je rêve encore parfois qu'un jour, je sois en mesure de ne plus être celui que je suis, ne serait-ce que quelques heures, le temps d'enfiler ce costume de souris adorable et voir les gens s'extasier devant sa présence, ou ma présence. Petit huit. Au collège et au lycée, mon frère et moi avons fait l’école à la maison. Mon frère n’aimait pas ça parce que ça l’empêchait de se faire des amis et avoir une vie normale. Moi, cela ne me gênait pas parce que ça me permettait de mater et draguer mon enseignante tous les jours. Mais maintenant, je me rends compte que ça m’a séparé un peu trop longtemps de la vie normale que j’ai toujours rêvé d’avoir au fond de moi. Petit neuf. Je mets du lait au chocolat dans mes Lucky Charms le matin et je les mange devant la télévision. C'est le trente minutes qui, normalement, est susceptible de faire ma journée, et personne n'a le droit de me déranger pendant celui-ci. Petit dix. Je porte une chevalière à l’annulaire droit et je ne m’en sépare jamais. Celle-ci devait appartenir à mon frère, mais elle lui a été livrée une semaine après son décès. Je me la suis appropriée et je ne l’ai plus jamais retirée depuis. Petit onze. Maintenant à Washington, j'ai davantage l'occasion de conduire librement et ne plus être enragé à la vue des piétons ne sachant respecter les feux de circulation ou encore les taxis qui ont probablement reçu leur permis dans une boîte de céréales. J'en profite pleinement et ce, de deux façons. L'hiver, je conduis un camion Silverado et l'été, bien souvent, je me déplace à moto. Je sais que je pourrais avoir plus, voire même ne jamais conduire, mais j'aime bien avoir ce petit moment de simplicité et de liberté. Évidemment, je garde aussi une voiture plus luxueuse, mais seulement pour les grandes occasions, pas au quotidien. Petit douze. Je ne suis pas vraiment pudique. Je ne fais pas exprès de m'exposer, mais je ne suis pas celui qui va se gêner pour retirer son t-shirt quand l'occasion se présente ou se promener torse nu pendant un moment sans se sentir embarrassé.
Prénom : Marilyne. Pseudo sur le net : Mayiie. Âge : Vingt-six ans. Pays : Ô Canada. Comment as-tu découvert le forum ? De la même façon que tous les gens qui se trouvent dans ma tête... Dans ma tête ! : arrow: Quelles sont tes premières impressions ? Que je l'aime ce bébé d'amour . Veux-tu t'inscrire à la newsletter d'intégration ? J'crois pas que ce soit nécessaire . Crédits : Ici. Un petit mot pour la fin ?Je vous aime fort .

Code:
<pris>SAM CLAFLIN</pris> ► Tommy S. Grayson
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Tommy S. GraysonGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 28/01/2017
Pages lues : 248
Crédits : (c) Shiya & Tumblr
Avatar : Sam Claflin
Pseudo : Mayiie
Âge : Trente-deux ans. (Vingt-sept avril)
MY SOUL

MessageSujet: Re: TOMMY ▬ I don't want to be anything other than me   Sam 28 Jan - 21:30

You want to make a memory
Le monde est un terrain de jeux. On le sait quand on est enfant, mais les adultes semblent l'oublier rapidement.

