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 ISAIAH ▬ Dancing on my own

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Isaiah E. NavarroGod bless America… and Me
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MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 29/03/2017
Pages lues : 42
Crédits : (c) Shiya & Tumblr
Avatar : Bob Morley.
Pseudo : Mayiie.
Âge : Trente-quatre ans. J'assume parfaitement le fait que je ne les fais pas et je l'utilise pour embêter mes collègues parfois.
MY SOUL

MessageSujet: ISAIAH ▬ Dancing on my own   Mer 29 Mar - 14:05

Isaiah E. Navarro
I miss the way to make me feel, and it's real.

Prénom : Bien que ce soit elle qui avait le dernier mot dans tous les cas, ma mère n’a pas vraiment choisi mes prénoms. Premièrement, elle s’est limitée à deux, parce que si ça n’avait qu’été d’elle, j’en aurais probablement davantage. Ensuite, en ce qui concerne de mon premier prénom, soit Isaiah, c’est ma grand-mère qui lui a fortement suggéré de me le donner, pour des raisons religieuses, parait-il, je ne lui ai jamais vraiment demandé les détails. Puis, compte tenu qu’ils étaient en train de faire les papiers pour que ma mère vienne aux États-Unis, mon père a exigé que j’aie un second prénom plus américain, pour une raison qu’encore une fois, je ne lui ai pas demandé. Ce prénom, il fut arrêté sur le choix Emrys. Par hasard, c’est le nom de mon grand-père paternel. Voulu, ou une coïncidence ? Je préfère pencher sur le premier choix. Nom de famille : Mon certificat de naissance indique que mon nom de famille est Santiago, parce que ma mère m’a donné le sien au moment où je suis venu au monde. Cependant, en raison de ses agissements, en raison du fait que je ne me sentais pas attaché à ce nom de famille, j’ai légalement fait changer celui-ci à mes quatorze ans pour prendre le nom de famille de mon paternel, soit Navarro. C’est encore celui qui me suit aujourd’hui, et je ne regrette pas du tout ce changement. Date & lieu de naissance : J’ai vu le jour le deux février mille neuf cent quatre-vingt-trois à Playa Del Carmen, au Mexique, village où ma mère est née et a grandi, même village touristique où mon père a passé du temps en compagnie de ses amis il y a un peu moins trente-cinq ans de cela environ. Je suppose que la suite est logique dans la tête de n’importe qui. Âge : Au début du mois de février, j’ai souligné mes trente-quatre ans de vie. Bien des gens trouvent que cela ne se voit pas, que ce soit par les traits juvéniles de mon visage ou mon attitude un peu gamine par moments. Souvent, on a du mal à croire que j’ai atteint la trentaine, et à la blague, on me dit que j’ai la mentalité d’un gamin de vingt-ans, mais je le vis bien. Métier : Depuis bientôt dix ans, je pratique fièrement le métier de professeur de sport au lycée. À défaut d’être un athlète de haut niveau, je sers d’exemple aux adolescents, j’essaie de les aider du mieux que je peux et surtout, je m’amuse au quotidien en leur compagnie. Puis, pour compléter ma tâche, j’entraîne également l’équipe de baseball et de hockey sur glace du lycée. J’aurais bien ajouté le football américain à tout cela, mais malheureusement, je ne suis pas en mesure de me dédoubler, pas encore en tout cas. Orientation sexuelle : Hétérosexuel. Comme bien des adolescents, il y a eu une période de ma vie où j’ai eu des doutes sur qui j’étais et mon orientation, mais après, je me suis retrouvé dans des vestiaires à plusieurs reprises à l’université, et j’ai compris que le même sexe ne m’attirait pas. Statut civil : Marié depuis bientôt douze ans à cette femme qui m’a fait comprendre que je n’étais pas homosexuel lorsque j’étais à l’université. Avant même d’avoir terminé nos études, nous nous sommes mariés, puis sitôt sur le marché du travail, notre relation s’est dégradée. Maintenant, je suis dans un mariage sans amour et sans espoir, mais je ne l’ébruite pas, parce que je ne veux pas prendre le risque que ma femme le sache et que je subisse des représailles suite à cela. Statut financier : Je ne suis pas dépensier, mais je ne suis pas radin. Je sais économiser juste suffisamment pour avoir un niveau financier convenable, c’est-à-dire pas luxueux, mais juste suffisant pour payer les factures, et c’est très bien comme ça. Caractère : Souriant, optimiste, attachant, romantique, altruiste, attentif, généreux, drôle, droit, loyal, cachottier, faible, trop sensible, en manque d’assurance, immature par moments, irréfléchi. Parti politique : J’ai tendance à dire que mes opinions politiques changent selon mes préoccupations du moment et ce que les différents partis ont à proposer, mais bien souvent, je me suis retrouvé à voter démocrate, parce que je n’aime pas tout ce qui s’oppose au progrès, alors les conservateurs républicains, c’est trop peu pour moi.  Groupe : Drink with me. Avatar : Bob Morley.
Combien de livres lis-tu par mois ? Quels sont tes préférés ?
En grandissant, je n’ai jamais été un grand lecteur. Le lisais que pour satisfaire les professeurs de littérature, et bien souvent, je ne prenais pas vraiment ma lecture au sérieux, parce que je ne trouvais pas vraiment d’intérêt à lire quoi que ce soit qu’ils proposaient. Cependant, une fois à l’âge adulte, j’ai appris que les romans, lorsqu’ils étaient  bien choisis, pouvaient nous permettre de nous évader, oublier le moment présent pendant un instant, et progressivement, j’ai compris que ma vie à l’école ne pouvait pas me suivre à la maison, alors il me fallait autre chose pour m’échapper. La lecture est devenu mon échappatoire. Au début, je me contentais de quelques articles dans des revues, puis des petits romans. Puis, quand j’ai découvert les romans policiers et les romans d’action, j’ai compris que je venais de trouver le moment parfait pour oublier ma situation difficile. Je ne suis pas le lecteur le plus assidu et le plus rapide qui soit, bien souvent, il me faut un mois, voire deux pour lire un roman de taille moyenne, mais il n’en demeure pas moins que cela me plait. Puisque je ne suis pas encore un lecteur sélectif, je ne crois pas que je peux dire que j’ai un livre favori. Peut-être cela changera un jour, quand j’aurai eu un coup de coeur pour un bouquin ou un autre et que je serai incapable de m’en détacher.

