AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 I didn't expected you [Alec]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Joy A. HemingwayGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 06/04/2017
Pages lues : 32
Crédits : Mad Love
Avatar : Nina Agdal
Pseudo : Kaeh
Âge : 23 ans
MY SOUL

MessageSujet: I didn't expected you [Alec]   Sam 22 Avr - 12:20

En retard. Elle sait, elle fait au plus vite. La réponse ne satisfait pas Keith au bout du fil, elle sent qu'elle devra lui faire oublier ce petit incident plus tard. Mais ça ne l'inquiète pas plus que ça, elle a autre chose à penser. En tailleur, perchée sur ses talons, elle arpente les rues de Washington. En retard. C'est pas de sa faute si la baby-sitter lui a pris la tête ce matin, si à peine deux rues plus loin, elle a été appelée pour revenir à la maison. Taylor a vomi son petit-déjeuner. Et puis quoi ? C'était déjà arrivé, ça arriverait encore. Dans le pire des cas, la baby-sitter était bien payée pour quelque chose, elle devrait être capable d'amener la petite chez le médecin. Très volontairement, le téléphone fut lâché au fin fond du sac, là où elle aurait du mal à l'atteindre pour décrocher si on venait à l'appeler pour encore une connerie, ou une chose qu'elle savait déjà. Oui, elle était en retard. La réunion du matin se passerait d'elle, il n'y aurait pas mort d'homme. Le rendez-vous important n'arriverait que sur le coup des 10h, alors en soi, cela ne servait à rien de l'emmerder. Ce n'était pas son pauvre retard qui mettrait à l'entreprise en faillite.

De toute façon, elle ne comptait pas changer ses habitudes. Elle n'irait pas se contenter du café médiocre de la salle de pause, il en était hors de question. C'était la seule raison qui justifiait sa présence dans ce café huppé de Washington, qui la poussait à prendre son mal en patience et à ne pas insulter la grosse vache illettrée devant qui prenait son temps pour lire une à une toutes les lignes de la carte, ou alors l'employée demeurée à côté qui bougeait aussi lentement d'un paresseux pour servir son client. On n'était pas aidé. Quand enfin vint son tour, la commande claqua sans aucune forte de politesse. Mocaccino avec supplément noisette, dans un grand gobelet en carton. L'employé eut la présence d'esprit de ne pas demander son reste, de lui préparer sa foutue boisson et avec le sourire, s'il vous plaît. Acheter sa caféine du matin lui aurait tout de même pris dix-neuf minutes. À croire que personne ne travaillait, ici.

Elle fit demi-tour, pressée, un bras toujours encombré par un dossier client et l'autre par le mocaccino brûlant. Elle faillit foncer droit dans un grand abruti arrêté en plein milieu, nez sur son téléphone, ce qui ne fit que raviver encore son irritation. « Est-ce que c'est si compliqué de se mettre dans un coin plutôt que d'emmerder le monde ? » Elle grogne, teigneuse. Elle aurait plus vite fait de le contourner, mais il faut croire qu'elle a envie de se passer les nerfs sur un pauvre type qui a rien demandé. Chose qu'elle regrette quasi instantanément quand le grand dadais se retourne vers elle. Alec. Ça, elle ne l'avait pas vu venir.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alec J. MillerGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 28/12/2016
Pages lues : 86
Crédits : Alles
Avatar : Francisco Lachowski
Pseudo : Mekhaï
Âge : 24 ans
MY SOUL

MessageSujet: Re: I didn't expected you [Alec]   Dim 23 Avr - 0:14

La nuit avait été longue, très longue. Je ne savais pas pourquoi il y avait certains jours de boulot qui me paraissait interminable. Je devais avouer que je préférais clairement bosser en journée mais j’avais été assigné aux gardes de nuit et quand l’ordre venait du Docteur Mackenzie, chef de la chirurgie pédiatrique et mon mentor, me demandant de surveiller ses patients, je ne pouvais qu’accepter. Mais surveiller des enfants malades, fraichement sortie ou en attente d’opération, c’est épuisant. Il parait que j’ai le feeling avec les humains miniatures mais j’ai tendance à vite perdre patience quand ils appuient sur leur bouton d’urgence simplement car ils ont soif, un peu mal ou pour le moindre pet de travers. C’est mon travail et je prends sur moi mais après quelques heures, ça devient de plus en plus difficile. Heureusement qu’il s’agissait d’enfants parce que je n’étais généralement pas connu pour être un modèle de patience et si un adulte m’aurait fait la même chose, je l’aurais probablement enguirlandé comme on ne l’avait jamais fait dans cet hôpital. Mais c’était des enfants et j’avais simplement prit mon mal en patience. Et les heureusement, après deux vomis dont un sur ma blouse, un malaise, au moins vingt appel d’urgence inutile et un petit bobo au cœur nécessitant un câlin, la nuit s’était bien passé et j’étais content de pouvoir quitter l’hôpital pour aller vaquer à mes occupations.