Cinq heures du matin. Le soleil commençait à timidement se pointer à l’horizon, imprégnant la mer d’une teinte légèrement orangée. La plage était tranquille, toutes les demeures avoisinantes étaient endormies, sauf à l’exception de quelques lumières qui commençaient à peine à s’allumer. Un lève-tôt qui veut voir le lever du soleil, un homme qui doit malgré lui se rendre au boulot, le maître-nageur de la plage qui se prépare à sa première tournée et… un idiot qui court en boxeur jusqu’à la mer en criant de plaisir. Ce dernier, ça ne pouvait être nul autre que moi, et je ne m’en gênais pas du tout. À mon cri de plaisir mélangé au clapotis de l’eau sous mes pieds, puis au niveau de mes mollets, s’ajouta soudainement celui de mon frère qui criait:  « Espèce de crétin ! », ce à quoi je répondis, une fois que je me fus retourné, puis laissé tomber assis dans l’eau:  « J’ai gagné ! » en riant de bon coeur, ne me gênant pas pour m’esclaffer de plus belle quand je vis l’air renfrogné de mon frère, probablement encore plus compétitif que je ne pouvais l’être. Elliot, il voulait être le meilleur en tout, chaque pari, chaque compétition, était une raison pour montrer qu’il était le meilleur. Au début, il était vrai que c’était gênant pour moi, le benjamin de la famille, mais maintenant que j’avais quinze ans et lui, dix-huit, je ne m’en faisais pas. Je le laissais jubiler quand il le voulait, mais quand venait le temps de l’emporter sur lui, je ne me gênais pas pour jubiler à mon tour aussi, juste pour le voir frustré, juste pour l’embêter un peu plus. Pendant nos vacances, cet été, nous avions fait un pari sur celui qui parviendrait à être à l’eau le premier à chaque jour. Jusqu’à ce matin, nous étions à égalité et c’était notre dernière chance. Cette chance, je l’avais saisie et à mon grand étonnement, j’avais été plus rapide que mon aîné. Je l’avais réalisé quand je m’étais levé et que je l’avais vu encore endormi. Inutile de mentionner que j’avais pris la peine de lui prouver que j’avais gagné, et lui faire bien vivre sa défaite en lui lançant un oreiller avant de me précipiter à l’extérieur. Voilà pourquoi nous étions tous deux dehors, moi dans l’eau, lui debout dans le sable, là où il resta jusqu’à ce que je lui lance, pour lui narguer encore plus:  « Donc la Porsche sera à moi, ha ! » À ce moment, il ne résista pas à la tentation, malgré sa défaite, pour se lancer dans l’eau afin de venir me mettre une raclée, ce à quoi je répondis avec plaisir, me défendant tant bien que mal jusqu’à ce que soudainement, une autre voix vienne se mêler à nos bruits sourds, cris et rires. Par contre, la voix qui s’ajouta n’avait pas grand-chose de chaleureux et amusé. En fait, il s’agissait d’une voix féminine qui semblait particulièrement courroucée, et assez forte pour qu’Elliot et moi on se retourne en même temps afin de regarder June qui nous regardait, toujours en pyjama, les bras croisés sur sa poitrine, une moue agacée sur le visage, une moue qui lui allait bien, je devais l’avouer. Comme s’il s’agissait de notre mère qui se tenait là, Elliot décida de sortir de l’eau tout de suite, sous mon air interloqué et faussement insulté. Je fus rapidement d’avis qu’il méritait amplement le:  « Dégonflé ! » que je lançai à son adresse, toujours sur un ton de moquerie, avant de reporter mon attention en direction de June, toujours sur le balcon de la maison de ses parents, là où Elliot et moi-même avions passé ce temps de vacances ensemble. Était-ce parce que nous n’étions pas fait pour aller en voyage d’affaires en Irlande ? Moi j’étais d'avis que ce soit ça, tandis que mon aîné pensait que c'était pour qu’il ne rate absolument pas la rentrée scolaire à l’université. Enfin, qu’importe, nous venions de passer une semaine chez les amis de nos parents qui avaient eu la bonté de nous accueillir et aujourd’hui étant notre dernier jour, cela signifiait que c'était la dernière fois que je pouvais convaincre June de s'amuser un peu. Je me doutais bien qu'elle avait ses techniques, mais elles étaient trop ennuyantes, trop rangées pour moi, alors je préférais lui proposer quelque chose me ressemblant. Je lui demandai donc:  « Tu veux venir te baigner ? L'eau est excellente ! » Je me heurtai soudainement à ses gros yeux choqués, signifiant certainement que je parlais trop fort, mais cela ne m'arrêta pas. Je réitérai en ajoutant, tout en levant les bras en sa direction:  « Oh allez ! Une dernière baignade avec moi ! Je sais que je vais te manquer ! » Cette fois-ci, elle tourna les talons et retourna en direction de la maison, tandis que de mon côté, je me laissais immerger jusque par-dessus la tête, essuyant ainsi mon échec. Une fois remonté à la surface, je lâchai un dernier:  « Je sais que tu ne peux pas me résister ! » toujours aussi amusé, me disant que ce n’était que partie remise. Après tout, ce n’était pas la première fois que je me heurtais à un refus du genre de sa part. Franchement, je ne pensais plus que je serais déplacé si je disais qu’elle ne m’aimait pas mais ça… Je n’aimais pas voir les choses ainsi. Ça changerait, un jour, ou du moins, j’allais m’assurer que cela change, parce que sinon, elle allait trouver le temps long, compte tenu que je n’en étais pas à ma dernière visite ici.