Pour toi, l'amitié c'est...
L’amitié, c’est une des rares choses qui me permettent de rester sain d’esprit. Puisque je ne peu pas compter sur ma vie amoureuse chaotique ou bien sur ma vie de famille inexistante, je compte beaucoup sur tout ce qui est à l’extérieur pour me sentir mieux. Mes amis du quotidien, bien souvent, ce sont mes élèves. Enfin, ils ne sont pas mes amis dans le sens où je sortirais boire une bière en leur compagnie après les cours, jamais je ne pourrais me permettre une chose pareille, mais je m’entends suffisamment bien avec eux pour que j’aie l’impression d’avoir quelqu’un de mon côté, que ce n’est pas moi qui suis anormal, que je ne mérite pas ce que je vis chez moi. Et puis, il y a ces amis qui, je le sais, ne me lâcheront jamais. Certains savent ce que je vis, d’autres, pas vraiment, mais qu’importe, ils m’apportent l’un et l’autre quelque chose de spécial qui fait en sorte que je ne pourrais clairement pas me passer d’eux dans ma vie.

Quelle est la chose la plus folle qu'on a raconté sur toi ?
Le fait que je porte un short plutôt court et serré au quotidien a fait jaser plus d’une fois. D’abord au sein de l’école, puisque certains jugeaient qu’au vu de mon jeune âge, c’était louche et inapproprié. Personnellement, j’aurais toujours dit que c’était plus inapproprié sur le corps d’une personne plus vieille, comme mon prédécesseur, mais jamais je ne l’ai exprimé, parce que tant et aussi longtemps qu’on ne m’interdit pas la tenue, moi ça me va très bien comme ça. Cependant, jamais je n’aurais cru que les discussions dépasseraient l’enceinte de l’école. Une fois, j’ai eu le malheur d’aller à la plage avec le seul maillot de bain qui me restait, un maillot de bain… plutôt serré également. Bon d’accord, la vérité est que j’aime les porter ainsi, mais quand même, je ne crois pas qu’il était nécessaire de décrier à tout le monde que je déteste porter les vêtements, d’où le fait que ceux-ci sont minimaux sur mon corps, et que je dois certainement dormir et me balader chez moi, même pour tondre la pelouse derrière ma maison. Évidemment, j’ai trouvé cela comique, jusqu’au moment où certaines élèves un peu plus éveillées ont commencé à chercher des photos de moi peu appropriées dans le milieu de l’éducation. Et puis, inutile de dire ce que ma femme a pu penser de cette rumeur complètement débile et infondée.
Un. Je préfère toujours prendre le bon côté des choses que le mauvais. Pour moi, le verre est toujours à moitié plein et non à moitié vide. Peut-être que cela est naïf de ma part, dans le sens où jamais je ne vais chercher la confrontation, mais ça me permet de voir du bon dans ma vie et d’avancer, alors je ne me verrais pas changer mes méthodes pour quelconque raison. Deux. Je suis retourné une seule fois dans la ville où je suis né. La seule chose qui m’a permise de me sentir à peu près chez moi, c’est l’ambiance de fête, mais autrement, je me considère comme étant un véritable Américain. Trois. Je caresse depuis plusieurs années le rêve d’avoir non pas un seul, mais plusieurs enfants. Toutefois, j’ai compris il y a un bon moment maintenant que dans ma situation, ce ne serait pas possible, alors je compense en me disant que mes élèves sont comme cette famille que je n’aurai jamais. Quatre. Je possède une carte de crédit ainsi qu’un compte bancaire dont ma femme ne connait pas l’existence. Je l’utilise pour des dépenses personnelles qu’elle ne m’autoriserait pas en temps normal. Cinq. Je