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 Joe » I know that when the song is over, we go home.

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Joe A. HolbrookGod bless America… and Me
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MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 22/04/2017
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Âge : Vingt-sept ans, elle n'aime pas tellement savoir que la trentaine approche à grand pas. (24.03.1990)
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MessageSujet: Joe » I know that when the song is over, we go home.   Sam 22 Avr - 8:45

Joe Alice Holbrook
If this love is pain, well darling, let's hurt tonight

Prénom : Joe, contrairement à la plupart des gens, ce n'est même pas un diminutif. Ses parents attendaient un garçon, ils ont eu la surprise de l'avoir, elle, et n'ont pas trouvé utile de changer le prénom. Ca lui va. Alice, sans doute un résidu d'Alice au pays des Merveilles, il n'y a pas tellement d'autre explication. Nom de famille : Holbrook, c'est son nom de naissance, elle a failli le changer une fois, mais s'est échappée avant. Date & lieu de naissance : Elle est née le 24 mars 1990 à Washington, elle n'a jamais vécu ailleurs, même si elle a un peu voyagé, férue d'aventures en tout genre. Âge : Vingt-sept ans, elle voit approcher la trentaine et, mine de rien, ça l'effraie un peu. Métier : Reporter-photographe, elle s'engage surtout sur des missions humanitaires, sur des sujets engagés, bref, tout ce qui lui tient à coeur, qui la révolte. Elle veut montrer sa vision des choses et, peut-être, déclencher des réactions via ses photographies. Orientation sexuelle : Elle aime se considérer comme totalement ouverte, se dire qu'on tombe amoureux d'un coeur, d'une âme, et non pas d'un corps, mais elle n'a pour autant jamais été attirée par une femme, donc elle serait plutôt hétérosexuelle.
Statut civil : Elle a presque été mariée, elle a traversé l'allée dans sa jolie robe blanche, au bras de son père, mais face à son fiancé, la panique l'a fait fuir. Elle est donc à nouveau célibataire. Statut financier : Elle gagne assez bien sa vie pour se permettre de voyager, de profiter de la vie. On peut dire qu'elle fait partie des gens aisés. Caractère : Attentionnée, angoissée, sociable, têtue, sensible, renfermée, aventureuse, maladroite, passionnée, instable, indépendante (...) Parti politique : Elle ne se place pas réellement dans un parti, ne se reconnaît pas tellement dans la politique hyper-médiatique et faussée d'aujourd'hui. Cependant, à choisir, elle ira vers les démocrates. Elle milite autant que possible contre Trump et tout ce qui va avec.  Groupe : drink with me Avatar : Emma Stone, la magnifique.
Combien de livres lis-tu par mois ? Quels sont tes préférés ?
Toujours en mouvement, les temps de lecture se font assez rares, mais elle lit quand elle le peut, dans le bus, le train, le métro, ou avant de s'endormir. Elle a toujours deux bouquins dans son sac : son préféré, Le Monde selon Garp, de John Irving, pour tout son symbole, pour tout son message, et un second, inconnu, qu'elle pioche souvent au hasard en parcourant les rayons d'une librairie. En terme de quantité, elle doit bien lire deux livres par mois, mais ce doit être le maximum.

Pour toi, l'amitié c'est...
Une véritable famille, inattendue et irremplaçable. Si elle aime sa famille, de sang, elle n'en a pourtant jamais été réellement proche, toujours un peu à l'écart, toujours un peu à part, avec ses rêves, ses envies de voyages, son besoin de changer les choses. Ca a toujours été une barrière entre eux. Ses amis, eux, ont été ceux qui l'ont encouragée, qui l'ont poussée plus loin, ils ont été là pour elle lorsqu'elle a fui son mariage. Ils sont ceux qu'elle ne veut pas voir partir, sa famille, dans son coeur. Avec eux, elle a des frères et soeurs.