Une fois changé et presque propre, j’avais quitté mon lieux de travail après avoir transmis toutes les informations à ma supérieure. J’avais la journée pour moi, je ne reprenais le boulot que la journée suivante au petit matin et j’allais pouvoir penser à autres choses, comme dormir, enfin pas le matin parce que j’avais une tonne de choses à faire mais j’allais sans doute pouvoir tenir la journée et rattraper mon sommeil en me couchant en début de soirée et en dormant une nuit entière. Là, j’avais besoin d’un bon café avant toute chose parce que sinon, j’allais m’endormir au volant. Je décidais de m’arrêter aux premiers potables que je trouvais et je me garais là où je pouvais pour me rendre jusque dans l’établissement en question. J’étais assez fatigué et distrait mais ça me permettait de ne pas faire attention à la foule de dix mètres dans laquelle j’allais devoir patienter. J’étais d’un naturel impatient mais j’étais trop fatigué pour même m’énerver de la situation, sans compter qu’un message vint faire vibrer mon téléphone dans ma poche. Baillant à m’en décrocher la mâchoire, j’avais saisi l’objet électronique pour pouvoir lire ce message qui avait directement su captivé mon attention. Il venait de mon avocat qui m’indiquait qu’il lançait les procédures mais que j’avais peu de chance de l’emporter sans me créer un dossier en béton. En effet, demander la garde d’un enfant n’était pas chose aisée mais j’étais prêt à tout, déjà deux ans que je devais vivre loin de mon fils et je refusais de perdre une année supplémentaire. Je demandais une garde exclusif, sans doute égoïstement mais j’espérais au moins obtenir un droit de visite. De toute façon il était maintenant trop tard pour reculer.

J’avais alors commencé à tapoter avec mon pouce sur mon clavier pour répondre à mon interlocuteur quand une voix vint me tirer de ma rédaction pour m’agresser car j’étais dans le passage. Autant dire que cette pimbêche tombait plutôt mal et que ce n’était vraiment pas le moment de venir m’emmerder, c’est pourquoi je ne perdais pas de temps à lui répondre sans même daigner lui porter un seul regard. « Je pense que ça ne ferait absolument pas de mal à ton gros cul de faire trois pas de plus pour me contourner, à mon avis tu n’en mourras pas » Le tout sur un ton très calme. Une fois mon texto fini deux ou trois secondes après ma phrases, j’avais relevé mon visage de mon écran pour observer cette source de mécontentement ambulante qui ne disait bizarrement plus rien. Et je compris pourquoi lorsque mon regard croisa le sien. Joyce, je ne m’y étais pas attendu. Que faisait-elle ici ? Au dernière nouvelle, elle était encore à Seattle avec les jumeaux alors la voir ici me troublait. Je ne savais même pas comment réagir, ironie de la situation, il semblait que chaque rencontre, départ, retrouvaille se déroule sur une prise de tête et cette fois-ci ne faisait pas exception. « Joyce. » Aucun autre mot ne m’avait traversé l’esprit jusqu’à ce que je me ressaisisse. « J’pense avoir le droit de te demander ce que tu fais ici, à Washington ? » J’aurais pu ajouter sans m’avoir prévenu mais je me souvenais qu’elle n’avait plus le moindre compte à me rendre. Nous n’étions plus les amis d’autrefois, deux piliers l’un pour l’autre se faisant avancer mutuellement à travers chaque épreuve. Nous étions plutôt deux inconnus avec un passé en commun.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Joy A. HemingwayGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 06/04/2017
Pages lues : 32
Crédits : Mad Love
Avatar : Nina Agdal
Pseudo : Kaeh
Âge : 23 ans
MY SOUL

MessageSujet: Re: I didn't expected you [Alec]   Dim 30 Avr - 12:46

Il ne manquait plus que ça. Dans un sens, Alec avait eu ce mérite de faire redescendre toute la condescendance de la demoiselle Hemingway juste avec une réplique acerbe et un regard. Elle devait ressembler à une gamine prise en faute et réprimandée par ses parents. Autant dire que c'était rare de la voir se désintégrer de la sorte, perdre contenance comme elle le faisait maintenant. Autant mettre cela sur l'effet de la surprise. Dans un raclage de gorge discret et un mouvement de bras pour rehausser un peu son dossier, elle s’efforça de relever la tête, le regarder comme s'il était n'importe quelle connaissance. « Le travail. » Réponse simple et concise qu'elle illustra d'un mouvement de menton vers le tas de paperasse. Il l'avait connue plus bavarde, c'était certain. Sauf qu'elle en était encore à réfléchir, se décider sur le sentiment qui l'habitait concernant leurs retrouvailles en rien planifiées. Très honnêtement, Joyce n'avait jamais pensé que cela arriverait. Lorsqu'Alec avait déménagé, marquant ainsi la fin de leurs disputes en face à face, le contact s'était perdu. À quelques occasions, ils s'étaient envoyés des messages. Souvent à l'occasion d'anniversaires, de fêtes, de conneries du genre. Plus rarement que pour simplement prendre des nouvelles. Ça aurait été un mensonge de dire qu'elle n'en avait pas souffert ; Alec avait été peut-être l'un des seuls à rester avec elle et la soutenir quand tout le monde lui tournait le dos. Il avait toujours été présent, lui avait pardonné jusqu'à ses pires actes et paroles. Mais finalement, on se faisait à tout. Elle avait survécu, avait fini par se dire qu'il n'était pas le premier à disparaître, ne serait certainement pas le dernier non plus.