vis très bien avec ma décision d’avoir fait un don de sperme il y a plusieurs années de cela. Évidemment, je regrette d’avoir utilisé cet argent pour payer une bague de fiançailles à ma femme, mais je me conforte en me disant qu’au moins, j’aurai rendu une famille heureuse. Six. J’assume tellement le fait de paraître plus jeune que mon âge que je l’utilise à mon avantage pour faire des blagues à mes collègues et me taper l’incruste dans leurs cours quand j’ai du temps libre. Sept. Quand j’ai des blessures infligées par ma femme qui sont visibles, j’invente un paquet d’excuses qui font croire aux gens que je suis maladroit, alors que pas du tout. Je fais du skateboard et de la planche à neige depuis tout jeune et je n’ai jamais eu de souci d’équilibre dans ma vie. Huit. Adepte de jeux vidéos, il m’arrive de jouer régulièrement et avoir des goûts variés de ce côté. Parfois, je joue en ligne contre ou avec mes élèves, et je leur en parle le lendemain sans aucune gêne. Neuf. Je suis capable de faire des rôts sur commande. Dix. Romantique dans l’âme, je souffre du fait de ne pas pouvoir combler une femme que j’aime comme il se le doit. Le mieux que je peux faire, c’est d’être aussi gentleman que possible, et je ne me le prive pas pour le faire. Onze. J’adore le café et le chocolat, et encore plus les grains de café enrobés de chocolat. Certains pourraient dire qu’au vu de mon niveau d’énergie habituel, je ferais mieux de m’en passer, mais j’aime beaucoup trop cela pour ne pas en manger une fois de temps à autre. Douze. Je suis un fan inconditionnel de baseball et mon équipe préférée est celle des Yankees de New York. Je vais voir un match dès que j’ai un week-end de libre et chaque année, je tente d’organiser un voyage avec l’équipe de baseball du lycée. Treize. Mes talents en danse sont plus que limités, sauf quand vient le temps de jouer à Dance Dance Revolution. J’explose tous les scores à ce jeu. Quatorze. J’aime et j’assume parfaitement le fait de porter des shorts courts pendant les cours de sport que je donne. Je suis plus confortable ainsi. Quinze. J’adore préparer des smoothies maison, que ce soit pour le goûter ou pour en apporter dans mon sac-repas à l’école. Je trouve toujours une excuse pour en faire et en boire un. Seize. Je ne l’ai jamais dit à qui que ce soit, mais à plusieurs reprises, ma mère a tenté de reprendre contact avec moi, et je ne lui ai jamais répondu, parce que je juge qu’elle n’a pas sa place dans ma vie. Dix-sept. J'aimerais, un jour, participer à une Spartan Race.
Prénom : Marilyne. Pseudo sur le net : Mayiie. Âge : Vingt-six ans. Pays : Au pays de l'érable, des chevreuils et des grenouilles en gélatine. Comment as-tu découvert le forum ? Dans ma tête . Quelles sont tes premières impressions ? Que je l'aime toujours autant . Veux-tu t'inscrire à la newsletter d'intégration ? Je crois pas que ce soit nécessaire . Crédits : Shiya & Tumblr. Un petit mot pour la fin ? Je vous aime pink.

Code:
<pris>BOB MORLEY</pris> ► Isaiah E. Navarro

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Parfois j'aimerais pouvoir remonter le temps et effacer tout ce qui fut triste. seulement la gaieté ne disparaîtrait-elle pas aussi ?  - Nicholas Sparks


Dernière édition par Isaiah E. Navarro le Mer 29 Mar - 14:44, édité 2 fois
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Isaiah E. NavarroGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: ISAIAH ▬ Dancing on my own   Mer 29 Mar - 14:05