Quelle est la chose la plus folle qu'on a raconté sur toi ?
On a raconté qu'elle avait fui son mariage pour retrouver un autre homme, celui qui l'attendait aux portes de l'église, et qui lui a tenu la porte du taxi lorsqu'elle est partie. Tout le monde s'est mis à penser que cet homme était son amant, qu'elle devait se marier seulement pour la forme, pour en tirer un quelconque profit. Evidemment, rien de tout ça n'est vrai. Cet homme est son ami, le meilleur sans doute,
elle aimait véritablement son fiancé, et si elle a fui ce mariage, elle avait de très bonnes raisons, qui n'ont rien à voir avec l'adultère.
001. Photographie. C'est une histoire qui remonte à son enfance. A peine haute comme trois pommes, elle tenait déjà l'appareil photo de son père dans les mains, et photographiait tout ce qui passait sous son regard. Sa passion est venue de là, les petits détails imperceptibles que les photos font remarquer. Plus tard, c'est devenu son moyen d'expression, sa façon de se révolter contre les atrocités du monde. Son appareil, elle l'a toujours avec elle, toujours à l'affût du prochain miracle ou du prochain désespoir. 002. Voyages. Elle n'a jamais tenu en place. La ville n'était jamais assez grande, et le monde beaucoup trop intéressant. Elle a très vite découvert de nouveaux pays, d'abord en famille, puis seule, ou avec des amis. Apprendre de nouvelles cultures, d'autres façons de voir la vie, ça l'a toujours passionnée. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle a choisi son métier, elle peut ainsi découvrir toutes les richesses et les pauvretés du monde, et être comme un témoin de ce monde. Elle aime ça, plus que tout, et ne se laisse freiner par rien ni personne. C'est un de ses problèmes, aussi. 003. Etoiles. Elle est fascinée par les étoiles. Symboles de rêves, d'espoir, de lumière, d'innocence, elles sont ce qui la caractérise le plus, sans aucun doute. Elle se passionne pour l'astronomie, et ne perd jamais une occasion d'observer les astres. C'est une rêveuse avant tout, les yeux remplis d'étoiles. Elle garde le secret espoir qu'un jour, quelqu'un lui offrira une étoile, réelle ou en pendentif, qui lui prouvera que cette personne l'aura comprise, purement et simplement. Ce n'est encore jamais arrivé, elle ne l'attend pas vraiment. 004. Indépendance. C'est une qualité, et c'est aussi un défaut, elle est terriblement indépendante, en plus d'être têtue. Jamais personne n'a pu la retenir, ou l'empêcher de faire quoi que ce soit. Elle aime sa liberté, un peu trop sans doute, et a peur qu'on veuille la lui retirer. Ainsi, la vie de couple l'effraie, et c'est pour toutes ces raisons qu'elle s'est enfuie avant de dire oui. Elle a besoin qu'on lui prouve qu'on ne l'enfermera pas, qu'elle pourra continuer à vivre. 005. Meilleurs amis. Un gars, et une fille. Un frère, et une soeur. Ils ont toujours été là, et surtout dans les moments les plus difficiles, et elle a fait de son mieux pour être autant là pour eux. Ce sont deux amis qu'elle ne pourra jamais remplacer. Ils savaient même avant elle qu'elle n'irait pas au bout de son mariage, et l'un d'eux était là pour l'attendre aux portes de l'église, et lui appeler un taxi, tandis que l'autre préparait ses affaires pour l'accueillir chez elle. Ce sont eux, sa famille. 006. Révolte. Coeur sensible, humaniste, elle ne supporte pas de voir la souffrance, la douleur, des gens. Elle a horreur des atrocités que l'on voit dans certains pays, aussi bien que dans le sien. C'est pour ça qu'elle a choisi son métier, pour les dénoncer, pour faire réagir. C'est une révoltée, une femme qui a en horreur tout ce qui n'est pas humain, et qui se bat corps et âme contre cela. 007. Thé. Dans le combat café contre thé, pour elle, ce sera toujours le thé qui l'emportera. Elle préfère la douceur, le caractère en du thé. Elle se laisse parfois aller avec un chocolat chaud, tout aussi doux, mais sa boisson favorite reste le thé. Elle en a des tas dans ses placards, et ne manque jamais une occasion d'en goûter un nouveau. Dans une boutique de thé, elle est de ceux qui plongent la main dans le pot et renifle toutes les saveurs. 008. Colocation. Depuis un mois, depuis qu'elle s'est enfuie de son mariage, elle vit en colocation avec sa meilleure amie. Elle n'y a pas toutes ses affaires, et leur colocation n'est pas encore officielle, censée être temporaire, mais elle n'a pas encore eu le courage de se chercher quoi que ce soit d'autre, et rentrer à l'appartement qu'elle habitait avec son fiancé lui fait peur. Elles commencent doucement à se poser la question de rendre tout ça officiel, de réellement vivre ensemble. Leur entente est parfaite, comme deux soeurs, alors, pourquoi pas ? 009. Famille. Elle n'a pas parlé à ses parents depuis son mariage. Sa fuite a été pour eux une trahison, quelque chose d'inacceptable. Encore une fois, ils ne l'ont pas comprise. Ils n'ont jamais été très ouvert à ce qu'elle voulait faire, n'ont jamais compris ses intentions, ou pourquoi tout ce qui se passe dans le monde la révoltait autant. Elle n'arrive pas à accepter qu'ils aient abandonné, qu'ils se soient résolus à laisser faire toutes les atrocités sans rien dire. En bref, elle ne s'est jamais très bien entendu avec eux, et ça ne s'est pas amélioré avec le temps. 010. Fiancé. Contrairement aux apparences, elle aime encore énormément son fiancé. Elle n'aurait jamais accepté sa demande en mariage, sinon. Elle a simplement eu peur qu'il la prive de sa liberté. Mais elle l'aime, et aujourd'hui, elle craint de le revoir, qu'il la déteste, même si elle le comprendrait. Il n'est pas venue la chercher, pas encore en tout cas. Il n'a rien fait de mal, il ne méritait pas qu'elle le plante comme ça, mais elle n'a pas pu vaincre sa peur pour lui. Ils ne sont peut-être pas faits l'un pour l'autre, au final.
Prénom : Caroline Pseudo sur le net : .plùm Âge : 21 ans, pas très loin des 22... Pays : France, pour le moment  Comment as-tu découvert le forum ? Je m'en souviens plus  Quelles sont tes premières impressions ? Très joli, simple (et je préfère la simplicité   ) Veux-tu t'inscrire à la newsletter d'intégration ? Ca devrait aller sans  Crédits : tumblr pour les gifs ._. morphine pour l'ava Un petit mot pour la fin ? C'est mon dernier mot Jean-Pierre .

