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 i turned around and you were gone | Carter

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Maximilian HaleGod bless America… and Me
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MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 21/01/2017
Pages lues : 256
Crédits : tag, tumblr, teddystaleva & elina, tumblr, teddystaleva & elina
Avatar : James McAvoy
Pseudo : Marie
Schizophrénie : Rien à déclarer.
Disponibilités : 7/4 - Busy # (mais le planning reste ouvert, parce que je suis faible ♥️)

ONCarter (3) ◊ Maëlys (5) ◊ Noäm (6) ◊ Jay (8.) ◊ Eric (9) ◊ Eric (10) ◊ Eric (11).
SCHEDULED → Andy ◊ Trent&co ◊ Rhett ◊ Sheri&co.
OFFEric (former)Noäm (1) ◊ Rohan -X- (2) ◊ Eric (4) ◊ Loreleï -X- (7).
Âge : Trente-trois ans ◊ 8 juillet 1984.
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MessageSujet: i turned around and you were gone | Carter   Mer 15 Fév - 21:30


Maximilian & Carter
« If our paths don’t cross this side of heaven,
I’ll be looking for you in that eternal city. »
-  James C. Dobson





Max n’avait pas toujours eu l’habitude d’aller au Starbucks, malgré le nombre presque astronomique des cafés rattachés à la fameuse enseigne, au moins aussi nombreux que les fastfoods ayant pour mascotte un clown tout de jaune, de blanc et de rouge, et dont la colonisation planétaire n’était plus à prouver. Peut-être n’était-ce pas de son époque, peut-être le fait de vivre dans une petite ville trop insignifiante pour qu’autre chose qu’un dinner familial décide de s’y installer l’avait habitué à faire sans… Sans compter que le café de la filial le plus proche de chez lui se trouvait, à l’époque, à un quart d’heure de voiture, du côté de Napa, puisque ceux de Santa Rosa et de Sonoma, jusqu’à preuve du contraire, ne demeuraient accessibles que par vol d’oiseau, ou par petits chemins de terre à travers deux parcs fédéraux –un trajet pas franchement pratique pour aller siroter un café entre amis. Au final, avec quantité d’autres choses, sa nouvelle vie à Washington lui avait fait découvrir les merveilles d’un chocolat viennois dit « signature » : comme quoi, tout changement n’était pas forcément mauvais… Même lorsqu’il survenait de la plus tragique des façons.

Nouvelle ville, nouvelles pratiques, nouveaux rituels. Il était incroyable de voir avec quelle vitesse Maximilian avait pris le pli de hanter le Starbucks du côté de Georgetown, autant agréable pour ces essaims d’étudiants venant bénéficier  du wifi gratuit à grand renfort d’éclats de rires et de conversations enflammées, que pour le confort offert pour savourer une boisson chaude seul, ou avec une relation pro. Même un rendez-vous travail, s’il se prêtait à l’informalité, pouvait parfaitement s’organiser là, sans que quiconque se sente offensé, vu le cadre à la fois agréable et sérieux dont tous profitaient librement, un beau gobelet fumant à la main. Plus notable encore, Maxim se plaisait même à s’y rendre seul, lui qui ne se cachait pas d’être raisonnablement casanier, et d’apprécier une paisible solitude, tranquillement dégustée sur son canapé, dans le silence d’une grande maison vide : chapeau bas donc à la marque à la sirène, pour avoir réussi à concevoir des denrées suffisamment désirables pour le tirer hors de sa tanière, et cela sans que personne n’ait à le motiver à sortir. Lorsque sa journée de travail touchait à sa fin plus tôt que prévu, l’envie lui prenait souvent d’aller boire quelque chose, au lieu de directement rentrer, et de limiter ses interactions sociales u minimum frôlant le zéro absolu. Simplement s’asseoir là, se laisser peu à peu bercer par les brouhaha ambiant tout en regardant par la fenêtre les passants perdus dans leurs pensées ou absorbés par leur smartphone, et rêvasser à tout et rien, peut-être tenait-il là la définition de ce à quoi ressemblait l’épicurisme au XIXème siècle, dans une grande ville de la côte Est des Etats-Unis, où il semblait être à la mode de crouler sous le stress, tout en jonglant avec trente activités à la minute.