 « Mec, il faut trop se refaire ça. Essaie de trouver un autre endroit ici où on peut sauter et on y va demain matin ! » Le sourire aux lèvres, le regard brillant, les cheveux encore plus en bataille qu’à l’habitude, j’étais tout simplement heureux à ce moment précis. Voilà maintenant un an que j’étais heureux, que je n’avais plus de soucis, sauf celui de trouver un endroit où dormir le lendemain et encore là, ce n’était jamais un problème, parce que si jamais aucun endroit pouvait nous prendre, Seth et moi-même, alors nous n’avions qu’à trouver un hôtel affilié à la compagnie de mon père et il était certain que nous avions un endroit pour nous. Et encore là, ce n’était que banalité, compte tenu des journées extraordinaires que nous passions. Sans emploi du temps, nous faisions ce qui nous plaisait, quand nous en avions envie. Ce matin, en nous levant, il nous était venu l’envie d’aller faire du saut à l’élastique par-dessus une rivière. Nous nous étions donc pointés là où les experts nous attendaient et nous l’avions fait. Franchement, cela avait été une des meilleures expériences de toute ma vie, et pour mon meilleur ami également, d’où le fait que recommencer ne serait certainement pas un problème. Même si cela ne durait que quelques secondes, la sensation que cela procurait en valait parfaitement le coup. Clairement, il faudrait que je raconte cela à Elliot, quand celui-ci daignerait se lever, évidemment. En effet, compte tenu qu’il était tard le soir et que nous avions quelques heures de décalage, celui-ci était fort probablement en train de dormir, ou bien se remettre de la cuite ayant suivi la collation des grades, si cuite il avait pu se permettre, évidemment. Ce n’était pas mon genre de me rappeler de détails comme ça, mais disons que compte tenu du fait que c’était un évènement important pour lui, je m’étais assuré que mon absence ne le gêne pas trop, lui promettant un superbe cadeau une fois que je rentrerais, c’est-à-dire à la fin de l’été. Malgré tout, je décidai quand même d’attraper mon téléphone, histoire de voir si j’avais eu des messages pendant la journée. Normalement, j’en avais un d’Elliot, quelques-uns de mes amis qui étaient restés à New York, un appel manqué, mais là, mon écran affichait rien qui vaille, à mon avis. Aucun message d’Elliot, vingt-sept appels manqués, huit messages de ma mère lui demandant de l’appeler, qu’importe l’heure. Sachant bien que jamais elle ne m’aurait harcelée de la sorte si cela n’avait pas été urgent, je décidai de tenter le coup et de la rappeler. Étrangement, je n’attendis pas plus longtemps qu’une sonnerie avant d’avoir une réponse, une réponse du mère à la voix brisée qui disait:  « Oh Thomas, enfin… »  « Maman, je suis désolé, je viens de voir tes messages… Que se passe-t-il ? Tu ne devrais pas dormir ? »  « Si seulement je pouvais dormir… » Un silence s’installa tandis que je pensais entendre ma mère sangloter à l’autre bout du fil. Je commençai à soudainement me sentir inconfortable, voire quelque peu paniqué. Par contre, avant que je lui demande quoi que ce soit, elle ajouta:  « C’est ton frère, il a… » Je sentis soudainement ma main commencer à trembler, et je n’arrivai pas à dire quoi que ce soit tant et aussi longtemps qu’elle n’eut pas ajouté:  « Il a eu un accident de voiture… Son ami était au volant et… » « Non… » Dans ma tête, ça ne se pouvait pas. Elliot, mon grand frère ? Cela n’étant juste pas possible, je demandai, tel un enfant qui cherche à se faire rassurer, malgré mes dix-neuf ans: « Il va aller mieux hein ? Il va s’en sortir ? » « Non… C’est fini, Thomas… » Incapable de supporter mon propre poids sur mes jambes plus longtemps, je me laissai tomber assis sur le lit, et je sentis les larmes me monter aux yeux. Je n’arrivais juste pas à croire qu’Elliot était parti et que je n’y avais pas dit aurevoir… Les derniers mots que je lui avais dit étaient « Je m’aime moi aussi, vieux con ». C’était une façon de montrer mon affection, mais soudainement, cela ne me semblait pas suffisant. Perdu dans ma frustration, dans ma tristesse, j’entendis à peine ma mère ajouter:  « Si tu pouvais rentrer… Pour les funérailles… » Comme si je prenais pour acquis qu’elle allait me voir, je hochai la tête, puis je dis:  « Je… Je vais faire mon mieux… » et incapable d’en supporter davantage, je raccrochai. Oubliant la présence de Seth un instant, je posai mes coudes sur mes genoux, passai mes mains dans mes cheveux, et je demeurai immobile un moment, les yeux fermés, les larmes coulant sur mes joues. Je ne sais pas combien de temps je demeurai dans cette position, mais il me fallut ce qui me sembla être un bon moment avant d’être en mesure:  « Seth, il faut que je rentre à New York demain… » Son air devint interloqué, mais je ne m’en préoccupai pas. Je n’arrivais pas à faire quoi que ce soit d’autre que de penser à Elliot, au fait que je ne le verrais plus jamais. Je me levai, et tremblant, je tentai de faire mon bagage, emporté par l’adrénaline du moment qui, clairement, n’avait rien à voir avec celle que j’avais pu ressentir plus tôt pendant ce qui aurait dû être une journée parfaite, journée parfaite qui, au final, était devenue un véritable cauchemar.