Elle baissa les yeux sur son café, se hasarda un instant avant de se remettre à parler. Juste pour ne pas avoir un silence pesant. « Je suis vraiment en retard. D'où mon irritation d'avoir un imbécile planté en plein milieu. Mais de toute façon, je suis plus à une demi-heure près. » La réaction raisonnable serait de prendre congé dès maintenant et se dépêcher d'aller au bureau, quitte à s'envoyer un message sur facebook pour prévoir une sortie un de ces soirs. Sauf que l'envie n'y était pas. Elle tournerait en rond si elle arrivait au boulot à cette heure-ci, devrait patienter que Keith en ait fini. Et puis dehors, le temps déjà maussade commençait à tourner à la pluie certes légère, mais insistante. Ça ne lui coûterait rien de faire un effort. « On prend notre café ensemble ? Autant marquer le coup hein... Au cas où on ne se reparle plus avant six mois. » La plaisanterie est assez fataliste. Ils avaient été proches, mais elle ne savait pas ce qu'il restait de cette amitié. Et puis il était loin le temps où elle allait et venait comme bon lui semblait aussi.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alec J. MillerGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 28/12/2016
Pages lues : 86
Crédits : Alles
Avatar : Francisco Lachowski
Pseudo : Mekhaï
Âge : 24 ans
MY SOUL

MessageSujet: Re: I didn't expected you [Alec]   Mer 3 Mai - 23:09

Joyce. Si pour une surprise ça avait été une surprise, voir ce visage si familier ici dans ce café après une longue garde nuit était tout sauf prévu dans mon programme. J’avais presque pensé délirer au début mais c’est bien elle qui se tenait devant moi, et comme preuve de son identité, notre dialogue avait commencé sur une légère prise de bec dans lequel nous nous étions taclé l’un après l’autre. Le naturel revient toujours au galop comme on dit. J’étais tout de même étonné qu’elle ne réplique pas, mais elle était celle qui m’avait reconnu le premier alors j’allais mettre son silence sur le compte de la surprise. J’avais tout de même été le premier à reprendre la parole et j’avais été moi-même été étonné par cette distance ressenti dans ce premier contact que je créais moi-même. Sa réponse fut encore plus simple et concise. Elle était là pour le travail et vraisemblablement pas pour faire causette, encore moins avec une personne qu’elle avait laissée derrière elle il y a deux ans. Au fond ça me peinait de voir où l’en était arrivé car nous avions vécu énormément de choses tous les deux, sa grossesse, son accouchement, la gare, l’hôtel, nous étions passé de mauvaises ententes à amis et l’espace d’un instant à plus avant de redevenir de simples inconnus. Notre relation était une véritable montagne russe et lorsque j’avais dû quitté la ville de Seattle, j’y avais définitivement mis fin. Je me souvenais encore de ces mots que je lui avais dit lorsqu’elle s’était enfui, si elle partait, elle mettait fin à notre amitié. Il fallait croire que mon propre avertissement valait pour moi aussi. Mais ma vie avait continué et la sienne aussi. Je fermais définitivement mon téléphone avançant dans la file pour attendre mon propre café lorsqu’elle reprit la parole. Je souriais en l’entendant me traité à nouveau d’imbécile, il y a des choses qui ne change jamais. Dans tous les cas, j’avais l’impression qu’elle me faisait comprendre qu’on avait bien le temps de parlé encore un peu. Au fond, je m’estimais heureux qu’elle ne mette pas court à notre conversation en s’enfuyant au bouleau et qu’elle ait du temps à m’accorder, peut-être qu’au fond, cette blondasse comme je l’appelais autrefois était ma touche de bonne humeur de cette longue journée bien qu’elle ne pu s’empêcher d’envoyer une remarque cinglante. « Ca marche, je commande et j’suis à toi. » Au fond, j’avais des tas de questions à lui poser, comment allait-elle, quel genre de boulot avait-elle trouvé, comment allait mes deux filleuls pour qui je m’étais autrefois tant battu, qu’était-elle devenu. J’avais beau l’avoir quitté en mauvais terme, j’avais aussi toujours un certain enthousiasme en moi et un désintérêt des conflits. Je pouvais aisément monter dans les tours mais quand j’étais redescendu, pour moi il n’y avait jamais rien eu. Par chance, j’eux la chance de recevoir mon café assez rapidement, quoi que ce fut trop long à mon gout quand enfin je rejoignais une table avec elle. « Tu deviens quoi depuis… Ces deux ans ? » Je tentais d’entamer la conversation mais finalement, rappelé tout ce temps sans se parler n’était peut-être pas ma meilleure idée. Je baillais un grand coup avant d’avalé une bonne gorgée de ma boisson chaude. « Tu bosse dans quoi maintenant ? » J’étais agréablement surpris de voir qu’elle avait totalement prit sa vie en main, loin de me douter qu’elle était encore parvenue à s’enfoncer dans une galère plus grosse qu’elle. « Et Seth et Taylor, ils ont du poussé… Ils doivent même parlé maintenant ? » Je posais énormément de question, mais malgré ma tête de revenants, j’avais retrouvé cette enthousiasme qui me caractérisait tant, surtout lorsque j’étais en sa présence même si de nombreux fossés nous séparaient encore.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Joy A. HemingwayGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 06/04/2017
Pages lues : 32
Crédits : Mad Love
Avatar : Nina Agdal
Pseudo : Kaeh
Âge : 23 ans
MY SOUL