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<pris>EMMA STONE</pris> ► Joe A. Holbrook


Dernière édition par Joe A. Holbrook le Lun 24 Avr - 13:27, édité 41 fois
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MessageSujet: Re: Joe » I know that when the song is over, we go home.   Sam 22 Avr - 8:45

You want to make a memory
Honey I love you, that's all she wrote

Hush little baby, don't you cry

Printemps 1995. Sa robe blanche flottait sous la brise, alors qu’elle courait en riant à travers le champ de fleurs, insouciante comme l’enfant qu’elle était, totalement inconsciente qu’à quelques mètres à peine, ses parents se déchiraient. L’appareil photo de son père, bien trop grand pour elle, lui servait de jouet, un jouet magique avec lequel elle photographiait tout ce qu’elle voyait : les fleurs, les insectes, les papillons, les oiseaux, rien ne passait inaperçu à ses yeux. Son père lui répétait souvent de faire attention, de ne pas risquer d’abîmer son bel appareil, mais elle n’en faisait qu’à sa tête, comme toujours, au risque de se faire sermonner plus tard. Plus tard, ce n’était pas maintenant, et tout ce qui comptait, c’était le plaisir qu’elle ressentait à l’instant présent.
En pleine course, elle fut alertée par le cri de son père, puissant, inquiétant. La petite blonde s’arrêta immédiatement pour se retourner en direction du cri, surprenant son père gifler sa mère. Par reflexe, sans trop savoir pourquoi, elle décocha l’appareil et prit une photo de le scène, ahurissante, qui se déroulait sous ses yeux. Il n’était pourtant pas violent, son père, et ce fut bien la seule fois où il leva la main sur sa femme. Son désarroi se lisait sur son visage, et, de loin, Joe l’entendit pleurer, demander pardon, en s’approchant de sa femme pour la prendre dans ses bras. Et elle n’eut plus l’envie de rire.