You want to make a memory
We watched the sunset over the castle on the hill

« Alors, Isaiah, pourquoi es-tu ici aujourd’hui ? » « J’ai trouvé ce que je voulais faire. » Je me retrouvai soudainement à considérer son air complètement choqué pendant un instant, comme si je venais limite de dire une grossièreté alors qu’elle avait fort probablement entendu cette phrase pas mal souvent dans sa carrière de conseillère en orientation. Enfin, peut-être que non, je n’en savais que trop peu à ce sujet. En tout cas, une chose était certaine, c’était que c’était bien la première fois qu’elle entendait un tel propos sortant de ma bouche. Maintes fois, je l’avais exaspérée en affirmant que je ne savais pas quoi faire, que peut-être je n’irais même pas à l’université et qu’ainsi, ce serait plus simple pour tout le monde. De mon côté, je n’allais pas me casser la tête à retourner m’asseoir sur les bancs d’école alors que pour sûr, la motivation ne serait pas là mais de plus, mon père n’aurait pas à payer tous les frais et ce, même s’il économisait depuis un bon moment pour mes études, parce que même si mon arrivée dans sa vie n’était pas prévue, il considérait les études étaient primordiales, donc il avait créé un compte-épargne à mon nom pour l’université. Pour ça, peut-être qu’il aurait été déçu, mais bon, il aurait pu s’acheter une belle voiture avec le tout… Enfin, cela n’arriverait pas, si tout pouvait fonctionner comme je le voulais, évidemment. Encore fallait-il que la dame ait la gentillesse de poursuivre la discussion, mais je n’étais pas pressé, j’étais prêt à lui laisser un petit moment pour digérer la nouvelle. J’attendis donc avec un petit sourire, ce même sourire qui s’était collé sur mon visage lorsque j’avais passé la porte la première fois. Finalement, au bout de quelques secondes, elle finit par dire: « Ah oui ? » comme si elle n’en croyait pas ses oreilles. M’attendant encore une fois à une réaction pareille, je confirmai d’un signe de tête positif, un regard fier brillant dans mes yeux, puis je la laissai me demander: « Dans quel domaine voudrais-tu aller alors ? » « En enseignement, du sport. » Nouveau choc de la dame en face de moi, ou du moins, c’était ce que j’avais compris quand je l’avais regardée et que j’avais vu encore une fois ses yeux écarquillés, son air quelque peu stoïque. Par contre, contrairement à ce que je m’étais attendu pendant quelques secondes, elle ne se moqua pas de moi de quelconque façon. Elle aurait pu quand même, parce que jamais, au grand jamais je n’avais envisagé cette éventualité, et j’étais persuadé que personne ne l’avait fait. Je n’étais pas un élève difficile, mais disons que je prenais de la place dans une classe et je savais déjà que plusieurs de mes enseignants étaient d’avis que je ferais mieux d’être à l’école de cirque plutôt que dans une salle de cours. Non pas que j’étais flexible ou quoi que ce soit, mais parce que j’aimais rigoler, j’aimais faire rigoler les gens et surtout, je n’arrivais pas à rester en place. Le mal par rapport à ça ? Certains ne le voyaient pas, d’autres pensaient que c’était dérangeant et tout simplement horrible. Et de là venait la logique comme quoi il n’était pas possible que je supporte d’être dans une école pendant toute ma vie. Mais moi, je pensais que si et à ce point, je ne me voyais pas vraiment faire autre chose. Voilà pourquoi je ne me sentis nullement mal à l’aise lorsqu’on vint à me poser la question: « Et qu’est-ce qui t’a donné cette envie ? » Plus encore, je ne retins pas le fait qu’elle l’avait dit avec un certain dédain, comme si elle croyait que ce serait qu’une idée passagère qui changerait la semaine prochaine. Toujours avec la même contenance que précédemment, je lui expliquai: « Parce que j’aime ça, avoir le sentiment de pouvoir aider plus jeune que moi. » Bon d’accord, il y avait également cette journée-carrière qui, à défaut d'avoir trouvé quelqu’un qui pratiquait le métier de mes rêves, parce que je n’en avais pas à ce moment là, m’avait obligé à rester avec notre professeur de sport, mais ça, je ne le dis pas. Et puis, il fallait dire que le petit sourire que j’avais se transforma en un air encore plus idiot à ce moment-là, ne me donnant pas la crédibilité nécessaire pour en venir à dire une telle chose sans croire que je plaisantais. « Ah bon ? Qu’est-ce qui t’a fait découvrir ça ? » Avec un calme probablement décontenançant pour la dame, surtout en raison de ma réputation de ne pas savoir rester en place, je poursuivis en expliquant l’histoire de mon petit Malcolm, cet adolescent de treize ans qui avait du mal à s’intégrer au collège, ne voulait pas faire ses devoirs, bref, le type d’élève qu’aucun enseignant ne voulait avoir dans sa classe. C’était à un tel point que ses parents l’avaient inscrit dans un programme de tutorat duquel je faisais partie, histoire de montrer un peu de bon-vouloir dans mon dossier scolaire par ce bénévolat. Au début, je n’y croyais pas non plus, me disant que je l’aiderais et qu’après, qu’importe les résultats, j’aurais fait ma part, mais hier, j’avais eu la nouvelle comme quoi ses notes avaient grandement augmenté, parce que maintenant, il faisait ses devoirs, compte tenu qu’il savait qu’après, il aurait le droit de sortir dehors afin qu’on puisse se lancer la balle. Plus encore, il était venu me voir, tout ravi, me disant que j’avais changé sa vie. Le soir où cette rencontre avait eu lieu, j’étais rentré chez moi, des étoiles plein les yeux, comprenant que c’était ça que je voulais faire. Je savais bien qu’un groupe entier et un seul élève, ce n’était pas pareil, mais j’avais compris que c’était en l’aidant que j’étais le plus heureux. Une fois que j’eus terminé de raconter cela dans mon discours, ce fut un air un peu plus serein, voire souriant qui apparut sur le visage de la dame qui finit par en conclure: « Eh bien… Je suppose que compte tenu de ton sens de l’humour, ton amour pour le sport et tout ça… À condition que tu travailles bien, évidemment, tu pourrais effectivement devenir enseignant. » J’étais d’avis que si on m’avait annoncé que j’avais mon brevet d’enseignant ici et maintenant, je n’aurais pas su être plus heureux. Un air encore plus brillant au visage, je me levai, remerciai la dame probablement six fois en dix secondes, et j’attrapai les différents documents des universités pouvant m’intéresser, sachant très bien que je ne ferais que les regarder pendant le cours suivant. Jamais je ne saurais porter attention à ce qui se passait à l’avant, c’était sûr et certain. Mais au fond, ce n’était pas plus grave, parce que ma prof de maths ne m’appréciait pas des masses, de toute façon, alors si j’étais tranquille dans mon coin pendant une heure, j’étais persuadé qu’elle ne s’en plaindrait pas.

Han… Maureen… Allez bébé… Continue… Ne t’arrête… Quelques grognements solitaires, coups de poignets bien placés et voilà, c’était terminé. Dans un soupir de plaisir et de soulagement, je déversai ma semence dans ce petit pot qu’on m’avait donné juste avant de me laisser seul dans la salle. Et heureusement que j’étais seul, en fait, parce que je ne pensais pas que je voulais que qui que ce soit regarde ce spectacle. Mais de toute façon, en mon sens, ce n’était que pure logique : qui serait en mesure de livrer une telle performance en sachant que quelqu’un regarde ? Enfin, dans certaines circonstances, peut-être que c’était possible, mais certainement pas dans une salle quelque peu austère, un Playboy installé sur la table, sans rien de plus. Enfin, pour moi, c’était maintenant terminé, mon imagination un peu trop débordante m’ayant permis de me livrer sans trop de problème. Après, si j’en avais eu, pour sûr je me serais posé des questions, parce que j’avais quand même que vingt-et-un ans, une vie sexuelle relativement active et pour le moment, jamais je n’avais eu de souci de ce côté, donc bon. Content de voir que j’étais toujours en relative bonne santé, je tentai quand même de dissimuler autant que possible mon sourire satisfait tandis que je remontais la braguette de mon pantalon et bouclais ma ceinture. Une fois que ce fut fait, je refermai le pot, comme on me l’avait demandé, je me lavai évidemment les mains, puis je repris le pot pour le ramener à l’entrée. Tel que prévu, je le redonnai à la réceptionniste qui me tendit un chèque ainsi qu’un reçu. Le reçu, je le signai pour le lui rendre et le chèque, je le pris et le mis précieusement dans mon portefeuille. Le tout se termina par un sourire poli, puis je quittai la clinique de fertilité où je venais de faire mon don de sperme. Pas de « On vous recontactera », rien de tout cela. Il n’y avait aucun nouveau contact, le rapport entre la clinique et moi-même venait de se terminer ici pour le moment. Pour le moment parce que si jamais je voulais faire un second don, je pourrais y retourner, mais je n’étais pas persuadé. si je l’avais fait, c’était pour une raison bien précise, parce que j’avais besoin de l’argent qu’on m’avait remis pour quelque chose en particulier. Personnellement, je ne me voyais pas vraiment prendre l’habitude, aussi facile ceci soit-il, parce que je ne voulais pas le regretter et ce, même si on m’avait assuré que cela n’aurait pas de répercussion sur ma vie tant et aussi longtemps que je voulais conserver l’anonymat, ce que j’avais fait, bien évidemment. Je ne voulais quand même pas que ma petite-amie, Maureen, pense que je faisais cela pour aller voir ailleurs ou un truc du genre. Je l’adorais, mais elle avait tendance à être jalouse, et colérique, alors pour sûr je faisais attention pour ne pas la contrarier. Voilà pourquoi je n’avais pas l’intention de lui parler de cette visite et ce, même si je l’avais faite pour elle. D’ailleurs, je ne tardai pas à en confirmer la raison dès que je sortis de la clinique. Sans tarder davantage, je pris la route dans ma vieille voiture cabossée, l’ancien véhicule de mon paternel qui avait croupi dans le garage bien longtemps avant que j’obtienne mon permis de conduire, il y a cinq ans, et qu’il me l’offre finalement comme cadeau. Elle fonctionnait toujours, mais disons que le premier achat important que je ferais une fois que j’aurais mon diplôme, ce qui ne saurait tarder, c’était une voiture qui roulait bien. Pas nécessairement un modèle de grand luxe, mais disons suffisant pour me déplacer du point A au point B. Mais ça, ça ne pressait pas, pas aujourd’hui en tout cas. Sur la route, je fis un premier arrêt à la banque pour aller déposer le chèque, décidant de passer par le guichet automatique pour que personne ne pose de questions sur la provenance du chèque. Enfin, la personne qui le verrait et le validerait le saurait bien, mais là, je jugeais que ce n’était pas nécessaire, pas devant moi en tout cas. J’étais encore secoué d’avoir fait cela, je devais l’admettre, alors pour l’instant, je n’avais pas besoin qu’on me le rappelle, même si c’était silencieusement, sans poser de questions. Et puis, compte tenu de la quantité de gens plus vieux qui voulaient encaisser leur chèque d’épargne-retraite, le guichet fut pas mal plus rapide. Une fois que ce fut fait, je conduisis pendant quelques autres kilomètres pour arriver dans cette bijouterie dans laquelle j’étais entré il y a quelques jours, sans acheter quoi que ce soit, me contentant de simplement regarder. Voilà pourquoi je fus légèrement surpris lorsque j’entendis une voix masculine me dire: « Oh, vous êtes de retour… » N’ayant certainement pas l’habitude d’acheter quoi que ce soit dans ce genre de commerce un peu plus luxueux, je ne sus faire mieux que de lui adresser un sourire timide. Apparemment, celui-ci semblait un peu plus gentil qu’il ne le laissait voir, puisque lorsqu’il perçut mon malaise, son regard sembla se radoucir, puis il vint même à me dire sur un ton calme et conciliant: « Comment puis-je vous aider ? » Dans un premier temps, je ne lui répondis pas, me contentant de me diriger vers la vitrine où des bagues en or blanc étaient exposées. Non pas que je ne savais pas vivre, je savais juste exactement ce que je voulais. Une fois que je fus à proximité, je pointai la bague surélevée par rapport aux autres, et je dis: « Je voudrais cette bague, s’il vous plait. » L’homme s’approcha à son tour de la table où, à mes yeux, ce petit anneau en or blanc surmonté d’un petit diamant brillait de mille feux parmi les autres. Pourtant, ce n’était pas le cas, mais mes sentiments faisaient comme tel. J’avais eu un véritable coup de coeur pour cette bague, simple, élégante… Parfaite pour Maureen. « Vous comptez faire votre grande demande ? » Apparemment, lui aussi avait compris que j’avais craqué pour cette bague. Un air idiot au visage, je hochai la tête pour lui répondre par la positive. Un sourire aux lèvres, il me prépara la bague, la plaça dans une jolie boîte et une fois que j’eus payé, il me la tendit, étant assez gentil pour me laisser partir en me disant: « Merci beaucoup, et bonne chance. » « Merci. » fut tout ce que je parvins à lui dire avant de finalement sortir de la boutique, le coeur battant déjà la chamade à l’idée de lui faire ma grande demande. Comment allais-je la faire ? Pour le moment, je n’en savais rien, mais pour sûr, j’allais le faire bientôt, parce que j’étais impatient et me connaissant, je ne saurais me montrer calme et garder le secret bien longtemps.