MessageSujet: Re: I didn't expected you [Alec]   Dim 7 Mai - 23:16

Elle n'était pas sûre que s'asseoir autour d'un café pour discuter relevait de l'idée du siècle. C'était même plutôt le contraire en fait. Elle avait fui de potentiels retrouvailles, surtout de peur de remettre leurs disputes sur le tapis et de devoir encore se prendre une séparation dans la gueule. Ce qu'elle n'avait jamais dit, jamais admis non plus, c'était qu'elle en avait beaucoup attendu d'eux deux. Il avait été un pilier, une ancre d'accroche, si solide qu'elle n'avait jamais envisagé qu'il puisse s'éloigner un jour. Et puis ils s'étaient rapprochés, avaient commencé à trahir des sentiments. Ce qui avait tourné plutôt court, finalement. Parce qu'Alec n'a pas accepté d'être traîné dans la boue comme elle savait si bien le faire, et Joyce... a juste été Joyce. Fin de l'histoire, romance étouffée dans l'oeuf. Avec le recul, ce n'était pas si mal. Cela aurait été bien pire s'il lui avait fait assez confiance pour se sentir trahi après. Ce ne sont pas des sensations qu'on peut avoir envie d'éprouver. Et là était bien le problème ; elle n'avait pas l'impression d'avoir changé. À quoi cela servirait de recoller les morceaux pour tout recasser derrière ?

Alec n'eut pas à entendre cette réflexion intérieure. Il partit chercher son café et contre toute attente, la blonde resta plantée debout au milieu du passage, à sentir ses doigts s'engourdir sous la chaleur de son gobelet. Quand il revint vers elle, elle traîna le pas jusqu'à la table la plus proche, près de la fenêtre. Dehors, le temps ne faisait que se dégrader. Elle n'était pas sûre de savoir si elle préférait la pluie ou la discussion... Par chance pour la blonde, elle n'eut pas à débuter la conversation. Alec le fit très bien tout seul, attaquant dans le vif du sujet. Ce qu'elle devenait. « Pas grand chose... La routine. Les gamins, le boulot. Ma vie se résume un peu à ça. » Ce n'était pas pour lui plaire, sincèrement. Les nuits passées dehors, les réveils confus à ne pas savoir dans quel lit elle se trouve, les rires honteux en apprenant ses frasques de la veille, les escapades faites sur un coup de tête. À la place, elle rentrait dès que le boulot était fini, s'occupait de ses gamins, restait à l'affût dès que son patron appelait. « Et toi ? T'étudies toujours ? » Il avait été le plus sérieux d'eux deux. Il en avait dans le ciboulot au moins ; Joyce ne s'était jamais inquiétée pour son futur.

Ceci dit, s'il y avait une chose qu'elle avait bien oublié, c'était que Alec n'aimait pas les moitiés d'informations. Soit elle était complète, soit elle n'était pas. Elle dissimula sa grimace agacée dans une gorgée de café, plus longue que ce qu'il aurait fallu. « J'suis assistante de direction dans une grosse boîte. C'est... bah, j'ai eu de la chance ce coup-ci. Si t'as besoin que je te présente à des grands dirigeants de la ville, ça devrait être possible. » Elle force le sourire narquois. Elle n'avait pas eu de la chance d'une, elle avait suscité l'intérêt, s'était vendue. Et elle n'était pas spécialement fière de connaître tous ces gens de renommée avec qui elle avait sûrement discuté le bras de Keith autour de sa taille et sa main sur ses fesses. Puis les gamins tiens, parlons-en... « Ils savent dire maman en tout cas. Le reste, je comprends pas trop, je me contente de leur dire que c'est bien. Tu pourrais venir les voir un de ces jours. » Il en avait tous les droits. Elle se démerderait juste pour que ce soit en l'absence de Keith, ou alors pendant une sortie parc-bac à sable. « Mais toi ? T'as deux ans de vie à Seattle à résumer, alors je t'écoute, vas-y. » Qu'elle regrette un peu plus toutes ses décisions.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alec J. MillerGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 28/12/2016
Pages lues : 86
Crédits : Alles
Avatar : Francisco Lachowski
Pseudo : Mekhaï
Âge : 24 ans
MY SOUL