Eté 1995. Son père était parti depuis quelques jours. Remplissant précipitamment un sac de quelques vêtements, il avait filé en claquant la porte, sans se retourner, après une dispute avec sa femme. Joe n’avait aucune idée de la raison qui l’avait poussé à partir, mais comptait les jours en espérant qu’il reviendrait vite. Sa mère restait silencieuse, fixant la plupart du temps la baie vitrée, un thé à la main, comme si elle l’attendait, elle aussi. La pluie battait depuis deux jours, un orage d’été comme elle le détestait, qui la faisaient rester à l’intérieur alors qu’elle rêvait de courir dehors. Le silence régnait dans la maison, seulement perturbé par le cliquetis de l’horloge, et le ruissellement de la pluie. « Maman, il revient quand, papa ? » Sa mère esquissa un petit sourire tendre envers sa fille et lui caressa la joue doucement. « Lorsqu’il m’aura pardonnée, il reviendra. » Le ton de sa voix, son regard, même son sourire paraissaient tristes. Tout en elle témoignait de sa crainte : ne pas le voir revenir.
Près d’une semaine plus tard, pourtant, il rentra un soir comme s’il rentrait du travail, comme si de rien n’était. Il prit sa fille dans ses bras, et invita sa femme à les rejoindre. Celle-ci se mit immédiatement à pleurer, s’excusant déjà, mais il la stoppa d’un signe, en lui caressant la joue. « C’est moi qui te demande pardon… Je n’ai pas à te forcer à quoi que ce soit. » Il la serra fort dans ses bras, prenant Joe en témoin de la force de leur relation.

Eté 2001. Toutes les chaînes en parlaient, le monde entier avait été alerté. Le 11 septembre 2001, à quelques kilomètres à peine, des centaines, des milliers de vies s’étaient arrêtées, comme ça, en un clin d’œil, sans prévenir. Le matin, tout allait bien, et à one heures, la vie telle qu’ils la connaissaient avait cessé. A présent, ils penseraient toujours à cette journée, comme un rappel que le mal n’était jamais bien loin, qu’ils n’étaient pas forcément en sécurité. Joe, onze ans, avait passé la journée devant les informations, après qu’on l’ait fait évacuer de l’école dans laquelle elle allait. Ce n’était pas sain, mais elle n’avait pu s’empêcher de regarder. Ce fut peut-être à ce moment-là qu’elle réalisa à quel point ils n’étaient pas isolés de tout, que les Etats-Unis, bien que puissantes, n’étaient pas écartés. Ce jour-là, ce fut sa vocation qui naquit, ce besoin de se révolter, cette nécessité de faire barrière à toutes les atrocités. Les images du onze septembre, elle ne les oublierait jamais, comme un point de départ à la cause qu’elle défendrait encore des années après.

We're running wild on these diamond dreams

Printemps 2006.
Le beau temps était enfin arrivé. Ils étaient tous les trois allongés en cercle, tête contre tête, à observer le ciel à la recherche d’un nuage qui les ferait rire. Charlie était toujours celle qui voyait des forces perverses là où Joe ne voyait pas grand-chose, et elles se chamaillaient comme des sœurs pour savoir qui avait raison, qui avait tort, tandis que Noe se contentait de rire ou de souffler. Il était la force tranquille, sans doute plus sage que les deux autres, vraies tempêtes de feu. A eux-trois, ils formaient le trio ultime, totalement complémentaires, comme s’ils avaient été faits pour se croiser. Ils n’avaient aucun doute sur la longévité de leur amitié, et savaient que tant qu’ils seraient ensemble, tout irait bien. Ils pouvaient rester là, au sol, en silence, pendant des heures. Au bout d’un moment, Noe prit la main de Joe, délicatement, elle tourna la tête pour le regarder et il esquissa un sourire, auquel elle répondit. Elle prit ensuite la main de Charlie, qui prit celle de Noe. La triforce, c’était eux.

