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 Let it go, let it go… :: Sommy

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Solora IpkissGod bless America… and Me
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MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 28/01/2017
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Âge : Vingt-neuf ans. ▲ 20 juin 1987
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MessageSujet: Let it go, let it go… :: Sommy   Lun 13 Mar - 19:46

Tommy & Solora
Let it go, let it go…
Depuis mon arrivé à Washington, je devais m’adapter à la nouvelle vie qu’on m’avait offert. Ça pouvait sembler simple, mais changer aussi radicalement n’avait au contraire rien de limpide. Je me levais chaque matin en me disant que je ne m’appelais plus Raschelle, mais Solora. Je n’étais plus pâtissière, mais agente immobilière. Seul mon statut civil n’avait pas totalement changé, je n’étais plus veuve comme je le croyais en arrivant dans la capitale. J’avais retrouvé mon mari, mais rien n’était revenu comme avant. On ne vivait pas ensemble, notre vie était devenue parsemer de secret, cachant la vérité pour protéger ce qu’il restait de nous deux. Me levant j’avais commencé ma routine que j’avais depuis quelques mois maintenant. L’arôme du café frais embaumait la cuisine, laissant un doux parfum colombien s’étendre dans la pièce. J’avais préparé le lunch de Percy, laissant un mot à Kelvin pour lui dire que j’en avais profité pour lui en faire un. Comme quoi je n’étais pas toujours désagréable à son encontre ! J’allais reconduire mon fils à l’école et ma journée pouvait alors commencer. Il n’était même pas encore neuf heures lorsque mon cellulaire d’entreprise se mit à sonner, j’enchaînais les appels, bouquant mon agenda de plus en plus. Bien que je ne travaillais pas aussitôt qu’au café, les journées me semblaient plus longues, plus lourdes et presque robotique. Je passais de maison en maison, de client en client, abordant un sourire et tentant d’être le plus aimable possible pour ainsi vendre au minimum mon quota. J’en étais à mon troisième rendez-vous, stationnant ma voiture devant la maison, je remarquais mon client vêtu d’un costard clair, une apparence soignée. Sans doute un homme qui avait de l’argent à mettre dans une seconde maison ou bien c’était pour sa maitresse. Qu’importe, ils ont tous des histoires et je n’étais pas la meilleure placé pour juger. Sortant de ma voiture, je lui souriais, me dirigeant vers lui. « Tu sais bien ce que j’attends de toi ! » disait-il en me regardant. J’haussais les sourcils surprise de sa manière de s’adresser à moi. « Pardon ? » demandais-je en fronçant les sourcils. Il me regardait, m’adressant à son tour un sourire avant de me faire signe d’attendre. « Je dois te laisser mon agente immobilière vient d’arriver. On se rappelle. » Me sentant idiote, je réalisais que ce n’était pas à moi qu’il s’adressait, mais à une personne avec qui il était au téléphone. Je détestais les oreillettes, on avait toujours l’impression que les gens parlaient seuls ou bien s’adressaient à nous. Il s’excusait et je fis de même pour mon léger retard, mais sans plus attendre on visitait la maison et alors qu’on sortait, il s’arrêtait pour me regarder. « Je peux vous offrir un verre ? » Serrant mon portable dans mon sac à main, je relevais mon regard vers lui. « Je ne bois pas avec mes clients. » répondais-je d’un faible sourire. Question d’éthique. « Un simple verre, un café, on pourra parler de mes désirs pour la maison que je recherche. » Le regardant, je me pinçais la lèvre. Il avait quelque chose de charmant dans cet homme. « Un café alors. » Si j’avais sût. Le temps s’était écoulé et le café s’était transformé en apéro un peu trop alcoolisé. Étrangement, je me sentais bien, un peu pompette, mais ça me changeait de ma routine. On quittait le bistro montant dans sa voiture pour faire une petite virée. Je m’étais laissé embobiner par son charme, sa richesse, mon désir de plaire et cette liberté que j’avais l’impression d’avoir perdu en arrivant dans cette ville. Toit ouvrant, le vent caressant mon visage, je ne prenais pas conscience de la vitesse. Je semblais être une autre femme, plus libre, plus libérée – Let it go, let it go, when I’ll rise like the break of dawn, let it go, let it go, that perfect girl is gone – j’oubliais toute rationalité, jusqu’à ce qu’on arrête la voiture à un feu rouge. Je tournais la tête pour regarder tout autour de moi et dans la foule de travailleur qui devait avoir terminé leur journée de travail pour enfin rentrer chez eux, je reconnus un visage familier. Sans réfléchir, sans prendre le temps de me dire qu’agir ainsi n’avait aucune logique, je prenais mon sac à main et sortait de la voiture en titubant légèrement. « Je vous recontacte, bonne soirée. » disais-je à mon client qui semblait étonné de me voir sortir ainsi sans demander mon reste, sans prévenir. Serrant la sangle de mon sac que j’avais mis à mon épaule, j’avançais parmi la foule : « Tommy ! C’est toi ? » hurlais-je presque en croyant avoir reconnu l’homme. Je faisais un pas de plus et CRAC, je manquais de perdre pied lorsque mon talon rendu l’âme sur le trottoir. Zut ! J’étais tellement éméchée, que je ne réalisais même pas l’état pitoyable que j’avais avec un talon en moins et cette tignasse de lion coiffé par le vent. Voici des retrouvailles qui s’annonçaient inoubliables.

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Tommy S. GraysonGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Let it go, let it go… :: Sommy   Dim 19 Mar - 23:41

Tommy & Solora
Let it go, let it go…
Longue, pénible, chiante, épuisante, ennuyante, les synonymes ne manquaient pas dans ma tête pour décrire ma journée. À un moment ou un autre, il me faudrait peut-être rédiger un dictionnaire des synonymes liés à l’ennui au travail. Persuadé que je n’étais pas le seul à ne pas trop apprécier ce boulot, il était évident que je pourrais faire de l’argent avec celui-ci. Mais puisque je n’en avais pas besoin et que je n’avais pas le temps, je me contentais de les garder pour moi, râler contre ceux-ci en silence, parce que de toute façon, qu’importe le nombre de fois que je dirais que ces réunions qui avaient eu lieu pendant la journée n’avaient rien d’efficace, personne ne saurait m’écouter. J’étais PDG, normalement j’avais une suprématie sur le reste des gens qui se trouvaient dans l’entreprise, mais sachant que je n’avais pas la poigne et le mauvais caractère de mon père, et encore trop peu d’expérience pour me sentir à l’aise dans un tel rôle, j’attendais, espérant seulement qu’un jour, j’aurais le courage de faire bouger autre chose que ce que j’avais fait bouger ces derniers mois, ce qui commençait tout juste à faire moins râler le conseil d’administration. Au départ, la majorité d’entre eux avaient été si scandalisés qu’ils en avaient certainement perdu leur dentier, mais quand ils avaient compris que j’étais là pour rester, ils avaient décidé de se taire, et je commençais tout juste à m’habituer à cela, alors je me disais qu’il fallait que je continue à y travailler, une étape à la fois pour le coup. Et là, j’étais à l’étape où il fallait encore que je prenne sur moi, et que je me console à l’idée que je pouvais désormais rentrer à la maison, manger devant la télévision et surtout, rester seul chez moi, ne pas en faire une, être finalement tranquille après cette journée de dingue. Encouragé par ce fait, je pris mes affaires - c’est-à-dire mon manteau, hors de question que je ramène du boulot chez moi - et je me dirigeai vers la sortie. Dehors, j’eus l’intention de me diriger directement vers mon Silverado lorsque soudainement, quelqu’un m’interpella. Roulant les yeux au ciel, je me retournai malgré tout, persuadé d’y voir quelqu’un du bureau, pour finalement me rendre compte qu’en fait, il s’agissait d’une personne qui n’avait… Pas de raison d’être à Washington ? En tout cas, qui ne m’avait pas prévenu d’un quelconque voyage, si bien que ce fut dans la surprise totale que je lâchai un:  « Raschelle !? » Et comme si mon exclamation l’avait soudainement bousculée, son pied sembla flancher, et elle se rétama au sol, bien comme il faut. En d’autres circonstances, très certainement, je me serais moqué d’elle sans hésitation, mais trop étonné de le voir ici, ce fut par réflexe que je me précipitai à sa rencontre, voyant clairement ses cheveux en bataille, et sentant son haleine qui empestait l’alcool.  « Bordel de merde ! Tu l’as vraiment prise au sérieux, l’expression comme quoi il est toujours cinq heures quelque part dans le monde ! » En effet, il n’était pas si tard, en tout cas, je ne croyais pas, vu qu’il faisait encore clair dehors. Enfin, certainement pas pour être en état d’ivresse à mon avis… Et entre son arrivée surprise et ça, ce fut un peu plus inquiet que j’ajoutai:  « Sérieux, tu sors d’où comme ça ? » Mais avant qu’elle ne soit en mesure de me répondre, je me sentis soudainement bousculé, me faisant comprendre que rester comme ça, sur le trottoir, était loin d’être une bonne idée. Poussant un soupir mélangé à un râle, je considérai mon amie, et je dis:  « Ne t’avise pas de me dégueuler dessus, sinon tu vas nettoyer ma chemise toi-même. » Ensuite, sans demander son avis, parce que de toute façon, à cette heure, à cette intersection, c’était une question de vie ou de mort de bouger, je passai un bras sous ses jambes, l’autre dans son dos, et je la soulevai dans un bruit sourd d’effort. Non pas que je manquais de force physique, mais parce que n’importe qui aurait fait pareil, à mon avis, dans de telles circonstances. Enfin, sauf peut-être Superman, mais j’étais persuadé qu’il n’était pas aussi mignon que moi. Sitôt relevé, je jetai un coup d’oeil du côté de la bâtisse, juste à côté, mais n’ayant pas envie d’y retourner, je décidai finalement de marcher en direction de mon camion. Après, resterait à déterminer si j’allais la déposer chez elle ou si je la ramenais chez moi, mais cette décision pouvait attendre. Pour le moment, l’essentiel était de nous dégager de cet endroit, et de mon côté, me convaincre que cette soirée ne serait probablement pas aussi tranquille que je ne l’avais envisagé.
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Solora IpkissGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Let it go, let it go… :: Sommy   Mar 18 Avr - 18:11

Tommy & Solora
Let it go, let it go…
Me laisser aller ainsi, voilà une chose que je n’avais pas l’habitude de faire. J’avais toujours cette petite voix dans ma tête qui me disait d’être raisonnable. Peut-être avais-je vieillie trop rapidement en ayant un enfant aussi jeune ? Je ne pouvais pas dire, puisque je n’avais jamais vraiment ressenti le besoin de vivre sur la fête. Ma vie me convenait très bien et je n’avais certes pas besoin de l’alcool pour découvrir les plaisirs que celle-ci pouvait amener ou encore de simplement goûter au plaisir. Non, ma vie je l’aimais, sauf peut-être depuis quelques mois, trop de changement, trop de souffrance, m’avaient sans doute mené à ce moment précis. Pompette, tout me semblait bien différent, j’avais l’impression d’être quelqu’un d’autre et pourtant, contrairement à la vie qu’on m’avait donnée en novembre, je me sentais bien. Enfin aussi bien qu’une personne ayant perdue tout raison sous l’effet de l’alcool. Sortant de la voiture après avoir reconnu un visage pour le moins familier, je ne pensais plus qu’à la mort de mon talon, ayant rendu l’âme sans prévenir. Il m’avait suffi de peu pour oublier mon ami. Prenant le symbole de la féminité dans ma main, je grimaçais en regardant le talon, maudissant presque celui de m’avoir abandonné lâchement. Je n’avais pas fait gaffe à comment Tommy m’avait appelé, je n’avais même pas réagi. Peut-être que j’avais perdu l’habitude qu’on m’appelle ainsi ? Et pourtant, j’aurais dû être plus vigilante, me faire plus discrète, car après tout le principe de la protection des témoins c’est d’être protégés et non, s’afficher alcoolisé avec des personnes qui me connaissaient d’avant. Mais je ne cacherai pas que voir une tête familière me faisait plaisir, ça me changeait de tous ces gens que je ne cessais de rencontrer sans savoir si un jour où l’autre j’allais disparaître de leur vie pour reprendre celle que j’avais avant. Assise sur le sol, je relevais la tête pour voir le châtain arriver. La moue que j’arborais à l’intention du talon, se transformait aussitôt en sourire. « Tommy ! » disais-je presque étonnée de le voir, mais tout de même heureuse qu’il se trouve devant moi. Une chose qui ne semblait pas le réjouir. « Bin quoi, on m’a payé des verres, ça aurait été impoli de refuser ? » répliquais-je en gonflant mes joues comme l’aurait fait une gamine de trois ans qui vient de se faire gronder par ses parents. Jouant avec le talon, je prenais le temps de réfléchir, une chose qui me paressait ardue. Je laissais un soupir m’échapper qui ressemblait davantage à un ballon qui se dégonfle qu’autre chose. « D’une voiture. » Une réponse qui me semblait bien dite, mais qui n’arrangeait rien à mon cas. Décidément, je ne tenais pas bien l’alcool ! Peut-être que le fait de ne pas avoir mangé en même temps ne m’avait pas aidé ? Ou alors, j’avais bu plus que ce que je pensais ? Je me tournais pour pointer la rue. « Elle était là ! » Comme si ça m’avantageait de le préciser, de donner une explication, alors que je m’enfonçais plus dans une image pathétique et caricaturale de l’ivresse. « En fait, j’ai cru voir une personne qui te ressemblait et je suis descendu pour voir. Je crois que j’ai laissé l’homme seul. Il devait être triste, mais je suis une femme mariée moi, je ne peux pas accepter des boire des verres avec n’importe qui. Ce serait mal, tu vois. Trent m’en voudrait. Tu sais, je l’ai revu… » continuais-je dans un monologue, ne réalisant même pas qu’il s’était adressé à moi. Lorsqu’il me souleva, je poussais un petit cri de surprise qui finit étouffé par un gloussement. Je poussais un soupir, me détendant et devenant sans doute aussi lourde qu’un sac à patate ! « … Et toi, tu fais quoi ici ? Tu sais, ça me manque le café. J’aimais bien voir des gens comme toi entrer. Ça me faisait sourire, maintenant, je dois jouer quelqu’un que je ne suis pas. » Je ne pouvais pas dire si c’était parce que j’étais en compagnie de Tommy ou l’alcool m’avait dénoué la langue, mais les mots sortaient sans que je prenne le temps d’y penser. Sans le réaliser, je finissais assise dans une autre voiture, regardant l’intérieur comme si c’était la première fois que je voyais quelque chose de tel. Je retirais mes talons, puis remontait mes jambes contre moi, appuyant ma joue sur mes genoux, je portais mon regard sombre vers Tommy : « Merci. » Pourquoi ? Je ne pouvais pas dire, mais je ressentais le besoin de lui dire.

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MessageSujet: Re: Let it go, let it go… :: Sommy   Sam 29 Avr - 2:03

Tommy & Solora
Let it go, let it go…
J’avais bien compris que Rashchelle avait pris peut-être un ou deux verres de trop avant même qu’elle me le dise. J’étais conscient que malgré tout, je le lui avais demandé ce qu’elle avait pu faire, mais c’était surtout dans l’espoir qu’elle en vienne à me donner davantage de détails, pour que je comprenne ce qui lui avais pris, pour que je puisse me rassure comme quoi c’était qu’une séance de beuverie occasionnelle et que ce n’était pas parce qu’elle était désemparée, que quelqu’un avait cherché à abuser d’elle où quoi que ce soit du genre. Bref, je voulais ne serait-ce qu’un détail qui me permettrait de me faire une idée sur la situation, mais qu’est-ce que j’obtins ? Rien du tout. Elle était sortie d’une voiture, elle avait trop bu parce qu’elle s’était faite inviter à boire un verre - non, plus qu’un verre - et voilà tout. Normalement, je n’étais pas de nature colérique, pas envers les personnes à qui je tenais en tout cas, mais à cet instant précis, je dus admettre que je m’en montrai quelque peu frustré. Cependant, cette frustration ne fut pas de longue durée, puisque sans que je ne demande quoi que ce soit au bout du compte, mon amie en vint à déblatérer certains propos qui me permettaient de comprendre que ce n’était pas la joie totale de son côté. Bon d’accord, je devais admettre que le fait qu’elle était à Washington alors que la dernière fois que je l’avais vue, elle était à San Diego et ne planifiait pas de partir où que ce soit m’avait mis la puce à l’oreille, mais maintenant, c’était plutôt évident. Cependant, parce que ce n’était pas le moment ni l’endroit de discuter de telles choses à mon avis, non pas que j’avais quoi que ce soit à cacher, mais disons que discuter en prenant le risque d’avoir un coup de mallette par un homme d’affaires trop pressé, ce n’était pas ce qui était le plus agréable. Sans attendre plus longtemps donc, je la soulevai pour l’emmener dans un endroit plus isolé, plus sécurité, c’est-à-dire ma voiture. Dans un premier temps, elle parut surprise de mon initiative, mais bien rapidement, elle se laissa faire, peut-être même un peu trop, au vu de comment elle se laissait porter, sans vraiment se soutenir. C’était un poids supplémentaire, je ne vais pas le nier, mais je tentai de ne pas m’en plaindre, même si cela ne me permit peut-être pas de fournir à la question de Raschelle une réponse bien développée. J’étais un homme, j’étais un homme un peu idiot sur les bords en plus, alors faire deux choses en même temps, soit m’assurer qu’elle n’allait pas tomber et parler dans le cas présent, ce n’était pas ce que je savais le mieux faire. De ce fait, plutôt que de lui expliquer ce que je faisais ici, je me contentai de simplement lui dire:  « Ouais, ça me manque aussi. » Par ces mots, j’espérais couper court à la conversation, ne pas trop m’enfoncer dans une nostalgie dont je n’avais pas besoin actuellement. Bon d’accord, peut-être que ne rien dire aurait été plus efficace pour ce dernier objectif, mais étrangement, il fallait que ça sorte. Ce n’était pas sa faute à elle, c’était la faute à cette journée, où j’étais resté là, sans rien dire, tel un de ces coincés du cul qui était sur le conseil d’administration de Grayson Towers. La vie faisait-elle exprès pour me faire chier bien comme il faut aujourd’hui ? Je ne saurais pas dire pourquoi, je ne saurais pas dire ce que j’avais pu faire de mal, mais dans ma tête, en ce moment, c’était tout comme. Heureusement, j’eus rapidement une occasion de passer outre toute cette frustration lorsque nous arrivâmes à ma voiture et que je pus finalement y déposer mon amie, qui ne tarda pas à y trouver un certain confort, à se calmer, puis à me remercier. Toujours un peu sur les nerfs toutefois, je ne sus pas vraiment lui répondre de la façon la plus chaleureuse qui soit, c’est-à-dire que je me contentai de lui servir un banal sourire, sourire un peu nerveux qui plus est, bref, rien de très glorieux. Puis, sur ce, je contournai la voiture, dans le but d’aller m’installer du côté conducteur, et une fois que j’y fus, désormais un peu plus calme, je demandai à mon amie:  « Je vais te déposer chez toi, ou on va chez moi ? » Et ça, je lui demandais sans aucune intention mauvaise quelconque. Ce que je voulais, c’était simplement savoir si elle serait en mesure de rentrer chez elle convenablement, ou bien si je me devrais de la faire dégriser un peu avant, même si la seconde option me paraissait la plus logique et la plus prudente à mes yeux en ce moment.
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MessageSujet: Re: Let it go, let it go… :: Sommy   

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