MessageSujet: Re: I didn't expected you [Alec]   Lun 22 Mai - 22:05

Je ne savais pas vraiment si prendre un café ensemble était l’idée du siècle mais c’était toujours comme ça entre nous, à chaque fois qu’on se disputait, il fallait affronter ce moment incertain que sont les retrouvailles pour que tout redémarre comme si rien ne s’était passé. Toutefois nous n’avions jamais passé tant de temps sans nous parler. Mais il fallait bien y passer, parce que j’avais l’impression que notre histoire, notre histoire d’amitié, notre lien inexplicable et cet amour que je ressentirais toujours au fond de moi, tout ça ne serait jamais fini réellement. J’avais longtemps cru qu’elle ne serait qu’une personne sur mon chemin et ensemble, durant longtemps nous avions affronté vents et marées malgré toutes les embuches. Aujourd’hui, maintenant alors que nous avions si peu de chance de tomber l’un sur l’autre dans cette immense ville, je ne voulais pas passer cette chance de pouvoir renoué avec elle. Parce que c’était Joyce et que Joyce resterait Joyce. Si le destin s’évertuait à nous réunir c’était bien qu’il y avait une raison. Je ne croyais pourtant pas au destin mais seulement aux actions mais pour cette fois, je ne voulais pas me raisonner à me dire que ce n’était qu’une vulgaire coïncidence. J’étais donc partie chercher mon café toujours dans l’optique de pouvoir parler. Je ne vendais pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué, il y avait tout autant de chance que cette conversation finisse mal qu’elle ne finisse bien. Mais je ne fuyais jamais et j’étais prêt à affronter Joyce, encore. Ce n’était sans doute ni la première fois, ni la dernière. Nous nous étions alors ensuite diriger vers la table la plus proche, nous asseyant l’un en face de l’autre comme nous l’avions tant fait autrefois, mais aujourd’hui avec un fossé nous séparant. Par chance pour elle comme pour moi, j’étais assez bavard et si je n’avais pas changé sur un point, c’est que je ne pouvais jamais gardé pour moi ce que j’avais envie de dire, et des questions pour elle j’en avais des tas qui n’attendaient qu’à être posées. J’avais commencé logiquement et sans grande surprise par la question basique, ce qu’elle devenait. Et toujours avec un entrain quasi inexistant unique à Joyce, elle m’exprimait sa vie uniquement composé de ses gosses et de son boulot. Rien qui ne m’étonnait étant donné que j’avais bataillé des mois durant pour qu’elle assume ses responsabilités envers les deux petits êtres qu’elle avait mis au monde. Au moins elle avait du boulot, un boulot assez sérieux pour qu’elle ait l’opportunité de déménager jusqu’ici. Lorsqu’elle me retourna la question, je me reculais me calant contre le font de mon siège, non pas que je sois stressé mais simplement parce que je saisissais l’opportunité. « Oui et non. J’ai commencé mon internat, j’apprends sur le tas en bossant. Donc je ne suis plus un étudiant, mais je suis pas encore un vrai chirurgien. » C’était d’ailleurs la raison pour laquelle j’avais dû partir, mon ex, celle que je m’étais bêtement coltiné avant de me mettre deux secondes avec Joyce, s’était arrangé pour me voir quitter la ville en m’empêchant d’intégrer le programme de Seattle. Mais c’est à mon avis sans grand étonnement pour elle, que j’approfondissais mes questions en me renseignant sur son boulot. J’aimais tout savoir de A à Z et Joyce le savait. Si je ne m’étais pas orienté vers la médecine, j’aurais sans doute fait un très bon journaliste. Je l’avais donc écouté avec attention avant de faire une petite grimace amusée lorsqu’elle me proposa de me présenter aux hauts placés de la ville. « T’en as fais du chemin mais je décline mon offre. La haute société, c’est pas trop mon truc. » J’avais toujours vécu dans la misère et je m’en étais sorti seulement à la sueur de mon front. Je n’étais pas un fan de ce genre de milieu. Mais je reconnaissais volontiers que Joyce s’en sortait bien. Je posais ensuite des questions sur Seth et Taylor. Même si j’étais sans doute le pire des parrains à m’être enfui à l’autre bout du pays, je n’en portais pas moins un grand intérêt même à distance. Ils savaient donc parler et progressait vite, elle me proposait même de venir les voir un de ces jours. « C’est un gros progrès quand même. Bah écoute ça me ferait plaisir de les revoir même s’ils ne doivent plus se souvenir de moi depuis le temps. » Elle m’avait alors retourné la question pour me demander que j’avais fait de ces deux ans. J’allais donc devoir lui avouer que ma vie n’avait en rien changé. « Bah j’ai passé ma première année sans vie à passer le plus clair de mon temps au boulot. Cette année ça s’est calmé alors j’ai fais la fête, me suis fait de nouveaux potes. J’ai trouvé quelqu’un aussi mais encore une fois j’ai réussi à la faire fuir et à me retrouver seul. J’pense que j’dois avoir le don de faire fuir les autres. » Je riais jaune, j’avais vraiment pas eu de vie en deux ans, sans doute moins qu’elle-même. « Finalement, certaines choses ne change pas. » Je buvais une gorgée de ma boisson chaude qui refroidissait doucement avant de reprendre. « Et toi ? T’as réussi à trouver quelqu’un qui convienne à tes exigences ? » J’aurais pu être ce quelqu’un mais j’étais parti pourtant ça me faisait étrange rien qu’à l’idée de me dire qu’elle était sans doute recasé.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Joy A. HemingwayGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 06/04/2017
Pages lues : 32
Crédits : Mad Love
Avatar : Nina Agdal
Pseudo : Kaeh
Âge : 23 ans
MY SOUL