Hiver 2006. Elle avait envie de partir, de voyager, de voir le monde. Elle voulait se rendre utile et avoir l’impression de faire bouger les choses, ou en tout cas de pointer du doigt les problèmes. Elle avait trouvé sa vocation, des années auparavant, et était prête à la poursuivre, coûte que coûte, même si ses parents n’étaient pas d’accord avec elle. Trop dangereux, trop incertain, trop difficile, trop utopiste, ils avaient des tas d’arguments, mais n’arrivaient jamais à la convaincre. Elle se battait alors pour sa liberté, pour sa façon de voir sa vie, et au cours d’une énième dispute, elle s’enfuit et trouva refuge chez Noe, qui n’habitait pas très loin. Il convainquit ses parents de la laisser dormir chez lui, et lui prépara une bonne tasse de thé avant de s’asseoir à côté d’elle. « Ils veulent m’empêcher de faire ce que je veux. Ils veulent que je choisisse une autre voie, un truc plus banal, plus tranquille. Ils arrivent jamais à comprendre que je peux pas rester sans rien faire. » Ses parents, même s’ils ne voulaient que la protéger, l’emprisonnaient. Ce fut pourtant leur éducation, entre autres, qui avait fait d’elle ce qu’elle était. Ils l’avaient emmenée en voyages, son père lui avait laissée son appareil photo, et la vie avait fait le reste. Mais ils n’acceptaient pas l’idée qu’elle veuille se retrouver en plein cœur de l’action pour la dénoncer. Noe passa un bras autour de ses épaules, et sourit gentiment. « Alors fais-leur comprendre. Et s’ils n’y arrivent pas, tant pis. C’est ta vie, si tu ne veux pas rester sans rien faire, alors bouge, et ils n’ont pas le droit de t’en empêcher. » Noe, c’était toujours celui vers qui elle et Charlie se tournaient en cas de problème. Il avait toujours les bons mots, la bonne explication, une maturité particulière, qui le rendait lui-même spécial.

if we don't leave this town, we might never make it out

Automne 2012. Elle y était. Sa première mission, son premier voyage en solo. Elle avait fait des études de photographie contre l’avis de ses parents, et aujourd’hui, elle s’était décidé à faire un premier voyage en Afrique à des fins humanitaires, une fois de plus contre l’avis de ses parents. Elle trainait avec elle une petite valise uniquement remplie du nécessaire, un sac à dos et son matériel photo, à la fois terrifiée et impatiente de décoller. Charlie et Noe étaient avec elle, ainsi que ses parents, tous deux anxieux. « Tu ne veux pas attendre encore un peu ? C’est dangereux, tu ne sais pas ce que tu vas trouver là-bas, et s’il t’arrive quelque chose, on ne sera même pas là ! » Sa mère cherchait à la dissuader, comme elle n’avait jamais cessé de le faire ces dernières années, mais elle n’écoutait même plus, se contentant de soupirer. On appela son vol et elle s’avança sur la voie d’embarcation, avant de se retourner une dernière fois pour dire au revoir. Ses parents lui répétèrent de faire attention, de rentrer si ça se passait mal. Elle les enlaça et se tourna bien vite vers ses amis. « Bonne chance, et ne t’arrête pas avant d’avoir fait ce que tu voulais. » Lui souffla Charlie entre deux embrassades. Elle sourit, et hocha la tête, l’émotion la saisissant tout à coup. Elle s’approcha alors de Noe qui la prit dans ses bras, et lui murmura à l’oreille : « Poursuis ton rêve jusqu’au bout, ne laisse jamais rien ni personne t’arrêter. » Elle le regarda un moment, les larmes lui montant aux yeux, puis sourit en hochant la tête, lâchant un « au revoir » saccadé, avant de monter dans l’avion.

Hiver 2014. Elle ignorait pourquoi elle se donnait autant de mal à se préparer. Il était peut-être charmant, mais pas tellement aimable, au premier abord, le genre d’homme toujours en costume, sans doute avait-il un emploi d’importance. Elle l’avait d’abord rejeté, mais le voyant insister, elle avait fini par céder à sa demande de rendez-vous. « La seule chose que vous risquez, c’est de perdre votre temps. » avait-il dit pour la convaincre, et il n’avait pas tort, surtout qu’il y avait un moment qu’elle n’était pas sortie avec un homme, et sa mère ne cessait de le lui rappeler. Alors elle s’était mise à chercher une tenue adéquate, élégante, sans paraître trop sexy, elle s’était faite jolie, recommençant au moins trois fois sa toilette tant elle angoissait, puis elle avait pris sa voiture et avait conduit jusqu’au lieu de rendez-vous, un restaurant plutôt chic, qu’il avait certainement les moyens de se payer tous les jours. Elle était entrée dans la pièce et l’avait rapidement identifié, il s’était immédiatement levé pour l’accueillir, sourire charmeur, yeux pétillant, elle s’était laissée embarquée. « J’ai eu peur que ne changiez d’avis. » Elle s’était assise face à lui et avait souri à sa remarque. « Lorsque j’ai pris une décision, je change rarement d’avis. » Il avait hoché la tête comme pour approuver ses dires, et en une soirée, il avait réussi à la persuader que quelque chose de beau était possible avec lui.

You look so beautiful in white

Automne 2016. Elle préparait son sac, comme elle le faisait souvent, pour une nouvelle mission à l’étranger. Elle adorait voyager comme ça, d’un bout à l’autre du monde, découvrir de nouvelles choses, parfois merveilleuses, parfois déchirantes, mais elle n’en perdait pas une miette. Elle faisait ce qu’elle avait toujours voulu faire, elle prenait des photos pour vivre, des photographies engagées qui reflétaient toutes les phases du monde, dénonçant les atrocités et soulignant les inégalités. Son travail avait un certain succès, et elle n’était pas à plaindre au niveau financier, elle vivait pleinement son rêve. « Tu dois vraiment partir… ? J’aimerais que tu restes, moi. » Elle se retourna pour apercevoir la mine boudeuse de son petit-ami, avec qui elle vivait depuis presque un an. Elle était heureuse avec lui, il comblait une partie de sa vie dont elle ignorait le vide. Ce n’était pas facile, il n’approuvait pas tous ses voyages, mais il l’aimait, et elle l’aimait en retour. « On ne va pas recommencer sur ce sujet… Tu sais bien que je dois partir, c’est mon travail. » Sur ces mots, elle referma son sac et s’approcha de lui pour lui déposer un baiser doux, rapide. « Tu pourrais au moins faire semblant de ne pas vouloir être loin de moi. » Elle se mit à rire à sa remarque. Parfois, elle avait l’impression qu’il était jaloux de son travail, comme s’il le personnifiait, se plaignant qu’il prenait toute la place. « Je serai vite revenue. Et tu vas me manquer, tu sais ? » Et c’était vrai, un peu. Pas tant que ça. Elle n’était pas comme ces femmes qui ont constamment besoin d’être accompagnées de leur homme, elle était indépendante. « Epouse-moi, Joe. » Elle se stoppa net, choquée par sa proposition, encore plus par sa spontanéité. « Quoi ? »

Cette fois-ci, pour la première fois, elle manqua son vol.