Est-ce qu’un troupeau de buffles m’était passé sur le corps ? Je me doutais bien que non, parce que je vivais quand même en plein coeur de la ville, mais pour moi, c’était tout comme. Les yeux fermés, fraîchement réveillé d’un sommeil qui avait duré certainement un peu trop longtemps, allongé sur le dos alors que d’habitude, je dormais sur le ventre, je savais bien que quelque chose clochait. Mais quoi ? Je ne saurais pas le dire, parce que mes souvenirs étaient particulièrement embrouillés. Je tentai d’ouvrir les yeux pour me repérer, comprendre le pourquoi du comment j’avais si mal, j’étais allongé de la sorte, mais je n’y parvins pas. Enfin, je n’y arrivai pas aussi naturellement que je l’aurais dû en temps normal. Je fis donc un effort supplémentaire et inhabituel, pour me rendre compte que je ne parvenais pas à ouvrir complètement mon oeil gauche. Celui-ci était probablement enflé, ou un truc comme cela et plus encore, la lumière qui refléta dessus fit en sorte que des larmes montèrent à mon oeil, embrouillant complètement ma vue et me laissant qu’un seul oeil plus ou moins valide, puisque lui aussi commençait à être humide. Malgré tout, je pus quand même deviner que je n’étais pas dans ma chambre. Le lit était trop petit, la chambre était beaucoup trop austère. Les murs étaient trop blancs, le « bip » régulier d’un moniteur ne la rendait pas totalement sereine, les bruits des discussions juste à côté non plus. Ces quelques indices furent toutefois suffisants pour que je comprenne que j’étais dans une chambre d’hôpital. Comment étais-je arrivé ici ? Je n’en avais aucune idée. Pourquoi étais-je seul ? Il me fallut encore quelques instants pour tenter de le comprendre. Cependant, on ne m’octroya pas ces quelques secondes; à peine eussè-je commencé à reprendre mes esprits qu’une femme, une infirmière, entra dans la salle en demandant, trop fort pour moi même si elle parlait doucement: « Comment vous vous sentez ? » Pour toute réponse, je ne sus que grimacer dans un premier temps. Aux premiers abords, pour sûr je ne me sentais pas bien. Comment le pourrais-je ? Mais en quoi je me sentais dans un tel état ? Je n’étais pas malade, pas à ce que je sache, en tout cas. Par conséquent, je ne sus que résumer ma condition en quelques mots que je lâchai dans un mélange de grognement et de murmure: « J’ai mal… » Puisque très certainement, elle avait lu mon dossier, l’infirmière ne posa pas davantage de questions sur où j’avais mal, à quel niveau, bref, rien de tout cela. À la place, elle ressortit de la chambre et revint quelques instants plus tard avec un homme vêtu d’une blouse d’hôpital blanche. Un médecin, très certainement. Ce fut alors une torture de tourner la tête pour le regarder, et encore plus de l’entendre me dire: « Vous ne vous êtes pas raté, monsieur Navarro… » Que voulait-il dire par là ? Je ne savais pas trop, et j’étais persuadé qu’il l’avait vu dans mon regard, ça. Malgré tout, je ne dis rien, et je tentai encore d’absorber ses propos tandis qu’il ajoutait: « Vous avez deux côtes fêlées, une entorse au poignet droit, vous avez plusieurs hématomes, et je ne parle pas de cette vilaine bosse derrière votre tête… » C’est à ce moment que je me rappelai de tout, absolument tout. Enfin, pas le transfert de la maison à l’hôpital, mais chacune des blessures, comment elles m’avaient été infligées… Pendant un instant, j’eus envie de pleurer, mais je ne le fis pas. Je n’avais pas le droit, parce que si jamais je le faisais, elle allait recommencer, elle ne saurait pas me demander pardon… Déjà qu’en plus, c’était moi qui devrait lui demander pardon une fois que je serais sorti d’ici, sauf si elle voulait bien venir me voir, me parler, pour que je puisse m’excuser. Par contre, ce fut de plus en plus difficile de garder ma contenance au moment où l’homme ajouta: « Pouvez-vous me dire comment c’est arrivé ? » Pourquoi fallait-il qu’il me pose cette question alors que je n’avais pas la capacité de réfléchir correctement ? Légèrement pris de panique, je finis par simplement dire: « Je suis tombé dans les escaliers… » Heureusement, selon le peu que je pouvais voir évidemment, l’homme me sembla me croire, ce qui me soulagea quelque peu, mais certainement pas assez. Au fond de moi, cette fois-ci, j’avais envie de lui dire ce qui s’était passé. Que la bosse derrière la tête, c’était un coup de poêle, que mon oeil enflé, c’était un coup de poing, que mon poignet, c’était quand j’avais chuté sur la table basse du salon, que les côtes cassées, les hématomes… C’était chacun de ses coups de pieds qui venaient s’imprimer sur mon corps à présent plus meurtri que jamais. Comment allais-je expliquer tout cela à l’école ? C’était presque la fin de l’année, je ne pouvais pas arriver avec des manches longues à l’école, et encore moins des pantalons, ce serait beaucoup trop suspect… Croiraient-ils l’histoire de l’escalier ? Il n’était pas question que quiconque pose des questions, parce que je ne voulais que personne n’entre dans ma vie privée. Je n’avais pas envie d’entendre quelqu’un me dire que je ferais mieux de quitter Maureen, que visiblement, pour m’infliger cela, elle ne m’aimait pas, et que moi non plus, je ne devais plus l’aimer. Sinon, pourquoi aurais-je été voir ailleurs, outre que pour me convaincre qu’il était possible de trouver bonheur et réconfort ailleurs ? Le pire dans tout cela, c’était que je ne m’étais même pas convaincu et j’avais compris que ce n’était pas possible. J’étais enchaîné à mon mariage, je ne savais comment m’en départir, et même si je ne faisais qu’y songer à présent, je savais ce que je pourrais subir. Qu’avais-je fait pour mériter cela ? Décidément, il devait y avoir quelque chose en moi qui clochait… Mais quoi ? Pourrais-je m’améliorer ? Pourrais-je faire en sorte que Maureen m’aime de nouveau, et que moi aussi, je l’aime comme au premier jour ? Je n’étais clairement pas convaincu de cela, mais disons que si je pouvais trouver la solution magique pour que cela cesse, bien sûr que je la prendrais.

« Alors, vous connaissez la réponse Monsieur… NAVARRO, sors d’ici tout de suite vieux con ! » Les élèves éclatèrent dans un grand rire, et je dus admettre que moi aussi, je ne pus m’empêcher de m’esclaffer de bon coeur, ne pouvant être que ravi de la tournure que ma petite blague avait prise. Je pensais même que pour le coup, je venais de battre un record du temps passé dans une classe à me faire passer pour un élève. Parce que oui, c’était une activité à laquelle je m’adonnais souvent, compte tenu que j’étais un des seuls qui pouvait se permettre de faire une chose pareille. Non pas parce que j’étais le plus expérimenté ou quoi que ce soit, mais parce que j’étais celui qui avait le visage le plus jeune, malgré mes trente ans passés. Et puis, je devais admettre que cela m’amusait toujours, surtout quand la blague durait et que les élèves jouaient le jeu, dans le sens où ils demeuraient impassibles, comme si personne n’était vraiment intrus dans la salle. C’était exactement ça qui s’était passé, d’où le fait que j’avais pu rester presqu’une bonne demi-heure à l’arrière de la classe, sans rien dire, jusqu’à ce que je finisse par me dévoiler, histoire de ne pas mettre mon collègue dans l’embarras. Heureusement, celui-ci ne sembla pas trop m’en vouloir, puisqu’une fois que je me fus levé et que j’eus gratifié les élèves qui applaudissaient mon coup de maître d’une petite révérence humoristique, je regardai mon collègue avec un petit sourire, tandis que celui-ci me mettait un coup de poing amical sur le bras gauche. Rien de très douloureux en temps normal, mais de mon côté, il fallut que je feigne quelque peu mon rire pour le coup. Puis, sans ajouter quoi que ce soit de plus, je le saluai, saluai les élèves en disant que je verrais certains d’entre eux plus tard, puis je quittai la salle de classe. Rapidement, je m’éloignai autant que possible de toute forme de vie, allant même jusqu’à m’engouffrer dans mon bureau non loin du gymnase, gymnase qui était vide pour le moment. Discrètement, en m’assurant que personne ne pourrait regarder par la grande baie vitrée qui ne me procurait aucune intimité, je relevai la manche de mon t-shirt, dévoilant l’hématome que Maureen m’avait fait il y a deux jours et qui, heureusement, me semblait pas avoir rougi ou quoi que ce soit. En ce moment, c’était tout juste si mon t-shirt couvrait le bleu, alors si jamais il venait à grossir… Pour sûr, ça se verrait, on poserait des questions et comme toujours, il me faudrait inventer une excuse bidon. Le souci, c’était que j’en avait assez de passer pour le maladroit de service. Enfin, cela ne me dérangeait pas à proprement parler de faire rire les gens, c’était la seule chose qui me procurait du bonheur dans ma vie actuellement. Parce que franchement, si je n’avais pas mon métier, je ne savais pas ce que je ferais, avec ce mariage dont j’étais carrément prisonnier. Prisonnier, c’était un mot que j’utilisais depuis deux ans maintenant, soit depuis que je m’étais retrouvé à l’hôpital suite à des blessures infligées par Maureen, là où j’avais lamentablement dit que j’étais tombé dans les escaliers. Depuis ce temps, je n’étais pas retourné aux urgences, mais bien souvent, presque chaque jour, j’affrontais les foudres de ma femme sans rien dire, me laissant gifler, cogner, bref… Tout ce qui était dans la limite du supportable. Je le faisais sans rien dire, en me recroquevillant moi-même quand j’étais seul, en cherchant du bonheur dans mon métier, auprès de ces adolescents qui m’appréciaient pour ce que j’étais, devant mon ordinateur pour calmer mes pulsions… Bref, un truc bien simple pouvait devenir source de joie, tant et aussi longtemps que ça me faisait oublier le cauchemar interminable dans lequel j’étais chez moi. Je savais bien que j’étais lâche de ne pas demander le divorce, de ne pas partir de chez moi pour ne jamais revenir, mais la vérité était que j’avais peur. Je craignais que Maureen me retrouve et que là, elle finisse par m’achever, parce que j’avais assisté à tant de crises de colère que je me disais qu’elle serait bien capable de faire une chose pareille. C’est grave, de songer à son mariage d’une telle façon, mais à ce point, je n’avais plus le choix. Bien décidé à ne pas y songer, parce que j’avais encore deux cours à donner et je voulais qu’ils soient amusants autant pour moi que pour les élèves, je décidai de m’installer devant mon ordinateur. J’aurais pu progresser dans la préparation de mes cours, ou bien effectuer un premier jet de la lettre que je devais transmettre aux parents pour la prochaine sortie sportive que j’avais organisée, mais pour tout dire, cela ne me faisait pas nécessairement envie dans l’immédiat. À la place, j’ouvris une connexion privée, histoire que personne ne se pose de questions si jamais ils voyaient mon activité apparaitre dans le réseau de l’école, et j’ouvris ma boîte email personnelle, celle dont Maureen n’avait aucune idée de son existence. Pourquoi ? Fort probablement parce que j’avais peur qu’elle vienne fouiller dans celle-ci, je craignais qu’elle me parle de choses que je lui cachais, qu’encore et toujours, je subisse des représailles. Cela ne me faisait clairement pas plaisir d’agir ainsi, mais j’étais persuadé qu’à ce point, je ne faisais que me protéger. Rapidement, je consultai mes messages, ouvrant celui qui me signifiait que mon relevé de carte de crédit - celle qui n’existait aux yeux de personne - était arrivé, un autre contenant une blague que je conservai, persuadé que je trouverais le moyen de la réutiliser à un moment ou un autre, et finalement, un message de la part de ma mère, un énième message qui, à ce point, ne fit que m’arracher un soupir. Je ne pris même pas le temps de l’ouvrir, me contentant de l’envoyer directement à la corbeille, tentant tant bien que mal de ne pas y songer. Puis, au bout d’un moment, je refermai la page, mon ordinateur par la suite, puis j’inspirai un bon coup alors que la cloche sonnait, retrouvant le sourire sitôt que je me rendis à la rencontre de ces adolescents entrèrent dans la salle de sport, bien décidé à oublier mes problèmes personnels pendant un moment et profiter de l’instant présent, parce que maintenant, c’était ça le plus important à mes yeux, et c’était surtout ce qui me permettait de continuer à avancer.

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Parfois j'aimerais pouvoir remonter le temps et effacer tout ce qui fut triste. seulement la gaieté ne disparaîtrait-elle pas aussi ?  - Nicholas Sparks


Dernière édition par Isaiah E. Navarro le Mer 29 Mar - 14:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ISAIAH ▬ Dancing on my own   Mer 29 Mar - 14:08

Bah re-bienvenue du coup pink pink pink
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MessageSujet: Re: ISAIAH ▬ Dancing on my own   Mer 29 Mar - 15:16

Re-bienvenue parmi nous
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MessageSujet: Re: ISAIAH ▬ Dancing on my own   Mer 29 Mar - 15:28

Re-bienvenue toi .

T'es toujours aussi belle

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MessageSujet: Re: ISAIAH ▬ Dancing on my own   Mer 29 Mar - 15:37

Je double post, juste pour te dire que tu es validée ma chère . Je t'explique pas, tu sais comment ça marche

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MessageSujet: Re: ISAIAH ▬ Dancing on my own   

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