MessageSujet: Re: I didn't expected you [Alec]   Jeu 6 Juil - 22:19

Alec n'avait jamais été ce genre à avoir la langue dans la poche. Pourtant, à ce moment précis et alors qu'elle touillait sa boisson, Joyce ne pouvait s'empêcher de se demander ce qu'il pouvait penser sincèrement d'elle. Ce qu'il dirait aussi s'il savait réellement pourquoi elle était ici, à Washington. Et c'était atterrant dans un sens de réaliser qu'il avait beau être une des personnes en qui elle avait le plus confiance au monde, elle ne serait toujours pas capable de s'ouvrir totalement à lui. Le hasard, le karma, ou peu importe le nom que portait cette connerie, avait un drôle d'humour. Ils se seraient mieux portés l'un et l'autre s'ils ne s'étaient jamais rencontrés. Ils étaient très forts pour se faire mal, après tout. Elle peut-être un peu plus que lui. C'était sûrement ça, les conséquences de la confiance et de l'amitié. Tout prendre pour acquis n'a jamais été une bonne chose. Une conclusion qui ne les ferait en rien avancer pour ce matin pluvieux ; il suffisait de voir leur attitude méfiance, réservée. Comme s'ils se doutaient que l'orage allait arriver. Et justement, c'était parce qu'elle sentait venir la discussion sensible qu'elle préférait de loin s'intéresser au parrain de ses enfants, à ce qu'il était devenu. Un interne en chirurgie, rien que ça. « D'ici quelques années tu seras réclamé par les patients et les hôpitaux réputés, je ne m'en fais pas trop pour ça. » C'était sincère, un peu envieux également. Il réussirait parce qu'il s'en était donné les moyens. Il pourrait compter uniquement sur lui-même. Elle ne pourrait jamais en dire autant. Dommage que l'influence positive qu'il avait eu sur elle l'ait poussée à privilégier ses enfants et non ses études. Si c'était à refaire, rien ne serait pareil, c'était certain. La preuve fut que son sourire moqueur quant à ses nouvelles fréquentations ne survécut pas au désintérêt de son ami. La haute société, ce n'était le truc de personne de sensé. Toutes ces personnes là étaient bourrées de fric au point de désirer l'exhiber, montrer toutes les possibilités qu'ils pourraient avoir de s'enrichir ou de se faire un peu plus connaître. « Je ne les supporte plus. Mais c'est toujours intéressant à avoir sous le coude. » Au cas où elle se fasse virer, par exemple. Il faudrait au moins des gens de ce rang pour lui garantir le même confort de vie.

Mais ça ne tenait pas tellement à elle. Ce serait facile de se faire entretenir si elle n'avait pas les jumeaux, qui en plus de cela grandissaient. D'ici quelques années, ils comprendraient les choses et lui couperaient encore plus la possibilité de faire des erreurs. « Tu sais, ils ont des mémoire de moineaux. Il suffit que la nounou parte en vacances une semaine et ils ne se souviendront plus d'elle après. » Il faut dire qu'ils en voyaient défiler. Si Joyce ne donnait pas facilement sa confiance, il en était de même pour la satisfaction. Sa vie entière ne lui plaisait pas franchement, non. Cela ne faisait qu'alimenter encore la jalousie à l'égard de la vie du brun. Une année perdue dans les études certes, mais une autre gagner à vivre comme n'importe quel jeune, à sortir, voir du monde, rentrer à pas d'heure si cela lui convenait. Aucune contrainte, aucune obligation. Pas même celle de s'attacher, puisque visiblement cela ne fonctionnait pas. « Ta vie est dégoulinante de normalité 'Lec, c'en est effrayant. Tu finiras par trouver quelqu'un qui s'accrochera à toi au lieu de partir. » Et cette personne aurait de la chance. Il n'empêche qu'il n'avait pas tort ; certaines choses ne changeaient jamais. Comme eux. C'était aussi réconfortant que dérangeant, au point que le regard de la blonde vint plutôt se perdre sur la fenêtre du café où les gouttes s'étaient mises à frapper. Il fut ravi d'avoir fui lorsque l'apprenti chirurgien mit les pieds dans le plat. Si elle avait trouvé quelqu'un qui lui convienne ? Quelle genre de vérité était-elle supposée servir, à ce moment précis ? « Non. » Elle soupire. « Rien qui ne me fasse vibrer en tout cas. De toutes ces dernières années, tu étais peut-être le mieux classé au niveau des exigences respectées. » Elle mime un sourire noyé dans le mocaccino. Ils étaient parfaitement incompatibles, c'est dire à quel point elle était seule, elle aussi. « Tu te plais à Washington ? Tu n'as jamais pensé rentrer à Seattle ? » Elle n'aurait jamais cru que Seattle lui manquerait. Pourtant, elle donnerait cher pour retourner aux côtés du prétendu père des jumeaux, avec ses responsabilités allégées et loin de son dégoût d'elle-même.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alec J. MillerGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 28/12/2016
Pages lues : 86
Crédits : Alles
Avatar : Francisco Lachowski
Pseudo : Mekhaï
Âge : 24 ans
MY SOUL