Printemps 2017. L’heure approchait. Sa longue robe couleur crème en dentelle soulignait sa silhouette, ses cheveux étaient attachés en chignon élégant, quelques perles blanches s’y logeaient, son maquillage était léger, juste assez présent pour la rendre plus belle, pas assez pour la déformer. Sa mère, juste derrière elle, pleurait déjà de bonheur, alors que Charlie retenait une moue désapprobatrice. « Ne te méprends pas, je suis heureuse pour toi, mais… ça y est, tu te ranges. » Lui avait-elle dit un jour, après l’annonce de ses fiançailles. A quelques minutes de traverser l’allée de l’église, elle se mit à douter, prise d’une angoisse soudaine. « C’est normal. » répétait sa mère, mais quelque chose clochait. Et si elle s’était trop précipitée ? Et s’il n’était pas le bon ? Elle n’aurait jamais pensé enfiler la robe blanche pour qui que ce fut, et pourtant, aujourd’hui…
La marche nuptiale commençait, son père lui tendait le bras pour qu’elle le saisisse et s’avance vers son futur époux. Charlie l’attendait, en bonne demoiselle d’honneur, tandis que Noe était assis au premier rang, ayant refusé le titre de garçon d’honneur. Tous les regards étaient braqués sur elle au fur et à mesure qu’elle se rapprochait. Son fiancé, à quelques mètres, la regardait avec fierté, comme s’il l’accaparait. Angoissée, elle cacha ses doutes sous un sourire de circonstance, en lâchant le bras de son père pour rejoindre l’autel. La cérémonie commença réellement, le pasteur entama son discours, et posa la question fatidique au marié, à laquelle il répondit plein d’assurance. « Oui, je le veux. » Lorsque ce fut à son tour de répondre, un long silence s’installa, créant la gêne dans toute l’assemblée. Elle se retourna vers Charlie, puis vers Noe. Ce qu’il lui avait dit un jour revint à sa mémoire, ne la quittant plus. « Poursuis ton rêve jusqu’au bout, ne laisse jamais rien ni personne t’arrêter. » Il la regarda à son tour et, comme s’il avait compris, se leva immédiatement pour sortir, faisant se retourner tous les invités. Joe regarda alors son fiancé, qui ne saisissait rien de la situation. « Je suis désolée. » Elle se recula, puis fila en courant vers l’extérieur, ouvrant la porte à la volée, laissant son fiancé en plan devant l’autel. Charlie ne fut pas longue à la suivre. Dehors, Noe l’attendait, et un taxi était garé juste à côté de lui. Il avait compris. Se marier aurait été une terrible erreur. Elle l’aimait, pourtant, mais l’épouser signifiait faire une croix sur ses rêves. A peine était-elle arrivée à sa hauteur, qu’il ouvrait la porte du taxi pour la laisser s’y engouffrer. Elle remarqua quelques mètres plus loin qu’elle avait cessé de respirer, et pour la première fois depuis ce qui lui semblait être une éternité, elle était à nouveau libre.


Dernière édition par Joe A. Holbrook le Dim 30 Avr - 23:35, édité 17 fois
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MessageSujet: Re: Joe » I know that when the song is over, we go home.   Sam 22 Avr - 8:55

Bienvenue parmi nous Emma est un excellent choix d'avatar
Bon courage pour ta fichette !! Si tu as la moindre question n'hésite pas à contacter le staff

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A long love story A story as ours cannot come to an end, although the fact of understanding your voice misses me, to feel the contact of your skin against me is a thing which I would like to feel again. I just have to close eyes to tell to me that you are near me, but as time goes by I realize that you left me and well in spite of me, I feel alone.
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MessageSujet: Re: Joe » I know that when the song is over, we go home.   Sam 22 Avr - 9:17

Bienvenue.
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MessageSujet: Re: Joe » I know that when the song is over, we go home.   Sam 22 Avr - 9:19

Bienvenue ! J'aime beaucoup l'avatar et le prénom   Courage pour la rédaction de ta fiche

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MessageSujet: Re: Joe » I know that when the song is over, we go home.   Sam 22 Avr - 10:24

Emma
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It’s so much darker when a light goes out than it would have been if it had never shone
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MessageSujet: Re: Joe » I know that when the song is over, we go home.   Sam 22 Avr - 10:48

Bienvenuuuuuue à toi
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MessageSujet: Re: Joe » I know that when the song is over, we go home.   Sam 22 Avr - 12:16

Bienvenue parmi nous
Bon courage pour la suite de ta fiche
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MessageSujet: Re: Joe » I know that when the song is over, we go home.   Sam 22 Avr - 12:29

Bienvenue ^^
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MessageSujet: Re: Joe » I know that when the song is over, we go home.   Dim 23 Avr - 0:25

Bienvenue
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MessageSujet: Re: Joe » I know that when the song is over, we go home.   

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Joe » I know that when the song is over, we go home.
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