Hale, lui, ne nécessitait pas grand-chose : juste une chaise près d’une baie vitrée, pour à loisir épier le spectacle anonyme de la rue, et la plus grande taille de verre possible pour jouir d’autant de chocolat chaud que nécessaire pour rêvasser tout à loisir, tranquillement dans son coin ; une activité pour le moins oisive qui avait été loin de l’attirer dans son autre existence, achevée quatre ans auparavant. Il n’y avait bien que les imbéciles qui ne changeaient pas d’avis, se répétait-il avec bonne humeur ! Comme si cette amusante évolution, pour le moins semblable à une énième fracture entre son présent  et son quotidien enterré sous la poussière et les vieux souvenirs, là-bas en Californie, ne comptait pas parmi les maints indices qui auraient dû lui mettre la puce à l’oreille, le prévenir des tourments qu’il s’infligeait à lui-même… Selon la croyance populaire, reconnaître qu’on avait un problème constituait un premier pas vers l’amélioration ; autant dire que Maxim en était loin, et mettait chaque jour un peu plus de distance entre cette idée et lui, s’élançant d’un pas guilleret dans la direction opposée, un grand sourire allègre plaqué sur le visage. L’ancien temps, cependant n’avait pas dite son dernier mot…

Cette escale au Starbucks ressemblait à toutes les autres, et n’eut donc pas l’occasion de mettre la puce à l’oreille du critique gastronomique : un peu de monde occupait déjà la salle, et quelques personnes patientaient pour obtenir leurs consommations, en une queue de taille correcte, pas suffisamment allongée et chargée en ondes négatives de clients irritables pour décourager le nouveau venu. S’insérant sagement à l’extrémité de la file, Max suivit le processus habituel de confection de sa drogue préférée, depuis la prise de la commande jusqu’au paiement, selon un fonctionnement propre à ce type d’établissement, et apte à perturber celles et ceux coutumiers des cafés à la française, par exemple, où un seul employé s’occupait de vous de A à Z. Présentement, toute une petite escouade de jeunes gens, en tablier vert, s’affairait pour mieux réduire aussi vite que possible le nombre de quidams en train de se morfondre le regard dans le vague et le corps en manque de caféine, armada d’étudiants arrondissant leur fin de mois à grand renfort de lattés distribués à tour de bras, et avec le sourire, quoi qu’il advienne ; pour les tirer un peu de leur course effrénée, Hale, toujours poli, se plaisait à tâcher de leur tirer un sourire en demandant le plus grand chocolat qu’ils seraient en mesure de trouver, et avec le maximum de garniture par-dessus, sans quoi la vie était définitivement trop triste. Comble de l’amabilité, il préférait même employer un des diminutifs de son prénom –son préféré, et le seul qu’il tolérait vraiment, ainsi qu’utilisait quasiment quotidiennement, à savoir « Maxim »-, afin d’éviter au préposé au marqueur noir d’avoir à s’escrimer avec la version complète, peu facilement audible dans le bruit des discussions environnantes, et particulièrement pénible à écrire sur un gobelet, dont d’ailleurs elle devait bien réussir à en recouvrir toute la circonférence. Ça pouvait ne pas paraître grand-chose, mais un sourire, une discrète plaisanterie, ou encore une petite attention suffisaient bien souvent à vous voir offrir en retour une mine amicale, certes fatiguée, mais ravie que quelqu’un, au cours de cette interminable journée, les voit comme des êtres humains et non comme des distributeurs à décas.

Alors qu’il tendait la main pour s’emparer de son précieux Graal au délicieux parfum de cacao, un autre verre fut déposé à côté du sien, sur lequel il lut par inadvertance le prénom de sa future détentrice, Carter. Dans son esprit, une réminiscence taquine essaya de se frayer un chemin jusqu’à sa conscience, alors qu’en une fraction de seconde, Max se souvint d’avoir connue quelqu’un portant ce prénom-là, une demoiselle, même, une bonne amie ; durant ces mêmes millisecondes de réflexion, Hale saisit sa commande et releva les yeux vers une jeune femme s’étant approchée tout comme lui pour récupérer son dû, jeune femme que Maxim connaissait fort bien sans parvenir à la remettre sur le coup, alors que celle-ci, au contraire, semblait l’avoir parfaitement reconnu.

Toc toc, c’est le passé qui revient aux nouvelles, sait-on jamais…






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Titre : Angus & Julia Stone - Old friend
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Carter GardnerGod bless America… and Me
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MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 26/12/2016
Pages lues : 345
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Avatar : Anna Lovely Kendrick
Pseudo : monocle. #alice
Schizophrénie : Derrick #CWood Rhett #GGustin Andy #RGosling Chip #THolland Solora #CBennet Lowen #DStevens Devon #ZKravitz
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Âge : Trente ans. ✘ 31 octobre 1987
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MessageSujet: Re: i turned around and you were gone | Carter   Sam 25 Nov - 20:41

Maximilian & Carter

« If our paths don’t cross this side of heaven, I’ll be looking for you in that eternal city. » -  James C. Dobson

i turned around and you were gone
Sacrilège ! Il n’y avait pas d’autre mot, alors que je regardais la cafetière, mais surtout le pot contenant le café moulu. Vide. VIDE ! V.I.D.E. Comment ça pouvait être possible ? J’avais l’impression d’en avoir acheté récemment et voilà qu’il n’y avait plus une seule petite graine dans cet immensité. J’affichais finalement une moue, déconstruite à la simple idée que je n’aurai pas ma dose de café ce matin et pourtant, c’était quelque chose d’essentiel si je désirais tenir bon. Garder les pieds sur terre, ne pas montrer une once d’agressivité – non pas que c’était dans mon tempérament, mais qui sait ce que pouvait être la réaction d’une accro à la caféine, surtout face à un client qu’il soit charmant ou non. En plus, ça voulait dire migraine, une sensation désagréable lorsque je n’avais pas ma dose matinale de caféine. Je devais donc remédier à cela ! Qu’importe le moyen ! Bon ce n’était pas comme si je n’allais pas trouver un petit café près à me vendre ce breuvage si populaire ! Mais tant qu’à payer, autant trouver un endroit qui en valait la peine – puisque c’était plutôt rare que j’aille dans ce genre d’endroit, car cinq dollars par-ci et par-là, ça réduisait rapidement le compte en banque et en ce moment chaque cent comptait. Je ne désirais pas ramener le sujet avec Declan, mais on devait bien ouvrir les yeux, si on ne faisait rien je n’aurais pas le choix de demander de l’argent à mon père et je savais qu’il aurait en horreur que j’en arrive là. Sauf que je n’étais pas prête à perdre notre appartement, nous retrouver à la rue avec un bébé et le prochain qui était en route ! Décidemment, Declan savait avoir la gâchette facile et le timing parfait… Un mariage. Un gosse. Une perte d’emploi. Un gosse. Allez savoir la prochaine catastrophe qui allait nous donner notre troisième enfant ! Bon certain dirait qu’un mariage ce n’était pas une catastrophe, mais lorsque c’était arrivé ce l’était pour moi. Impossible de voir le serveur en peinture, voilà que je m’étais retrouver marié avec lui. Quel désastre ! Par chance, quand on dit l’amour et la haine est un sentiment proche, je pourrais embrasser la première personne qui a dit cela tant il avait raison. Délaissant le pot de café, j’allais récupérer tout ce dont j’avais besoin pour mon contrat. Une recherche ardue, tout semblait éparpillé dans l’appartement. Mon agenda se trouvait parmi les lego de Steve, mon portable dans le panier à linge… Au bout d’une dizaine de minutes, je semblais avoir tout en ma possession, balançant ces effets dans ma mallette – enfin tout sauf le portable. J’entrais dans la salle de bain pour apporter les dernières petites retouches quant à savoir brosser mes cheveux et mettre un peu de maquillage, pendant que je m’autorisais quelques coups d’œil sur la silhouette de Declan sous la douche. Un bref coup d’œil à ma main gauche et je me retrouvais à sourire bêtement, alors que je savais qu’on avait échappé de justesse à la catastrophe – par chance j’étais déjà enceinte pour pouvoir dire que celle-ci mènerait au troisième enfant. « Je vais travailler. » disais-je en me rapprochant de la douche, le laissant sortir sa tête pour lui voler un baiser. Un petit au revoir à Steve et je quittais l’appartement pour prendre la direction du premier café que je pourrais trouver. J’aurais pu m’arrêter dans un café à la mode d’Anacostia, mais je préférais me rendre plus proche du lieu de mon rendez-vous, après les cafés étaient bien plus alléchant quand dans le quartier le plus pauvre de la ville. Il n’y avait aucune chance pour qu’il devienne un jour populaire,que la ville décide de le revamper pour le plaisir de la société ! Non, je devais trouver un café autre part. C’est dans les rues du Georgetown que je garais ma voiture, avant de descendre. Mon portable se mettait à sonner. « Madame Gardner ? » Une voix masculine qui ressemblait fortement à la voix de mon client. « Oui. » « J’aimerais reporter mon rendez-vous, j’ai une urgence. Vous aurez qu’à envoyer vos disponibilités à ma secrétaire et elle vous contactera pour prendre un autre rendez-vous. » Je poussais un soupir, moi qui croyait que j’allais avoir une entrer d’argent, mais ça semblait ne pas être le cas. « Bien. Passer une bonne journée. » Je tentais d’être poli, car en réalité l’envie de lui crier un arsenal de bêtise me brulait les lèvres. Il en avait peut-être rien à faire, mais sans ce contrat pas d’argent, donc pas de nourriture et j’avais une famille à nourrir. Il venait de me briser le moral. Regardant mon portable où s’affichait le temps de cette conversation, je poussais un second soupir. Je me sentais idiote. Pourquoi je m’étais lancé dans cette idée de créer ma propre entreprise ? C’était à ne rien y comprendre ! J’aurais mieux fait de demander un travail à mon père au moins j’aurai eu un salaire assuré… Dépiter, je regardais ma voiture. Hors de question que je retourne chez moi… J’avais besoin de ma dose de caféine et de me changer les idées et même si j’étais seule pour le faire. Je partais donc en chasse d’un café, m’arrêtant devant un Starbucks, j’entrais dans celui-ci. Comme tous les autres clients, je prenais mon mal en patience, je savais ce qu’était ce genre de boulot et j’étais bien la première à prendre la défense d’un employé dans ce genre d’endroit si un client se montrait impatient. On n’avait pas tous des jobs à faire rêver, certains devaient simplement faire ce qu’ils pouvaient pour survivre dans cette jungle. J’adressais donc un sourire à la personne qui prenait ma commande. Un TRÈS grand moka. Oui, si j’avais besoin de ma dose de café, à cet instant, j’avais aussi besoin d’une infime dose de chocolat. Une chose que j’avais appris à aimer alors que j’attendais mon premier enfant. Si les gens ne juraient que par cette confiserie aphrodisiaque, moi je l’avais toujours eu en horreur – une chose qui avait hélas changé. Je remerciais la personne en payant, donnant mon prénom pour qu’on l’inscrive sur un des nombreux gobelets qui traînait en file indienne sur le comptoir attendant d’être rempli des diverses commandes. Comme bien d’autre, j’allais attendre la mienne à cet endroit où il donnait leur dû aux clients bien avide d’embrasser le couvert en plastique recouvrant leur gobelet. Voyant mon verre arriver sur le comptoir, je m’approchais pour le prendre, étirant mon bras pour voler quelques serviettes en papier par la même occasion. Laissant mon regard se poser sur le jeune homme qui venait prendre sa propre commande. « Maximilian ! » m’étonnais-je en reconnaissant ce visage. Il semblait toujours le même et impossible d’oublier un visage bien qu’il avait perdu les traits de jeune homme pour prendre ceux d’un homme. « Carter. » continuais-je en lui montrant mon verre – tête de linotte ! « Carter Gar… Barrow. » précisais-je bien que j’allasse lui dire mon nom de jeune femme marié, ce qui ne l’aiderait très certainement pas à remettre le nom sur le visage de la jeune fille qu’il avait connu il y a des lustres. « Qu’est-ce que tu fais à Washington ? »

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To say that one waits a lifetime for his soulmate to come around is a paradox. People eventually get sick of waiting, take a chance on someone, and by the art of commitment become soulmates, which takes a lifetime to perfect.
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