MessageSujet: Re: I didn't expected you [Alec]   Sam 8 Juil - 11:13

Reculer n’était plus envisageable, reculer ne nous aiderait pas. Il fallait qu’on ait cette conversation aussi improbable soit-elle. A croire que le destin s’évertuait à nous réunir, et que nous nous évertuons à tout ruiner encore et encore que ce soit dans l’amitié ou dans l’amour. Et pourtant aujourd’hui, à de nombreuses heures de la ville de notre rencontre, nous étions encore en train de tomber l’un sur l’autre. Mais aujourd’hui, en cet instant précis, assis à cette table, nous allions à nouveau nous affronter et peut-être reprendre contact. Ou pas, qui sait comment une conversation peu tourner entre nous. Encore plus après deux ans, on avait sans doute encore changé et avancé, en bien comme en mal, on ne savait plus grand-chose de l’autre après tout. Pourtant je n’arrivais pas à me dire que j’aurais pu partir sans jamais m’asseoir en face d’elle pour parler même si pour l’instant nous venions surtout au nouvelle. Elle m’avait questionné sur mes études, que je finissais au moment de mon départ tandis qu’aujourd’hui, j’avais maintenant la chance de me tenir debout dans un bloc opératoire. J’allais bientôt entamé ma troisième année dans le programme de chirurgie, plus de la moitié mais il me restait tant à apprendre, mais c’était une autre histoire bien que les encouragements, à sa façon, de Joyce me firent sourire. Dans un sens si je l’avais toujours soutenu et que j’avais cru en elle, Joyce avait plus ou moins toujours fait la même chose en me poussant à persévérer et à ne rien lâcher. « Qui sait. » Je savais que je m’en sortirais, j’avais bossé comme un forcené pour gravir les échelons et je ne comptais pas arrêté mais je ne pouvais rien tenir pour acquis. Je pouvais me faire renverser en sortant de ce café, bien que je ne sois pas vraiment du genre pessimiste, je vivais plus au jour le jour accompagné de mes ambitions. J’étais étonné aussi quand Joyce m’avouait qu’elle côtoyait la haute société. Pour ma part ce n’était vraiment pas mon truc même si la haute société était partout. Mais les grands galas et les réceptions coutant deux fois plus de chiffre que celui inscrit sur mon salaire simplement pour trois heures de soirées, c’était pas mon truc. J’étais pas de cette classe moi, et même si mon salaire gonflerait sans doute au fil des années, je n’oubliais pas d’où je venais ni qui j’étais. Mais si Joyce s’y complaisait alors j’étais content pour elle bien qu’étonné. Je fus presque rassurer de voir qu’elle pensait comme moi, mais qu’elle les gardait sous le coude. Joyce avait toujours plus d’une carte dans sa manche et je ne préférais même pas savoir comment elle faisait pour avoir tous ses plans dans sa tête et à disposition.

L’autre sujet m’intéressant quelque peu était les jumeaux. J’avais toujours eux un intérêt certains pour les deux enfants de la blonde, j’avais été là pour elle et pour eux quand il n’était encore qu’à leur premier cycle de grossesse dans le ventre de celle-ci, je les avais presque vu naitre et j’étais devenu leur parrain. Pourtant depuis deux ans je ne les avais plus vu, je n’avais plus vu personne non plus et je me doutais bien qu’il n’aurait plus aucune idée de qui j’étais. « J’suis déjà étonné que tu arrives à embaucher une nounou sans finir par l’étriper au bout d’une heure… » Je riais, un peu, c’était une blague assez nulle mais qui reflétait pourtant bien le fond de ma pensée. Joyce avait tendance à refuser le moindre signe d’aide et accepter d’engager une nounou c’était accepté d’avoir besoin d’aide. Enfin avec deux petits monstres de presque trois ans maintenant il n’y avait rien d’étonnant. Puis le sujet avait continuer et j’avais parlé de ma vie à Seattle, une vie sans grosse surprise, 70% de mon temps était consacré à mon travail et le reste à m’amuser mais cette vie me convenait. J’avais une vie dégoulinante de normalité comme elle le disait. « On verra. » De toute façon, j’en avais marre de m’investir dans des relations qui n’aboutissait pas, Carter, Joyce, Phoenix, Katie, non cette dernière je l’avais quitté mais elle était tout simplement cinglé. Je n’avais pas d’autres mots. Toujours est-il qu’encore une fois je vivais au jour le jour sans me poser de question. Toutefois, après avoir jugé que j’avais sans doute assez parlé de moi, je lui retournais la question quant à ses amourettes. Mais visiblement rien d’intéressant puisqu’elle m’avouait que j’avais été le mieux classé. Ce qui n’est pas rassurant étant donné les durées éphémères de nos relations. « C’est dur de me remplacer je comprends. » Ne voulant me morfondre dans des souvenirs et encore moins l’enfoncer avec moi, j’avais tenté une carte d’humour en me la jouant narcissique même si au fond, soyons franc, Joyce est toujours resté dans un petit coin de ma tête et ne la jamais quitté. Je reprenais cependant tout mon sérieux lorsqu’elle évoqua Seattle et Washington. C’était tellement compliqué et pourtant quitter Seattle n’avait pas été mon choix. Mais notre dispute m’avait empêché de tout lui dire avant de partir. « Oui, je me suis habitué à vivre ici même si au fond, peu importe l’endroit, une ville reste une ville. » avais-je débuté. En soi Washington n’avait rien de plus, ni de moins que Seattle si ce n’est sa taille et son envergure. « Je t’avoue que les premiers temps et encore maintenant, je pense parfois à repartir à Seattle. Mais il n’y a plus rien là-bas pour moi, ni travail ni famille. Alors autant que je reste ici… Non ? » J’avais posé mon regard dans le fond de mon café avant de le reposer sur la blonde en face de moi. « Et toi ? Même si j’sais pas depuis quand t’es parti et encore moins depuis quand t’es ici. » Au moins elle, en arrivant ici était tombé sur un visage familier quoi que je ne savais pas encore si elle considérait ça comme une bonne ou une mauvaise chose. « Je te met pas en retard au boulot j’espère ? J’voudrais pas t’attirer d’ennui non plus. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Joy A. HemingwayGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 06/04/2017
Pages lues : 32
Crédits : Mad Love
Avatar : Nina Agdal
Pseudo : Kaeh
Âge : 23 ans
MY SOUL

