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 Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort ! ♠ Jayden Maxwell

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Jay MaxwellGod bless America… and Me
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MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 19/03/2017
Pages lues : 105
Crédits : Avatar : emy. ; Signature : which witch; Gifs : tumblr
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Pseudo : Trucpau
Âge : 33 ans - 14 Avril 1982
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MessageSujet: Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort ! ♠ Jayden Maxwell   Dim 19 Mar - 17:26

Jayden Maxwell
Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort !

Prénom : Jayden, mais on m’appelle plus souvent Jay. C’est plus court et surtout plus facile à prononcer. Généralement on me sort mon prénom en entier pour me rappeler à l’ordre ou me sortir de mes pensées. Nom de famille : Maxwell, héritage de mon père et de son père. Classique, mais si on pousse un peu plus loin, on apprendra que j’avais presque des origines écossaise. Mais bon, ça ne prouve rien et surtout ça ne donne aucune excuse pour que je porte un kilt un jour. Date & lieu de naissance : 14 Avril 1984 à New York.  Âge : Je vais avoir trente-deux ans et ça va j’arrive à m’y faire. Métier : Détective privée. Je travaille seul, j’ai mon propre compte et on me contacte par le biais d’un site internet très sécurisé. Sinon c’est du bouche à oreille. Orientation sexuelle : Hétérosexuel. Statut civil : Je suis célibataire. Je préfère les histoires d’un soir ou pas d’histoire tout court, si je suis assez éméché je peux vite avoir une fille dans mon lit. Sinon, je reste seul et ça me convient. Je n’arrive pas à digérer le fait que ma femme soit partie. Disons plutôt mon ex-femme. Statut financier : Aisé. Je n’ai pas de difficultés de ce côté-là. Caractère : Déterminé, solitaire, charismatique, discret, joueur, intelligent, drôle, têtu, ambitieux, curieux, passionné par son travail, rancunier, protecteur... Parti politique : Parti démocrate. Groupe : Honey I’m Good. Avatar : Jesse Lee Soffer.
Combien de livres lis-tu par mois ? Quels sont tes préférés ?
Je lisais, beaucoup avant, dans ma jeunesse et plus précisément pendant mon adolescence, je lisais plus de trois bouquins par mois. J’adorais les livres, ça m’aidait à m’évader et à penser à autre chose. Disons aussi que je n’avais pas beaucoup d’amis alors le seul moyen que j’avais de me faire une vie avec des personnages. Cette passion pour le livre est restée, mais je lis plus des thrillers et des livres énigmatiques où j’aime me mettre à la place du personnage pour résoudre le mystère. Ce que je fais de temps en temps également. Je lis moins, mais le soir je ne peux m’empêcher de lire quelques pages d’un livre qui traîne par si et par là. Ah et ça ne m’embête pas de commencer quatre livres à la fois, je sais toujours quelle histoire correspond à tel livre. Si j’ai un livre préféré ? Je dirais celui de Dan Brown, Da Vinci Code.

Pour toi, l'amitié c'est...
Primordial. Enfin… disons que je ne compte que sur ça. Je suis là pour aider mes amis, leur rendre service et faire en sorte que tout ce passe bien pour eux. Je ne dirais pas que je donnerai ma vie, cela dépend surtout de la personne concernée, car si on parle de Juliet, alors là c’est différent, pour elle je ferais tout pour la protéger. Je donnerai ma vie. Mais c’est parce que je la connais depuis toujours aussi, c’est ma voisine de palier. On dit que les amis se comptent sur les doigts d’une main, c’est vrai, je suis d’accord. Je n’ai jamais eu beaucoup de personnes proches de moi mais celles qui le sont me sont précieuses.

Quelle est la chose la plus folle qu'on a raconté sur toi ?
Je ne fais pas attention à ce genre de choses. Enfin si, je dois dire que j’y prête attention pour mon travail, ce qui me donne parfois des indices ou des intox. Me concernant, je ne crois pas que j’en ai fait les frais. Ou alors ça ne m’a pas marqué. Peut être lorsque j’étais marié ? Ah oui, je me souviens, ça racontait que j’avais fait le mauvais choix que je n’avais pas épousé la bonne fille. Que des mensonges. Qu’est-ce qu’ils pouvaient en savoir ? En tout cas, je me dis en y repensant à présent, qu’il y avait peut-être une part de vérité dans leur mensonge.
1. Je suis l’aîné et ma sœur a dix ans de moins que moi, autant dire que je la surprotège. 2. J’adore les animaux, si bien que je fais partit d’une association pour leur trouver un foyer et leur donner des soins nécessaires. 3. J’ai quitté New-York à mes vingt cinq ans pour atterrir à Washington dans le cadre de mon travail et aussi pour suivre ma meilleure amie. 4. Petit, mes parents me pensaient autiste vu que je n’avais pas d’amis et que je n’allais jamais à de goûter d’anniversaire, après avoir consulté un spécialiste, il s’est avéré que j’étais juste une personne solitaire. Du coup, je me contente que de peu de monde dans mon entourage. C’est Juliet qui m’a fait sortir de ma coquille douillette. 5. Ado, j’ai eu quelques problèmes de drogues qui m’ont fait aller plusieurs fois dans un centre et dans une association pour m’en sortir, maintenant, je n’y touche plus. 6. A la naissance de ma sœur, je me suis promis de la protéger et de la couvrir de bonheur. Promesse que je tiens toujours. 7. A l’âge de mes vingt ans, mes parents sont décédés d’un accident d’avion. Plutôt un crash, qui n’avait rien d’un hasard. Ils allaient en Russie pour un voyage d’affaire. J’ai alors pris ma sœur sous mon aile et je suis devenu son tuteur. 8. J’ai donc commencé à passer des examens pour intégrer l’école de police puis j’ai décidé de devenir détective privé après avoir lu un livre de ce genre. 9. Je déteste l’odeur du goudron chaud et mouillé, je trouve que ça pue et ça me monte au crâne. 10. Je suis très café, noir surtout et pour me calmer je prends souvent une tasse. 11. Petit, je rêvais un jour de devenir cosmonaute, maintenant je sais que ce n’est qu’un rêve. 12. Je collectionne les mugs, je ne peux pas m’empêcher d’en acheter dès que j’en vois un qui me plait. Je n’ai pas une seule tasse qui se ressemble dans mon placard. 13. Chaque vendredi soir je vais au restaurant italien au coin de la rue avec Zoelie et ce sont des moments que je chérie plus que tout. 14. Je me suis marié à mes vingt six ans, un an après mon arrivé à Washington avec Kellie. Je l’ai rencontré et ça a été le coup de foudre. Juliet était mon témoin ainsi que ma soeur. 15. A peine deux ans après notre mariage, Kellie est partie sans dire un mot, du jour au lendemain, j’appris quelques mois plus tard qu’elle était morte. Elle était retournée chez ses parents et était décédée d’une crise cardiaque. 16. Ces derniers temps, j’ai beaucoup d’absence physiquement, je me perds et je me retrouve aussi somnambule, me réveillant dans des endroits incongrus. 17. J’essaie de faire un lien logique dans ce que je rêve mais aussi de ces absences mais je n’y arrive pas. Il serait temps que j’en parle à Juliet. 18. Récemment, j’ai acheté un Huskies prénommé Nasca. 19. Le bruit de la craie sur un tableau me fait hérisser les poils tout comme une fourchette qui grince dans une assiette. 20. Malgré moi, je porte toujours mon alliance et je suis incapable de m’en séparer même en ayant essayé à plusieurs reprises. 21. Tous les ans, on retourne à New-York avec ma sœur pour honorer la mémoire de mes parents puis nous allons ensuite à Los Angeles pour celle de ma défunte femme. 22. Je suis devenu parrain de la fille de ma meilleure amie, Juliet. Cette petite à bientôt trois ans et je la trouve à croquer. 23. Je compte ouvrir mon cabinet dans cette ville et me faire connaître. 24. Souvent, on me demande de suivre un conjoint pour tromperie, disons que c’est ma spécialité parfois j’ai des affaires plus corsées qui me demandent de partir en voyage. 25. Je vénère un culte aux dessins animés Disney, ça  a bercé mon enfance et je l’ai enseigné à ma sœur !
Prénom : Pauline. Pseudo sur le net : Trucpau. Âge : Bientôt 22 What a Face. Pays : France. Comment as-tu découvert le forum ? Je crois que… je suis plusieurs Surprised.. Quelles sont tes premières impressions ? So beautiful . Veux-tu t'inscrire à la newsletter d'intégration ? Ca ira Very Happy.  Crédits : tumblr & Tempika. Un petit mot pour la fin ? Love you.

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<pris>JESSE LEE SOFFER</pris> ► Jayden Maxwell
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MessageSujet: Re: Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort ! ♠ Jayden Maxwell   Dim 19 Mar - 17:27

You want to make a memory
Citation qui représente ton personnage ici

« Aller, Jay ! Descends de cet arbre ! » Je la regarde, grand sourire et secoue la tête. Il n’est pas question que je descende maintenant. Papa m’a construit cette cabane pour que je puisse y rester et faire ce que je veux, je n’avais pas envie de rentrer à la maison. « J’ai pas envie. » Je continue ce que je suis en train de faire, coller des images des planètes du système solaire sur mon mur tout en jetant des coups d’œil dans mon télescope. « Tu ne vas pas me faire monter tout de même ? » Soupirant, je passe la tête par la fenêtre et la regarde. C’est vrai qu’avec son gros ventre, elle n’allait pas pouvoir monter puis je ne voulais pas qu’il lui arrive malheur. Descendant, je saute les deux dernières marches et passe mes bras autour de son corps. « Comment va la plus belle des mamans ? » Je lève la tête vers elle en souriant puis rigole avant de lui prendre la main pour rentrer à la maison où le repas nous attend pour manger. Je hume les effluves qui sortent de la cuisine et tape dans mes mains. Mon plat préféré, poulet curry avec riz et pomme de terre. Parfait ! Je monte dans ma chambre pour me préparer et je regarde par la fenêtre pour voir Juliet arriver, ça maman ne me l’avait pas dit ! Je descends les escaliers quatre à quatre puis vais lui ouvrir avant même qu’elle n’ait toqué à la porte. « Jayden ! » Je détestais quand elle m’appelait par mon prénom entier mais soit, il n’y avait qu’elle qui pouvait faire ce genre de petits trucs. Elle était devenue ma seule amie depuis que j’étais rentré dans cette école au coin de la rue, la seule à avoir su me parler et me laisser tranquille quand j’étais dans ma bulle. Mais c’était aussi la seule à qui je parlais à cœur ouvert. Je la laissais entrer pour rejoindre mes parents dans la cuisine.  Je m’assis à ma place, soit en face de ma mère, et Juliet à côté de moi, en face de mon père. On pourrait croire une grande famille. Mais le pourquoi on est ici, c’est parce que c’est mon anniversaire. Alors c’est une journée spéciale ! On a le droit à notre plat préféré le jour de notre anniversaire ainsi que le gâteau, et comme je n’ai pas d’amis je ne peux pas faire de fête d’anniversaire voilà pourquoi ma mère a invité Juliet sans que je ne sois au courant. Je regarde mon amie à mes côtés, ses boucles châtaines claires descendre sur son visage et son grand sourire. Qu’est-ce que je ferais sans elle. Le repas se passe sans encombre, mes parents rigolent et c’est une bonne humeur d’installer jusqu’au gâteau où on entend un gros boum dans la cuisine. On se lève tous pour voir ma mère au sol, en train de rigoler sous une marre d’eau. « Chéri, va préparer la voiture, Jay… pardonne moi mon loulou mais ça ne sera pas pour aujourd’hui ton gâteau… » Je ne comprends toujours pas en fait, jusqu’à entendre ma mère crier, je mets mes mains sur mes oreilles tout comme Juliet et on se regarde sans rien comprendre du tout. Mon père revient, courant avec un sac de lange dans les bras. « Maman va avoir son bébé ! » Je sautille sur place et prends Juliet dans mes bras en rigolant, je vais devenir grand-frère le jour de mes dix ans, si c’est pas quelque chose ça ! Montant à l’arrière de la voiture, je laisse Juliet nous accompagner, après tout, c’est comme si elle faisait partie de la famille. Mais entendre les cris de ma mère est insupportable, puis la voir faire le petit chien, c’est étrange. Une fois sur place, on nous laisse dans la salle d’attente où on s’assoit, tous les deux pendant que ma mère et mon père partent en salle d’accouchement. Je regarde la pendule en face de moi et tape sur mes cuisses, tic que j’ai gagné quand l’anxiété me gagne. La main de Juliet vient se poser sur la mienne et je me sens mieux directement, elle sait comment agir avec moi, on a pas besoin de parler, ça va tout seul. « Je suis heureux de te voir ici et content que tu sois venu. » je suis sincère sans elle, je ne sais pas comment j’aurais fait pour attendre dans cette salle. « Bon anniversaire, Jayden Maxwell ! » Je lève les yeux au ciel et la serre dans mes bras. Ce sont des petits gestes qui sont rares entre nous, je ne suis pas du tout câlin ni même tactile, seulement avec cette amie qui me remonte toujours le morale. Alors que nous discutons de tout et de rien, je vois mon père revenir pour nous dire qu’on peut venir. Je suis si impatient de voir si j’ai une petite sœur ou un petit frère. Je rentre dans la salle et vois ma mère avec une petite chose dans ses bras, je m’approche et regarde sa tête si petite et ses grands yeux ouverts sur moi. « Jayden voici Zoelie, Zoelie, ton grand-frère Jayden. » Je m’approche et lui fais la promesse de la protéger jusqu’à ma mort et de ne jamais la laisser tomber. Promesse que je ne trahirais jamais.

***

J’attaquais ma dernière année de lycée avant de pouvoir rentrer en école de police par la suite. Ce que j’attendais avec impatience. Je sortis de ma chambre, passant par celle de Zoelie pour voir si elle était prête aussi. Voir son sourire me fit sourire et je me sentais bien quand je la voyais ainsi. « T’es prête princesse ? » Je la vois arriver avec son sac à dos sur les épaules et on peut enfin descendre pour aller en cours. Ma mère nous attend au pied des escaliers pour nous déposer un baiser chacun sur notre joue. « A ce soir ! » Je hoche la tête et embarque ma sœur et la mets à l’arrière de la voiture. Le trajet se fait sans encombre et promets d’aller la chercher ce soir. Je suis tellement protecteur avec elle que j’ai l’impression de jouer le rôle de mon père en ce moment. Il est absent depuis maintenant deux mois pour des affaires en Russie. Je sais qu’en ayant des parents d’affaires on peut ne pas les voir pendant un temps mais là, ça se fait ressentir. Arrivant au lycée, je jette mon sac sur l’épaule et la cherche du regard. Je suis tellement absorbé à la chercher que je ne la vois pas arriver dans mon dos et me sauter dessus. Sentant un poids sur moi, je vois ses mains m’entourer et je tourne la tête pour voir son visage à quelques centimètres du mien. Effectivement, cette fille me rend dingue ! Dans tous les sens du terme. « Juliet ! » Elle descend enfin de mon dos et je peux la serrer dans mes bras et déposer un baiser sur son front. « Alors, je t’ai manqué pendant ton voyage en Australie cet été ? » Je lui jette un coup d’œil, reprenant le chemin pour rentrer dans l’enceinte du lycée tout en l’écoutant parler. « Pas du tout. C’est même pour ça que je t’ai rapporté un cadeau ! » J’entends sa voix monter dans les aigues tellement elle est heureuse de m’offrir quelque chose. « Tu n’étais pas obligée en fait. Mais merci, c’est gentil. » Je rigole avant d’accepter son cadeau et de l’ouvrir pour voir ce que c’était. Je sortis un porte-clé en forme de surf et rigolais en voyant sa tête. « Je sais que tu n’aimes pas les cadeaux, alors voilà, un porte-clé c’est trois fois rien. » Voilà pourquoi c’était ma meilleure amie et que je pouvais tout lui dire, jamais elle ne me jugeait et jamais je ne la jugeais. Rentrant en cours, je l’abandonnais pour la laisser aller vers ses cours spéciaux. Elle était toujours comme ça Juliet. Bizarre a aimé les choses pas communes. Moi j’allais en cours et j’étais plutôt pressé d’en finir alors même que l’année ne venait que de commencer. La journée fut longue mais j’étais heureux de pouvoir partir pour rentrer chez moi. Je remontais dans ma voiture, saluant la brunette sur le parking et allais chercher ma sœur qui m’attendait à la sortie de son école également. « Rusty Hookwood est le plus crétin de tous les élèves ! » J’arquai un sourcil, me tournant vers elle dans la voiture et je la laissais parler sans rien dire. Ca aussi j’avais appris avec le temps, quand une femme est contrariée, on la laisse parler sans l’interrompre, elle crache toujours le venin quand il le faut. « Il voulait jouer à filles attrape garçons, ou l’inverse, je sais plus et tu sais ce qu’il a dit ! Il a dit que je n’étais pas assez jolie pour l’attraper. » Si j’avais eu quelques années de moins, j’aurais sûrement dit que ce crétin allait passer un sale quart d’heure, mais là ma sœur n’avait que huit ans et à cet âge là, généralement les enfants étaient contradictoires avec ce qu’il disait. « T’inquiète, c’est un crétin. Puis s’il a dit ça, c’est que tu es la plus jolie de toutes les filles. » Je lui fais un clin d’œil avant de la voir de nouveau sourire et rigoler. Voilà, j’avais retrouvé Zoelie, ce n’était pas simple de gérer les filles. Soupirant, je me remets en route pour rentrer à la maison. Là, je sais que maman nous attend pour qu’on lui raconte notre rentrée scolaire. Mais à voir son sourire, je sens que ce n’est pas exactement l’arrivée souhaitée. Je laisse ma petite sœur monter dans sa chambre et je suis ma mère dans la cuisine. Je n’arrive pas à comprendre quoi que ce soit jusqu’à ce qu’elle se mette à parler. « Je … Je vais devoir rejoindre ton père en Russie pour régler une affaire. Ca ne se passe pas si bien que ça et pour éviter qu’on se retrouve sur la paille, je dois y aller. » Et quand elle disait ça, il n’y avait pas d’option. Elle n’était pas souvent partie depuis la naissance de Zo’ mais tout de même, comment ma sœur allait supporter ce manque de maternité ? Hochant la tête, je serrais ma mère contre moi avant de partir dans ma chambre pour la laisser discuter avec sa fille. Je balançais mon sac contre le mur et vis un objet en sortir, je m’avançais et le récupérais en souriant. Le porte-clé. Juliet. Même quand elle n’est pas là, elle réussit à se retrouver dans mes pensées et à me faire aller mieux.

***

Soirée de fin d’année, j’étais fin prêt à aller chercher ma cavalière. Depuis le début de notre scolarité on s’était promis de passer notre bal ensemble, pas n’importe lequel celui de l’université, enfin de son université, j’avais réussi à me libérer pour elle pour cette soirée. Je ne trahis jamais mes promesses voilà pourquoi j’avais obtenu ce petit accord à l’académie de police. En tout cas, je descendais pour voir mes parents heureux. Ils repartaient ce soir pour la Russie mais avaient promis de me voir avant. J’étais ravi. Je les serrais dans mes bras et laissais ma mère me prendre en photo, légèrement embarrassé. Je n’aimais pas les photos mais pour ma mère, je ferais n’importe quoi. Je restais à parler avec eux jusqu’à la dernière seconde, comme si c’était la dernière fois que je les voyais alors qu’ils seraient de retour d’ici un mois. Soupirant, je les embrassais avant de regarder Zoelie, tournant sur moi-même pour lui présenter ma tenue. « Adjudant Zozo, suis-je présentable ? » Je la laissais m’inspecter alors qu’elle tournait autour de moi en rigolant légèrement. « Colonel Jayden, vous êtes prêt ! Vous pouvez disposer. » Je rigole et l’embrasse également avant de sortir et de leur faire un signe de la main pour aller chercher Juliet. J’étais anxieux et terriblement mal à l’aise car j’avais beau sortir avec elle la plupart du temps, là, ce n’était pas la même chose, c’était… comment dire… bizarre. Comme si c’était un autre cap que l’on passait après plusieurs années d’amitié. Secouant la tête, je sonnais à sa porte et quand je la vis, je compris à quel point je ferais tout pour elle. « Ju… tu es … woah. » Je n’avais pas de mots, elle était parfaite cette fille, magnifique même je dirais. Mais ça je me gardais de lui dire, après tout, même si j’étais son cavalier, rien ne me disait qu’elle n’allait pas rencontrer son âme sœur à ce bal. Je tendis le bras et sentis sa main sur mon bras puis je souris, heureux d’être à ses côtés. « Merci. » Ca me suffit amplement et nous n’avions pas besoin de parler. Je l’accompagne à la voiture, refermant derrière et regardant sa magnifique robe bleue. Merde, cette fille est vraiment une bombe et ce n’est que maintenant que je m’en aperçois. Oh oui, j’ai déjà eu des copines par ci par là mais là… je ne sais pas pourquoi, je ressens comme autre chose pour la belle. Avalant ma salive et réajustant ma cravate, je monte côté conducteur et nous emmène à ce bal de promo qui lui tient tant à cœur. Une fois sur place, je ne me sens pas du tout à l’aise, tout le monde se connaît ou presque mais ce n’est pas mon cas, je la laisse faire le tour, restant dans mon coin comme à mon habitude, ça ne me gêne vraiment pas de faire ça. Depuis petit je trouve le moyen de m’évader par d’autre moyen quand je ne connais personne et même si ce problème avec les humains et la sociabilisation se sont améliorés, j’ai encore quelques lacunes. Un verre à la main, je l’observe déambuler de personnes en personnes et je me dis que cette fille c’est quelque chose, qu’elle est à moi. J’avale mon verre d’une traite et je suis sur le point d’aller la voir et de lui dire quand je sens mon téléphone vibrer, la maison. Je soupire et je suis prêt à raccrocher quand j’entends les pleurs de ma sœur, mon sang se fige et ne fait qu’un tour. Ce n’est pas bon. Je regarde l’heure, ça ne fait seulement que deux heures que je suis parti et il y a un souci. Mes parents doivent être dans l’avion à l’heure qu’il est. Je croise le regard de Juliet et je m’en vais. Je lui expliquerai plus tard, puis de toute façon, je ne faisais que le poteau. Je ne respecte rien sur la route et je m’en fiche, Zoelie pleure et je ne sais pas pourquoi. Mais vite, en voyant l’allée de la maison arriver, je comprends, la police, partout. Qu’est ce que c’est que ce bordel ! Je sors de la voiture qui est toujours allumée et je vois Zoelie avec des enquêteurs, je les pousse et la prends dans mes bras. Je ne comprends rien à ce qu’elle me dit, mais tout ce que je peux faire c’est la réconforter et lui caresser le dos. « Monsieur Maxwell ? Je suis l’inspecteur Riggie. » Je lève les yeux vers lui et attends la suite, s’ils sont là ce n’est pas pour rien et je suis prêt à encaisser. « Je suis navré de vous dire ça mais… Je crains que vos parents aient été victime d’un crash d’avion. » Il continue de parler mais je n’entends rien, plus rien. Mes parents sont morts. Je regarde Zoelie et essaie de savoir comment elle a pu savoir avant moi et surtout que des policiers lui aient dit. Mais mes parents avaient des ressources, ils avaient dû la contacter d’une manière ou d’une autre, de lui dire quoi faire avant qu’ils n’arrivent l’improbable. Je la serre contre moi, la berçant et me refusant de craquer devant elle. Je réponds aux questions, à leur question à la noix qui me bourrinent le crâne. Je soupire et ferme la porte une fois qu’ils partent tous. Je remets la couverture sur Zoelie et m’allonge sur l’autre canapé à la regarder et craquant enfin, sentant mes muscles se décontracter par la crispation. Mes parents sont morts. Cette soirée qui devait être parfaite a été ruinée par un crash d’avion criminel. Je me tourne, regardant le dos du canapé et me rendant compte des obligations qui pèsent sur mes épaules à présent.

***

Cela faisait maintenant quelques mois qu’on était ici, à Washington, c’était vraiment bizarre comme vie enfin comme changement. J’avais accepté de suivre Juliet sans aucune raison, j’avais accepté de ne rien savoir sur le pourquoi je devais venir avec elle. On n’abordait pas le sujet et on vivait comme avant. Depuis le décès de mes parents, Juliet avait été là pour ma sœur surtout car c’était compliqué de gérer les problèmes de filles mais depuis ce soir là, je m’étais juré de faire passer la famille avant tout. Quitte à ne jamais rien dire à Juliet par rapport à mes sentiments. Je soupirais en quittant l’appartement, j’avais une mission à remplir et je devais suivre un homme dont sa femme le soupçonnait de la tromper. Enfilant ma veste, je rejoignis ma cliente dans un petit restaurant et l’écoutais, notant les informations qui m’étaient nécessaires pour suivre le mari sans me faire repérer. Ca tombait bien, il allait à une soirée caritative ce soir, j’allais pouvoir me fondre dans la masse. Je remerciais la jeune femme et lui promis des résultats dans les meilleurs délais, je payais les consommations puis partis me préparer pour la soirée. C’est donc bien habillé que je me rendis dans cette grande salle où étaient exposées des photos d’enfants qui subissaient la famine en Afrique. Mon cœur se serra en voyant cela mais je devais observer ma cible. Il était devant moi, en train de parler à des personnes importantes, moi je regardais ces tableaux en étant vraiment pas intéressés du tout mais je ne laissais rien paraître. Une femme m’aborda, enfin je ne la vis pas directement, en fait je ne l’entendis même pas, c’est quand je vis sa main sur mon épaule que je sursautais pour me tourner vers elle. Une jolie brunette, grandes, les yeux verts. Une créature plutôt magnifique. « Excusez-moi, j’étais à l’ouest. » Je vis son sourire qui me fit sourire et je sentis comme si mon cœur venait d’exploser. Ce n’était pas inconnu comme sensation mais … différent. « Bonsoir, je m’appelle Kelly. J’ai eu pitié de vous en vous voyant seul dans cette grande salle. » J’arquai un sourcil et rigolai avant de plaider coupable. Cette femme me rendait déjà dingue. Je discutais avec elle, tout le long de la soirée, ne quittant pas ma cible des yeux non plus, je pouvais mêler l’utile à l’agréable non ? Après tout, il n’y avait pas ma cliente pour me dire quoi faire ou quoi dire. J’étais libre de faire ce dont je souhaitais. Et là, tout de suite, je voulais m’amuser un petit peu avec cette belle femme. Je ne perdis pas une miette de son corps dans cette chambre d’hôtel et je repartis le lendemain en la laissant dormir, lui laissant mon numéro de téléphone si elle avait envie de faire plus amples connaissances. Je rentrais à la maison, sifflotant de bonheur et de joie. Cependant, je perdis vite mon sourire en voyant le regard réprobateur de mon amie sur le seuil de la porte, suivis de celui de ma sœur derrière. J’avais oublié que je vivais avec des femmes. « Je vais bien, j’ai passé une bonne soirée, j’ai oublié de répondre à vos sms, je travaillais. » Je leur fis un grand sourire mais compris vite que c’était une cause perdue, surtout pour Juliet. Je vis Zoelie secouer la main pour dire que ce n’était pas grave et la vis repartir dans sa chambre, être son tuteur légal n’était pas tous les jours faciles. Je m’affalais dans le canapé et vis Juliet croiser les bras devant moi. « Quoi ? Je n’ai plus le droit de m’amuser ? » Je secouais la tête et allais me lever alors qu’elle me repoussa sur le canapé pour pointer mon cou d’un regard accusateur et si je ne la connaissais pas assez, je dirais blessé aussi. « Ouais, tu t’es bien amusé. T’as juste oublié que hier soir, on devait aller fêter notre amiversaire ! » J’ouvris grand la bouche et la refermais, elle marquait un point, j’avais oublié. Trop absorbé par cette femme que j’avais vue et avec laquelle j’avais passé la nuit. J’avalais ma salive et secouais la tête en levant les mains, coupable. « Je suis désolé. » Mais je savais que je n’étais pas pardonnable, elle était rancunière et j’étais certain que je pouvais faire une croix pour la voir sourire prochainement. Généralement, c’était elle qui me disait quand elle n’était plus fâchée mais là, c’était quelque chose qu’on ne pouvait pas oublier, quelque chose qu’on faisait depuis maintenant plus de quinze ans. Je la perdais de jours en jours depuis qu’on était arrivé à Washington mais je ne disais rien, j’encaissais le coup. Je me levais, la laissais dans le salon pour ne pas voir son regard qui se remplissait de larmes. C’était de ma faute, mais je n’arrivais toujours pas à gérer ce genre de situation, alors je partais, je la laissais c’était plus simple ainsi. Mais en partant, je sentis comme si quelque chose entre elle et moi s’en allait. Et que de l’autre côté, Kelly, la femme de cette nuit me redonnait autre chose en contrepartie. Car au même instant où je quittais le salon, je reçus un coup de téléphone de cette fille et ce n’était que le début.

***

Bon d’accord, ça ne faisait que quelques mois que je la connaissais mais j’étais prêt à me jeter dans le grand bain, de lui faire ma demande et de l’épouser dans les plus brefs délais. J’étais dans ma chambre en train de faire les cents pas avec la bague à la main, récitant mon texte comme un crétin devant son miroir. J’entendis la porte s’ouvrir et mon regard croisa celui de Juliet, j’ouvris la bouche et l’espace d’un instant je crus qu’elle pensait que c’était elle, que c’était à elle que je devais demander. Mais non, je secouais la tête et soupirais avant de rigoler et de montrer la bague. « Je compte demander à Kelly de m’épouser… » Elle allait parler,  je le sentis mais au lieu de ça, elle s’approcha de moi et posa son front contre le mien, je retins ma respiration, elle était si proche à présent. Mes mains étaient le long de mon corps. « Je déménage. » Je ne saurais dire si c’était parce que je comptais épouser Kelly ou autre, je ne pus me résoudre qu’à lui poser l’ultime question. « Tu veux être mon témoin ? » Je ne voyais personne d’autre que Juliet devenir mon témoin, c’était mon amie de toujours. Elle allait être une parfaite témoin. Soupirant, je sentis sa tête hocher dans le bon sens et mon cœur fit un bond, je la serrais dans mes bras et la gardais ainsi pendant de longues secondes. Je voulais me souvenir de nos étreintes sans savoir pourquoi, comme si ça allait être les dernières. Maintenant que j’avais sa bénédiction et que j’étais rassuré de la savoir présente à mon mariage, je devais faire ma demande à Kelly. Je me préparais le reste de la journée, demandant à ce que les deux filles ne soient pas là ce soir à la maison, je devais être seul avec elle pour plus de perfection. J’étais en train de mettre la dernière bougie quand j’entendis toquer à la porte. C’était elle. J’allais ouvrir en souriant et la faisant entrer, déposant un baiser sur ses lèvres. Elle était toujours aussi magnifique. « Installe toi, fais comme chez toi. » Je la suivis puis retournais à la cuisine pour prendre du vin rouge pour commencer la soirée, cherchant dans la réserve, je fis tomber mes clés. Je les soulevais pour voir le porte-clé. Celui de Juliet, mon cœur se serra comme pour me prévenir de quelque chose mais je ne l’écoutais plus, je ne voulais pas gâcher ce moment même si je le devais. J’aurais dû le briser ce moment. Retournant dans le salon, j’allais la voir avec deux verres à la main puis le lui servis tout en commençant à parler de tout et de rien, essayant de l’emmener sur le sujet de vivre à deux. Puis au moment du désert, je sortis le grand jeu, posant le genou à terre, l’écrin entre mes mains, ouvert et faisant ma demande officielle. « Kelly Johansson, voulez-vous devenir ma femme ? » Je souriais, comme un grand bêta et je lui passais l’anneau quelques secondes après sa réponse affirmative, elle avait dit oui. Je la portais jusqu’à la chambre où l’on termina la soirée. Trop heureux de passer le cap de cette histoire de notre vie. Alors que je gardais Kelly contre moi, j’entendis mon téléphone vibrer, je le regardais et soupirais sans répondre. C’était Juliet. Je savais que j’aurais dû répondre, mais sans savoir pourquoi, je décidais de l’ignorer. Je voulais passer cette nuit sans encombre, sans penser à elle, sans penser à ma sœur, sans penser à rien d’autre que ma future femme qui dormait à mes côtés. Elle était si parfaite que je ne pouvais pas rêver mieux. Peut être que si, mais je n’en avais pas besoin, je me persuadais du contraire mais c’était pour mon bien. Je me levais pour aller dans la cuisine me servir un verre d’eau tout en prenant le porteclé qui me regardait  comme si je venais de faire une connerie. Je me souvenais de ce jour, à chaque fois que je le regardais mais là il me faisait plus mal que de bien. Le rangeant dans le tiroir, je me promis de ne pas y toucher. De ne plus y toucher et de faire des efforts avec Kelly concernant Juliet. C’est-à-dire que je devais plus de temps à ma femme qu’à ma meilleure amie à présent. Et ça, j’allais devoir commencer dès à présent.

***

« Jay ! Je suis enceinte ! » Je me refusais de l’entendre, je secouais la tête. Ce n’était pas possible, sans savoir pourquoi, non, ce n’était pas possible. J’étais en train de faire les cents pas dans la maison. Je revenais d’une affaire assez dure et pour moi, c’était le coup fatal. « Tu ne peux pas être enceinte, tu me l’as dit toi-même il y a maintenant un an. » On avait fait des tests et ils s’étaient révélés compliqués qu’on ne puisse pas avoir d’enfant. Pour moi j’avais fait une croix dessus et c’était surtout un prétexte pour que j’arrête mes voyages à l’étranger qui devenaient de plus en plus fréquents ces derniers mois. Je la regardais, d’un regard noir alors qu’elle essayait de me faire entendre raison. Le seul endroit où je pouvais aller c’était chez Juliet mais depuis quelques temps, elle aussi c’était dur de pouvoir discuter avec elle. Je me pris la tête entre mes mains et soupirais avant d’aller m’enfermer dans la salle de bain pour me mettre sous la douche froide histoire de me rafraîchir les idées. Pourquoi je réagissais ainsi ? Je ne savais pas pourquoi, c’était un blocage. D’ailleurs depuis ce jours-là, on n’en discuta plus. Enfin si, une fois, je lui demandais si elle avait fait un test, elle m’avait répondu oui, me disant que c’était un test erroné à cause d’une toxine à son boulot. Un soulagement pour moi. Je retournais à mes affaires, préférant me réfugier dans le travail plutôt que d’affronter le regard malade de ma femme. Tout se passait bien avant, tout allait pour le mieux et aller savoir, à cause de ce sujet-là, notre relation est devenue l’enfer. Je faisais pourtant des efforts mais sans savoir pourquoi, l’éloignement de Juliet, ma sœur qui était à ses études et dormais à l’université, je me sentais seul. Terriblement seul et je n’avais plus de point de repères. Puis un soir, revenant du boulot, je découvris une lettre de départ. Cela faisait maintenant trois mois que j’avais quitté Washington pour le boulot et j’avais coupé les ponts téléphonant de temps en temps à Kelly. Je découvris son départ, son ras le bol de se sentir délaissée. J’avalais ma salive et balançais tout ce qui se trouvait sur mon passage. Je n’arrivais pas à le croire, elle m’avait quitté avec une putain de lettre. Mais c’était de ma faute, je n’avais rien fait pour que ça aille mieux. Je me laissais tomber sur le canapé et attrapais mon téléphone pour appeler la seule qui pouvait comprendre et qui pouvait arriver d’une minute à l’autre. « Juliet ? Elle est partie… » Voilà, je venais de lui dire, elle était partie et maintenant, je me retrouvais comme un couillon, seul et sans personne, la bague au doigt. Je la regardais et soupirais avant de me frotter le visage et d’écouter la voix de ma meilleure amie. « Je sais, elle est venue me voir… Soit tu fais le nécessaire pour la récupérer soit tu l’appelles, tu t’excuses et tu lui dis que tu regrettes mais que tu la laisses tranquille. » Je hoche la tête, même si elle ne me voit pas, je l’écoute et je vais lui téléphoner, à Kelly. Je raccroche quelques minutes plus tard et attends pour téléphoner, maintenant ou plus tard ? Je ne sais pas en fait. Puis je finis par aller me coucher et je ferme les yeux pour oublier cette journée, oublier ce boulot pendant seulement quelques heures. Mais je ne l’appelle pas, ni le jour d’après, ni le mois suivant. Je ne l’oublie pas, je lui laisse de l’espace pour réfléchir comme moi je réfléchis. Je repars même pour l’Angleterre pour une affaire plus coriace, je laisse ma sœur au soin de Juliet que je ne croise même plus non plus. Puis je reçois ce coup de téléphone qui m’annonce la mort de ma femme. Mon sang ne fait qu’un tour, je m’effondre au sol écoutant cette dame me parler, elle me parle d’enfant, de bébé, de mariage, mais je n’entends rien, je n’entends plus rien. Kelly est morte et je n’ai même pas eu le courage de la rappeler pour m’excuser, pour la faire revenir, rien. Ce n’est que plus tard que je sors de ma torpeur pour affronter la réalité. Je vais voir une dernière fois son corps, l’embrasse une dernière fois et assiste à son enterrement avec ma sœur. Une fois de retour à Washington, c’est sans surprise que je reçois un appel de Juliet me demandant de venir tout de suite. J’accours et arrive chez elle en trombe. « Qu’est-ce que t’as ? » Elle se tourne vers moi, un bébé dans les bras et j’arque un sourcil. « Depuis quand tu es mère ? » Disons qu’elle aurait pu être enceinte, je ne l’aurais même pas vu ces derniers temps. « Je te présente Molly. Molly voici ton parrain, Jayden. » J’arque un sourcil mais un sourire se fend sur mon visage. Je ne peux que craquer mais une question m’interpelle tout de même. « Et… tu comptais me parler quand de cette grossesse ? » Prenant la petite dans mes bras, je me sentis tout de suite heureux de tenir cet être dans mes bras comme si c’était inné, que j’avais fait ça toute ma vie. « C’était l’histoire d’un soir… Je… je ne pouvais me résoudre à l’abandonner. C’est pour ça que je ne te voyais pas ces derniers temps, je ne voulais pas que tu me juges. » Jamais je ne l’aurais jugé, en fait, je n’en sais rien, je devais l’avouer. Au fond, elle avait peut-être bien fait. Juliet était une solitaire et je ne crois pas l’avoir connu avec quelqu’un. Bizarrement, ce bébé nous rapprocha, nous donna notre seconde chance. Nous étions redevenus Juliet et Jay, les inséparables. Les meilleurs amis étaient toujours ensemble, soudés comme jamais. Et maintenant, quand j’y repense, c’est comme s’il y a deux ans, cette nouvelle du bébé était un champ d’espoir suite à la mort de Kelly.

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MessageSujet: Re: Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort ! ♠ Jayden Maxwell   Dim 19 Mar - 17:33

T'es trop rapide vilaine Surprised On peut même pas te dire rebienvenue

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MessageSujet: Re: Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort ! ♠ Jayden Maxwell   Dim 19 Mar - 17:34

Je redéplace si tu veux . On va encore dire que je suis schizo Arrow donc je me cache .

Mais merci, même si tu ne l'as pas dit

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MessageSujet: Re: Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort ! ♠ Jayden Maxwell   Dim 19 Mar - 17:36

Faut assumer dans la vie Et pas de « de rien » Arrow

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MessageSujet: Re: Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort ! ♠ Jayden Maxwell   Dim 19 Mar - 17:40

J'assume Arrow. Enfin presque, j'ai peur qu'on me viole tellement j'suis sexy comme ça en fait (ouais je sais l'excuse est bidon )

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MessageSujet: Re: Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort ! ♠ Jayden Maxwell   Dim 19 Mar - 17:41

Voyons le viole c'est bien

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MessageSujet: Re: Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort ! ♠ Jayden Maxwell   Dim 19 Mar - 17:46

Tu m'enseignerais les bienfaits du viol ? Surprised Surprised

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MessageSujet: Re: Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort ! ♠ Jayden Maxwell   Dim 19 Mar - 17:51

Challenge accepted

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MessageSujet: Re: Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort ! ♠ Jayden Maxwell   

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