Le temps était nuageux, il faisait froid pour un mois d’août, l’ambiance était à trancher au couteau. Nous étions tous en silence, chapeau sur la tête, ou bien parapluie à la main, à regarder le cercueil descendre dans le trou creusé au préalable, probablement la veille, ou le matin même. Pour ce moment, seul la famille proche était acceptée, alors nous étions passés de plusieurs centaines personnes à l’église à une vingtaine, soit la famille qui restait, qui avait envie se donner bonne conscience ou bien qui se devait de rester pour faire bonne figure, comme moi. En réalité, j’étais probablement le seul à me sentir ainsi, j’en avais bien l’impression, en tout cas. J’avais une tante qui versait quelques larmes, un cousin qui avait un air tellement décontenancé qu’il allait certainement éclater en sanglots lorsque tout serait terminé, ma mère qui gardait un air interdit, mais qui laissait paraître malgré tout une certaine tristesse. Moi, je cherchais juste ce que je faisais là, et je me trouvais pathétique de me poser une telle question. Le cercueil qui était en train de descendre dans le sol n’était pas celle de n’importe qui, quand même, c’était celle de mon paternel. Par contre, c’était comme si j’avais du mal à le réaliser, j’avais du mal à vivre le moment présent, ne songeant que ce que cela apporterait par la suite. Peut-être parce qu’il était malade depuis un bon moment, que j’avais pu me préparer à cette éventualité ? Contrairement au décès d’Elliot, arrivé si soudainement que je n’avais su faire mieux que de pleurer en silence en m’excusant dans ma tête à son adresse, lui demandant de me pardonner de ne pas avoir été là pendant sa dernière année, de ne pas avoir été toujours un petit frère exemplaire. Mais là, tout ce à quoi je pouvais penser, c’était le fait que bientôt, il serait définitif que j’allais prendre sa place au sein de l’entreprise familiale, comme mon frère devait le faire à la base. Moi, ça ne m’avait jamais intéressé, mais je n’avais pas eu le choix. Depuis quelques années maintenant, je suivais mon père dans l’espoir qu’éventuellement, il se montrerait compréhensif et trouverait quelqu’un de plus qualifié et motivé. Il s’était montré inflexible, m’obligeant alors à prendre la relève, me laissant définitivement pas à moi-même, sans un paternel pour me dire quoi faire dans l’ombre, sur son lit de mort. Dans combien de temps exactement ? Je n’en savais rien, mais je me disais que plus tard ce serait, mieux c’était. Malheureusement, la réalité n’était pas comme tel, et je m’en rendis compte trop rapidement à mon goût. Sitôt que le cercueil fut en terre et que tout fut terminé, alors que les gens n’avaient même pas commencé à se disperser que soudainement, quelqu’un me tapota sur l’épaule en m’appelant:  « Monsieur Grayson ? » Parce que j’étais poli, je tournai la tête, ne me plaignant pas non plus d’être obligé de détourner mon attention de cette scène froide. Je me trouvai soudainement en face du bras droit de mon père, qui était devenu indirectement le mien depuis que j’avais pris temporairement le poste, sans vraiment faire quoi que ce soit entre mon paternel qui me donnait ses consignes depuis la maison et lui-même qui faisait le boulot à ma place, limite. Une fois qu’il eut mon attention, il ne tarda pas à dire:  « Nous devons passer au bureau pour signer les papiers de transfert… » Une matinée, voilà à quoi j’avais eu droit au bout du compte pour assurer la transition dans ma tête. Le trou dans lequel était enterré mon père n’était même pas refermé que je me faisais déjà casser les oreilles avec des affaires concernant l’entreprise. Est-ce que ce serait toujours comme ça ? Parce que sinon, je ne saurais pas le supporter, déjà que je ne le supportais pas ici et maintenant. D’ailleurs, sans trop y réfléchir, je le fis savoir au brave homme en disant:  « Ça ne peut pas attendre un peu ? Je viens juste d’enterrer mon père là. » Je ne pensais jamais utiliser cette excuse pour supposer que je me remettais de quelque chose, mais en ce moment, je n’avais pas su faire mieux. L’homme sembla choqué et insulté de ma réaction, fort probablement que pour la première fois, je ne m’étais pas contenté de dire oui, mais il acquiesça, me laissant soudainement mal à l’aise, dans une position qui ne me plaisait pas. Décidément, je ne pourrais pas me rebeller ainsi bien souvent. Je n’avais pas l’intention de le faire, mais bon… Allais-je être enfermé dans cet emploi pour le reste de ma vie ? La simple idée me faisait paniquer, mais je ne pouvais pas le montrer de quelconque façon. Je me contentai donc de baisser la tête, cacher mon regard décontenancé sous mon chapeau, puis je marchai au loin, histoire de me donner assez de contenance pour affronter ma mère, mon assistant, tout le monde. Peut-être ce serait le seul moment que j’aurais de toute mon existence à partir de maintenant, alors autant le saisir et le faire durer aussi longtemps que possible.

 « Mesdames et messieurs, veuillez attacher vos ceintures, nous allons entamer notre descente. » J’avais beau voyager en première classe, je n’étais pas un passager chiant pour autant. Après tout, je savais bien que c’était pour ma sécurité, et ce n’était pas le moment de faire l’idiot et dire que j’allais prendre un risque débile en ne la bouclant pas. Pour être franc, je n’avais même pas envie de m’adonner à ce genre de comportement immature, pas pour le moment et pour tout dire, c’était limite épeurant. Évidemment, j’avais grandi, j’avais trente-et-un ans et je n’étais plus un adolescent qui avait pour habitude de passer ses vacances au bord de la mer et allait se baigner à cinq heures du matin en sous-vêtements juste pour être le premier à l’eau. Mais quand je voulais m’amuser, je le faisais, sauf que là, toute envie de m’amuser m’était passée, et c’était là que j’avais compris qu’il fallait que je fasse quelque chose par rapport à cela. Voilà pourquoi j’étais dans cet avion, parce que c’était devenu quelque chose de nécessaire dans mon cas. Je ne pouvais plus me permettre de vivre ainsi, de me cacher sous un masque de P.D.G. qui ne me faisait pas du tout. Derrière ce bureau imposant, dans ce que j’appelais depuis toujours cette tour de verre, maintenant cette prison de verre, je ne me sentais pas à ma place, j’avais tout simplement envie de hurler, tout balancer par terre, retirer cette cravate que je me démenais à nouer chaque matin, puis sortir en courant pour ne jamais revenir. Pendant plusieurs mois, j’avais gardé ma contenance, trouvé d’autres moyens pour faire passer mes frustrations, par exemple en m’évadant autre part pendant quelques jours, en laissant mon assistant faire plusieurs choses à ma place parce que je n’y comprenais pas grand-chose de toute façon, mais maintenant, c’était trop. Il y a deux jours, devant le conseil d’administration, j’avais compris que je ne le supportais plus, que jamais je ne pourrais faire ça toute ma vie alors que je ne pouvais pas tenir le poste sans me sentir complètement désemparé. Je n’étais pas à ma place, il y avait tant de gens qui pourraient faire ce boulot mieux que moi. Mais que pourrais-je faire si je n’avais pas ça ? Je n’avais pas de qualification, aucune envie particulière. Évidemment, voyager, être guide touristique, me faisait encore envie, mais je n’étais pas persuadé que je parviendrais à partir encore longtemps, surtout après ce qui était arrivé la dernière fois que je m’étais absenté longtemps. Enfin, là, c’était ce que je savais faire, je ne savais pas combien de temps, mais ce n’était pas la même chose. J’étais venu à San Diego plus d’une fois auparavant, ma mère savait où me trouver, même si personne d’autre ne le savait et je ne voulais que personne me trouve. Je voulais appuyer sur le bouton « Pause » pour le temps qu’il me faudrait, pas seulement cinq minutes entre un enterrement et un passage au bureau. Une semaine ? Un mois ? Six mois ? Je n’en savais rien, et je ne voulais pas me mettre de pression. J’en avais trop sur les épaules pour en mettre davantage, et je voulais en enlever dès que possible, à partir de maintenant. Déjà, quand l’avion s’arrêta devant la porte et qu’on me laissa la possibilité de sortir avec la quelque dizaine de personnes qui avaient des places en première classe également, je me sentis un peu plus serein. Puis, cela ne fit que s’améliorer quand je récupérai ma valise au carrousel à bagages, et je sentis que du bonheur quand j’arrivai dans l’aire d’attente des arrivées et que je vis non pas seulement une personne, mais deux qui m’attendaient comme si j’étais leur propre enfant. Un large sourire apparut sur mes lèvres tandis que je me dirigeais vers Monsieur et Madame Pierce, ne me faisant pas prier pour me laisser étreindre par cette dernière pendant un instant, lui rendant même son accolade avec un certain soulagement. Franchement, je ne comptais plus le temps que j’avais eu droit à un tel contact humain, chaleureux, tout simple et franchement, cela me faisait le plus grand bien. Après quelques échanges d’usage, je me permis de finalement leur dire:  « Merci beaucoup de m’accueillir. J’apprécie, vraiment. » le plus sincèrement qui soit, parce que ce n’était pas tout le monde qui aurait accepté de m’offrir un toit pendant un temps indéterminé. Il était certain que si jamais je venais à m’éterniser, j’allais me trouver un logement à moi, mais là, j’avais envie de retrouver mes points d’ancrage d’enfance, les endroits où je m’étais senti heureux, les gens que j’appréciais. J’espérais juste que maintenant, cette retraite allait m’apporter que du bon et du simple, parce que j’en avais assez de tout ce qui était austère et compliqué à présent.

 « Mesdames et messieurs, nous venons d’atterrir à New York. Il est présentement six heures, heure locale. Veuillez attendre que les portes soient ouvertes pour vous déplacer. » Par réflexe, parce que je n’avais pas songé à le faire précédemment, je sortis mon téléphone portable, ajustant l’heure sur celui-ci. Ce geste était d’une banalité déconcertante, mais en ce moment, dans ma tête, il marquait tant de changements, une page qui se tournait pour en commencer une autre, du même livre dont je n’avais pas su me sortir, au bout du compte, même après six mois d’absence, si mois pendant lesquels j’avais espéré trouver une solution à mes problèmes, retrouver qui j’étais, trouver le courage pour tracer mon avenir en tentant de n’avoir aucune attache, aucun remord. Finalement, rien ne s’était déroulé comme prévu. J’avais passé un bon moment, renoué avec ce qui me plaisait tant quand j’étais adolescent, mais alors que j’aurais dû penser à ce que je ferais par la suite, j’avais été distrait, autrement, d’une façon qui m’était jamais arrivé auparavant. Pour en gagner quoi ? Rien du tout, sauf de la frustration et des bouleversements avec lesquels je ne savais pas vraiment composer, trop frais pour que je sache quoi en faire, outre être troublé chaque fois que j’y repensais. Tandis que je revenais à l’écran d’accueil de mon téléphone, je retombai sur cette photo que j’avais mis en fond, cette photo que June et moi avions prise ensemble cet été, à la plage, où nous étions là, souriants, à un moment où nous pouvions oublier nos problèmes, oublier le monde entier ensemble. C’était à un moment où les choses n’étaient pas compliquées, où nous étions amis, de proches amis, comme si nous nous étions appréciés toute notre vie. Puis, en quelques semaines, tout s’était perdu. Alors que nous n’étions qu’amis, je me surpris à ne pas accepter le fait que June songeait à donner une nouvelle chance à son mari, d’une façon qui dépassait la simple idée de protéger mon amie d’une autre déception amoureuse, compte tenu que j’avais vu à quel point la première lui avait fait du mal. J’avais compris qu’en fait, je n’étais pas certain que je voulais qu’elle soit avec quelqu’un d’autre, que ce soit son ex-mari ou un autre type. Pourquoi ? Ce n’était pas clair, puisque jamais je m’étais senti ainsi avant ce moment. Je crus avoir compris ce qui m’arrivait lorsque nous échangeâmes un baiser, quand j’avais finalement décidé de partir de chez ses parents afin de ne pas abuser de leur hospitalité, mais ce baiser n’avait abouti à rien, ne serait-ce que le fait que peu de temps après, elle m’avait annoncé qu’elle retournait vivre avec son mari, qu’ils allaient tenter de nouveau d’être heureux, parce qu’elle estimait que tout le monde avait le droit à une seconde chance. Perdu comme jamais, j’en étais venu à la conclusion que je n’avais plus ma place ici, ne serait-ce que pour tourner en rond et ne rien faire de ma vie. Puis, l’idée de la seconde chance avait tant tourné dans ma tête, si bien qu’au bout du compte, j’en étais venu à la conclusion que peut-être je m’étais borné si vite à l’idée de devenir président de l’entreprise de mon père que je n’avais pas vraiment laissé une chance à tout ce