MessageSujet: Re: I didn't expected you [Alec]   Sam 22 Juil - 22:58

Elle n'aimait pas ce sentiment, celui d'être de purs inconnus l'un pour l'autre. Le majeur problème qu'elle avait eu avec Alec dans le passé est la confiance aveugle qu'elle lui portait. Elle ne se souvenait pas d'une seule fois où elle avait gardé la langue dans sa poche, avait opté pour les mots qui ne blessent pas. Souvent, elle avait été trop franche, avait exprimé de trop sa réelle nature égoïste et prétentieuse. Jusqu'ici, il ne lui en avait jamais tenu franchement rigueur. Et à boire sa boisson en face de lui, à le regarder, elle ne pouvait pas s'empêcher d'avoir ce petit pincement au cœur. Ils avaient réussi à ruiner leur amitié une dernière fois avant que le jeune homme parte pour Washington. Ils avaient à peine gardé le contact au point qu'aujourd'hui, elle ne savait pas du tout ce qu'il pouvait bien faire de ses journées, quels passe-temps il avait gardé, qui il fréquentait, quels étaient ses lieux de prédilection. Elle ne se sentait pas non plus capable de lui parler honnêtement, préférant lui servir le même ramassis de conneries qu'à tous les autres. Trois ans plus tôt, assis autour d'un café, elle l'aurait probablement vanné sur une connerie ou lui aurait proposé de sortir un soir pour refaire le monde. Mais non. Elle était juste en retard pour le boulot et ils s'observaient avec une méfiance silencieuse.

Malgré tout, un sourire contrit finit par fendre son visage. Il continuait de la connaître assez pour se douter qu'elle n'était pas devenue aimable et arrangeante. Il ne pensait vraiment pas si bien dire. « J'en suis à la sixième baby-sitter. Qui veut déjà partir. » La blonde dissimula la confession en baissant la tête sur son verre pour en prendre une gorgée. Trouver quelqu'un pour garder les enfants était une vraie plaie. Et le boulot n'était pas gratifiant non plus ; deux jumeaux assez capricieux par moment, une mère qui impose des heures supplémentaires à tous moments de la journée, qui s'énerve si elle ne retrouve pas un bavoir là où elle l'a rangé -et ce pour un peu qu'elle l'air effectivement rangé-... Elle n'osait même pas totalement se plaindre de galérer à trouver la perle rare. Alec pouvait presque comprendre la difficulté sur le point sentimental, visiblement. Sincèrement, Joy aurait aimé que son ami lui annonce être en couple avec la bonne personne. Elle aurait risqué une pointe de jalousie, mais sincèrement cela lui aurait réchauffé le cœur de savoir le jeune homme heureux, casé, juste à l'aise dans sa vie. « Si tu es à court de solutions, je pourrai t'avoir une place dans un speed-dating prestigieux, suffit de demander. » Il fallait avouer que la perspective de le voir assis à une table, à se présenter quinze fois à différentes greluches avait un côté assez amusant. Cela lui éviterait de penser à sa propre situation qui flirtait avec le désastre, par la même occasion. « T'es irremplaçable. » Elle le lui accordait volontiers.

Elle le fixa pendant quelques instants, pensive. C'est vrai que Seattle, Washington... c'était un peu du pareil au même. Ils étaient venu pour les études, le travail. Ils y feraient des connaissances, exactement comme cela se passerait dans n'importe quelle autre ville. Ils y construiraient une histoire certes, mais rien ne leur disait qu'ils n'auraient pas pu avoir mieux ailleurs. « Je suppose que tu as raison. » Il fallait vivre avec le présent et envisager le futur, et donc regarder ce qu'on avait sous les yeux. Pas se retourner vers le passé en laissant la nostalgie faire son affaire. « Je crois que j'ai encore du mal à me faire à la vie ici. » Elle n'avait pas déménagé pour les bonnes raisons, avait abandonné le père des jumeaux et ses amis au profit d'un homme qui profitait de ses besoins financiers. Qui lui ferait d'ailleurs payer son retard. Joy soupira en regardant sa montre. « Tu ne m'attireras pas d'ennuis. Je dirai que Taylor a été malade, ce qui est vrai... On ne m'en tiendra pas trop rigueur. » A priori. Elle observa sa boisson presque vide pour quelques secondes avant de relever la tête. « Tu devrais venir pour dîner un de ces jours. Pour voir les jumeaux, et puis j'ai concocté une bonne petite cave de bons crus depuis que je suis arrivée. Ce sera l'occasion de faire de la place. » Il suffirait qu'elle occupe Keith avec un client important pour la soirée et elle serait tranquille.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MY BOOK COVER
MY SOUL

MessageSujet: Re: I didn't expected you [Alec]   

Revenir en haut Aller en bas
 
I didn't expected you [Alec]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» alec ▲ the show must go on.
» Un point sur les émotions [PV Alec Lockheart]
» Alec Volturi ► "Sister, they send you out for one and you bring back two... and a half. Such a clever girl."
» SUJET TERMINE - La suite de la soirée~Juste nous deux! [Alec]
» passer ton visage à tabac, qu'enfin plus personne n'en veule ✖ ALEC & AZYLIS

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
READ MY MIND :: Washington, District of Columbia :: Capitol Hill-
Sauter vers: