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 united we stand | Noäm

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Maximilian HaleGod bless America… and Me
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MessageSujet: united we stand | Noäm   Lun 30 Jan - 17:15


Maximilian & Noäm
« L'amitié c'est être frère et sœur, deux âmes qui se
touchent sans se confondre, les deux doigts de la main. »
- Victor Hugo





Il y avait tant de différences entre les deux côtes des Etats-Unis qu’il y avait largement de quoi en rédiger des thèses en veux-tu en voilà, sur à peu près tous les sujets imaginables. Pourtant, si on avait posé la question à Maxim, avant qu’il n’emménage à Washington DC, il n’aurait pas forcément pensé à citer comme ça, en premier lieu et à froid, à la météo. Autant dire que son premier hiver dans la capitale lui avait enseigné la rude leçon de ne jamais, au grand jamais, sous-estimer avec quelle cinglante violence l’hiver pouvait vous mettre KO. Non pas qu’en Californie, il ne neigeât jamais –les Rocheuses n’étaient pas loin, et les stations de ski n’y manquaient pas-, mais il paraissait évident qu’en comparaison, les maelstrom de glace et de vent s’abattant de plus en plus régulièrement sur New-York et ses environs, chaque année à présent sans que la tendance ne semble prête de s’inverser, cela s’apparentait à un été absolument constant. Maximilian avait déjà eu froid, dans sa vie, avant le début de sa nouvelle vie ; il avait cependant appris ce qu’était que d’avoir réellement froid. Bien évidemment, cela peut vous paraître à la fois drôle, naïf et touchant de sa part, mais imaginez-vous débarquer d’un des Etats les plus ensoleillés, et avoir à passer l’entièreté des mois glacés, dans ce qui constituait désormais votre nouvelle ville de résidence, quand cela fait vingt-huit ans que votre métabolisme, votre peau et vos os sont habitués aux canicules estivales, et à nul autre violence thermique. Au grand et triste jeu du changement climatique, la côte Est ne semblait pas avoir tiré le bon numéro, n’en déplaise aux amateurs devant l’Eternel des Noël blancs et autres paysages sublimés de givre, recouverts de poudreuses ; une sorte d’Apocalypse temporaire, source d’inspiration pour tous les scénaristes spécialisés en films catastrophes, voilà ce qui obligeait les habitants à se cloîtrer chez eux, gérant tant bien que mal les coupures d’électricité, les canalisations explosant à cause du froid, ou encore les accidents de la circulation qui engendrait des embouteillages monstres –quand ils n’étaient pas purement et simplement contraints de rester cloîtrés chez eux, tant le mauvais temps rendait presque suicidaire la moindre sortie à l’extérieur. Vous connaissiez alors le véritable sens de l’expression « avoir froid », lorsque le simple fait d’attendre à votre arrêt de bus vous donnait l’impression de geler sur place, ou qu’en l’absence de gants, vos doigts risquaient sérieusement de se teinter d’un violet profond, synonyme d’engelures carabinées.

Heureusement, pour l’heure, les caprices de la météo s’étaient limités à une pluie verglaçante, bien que les dire « limités » tenait lieu, en soi, d’un immense euphémisme. Tant de foyers se retrouvaient sans chauffage, sans lumière, à attendre que les services de maintenance remettent en place les lignes coupées… Les temps n’étaient pas si faciles, loin de là, et l’impression d’être congelé à chaque fois que vous passiez le pas de votre porte n’aidait pas à vraiment se montrer pleinement optimiste. Le blizzard annuel, cependant, n’avait pas encore pointé le bout de son nez, et en cela, tout ne se trouvait pas non plus complètement désespéré. De temps à autres, pour se revivifier un peu le moral, Hale tentait d’imaginer l’hyperactivité aigue frôlant la panique qui devait saisir les mairies des grandes villes californiennes, telles San Francisco ou Los Angeles, à l’annonce de chutes de neige imprévues. Certes, de tels monstres avaient largement les moyens de déployer déneigeuses et saleuses comme autant de flottes de combat, mais vu qu’ils n’avaient pas franchement l’habitude de les sortir de leur hangar… Idem pour leurs habitants : quelques flocons, et les journaux ne parlaient plus que ça, alors qu’à quatre mille cinq cent kilomètres, seul le flegme mêlé d’une pointe d’agacement secouait la population, rompu à l’attente du printemps, ainsi qu’à résilience face à une telle violence de la part des éléments. Comme quoi, avec un peu d’habitude… Maximilian en était également un bon exemple : parfaitement emmitouflé dans son long menton, deux écharpes remontées jusqu’au menton, il avait appris à faire avec ce temps éprouvant, tandis que son corps, au début mis à rude épreuve, avait progressivement pris le coup, s’adaptant à son nouvel environnement pour, au bout de quatre ans, le rendre pour le moins aguerri à ce qui, autrefois, l’aurait glacé rien qu’en y pensant.

L’idée de passer une bonne –et même une excellente, osons le mot- soirée en compagnie des Eriksen aidait également beaucoup à avoir le cœur léger malgré la chape glacée ayant jeté son dévolu sur Washington, de même qu’à avancer d’un bon pas, relativement sans crainte quant au risque de glissade sur les plaques de verglas. La chaleur humaine prodiguée par cette famille valait toutes les superpositions de pulls du monde, autant contre la froidure de l’hiver que contre celle de la solitude, et c’était toujours avec plaisir que Max acceptait leurs invitations à dîner, se plaisant toujours à insister pour apporter un petit quelque chose en cadeau pour agrémenter le repas, ce qui ne manquait jamais de générer de la part de Mrs Eriksen maintes protestations dont les mères ont le secret –en tant que membre de la famille, il n’avait rien à leur offrir que sa présence, qui suffisait amplement à leur bonheur. De temps en temps, à l’image d’un drapeau blanc hissé de bonne grâce, Maximilian acceptait d’arriver les mains vides, bien que ce fût contraire à son éducation, mais ce soir-là, ce serait bel et bien un pain d’épice qu’il tenterait de faire passer en contrebande, n’en déplaise à sa chère hôte. Enfin, « ce soir-là »… Cette après-midi-là, pour être exact, car le critique gastronomique s’était permis de partir plus qu’en avance, afin de passer les quelques heures avant le repas avec Noäm, un allié de poids pour assurer l’acceptation du dessert de la dissidence, et avant tout un précieux ami sans qui, nous pouvions l’assurer, sa vie depuis l’accident n’aurait nullement eu le même visage. Même sans motif particulier, tous deux aimaient passer du temps ensemble, quitte à simplement discuter sans discontinuer, parler de tout et de rien, et profiter de cet immense luxe qu’était le fait de ne pas être seul. Comment ne pas céder à la tentation d’innocemment outrepasser l’invitation qu’on lui avait faite, et abuser de l’hospitalité de sa quasi famille d’adoption ?

Quelques secondes après avoir sonné, un bruit de cavalcade lui provint de l’autre côté de la porte, que le Californien aurait reconnue entre mille : alors que son blondinet préféré ouvrait le battant en grand, Max afficha automatiquement un beau sourire chaleureux, tout en brandissant tel un laisser-passer un énorme paquet de M&Ms, second présent qu’il avait apporté avec lui, celui-ci spécialement pour Noäm :

-Je sais, je suis en avance... Mais j’ai de quoi me faire pardonner.






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Noäm EriksenGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: united we stand | Noäm   Ven 3 Fév - 18:04

maximilian ∞ noäm
Noäm avait un amer goût dans la bouche ces derniers jours. Il avait reçu ses résultats d’examens et si tout était plus ou moins aussi bon qu’il l’attendait, il s’était fait avoir à propos de sa matière préférée. C’était logique, on ne pouvait pas avoir une bonne note en passant les trois quarts du temps à regarder son professeur… Allez justifier ça à vos parents ensuite ! Le blond avait bien sûr gardé pour lui la vraie raison de cet échec et avait trouvé une excuse toute simple à ses parents : il n’avait pas bien compris le sujet. Un petit sourire et la mauvaise nouvelle était plutôt bien passée, de toute façon il n’avait raté que cette matière et réussi tout le reste donc rien de vraiment catastrophique. Les parents Eriksen étaient plutôt laxistes avec leur seul enfant. Ils lui faisaient confiance et admettaient qu’on ne pouvait pas toujours réussir partout. Autrement dit, ils ne lui mettaient pas vraiment la pression et le laissaient se gérer tout seul, du moment qu’à la fin il validait son année. C’était probablement parce qu’ils avaient failli tous se perdre qu’ils étaient aussi attachés les uns les autres mais même si Noäm appréciait le fait d’être toujours choyé par ses parents et proche d’eux, il se disait de plus en plus qu’il devrait finir par prendre son indépendance un jour ou l’autre. Pour ça il n’était pas nécessaire de partir très loin, de toute façon il ne se voyait pas quitter la ville. Juste se trouver un petit appartement à lui où il apprendrait les joies de la vie tout seul.
Alors sans leur dire pour le moment – inutile de les alarmer – il avait entamé quelques recherches, sans plus.

Malgré son humeur un peu maussade des derniers jours, il était tout excité à l’idée que Max ne vienne dîner à la maison ce soir ! Selon les semaines et leurs emplois du temps bien différents ils n’arrivaient pas toujours à se croiser et il en fallait assez peu pour que son ami lui manque. C’est-à-dire qu’il avait l’habitude de l’avoir près de lui depuis maintenant quatre ans et qu’il avait bien du mal à se faire à son absence. En fait, s’il avait pu, Noäm aurait bien proposé à Maximilian de se mettre en colocation, mais il n’avait jamais proposé l’idée de peur de passer pour un gros boulet, ou d’être trop collant.
Il n’avait pas forcément prévu de lui parler de son professeur aujourd’hui. Maxim était un garçon de confiance mais il n’était pas le plus intéressé quant aux histoires de cœur de Noäm – notez que l’inverse était totalement faux, le blond devait être la pire commère au monde ! Et puis de toute façon, puisqu’il ne se passait rien avec Monsieur Thomatson, il n’y avait pas grand-chose à dire. Noäm essayait de se convaincre que ce n’était qu’une passade, comme celle qu’il avait ressentie envers Max sans jamais lui dire et qui, au fil du temps, s’en était allée. « J’sais pas ce que j’ai avec les vieux moi… » se dit-il en repensant à tout ça. Il fallait bien reconnaître que les deux hommes avaient un point commun : celui d’avoir pas mal d’années en plus que Noäm. A croire qu’il était attiré par ce qu’il ne pouvait pas avoir…

Histoire de ne pas se focaliser là-dessus pour éviter de se faire encore tout un tas de films, il quitta sa couette pour jouer un peu à la console afin de faire passer le temps. Il avait tellement hâte qu’il arrive que Noäm avait du mal à se tenir occupé depuis tout à l’heure ! Pourtant, quand on sonna à la porte, il n’imagina pas une seconde que ça puisse être lui. Ca n’était pas encore l’heure ! Alors il se leva et se dirigea vers la porte, réellement curieux. Quand il l’ouvrit et qu’il vit le petit sourire de son ami ainsi qu’un paquet de bonbons, il sourit à son tour. « Trop bien ! Tu sais comment me combler, toi ! » Max le connaissait presque par cœur et Noäm espérait bien le connaître, lui aussi.
Il dût se faire violence pour ne pas lui sauter dessus – il avait tendance à être légèrement… tactile avec lui – attrapant plutôt son bras pour l’entraîner dans la maison. « Mamaaaaan ! Max est là, on va dans ma chambre ! » Il ne laissait pas franchement le choix à ce dernier ! Riant de bon cœur, il le poussa dans sa chambre et alla s’asseoir en tailleur sur son lit. « Je pensais pas que t’arriverais aussi tôt ! J’suis plutôt content. Je jouais à la console mais si je peux pas te mettre la pâté c’est tout de suite moins drôle hein… » Maximilian ne le battait que rarement. En même temps… c’était peut-être à cause de leur différence d’âge : le brun avait une vie bien plus remplie que celle de Noäm et n’avait pas forcément le temps de jouer à ça. « Alors, tu racontes quoi de beau ? Comment ça se fait que tu sois autant en avance ? »
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Maximilian HaleGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: united we stand | Noäm   Mar 14 Fév - 21:50



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En un sens, Noäm et Maximilian, c’était à n’y rien comprendre. Franchement, on avait beau assurer à qui voulait bien l’entendre que les contraires s’attiraient, avec la même conviction que la défense des cinq fruits et légumes par jour –toujours vantés, jamais respectés-, les deux amis semblaient pourtant collectionner tous les dissemblances possibles et imaginables. Même leurs villes de naissance se trouvaient diamétralement opposées, sur la carte des Etats-Unis, comme une confirmation sans appel du fossé pour le moins béant les séparant. Il n’avait fallu rien de moins que le plus stupéfiant, à savoir un dramatique accident de la route, pour faire naître cette situation capable d’en étonner plus d’un, voire de faire naître quelques soupçons quant à la nature profonde de la si bonne entente entre un célibataire endurci ayant dépassé la trentaine, et un jeune homme encore sur les bancs de la fac, par puritanisme mal placé ou par sincère inquiétude envers le bien-être dudit étudiant, explication dans laquelle se retrouvait notamment un certain professeur de l’université susnommée. La vérité, c’est qu’il existait peu d’évènements capables, dans une vie, de tout redéfinir, et la rencontre entre Maxim et les Eriksen, quoi qu’infiniment malheureuse, faisait partie de ces petits cataclysmes silencieux qui, pour celles et ceux les rencontrant sur leur chemin, pouvaient engendrer aussi bien le chaos que la renaissance. Même lorsque Max l’expliquait, aux curieux suffisamment intrusifs pour réussir à lui extirper le bref récit des origines de sa belle entente avec Noäm, ce n’était pas toujours facile à comprendre, à saisir dans ses moindres nuances, quand on ne l’avait pas vécu. Si seulement le Californien avait gagné un dollar à chaque froncement de sourcils, à chaque air incrédule ou malgré tout un peu mal à l’aise devant l’incompréhensible lien qui s’était tissé entre lui et ceux n’ayant « que » partagé avec lui l’expérience la plus traumatisante qu’il ait jamais vécue… Certes, comme Max ne l’avait pas narré à grand monde, il ne serait pas si riche que ça, mais tout de même, le pécule n’aurait pas non plus été ridiculement insignifiant. Au final, Maxim avait gagné un petit frère –ou quasi- là où la vie lui avait arraché père et mère, et en un sens, l’on était en droit de dire que celle-ci, avec Noäm, avait en partie remboursé sa dette.

Quoi qu’il en fût, les deux camarades n’avaient à se justifier devant personne ; c’était ce qu’il y avait de meilleur, avec les amitiés aussi sincères que profondes, on se fichait bien de savoir ce que les autres en pensaient, puisque de toute façon, leur connivence leur suffisait amplement.

-À force d’entraînement, je me suis fait la main, il faut croire… Et avec le froid qu’il fait, on aura bien besoin de tout ce sucre.

Mrs Eriksen aurait peut-être eu quelque chose à y redire, surtout si ce grignotage intempestif durait jusqu’au dîner et coupait donc en bonne partie l’appétit de ses deux garçons, mais en comparaison du dessert entré frauduleusement dans la maison, l’offense serait certainement moindre, et de toute manière plutôt aisément pardonnée, vu comment il connaissait Lisbeth.

Les sucreries tressautèrent dans leur sachet en une ode à la gourmandise, alors que Max se trouvait attiré à l’intérieur, bien au chaud, et Hale n’eut que le temps de remercier la bonne fortune de ne pas avoir fait choir le gâteau qu’il transportait sous son manteau, ce qui aurait sans nul doute fait découvrir le pot aux roses à la maîtresse de maison, et en flagrant délit qui-plus-est. Sa cargaison tint bon, et ce fut avec un bref geste et un sourire aimable que le critique salua au passage le père de Noäm, avant de se trouver entraîner ma foi de façon très cartoonesque jusqu’à l’antre de l’étudiant.

Une fois en parfaite « sécurité », entre ces quatre murs que Maxim connaissait presque aussi bien que sa propre chambre, il se permit de se débarrasser de toutes les vaines défenses de tissus censées le préserver de la rigueur de l’hiver, et donc de dévoiler en plein lumière le fameux colis secret qu’il descendrait, une fois le dîner servi, avec le détachement le plus convaincant jamais affiché par un acteur non professionnel.

-Je sais déjà ce que va dire ta mère… se justifia le critique, bien qu’il sût pertinemment que, dans cette situation comme dans bien d’autres depuis qu’ils se connaissaient, Noäm prendrait son parti. Mais tu me connais, je suis incorrigible.

Poli, prévenant, serviable, en un sens, il n’était pas si compliqué de deviner ce qui avait bien pu séduire Noäm à l’époque, sans avoir à invoquer la possibilité que cette attirance fût le produit de la compassion et de la pitié nourrie par le jeune homme suite à leur rencontre, dans la salle de réveil où Maximilian avait repris connaissance.

Sans y avoir été invité, ce dernier pris la liberté de s’installer sur la chaise de bureau de Noäm, se sachant libre de s’installer comme il le souhaitait, compte-tenu du nombre de fois absolument astronomique où l’un des membres de la famille, quand ce n’était pas tous en même, lui avaient assuré de bon cœur qu’il se trouvait ici chez lui, et ce bien qu’il ait décampé de la chambre d’ami depuis longtemps déjà. Il avait fallu du temps au convalescent pour se départir d’une certaine gêne, lui si prompt à avoir l’impression de ne pas être à sa place, de déranger, de n’avoir pour meilleure chose à faire que de débarrasser le plancher le plus discrètement possible. Peu, à peu, la confiance avait grandi, à la manière d’une graine donnant naissance à une plante robuste, dont les ramifications les maintenaient tous confortablement unis les uns aux autres, à l’image d’une vraie famille, certes recomposée, mais qui en valait sincèrement la peine.

La remarque ironique de Noäm concernant ses « prouesses » vidéo-ludiques lui valut un regard non moins ironique de la part de son invité, grand amateur de ce sport à défaut de parvenir à faire le moindre score correct –ou plutôt supérieur au sien- une fois la manette en main.

-Respecte un peu tes aînés, mon garçon, expression que Max se plaisait à lui décocher avec la tendresse faussement paternaliste propre aux grands frères. Et souviens-toi de la fois où j’ai réussi l’impensable sur Mario Kart : rien de moins qu’une prouesse qui pourrait bien se reproduire quand tu t’y attendras le moins. Après tout, n’est-ce pas un type connu qui a affirmé que les derniers seraient un jour les premiers ?

Plus encore que les évènements dépeints dans la Bible, cette réussite, arrachée de peu, était entrée dans les annales, et même plus, dans la légende, à tel point que le Californien se plaisait à y faire référence à chaque réapparition du débat dans leurs conversations, formidable précédent prouvant par A+B que oui, même un noob comme lui pouvait avoir ses chances, avec un peu de pratique… Disons, beaucoup de pratique, et une bonne dose de bol. Au moins, reconnaissons à Maximilian qu’il savait perdre avec humilité, peu porté sur les excuses classiques du type « c’est la faute de la manette, j’avais appuyé au bon moment » ou « le jeu est buggé de toute façon ».

Puis vint l’habituelle question, fort semblable au fond à celles que lui posaient son psy, et qui laissait une partie de lui douloureusement songeuse : quoi de neuf ? Rien, en fait. Le surplace lui sautait pour ainsi dire au visage lorsque Max avait à trouver quoi répondre à cette interrogation aussi banale que bienveillante, lui qui, pour se forcer à ne s’intéresser qu’au présent, passait son temps à visiter divers hôtels et restaurants pour jouer à fond la carte du dépaysement, et ne pas, surtout pas, avoir de répit durant lequel se préoccuper de lui-même.

-J’ai testé un nouveau bar, du côté de Downtown. Le concept est sympa : ils servent des soupes et des smoothies faits maison, et on peut consommer sur place, ou emporter avec soi de quoi se faire un repas sur le pouce. À part ça, pas grand-chose de neuf… Comme j’ai fini d’écrire mon article plus tôt que prévu, je me suis dit que ça pourrait être sympa de passer vous voir. Mais dis-moi, tu étais en période d’exams, non ? Ça s’est bien passé ?

Autre stratagème, devenu presque inconscient depuis quatre ans qu’il se trouvait employé, et que le docteur Ashford aurait sans doute soupçonné, celui de ne donner que des informations neutres, voire banales, à son sujet, pour ensuite réorienter la conversation sur autrui, comme on tenterait d’attirer l’attention ailleurs, éloignant ainsi tout risque que l’on s’attarde en profondeur sur son cas, que l’on n’égratigne la surface et commence à creuser en profondeur. Après tout, cela faisait quatre ans que cela durait, et tout le monde en était très content, pourquoi songer à changer ?








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Dernière édition par Maximilian Hale le Dim 5 Mar - 11:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: united we stand | Noäm   Jeu 23 Fév - 20:03

maximilian ∞ noäm
Noäm eut un léger rire en remarquant le dessert bien caché sous le manteau de son ami. Pourquoi ça ne l’étonnait même plus ? C’était à chaque fois la même chose ! La mère Eriksen précisait bien à Max de ne rien apporter, ce dernier n’en faisait qu’à sa tête, se servait du fils pour faire passer sa contrebande, la mère faisait la tête le temps de quelques minutes histoire de dire… Puis ça recommençait, tel un cycle sans fin ! Noäm ça l’amusait, cette petite guerre entre les deux. Ca n’était rien de bien méchant et pouvait même traduire d’une certaine complicité. Il devait se sentir à l’aise pour braver les interdictions de Lisbeth avec autant de facilité et pour qu’ils se chamaillent de cette façon. Noäm était admiratif de cette relation qui s’était tissée entre les deux et aucunement jaloux. Parfois, il allait voir sa mère pour la remercier d’autant prendre soin de Maxim car il en avait besoin. Le pauvre avait perdu toute sa famille, et même si les Eriksen ne la remplacerait jamais… Le guide touristique n’était pas tout seul, c’était déjà bien. Ca n’était même pas de la pitié, plutôt une profonde affection qui s’était très vite installée entre tout ce petit monde.

« Je ne pourrais pas te défendre à chaque fois Max ! Toi tu t’en fiches, tu t’en vas après le repas ! Mais moi elle m’en reparle pendant des jours à chaque fois ! » Il exagérait à peine, riant doucement. Bien sûr qu’il allait le défendre, ça n’était qu’un dessert après tout ! Et puis à sa place lui non plus n’aimerait pas arriver les mains vides. Une idée totalement hors-sujet lui traversa finalement la tête et il sourit grandement. « Tiens… au lieu de t’en aller après le dîner, tu crois pas que tu pourrais dormir ici ce soir ? Alleeeez ça fait longtemps ! Si ça t’embête de dormir avec moi, t’inquiète, je peux prendre le canapé. » Ils avaient dû dormir ensemble une ou deux fois, Noäm étant très tactile. Mais il pouvait comprendre que ce soit gênant pour Maximilian, et ça le serait davantage si ce dernier avait été au courant des sentiments que Noäm avait éprouvés dans le passé pour lui.

Il se frappa doucement le crâne en entendant Maxim lui parler de cette fameuse fois où, par miracle, il avait réussi à le battre sur Mario Kart. « Bon sang si t’es encore là-dessus, va falloir penser à le faire encadrer et l’accrocher quelque part hein ! Une victoire contre une centaine de défaites, pas la peine d’en être fier ! » Il lui tira la langue. Noäm était assez mauvais perdant, et perdre contre Maximilian ce jour-là ne lui avait vraiment pas plu ! De mauvaise foi, il associait ça à de la chance plutôt qu’à un talent quelconque – si talent il fallait pour savoir jouer aux jeux videos. « J’attends que ça se reproduise, tiens, tu veux t’y mettre maintenant ? Il te faudra au moins deux bonnes heures pour te rappeler sur quel bouton il faut appuyer, autant démarrer le plus tôt possible ! » Il frappa doucement son épaule. On remarquait assez facilement la différence d’âge et de maturité mais ça ne gênait ni l’un ni l’autre. Parfois – souvent – ils se comportaient ensemble comme des gamins, mais parfois Noäm essayait aussi de se mettre au niveau de son ami. De s’intéresser aux musées, essayer de dire des choses intéressantes. Il leur arrivait d’être sérieux une fois de temps en temps, quand c’était nécessaire.

« Ca a l’air sympa là-bas, tu m’emmèneras hein ? » dit-il en lui faisant les yeux doux. C’était cool d’avoir un ami guide touristique, il connaissait tous les bons plans et en général les restaurateurs étaient sympathiques avec lui, histoire d’être bien notés !
Il fit la moue en entendant la question de son ami. Maxim faisait toujours ça : quand on commençait à parler de lui, il détournait la conversation. A chaque fois. Noäm avait beau être un peu naïf, il l’avait remarqué plus d’une fois ! Mais il n’était pas du genre à forcer les gens, si Maximilian ne voulait pas se dévoiler, il ne le ferait pas. Cela dit, fallait-il vraiment parler des examens ? Il soupira doucement. « Euh… ça va ouais. Ca aurait pu être mieux… J’ai foiré droit des médias… » Sa matière préférée. A cause de son prof qu’il avait un peu trop regardé pendant l’examen. « Je sais pas trop pourquoi. Mais BREF si on jouait ? » Noäm n’avait pas envie de parler de cette histoire avec Maxim parce qu’il avait honte de lui et peur que son ami ne se moque. Il était amoureux… Mais puisque ça ne se ferait jamais, inutile de lui raconter. Désireux de changer de sujet à son tour il se leva pour lui mettre une manette dans les mains. « Alors, tu veux perdre à quoi aujourd’hui ? Je te laisse le choix ! »
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MessageSujet: Re: united we stand | Noäm   Mar 7 Mar - 19:15



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D’un haussement d’épaule, de la gauche plus spécifiquement, Max, avec tout le tact possible, signifia le peu de cas qu’il faisait du potentiel « drame » que son cadeau provoquerait, une fois découvert. L’impolitesse constituait un des travers qui lui déplaisaient le plus, puisque tout le monde avait des parents, ou au moins des proches suffisamment impliqués pour leur enseigner les bases telles que « bonjour », « s’il vous plaît », « merci », ou encore « bonne journée ». Idem pour les coudes, à ne pas poser sur la table lors d’un repas, la bouche à garder close en mangeant, de l’aide proposée aimablement à une vieille dame pour l’aider à traverser la rue, ou encore à une mère de faille débordée par sa marmaille, et qui avait bien besoin d’une paire de bras en plus pour porter ses paquets jusqu’à sa voiture. Ses parents, sans le biberonner non plus aux manuels de savoir-vivre de la baronne Nadine de Rothschild, lui avaient inculqué que le summum des bonnes manières consistait à se caler sur le degré de civilité propre à ses hôtes : d’un degré presque stratosphérique dans la haute société, ou au contraire proche de la température de la banquise chez ceux n’accordant aucune réelle importance à tout ce fatras conventionnel, le tout était de n’en faire ni trop, ni trop peu. Les Eriksen se trouvaient être des gens tout à fait charmants, et très bien éduqués, il n’y avait donc aucune raison particulière pour ne pas leur rendre la pareille, et qu’importât à quel point Lisbeth serait « scandalisée » par un tel degré d’obligeance, de la part du dernier membre en date de leur famille.

-On m’a toujours dit qu’à défaut d’être joli, autant être poli, et vu où j’en suis, autant faire le maximum pour sauver les meubles. N’hésite pas à lui rappeler que j’ai tout comme toi un téléphone portable : avec un peu de chance, elle préfèrera régler ça avec moi, le principal intéressé, au lieu de te choisir comme « bouc émissaire ».

Certes, il pouvait paraître plus simple de  s’épancher auprès de son propre garçon, qui habitait avec vous et n’avait donc aucune chance de réellement vous échapper, plutôt que de risquer de déranger un homme adulte, occupé par son boulot, et ayant, au fond, sa propre existence, parallèle à la leur, mais avec laquelle l’on aurait eu plus de scrupules à interférer, notamment pour se plaindre d’un pain d’épices.
Et puis, en un sens, Maxim, malgré toute l’affection que tous lui portaient, se résumait à un ami. Ne vous fourvoyez pas, c’était déjà beaucoup, et le Californien le chérissait ; cependant, de par son âge, et son sang qu’il ne partageait avec aucun autre, une liberté tangible lui revenait, comme si une frontière entre Hale et la famille, invisible, mince, s’était peu à peu reconstituée. Pourtant ni franchement solitaire ni sauvage, le critique appréciait de retrouver son chez-lui, en tête-à-tête avec lui-même, loin des souvenirs que la présence des Eriksen, par moments, menaçaient de faire remonter à la surface. À petites ou moyennes doses, tout se passait bien, et il profitait pleinement de leur compagnie, avant de reprendre une respiration en retrouvant sa grande maison vide et tranquille.

La proposition de Noäm le fit sourire, un peu nostalgique : à l’époque, ses cheveux repoussaient à peine, laissant quasiment à nu son crâne à la surface duquel une cicatrice rosée courait, de la base de son front jusqu‘à la moitié de la circonférence de sa pauvre tête, gravement malmenée sous le choc ; à l’époque, il vivait chez les Eriksen, comme perdu entre le monde des vivants et celui des ombres, où ses parents avaient été happés. Les médicaments assommaient aussi bien la douleur que les émotions, le laissant amorphe, un perdu, presque muet d’abattement, et si ses nuits se voyaient comblées par un sommeil lourd, ses réveils, eux, dans une chambre qui n’était pas la sienne, manquaient rarement de l’abandonner à un état de confusion parfois flirtant avec la panique, bouffée de désorientation que la présence de Noäm, près de lui, parvenait à apaiser. Le jeune homme avait eu la bonté de demeurer à son chevet, même à s’étendre auprès de ce parfait inconnu, prêt à le rassurer alors qu’il le connaissait à peine, et qu’il existait des manières plus plaisantes de s’éveiller qu’en sentant un blessé gémir et tenter de se débattre mollement sous le coup de la confusion. Cette abnégation le rendrait toujours cher au cœur de Max, à présent guéri, ce qui ne l’empêchait pas, légèrement honteux, de toute de même aspirer à son indépendance. Cela, et la gêne que lui prodiguait tout contact physique trop prolongé, le convainquirent de répondre avec tact par la négative, conscient que cela décevrait son ami, sans cependant que le fait de potentiellement partager son lit avec un jeune homme de douze ans son cadet ne le dérange vraiment –tous dans cette maison savaient parfaitement à quoi s’en tenir concernant la relation entre Maximilian et lui.

-C’est gentil Noäm, mais je pense que je vais faire l’impasse.

Sa voix, au son grave, adulte, rassurant, affirmait sans mot dire qu’il allait bien, que rien ne justifiait semblable mesure. Sa franchise, de plus, l’avait détourné d’excuses plus ou moins bidon, comme le fait qu’en tant qu’étudiant à l’emploi du temps bien rempli, il était plus capital que Noäm profite d’une bonne nuit de sommeil pour être d’attaque le lendemain ; une vraie amitié essayait le plus possible d’éviter de pareils faux-fuyants.

Cependant, rien n’avait été édicté à l’encontre de la moindre tentative de chambrer avec succès, et ce fut avec une patience amène, qu’on aurait pu avoir l’audace de retrouver chez les plus magnanimes des hommes, que Hale encaissa les remarques de Noäm. D’aucuns auraient pu les trouver blessantes, en un sens, là où un peu de compassion, voire même l’ambition de le faire progresser plutôt que de l’enfoncer, auraient été les bienvenues, et tout à l’honneur de notre expert en jeux vidéo. À la vérité, se vexer aurait été donné trop d’importance à des échecs ma foi d’une importance quasi nulle, quand on songeait à l’immensité de la vie, et c’était donc en pliant docilement le dos face à la tempête que Max, avec lucidité, laissait couler. Se rebiffer aurait partiellement voulu dire qu’il ne reconnaissait pas pleinement son peu de talent, et le critique se trouvait bien loin de recéler un égo aussi développé ! Il n’y avait rien à faire : dès que la victoire dépendait d’un enchaînement rapide de boutons pressés dans un ordre bien précis, son cerveau refusait purement et simplement de se rappeler du combo en question. Par contre, dès qu’il s’agissait de tir de précision, ou de stratégie, l’esprit méticuleux du Californien faisait des merveilles… Malheureusement, le regarder recommencer encore et encore certaines scènes, comme dans Dishonored 2 -jeu qu’il appréciait bien qu’il n’ait pas touché au premier, pour son univers et pour la possibilité donnée de tenter de se montrer le plus discret possible en mission-, afin de débloquer les succès de furtivité et de non-létalité… Au bout d’un moment, son côté pointilleux rendait la coop’, ou même le simple fait de le regarder avancer dans les niveaux à une lenteur exaspérante, un brin ennuyeux, pour ne pas dire pénible. Chacun son style…

Avec obligeance, Hale voulut lui remonter le moral :

-Ne t’inquiète pas, c’est arrivé à tout le monde de se planter au moins une fois… La terre ne s'arrête heureusement pas de tourner. Si rater un devoir était mortel, tu peux être sûr que la quasi-totalité de l’Humanité, moi y compris, serait six pieds sous terre.

Seule exception : les pauvres malheureux n’ayant pas eu accès à l’éducation… Ainsi que quelques rares tricheurs de haute volée, et un cercle encore plus restreint de génies au talent incommensurable.

-… Et bien évidemment, que je t’emmènerai, quand tu veux. Je suis intimement persuadé qu’à coup de smoothie framboise, on arrivera à noyer ton chagrin. Te connaissant, tu vas tellement travailler d’arrache-pied que tu décrocheras la meilleure note la prochaine fois !

L’âge avait au moins cet avantage, que d’enseigner comment relativiser ce qui, sur le coup, nous paraît aussi insurmontable qu’une montagne : dans un an, peut-être même dans quelques mois, Noäm serait passé à autre chose, et tout le tracas qu’il se serait imposé concernant ce petit accident de parcours lui paraîtrait bien futile, assurément. Une sagesse de vieux moine bouddhiste qui fonctionnait pour les menus échecs scolaires… Mais également les déculottées reçues sur Street Fighter V et consorts. Se montrer beau joueur avec l’Univers, voilà qui vous enlevait pas mal de mauvaises ondes, tout en vous évitant de vous mettre inutilement la pression.

Nonchalamment, il laissa Noäm choisir à quelle sauce il allait être mangé :

-Comme tu préfères… J’ai entendu parler d’un nouveau jeu, où il est question d’un sniper envoyé en Italie, pendant la Seconde Guerre mondiale, si je ne me trompe pas… ça pourrait être sympa. Sinon, on peut tenter une partie sur Battlefield 1 ?

Sourcils légèrement froncés, Maximilian ne parvenait pour le moment pas à se rappeler de ce fameux opus, à savoir Sniper Elite IV, qu’il avait certainement dû apercevoir du coin de l’œil dans une vitrine, ou via une publicité sur le net. Il avait également le réflexe de songer que l’étudiant ne l’avait éventuellement pas sous la main, mais contrairement à son époque, qui commençait à remonter un peu à loin, ce n’était plus un problème, vu que certains sites vous permettaient de télécharger ce que vous souhaitiez parfaitement légalement, et sans plus vous obliger à aller en magasin.

Au fond, qu’importât, du moment qu’ils passaient du temps ensemble.








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MessageSujet: Re: united we stand | Noäm   Ven 31 Mar - 10:50

maximilian ∞ noäm
Noäm s’approcha pour frapper doucement son épaule. « Dis pas de bêtises roh. Pas joli, pas joli… Tu dis n’importe quoi ! T’es parfait et tout le monde pense comme moi ! Sauf toi. » Inutile de lui préciser que, si Noäm avait eu un coup de cœur pour lui à une époque, ça n’était pas pour rien… Le blond préférait occulter cette partie de leur relation puisque Max n’était pas au courant. Pourtant parfois il en avait l’impression car il arrivait au plus âgé d’être assez distant avec lui – même sans le vouloir, certainement. Ca finirait forcément par ressortir sur le tapis un jour ou l’autre mais tant qu’ils pouvaient éviter… « T’as déjà vu ma mère se servir d’un téléphone ? » Il grimaça. Sa mère et la technologie… Ca n’était pas tellement ça. Elle répondait parfaitement au cliché de la plus vieille génération qui ne savait pas se servir de tous ces nouveaux outils. Ca n’était pas faute pour Noäm d’avoir essayé plus une fois !

Le blond ne s’attendait pas vraiment à ce que Max refuse sa proposition. Quand il entendit le refus de son ami, il se sentit très mal… Vexé, surtout. Et puis soyons honnêtes : Maximilian n’avait vraiment aucun tact. C’était cette fameuse distance… Que Max instaurait petit à petit entre eux. Forcément… Ils avaient une grande différence d’âge et il allait arriver un jour où Max n’aurait plus besoin de lui. Cette idée le chagrina réellement mais il tenta de faire la grande personne et de ne pas le montrer. Pour ne pas gâcher ce moment… Parce que mine de rien, le guide touristique était venu plus tôt rien que pour passer du temps avec lui. Ils auraient tout le temps d’en parler plus tard. « Okay, c’est pas grave. » Le connaissant bien, Max allait forcément comprendre qu’il était plus que déçu. Mais il valait mieux ne pas y faire allusion.

Alors à la place ils firent ce que Noäm savait faire de mieux : les jeux videos. Alors qu’il mettait en route la console, il eut un doute… Et si c’était à cause de ça que Max ne voulait plus passer autant de temps avec lui ? Parce qu’il se comportait vraiment comme un gamin et qu’il ne grandissait pas. Il secoua la tête et tenta de faire abstraction de tout ça, même s’il restait un peu ailleurs.
A la place il parla de ses soucis en cours, sans mentionner le fait que son professeur lui plaisait. Car là encore ça traduisait une gaminerie sans nom. « Oui, j’ai déjà commencé à réviser pour le prochain… Je sais que je devrais pas en faire toute une histoire mais ça m’a énervé sur le coup. J’peux mieux faire. » Il haussa les épaules. Il avait surtout déçu Rohan et c’était ça le pire.

« Oh oui je vois de quel jeu tu parles. Je l’ai acheté la semaine dernière. » Il sourit doucement. Il mit alors le jeu dans la console et revint s’installer en tailleur sur son lit.
Malgré tout, il n’arrivait pas à s’arrêter de penser au refus de Maximilian. Ca lui trottait dans la tête… Alors pour le coup, oui, Max gagnait la partie. Mais il n’y avait pas trop de mérite à avoir… Alors qu’ils jouaient depuis quelques minutes déjà, il se décida à parler de ce qu’il avait sur le cœur. Quitte à tout gâcher… Il posa sa manette et regarda son ami. « Dis, Max… est-ce que c’est à cause de ce genre de choses que tu veux plus passer du temps avec moi ? » fit-il en lançant un regard à la console.
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MessageSujet: Re: united we stand | Noäm   Mer 26 Avr - 21:41



This heart that I misplaced
Tried to walk together, but the night was growing dark. Thought you were beside me, but I reached and you were gone. Sometimes I hear you calling from some lost and distant shore. I hear you crying softly for the way it was before. Where are you now ? Are you lost ? Will I find you again ? Are you alone, are you afraid ? Are you searching for me ?




-J’en suis persuadé, lui assura Maximilian, avec une douce confiance. Tu t’en sortiras comme un chef, je ne m’inquiète pas pour ça.

Dans ses mots, il existait une tendresse pudique que tous les amis, les vrais, éprouvaient lorsqu’il était question de soutenir un camarade un peu déprimé. Noäm avait du potentiel, Max le voyait clairement, et ne manquait pas de lui répéter, par des remarques ou des encouragements discrets, quoi de sincères.

La question de l’université apparemment réglée, la guerre pouvait à présent les occuper pleinement.

L’Italie de la Seconde Guerre mondiale envahit peu à peu la télévision de la chambre de Noäm. Toute de couleurs estivales, de panoramas méditerranéens et de détails rappelant le terrible joug dont avait souffert l’Europe sous le Troisième Reich, elle avait progressivement happé Maximilian, sublimée par le talent des développeurs et des graphistes. Il n’y avait vraiment pas à dire, le monde du jeu vidéo ne cessait de se révolutionner, offrant tous les ans de nouvelles pépites dont le but n’était ni plus ni moins que de marquer l’histoire en tant qu’opus d’anthologie, et le Californien, qui n’avait pourtant jamais été un grand amateur en la matière, même plus jeune, ne pouvait que reconnaître que le temps filait sans qu’on s’en rende le moins du monde compte, une fois la manette en main.

Un gouffre séparait son personnage, tapi dans les buissons, de sa cible, en faction de l’autre côté d’un pont enjambant deux falaises dessinées par le cours d’un petit fleuve côtier presque à sec, loin en contrebas. La distance ne signifiait pourtant rien : entre les mains de l’agent des forces alliées, parachuté derrière les lignes ennemies pour réaliser des actions ciblées d’espionnage, de meurtre et de sabotage, un engin de mort de la toute dernière technologie -pour l’époque- se moquait bien de tout ce vide qui, à vol d’oiseau, rendait la sentinelle en apparence inaccessible. Le fusil à lunette lui offrait la vision d’un aigle, ainsi que l’assurance d’une frappe létale si le coup était bien porté, et il n’était question que de viser à la perfection pour être certain d’éliminer tout potentiel obstacle, en couvrant le coup de feu par le bruit des avions survolant périodiquement l’île où il progressait ni vu ni connu. Le jeu proposait divers degrés d’aide à la visée, le plus complet se résumant à un simple zoom gérant seul la force du vent ainsi que la distance à parcourir par la balle, le plus minimaliste à toute une série de réglages à effectuer soi-même, pour une expérience plus immersive. C’était la première fois que Max s’essayait à ce jeu, mais d’autres simulations de sniper étaient déjà passés entre ces mains, par l’entremise de Noäm, ce qui lui permettait de jouir d’une relative connaissance de base quant aux principes physiques régissant un tir à distance. Seules les commandes ou encore les informations à l’écran n’étaient pas les mêmes, mais le fond restait sensiblement identique, ainsi que bien plus aisé à retenir qu’un enchaînement nerveux de pressions dans un ordre bien précis sur les boutons.

Avec une tranquille maîtrise, Hale ordonna à son double numérique de retenir son souffle, afin de stabiliser le fusil contre son épaule désormais immobile. Durant ces longues secondes précédant la pression fatale de la détente, le monde autour de lui cessa d’exister. La chambre de son ami, ses paroles encourageantes, le fait que sa mère frise la technophobie, ou que dans la voix du jeune homme une once déception se soit glissée quand il avait accepté de faire une croix sur une éventuelle soirée pyjama, tout s’était mêlé en un magma translucide que sa conscience avait rangé au fond de son crâne, pour mieux centraliser toute son attention sur la tâche à accomplir. Le jeune Eriksen, avec qui il évoluait de concert sur la map, avait déjà éliminé les autres soldats en faction susceptibles de les repérer, mais celui-ci était à lui, il lui appartenait de supprimer la menace, aussi discrètement qu’une ombre. Ça n’était pourtant qu’un jeu sans conséquence, un amusement innocent ; pourtant, Maxim s’investissait comme s’il avait réellement eu le doigt sur la gâchette, et que le vent du village fictif de Bitanti lui caressait les cheveux, à travers le feuillage lui servant de camouflage naturel. Un chat sur le point de bondir sur sa proie inconsciente du danger n’aurait pas arboré une concentration plus intense : le Californien était homme à s’investir sans réserve dans ce qu’il faisait, afin de viser l’excellence sinon rien, quel que fût le contexte, et même pour quelque chose d’aussi anecdotique qu’une partie entre copains. Ce fut presque comme si lui-même arrêtait de respirer quelques secondes, se sentant l’âme d’un résistant prêt à s’engager contre la tyrannie nazie si d’aventure un voyageur du temps le remmenait jusqu’aux années 40 : la balle décochée fit mouche et frappa le troupier en plein dans l’œil droit alors qu’un bombardier ennemi masquait de son vrombissement assourdissant sa détonation, débloquant ainsi un maximum de points d’expérience et un superbe ralenti de son action. Pour une fois, son score excédait plutôt largement celui de son coéquipier de coop’, ce qui n’était pas pour lui déplaire -bon, ça n’avait aucune valeur d’aucune sorte, mais ne pas passer pour le boulet de service de temps à autres revêtait tout de même un charme plus que certain, ce que son égo n’était pas le dernier à reconnaître.

Revenu à une phase du gameplay plus détendue, durant laquelle leurs deux personnages auraient à se rapprocher à couvert de l’objectif jusqu’à ce que le prochain Allemand en faction apparaisse sur leur route et les oblige à  s’arrêter, le temps de trouver le meilleur moyen de le contourner ou de le liquider, Maximilian reprit conscience du monde alentour ; la question de Noäm le prit de court et le laissa perplexe, son application ayant émoussé sa mémoire à court terme alors mise en sourdine, et fait passé à la trappe le fait qu’inconsciemment, il se soit rendu compte de l’impair qu’il commettait en n’acceptant pas l’invitation de l’étudiant.

-... Quoi donc ? demanda le critique, sourcils légèrement froncés, l’écran privé de son regard au profit de Noäm, entièrement. … Le fait que je me débrouille enfin ?

Son esprit trop pragmatique pour son propre bien n’identifiait que cela comme objet de la remarque de son ami ; à moins que celui-ci ne fît référence à la PS4, mais cela n’aurait pas fait beaucoup plus de sens, vu que Max n’avait absolument rien contre cette machine.

Instinctivement, cependant, il sentit que quelque chose n’allait pas, quelque chose différent de l’angoisse des examens, peut-être même plus profond. Cette intuition, que les adultes sentaient poindre en leur cœur plus aisément au fil des ans, lui prédisait qu’il ne fallait pas, en aucun cas, prendre à la légère ce qu’essayait de lui dire son vis-à-vis, par son étrange question.

-Il y a quelque chose qui ne va pas, Noäm…?

Parce que, bien évidemment, celui-ci pouvait tout lui dire… Ils avaient déjà survécu au pire, au sens propre du terme, voilà de quoi solidifier un lien pour un bout de temps du genre éternel, et rendre capable d’affronter bien des tempêtes.








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