processus. Ironiquement, parce qu’il m’avait fallu six mois pour en venir à cette conclusion qui m’était venue finalement en dix minutes, j’avais fait ma valise et j’étais parti, prenant la décision d’essayer une nouvelle fois. Pendant tout le vol, j’avais remué l’idée dans ma tête, et j’avais compris que pour que cela marche, il fallait que je fasse les choses à ma façon. Grayson Towers n’était plus à mon paternel, c’était à moi maintenant. Je savais bien que je ne pouvais pas tout changer du jour ou lendemain, mais au moins, je pourrais faire quelques modifications qui me conviendraient et qui me permettraient de passer au travers tout cela. Et ces modifications, je comptais les appliquer dès maintenant, d’où le fait que j’avais opté pour un vol de nuit, et que maintenant à New York, j’allais le faire savoir au conseil d’administration. Sitôt sorti de l’avion, je compris qu’il me restait qu’une heure pour être à temps. Inutile de passer à mon appartement, je n’en aurais pas le temps. Ce que je fis, c’est que lorsque j’eus récupéré ma valise, je m’enfermai dans une salle de bains de l’aéroport et je me changeai, histoire de me donner une apparence plus présentable. Quand ce fut fait, je sortis, attrapai le premier taxi disponible, puis je me rendis à cette grande tour, le siège social de l’entreprise, qui l’était pour le moment en tout cas. Je payai la course, puis comme si je n’étais jamais parti, je rentrai dans l’immeuble, montai au dernier étage de celui-ci aussi naturellement que possible, même si au fond, j’étais tendu. En effet, je me doutais bien que mon retour ne serait peut-être pas des mieux accueillis, et il me faudrait faire avec, parce que c’était ma faute, parce que c’était moi qui était parti sans demander l’avis de qui que ce soit. Toutefois, il leur faudrait vivre avec, même si je me refusais de leur faire vivre la misère, quand même, parce que je n’étais pas si horrible que cela. Un « ding » se fit entendre, puis les portes s’ouvrirent, me menant directement dans la grande salle de conférence, où les administrateurs étaient déjà réunis. En ouvrant la porte, j’entendis mon assistant annoncer le premier point de l’ordre du jour, soit la construction des nouveaux bureaux à Washington. C’est alors là que j’intervins, demandant tout simplement:  « Comment se porte la construction d’ailleurs ? Vous croyez qu’ils seraient assez grands pour nous accueillir tous ? », laissant un air de stupeur sur le visage de tous ces gens, mais je n’en fis rien. Comme la coutume le voulait, j’allai prendre place dans le fauteuil au bout de la table, puis je dis:  « Ravi de vous revoir, messieurs. », laissant ensuite la rencontre poursuivre son cours, mais sachant très bien que ce n’était que pour ne pas tout brusquer. J’avais maintenant du temps, j’étais déterminé à bien faire les choses, et c’était exactement ce sur quoi j’allais me concentrer à partir de maintenant.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Solora IpkissGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 28/01/2017
Pages lues : 406
Crédits : #avatar : monocle. #gif & crackship : tumblr & shellhead.
Avatar : Chloe Bennet
Pseudo : monocle. #alice
Âge : Vingt-neuf ans. ▲ 20 juin 1987
MY SOUL

MessageSujet: Re: TOMMY ▬ I don't want to be anything other than me   Sam 28 Jan - 21:34

Toi T'es sex tu sais

Rebienvenue mon hibou

_________________

A long love story A story as ours cannot come to an end, although the fact of understanding your voice misses me, to feel the contact of your skin against me is a thing which I would like to feel again. I just have to close eyes to tell to me that you are near me, but as time goes by I realize that you left me and well in spite of me, I feel alone.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Maëlys WalkerGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 22/09/2016
Pages lues : 409
Crédits : MØRPHINE. (avatar) bat'phanie (sign) smoking cat (crackship)
Avatar : Bridget Satterlee
Pseudo : smoking cat
Âge : Vingt cinq ans
MY SOUL
Carnet de relation
Relationship:

MessageSujet: Re: TOMMY ▬ I don't want to be anything other than me   Sam 28 Jan - 21:51

Re-bienvenue
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Kelvin ForrestGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 15/11/2016
Pages lues : 131
Crédits : Avatar: schizophrenic ; Signature : Beylin ; Gifs : tumblr & Trucpau
Avatar : Theo James
Pseudo : Trucpau
Âge : 33 ans - 1er mars 1984
MY SOUL
Carnet de relation
Relationship:

MessageSujet: Re: TOMMY ▬ I don't want to be anything other than me   Sam 28 Jan - 22:04

Toujours aussi sexy

Re-bienvenue . Tu nous réserves des liens hein

_________________

I want something just like this
I'm not looking for somebody. With some superhuman gifts. Some superhero. Some fairytale bliss. Just something I can turn to. Somebody I can miss
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Megara A. HawpkinsGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 11/09/2016
Pages lues : 1195
Crédits : TAG
Avatar : Phoebe Tonkin
Pseudo : TAG
Âge : 25 ans
MY SOUL

MessageSujet: Re: TOMMY ▬ I don't want to be anything other than me   Sam 28 Jan - 23:05

REBIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUUUE !!! string

Sam aura pas disparut bien longtemps xDD
Revenir en haut Aller en bas
http://tag-gallery.e-monsite.com/
avatar
Neil DanversGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 07/12/2016
Pages lues : 111
Crédits : angel dust|avatar ◈ tumblr|gifs
Avatar : RDJ
Pseudo : shellhead.
Âge : 50 ans ◈ 26 juin 1966
MY SOUL

MessageSujet: Re: TOMMY ▬ I don't want to be anything other than me   Sam 28 Jan - 23:11

(re)bienvenue
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Maximilian HaleGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 21/01/2017
Pages lues : 170
Crédits : avengedinchains, xmengif & wadewinstonwilsons & haedall, lehnshark
Avatar : James McAvoy
Pseudo : Marie
Âge : Trente-deux ans ◊ 8 juillet 1984.
MY SOUL
Carnet de relation
Relationship:

MessageSujet: Re: TOMMY ▬ I don't want to be anything other than me   Dim 29 Jan - 11:06

Owiii un autre héritier pas si bien que ça avec ce qui lui tombe dessus On va pouvoir commencer à réfléchir à un futur club


Bienvenue et bon courage pour ta fiche !
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité
MY BOOK COVER
MY SOUL

MessageSujet: Re: TOMMY ▬ I don't want to be anything other than me   Dim 29 Jan - 11:11

Re-bienvenue Smile
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Levi AbberlineGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 17/08/2016
Pages lues : 949
Crédits : (c) Mayiie & Tumblr
Avatar : Tyler Hoechlin
Pseudo : Mayiie
Âge : Trente ans.
MY SOUL
Carnet de relation
Relationship:

MessageSujet: Re: TOMMY ▬ I don't want to be anything other than me   Dim 29 Jan - 18:19

I myself

_________________

Elle était mon rêve. Elle a fait de moi ce que je suis, et la tenir dans mes bras était plus naturel pour moi que d'entendre battre mon coeur.  - Nicholas Sparks
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MY BOOK COVER
MY SOUL

MessageSujet: Re: TOMMY ▬ I don't want to be anything other than me   

Revenir en haut Aller en bas
 
TOMMY ▬ I don't want to be anything other than me
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Tommy Yugurei serpentard de père en fils [Validée]
» Nomination nouveaux administrateurs : Tommy & Holly J
» Tommy Walker
» Moi pas avoir envie de toi, comprendo ? {TOMMY}
» Présentation de Tommy Knight [Validée]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
READ MY MIND :: Vos papiers, s'il vous plait :: Mon autobiographie :: Bienvenue à Washington-
Sauter vers: