AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 laugh is a therapy and contagious ◘ Elizabeth Pollard

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
avatar
Elizabeth PollardGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 25/04/2017
Pages lues : 116
Crédits : Avatar : lolitaes; Signature :Astra ; Gifs : Tumblr&trucpau
Avatar : Bella Heathcote
Pseudo : Trucpau
Schizophrénie : Savannah Miles #lpipes
Sheri Brackenreid #lcollins
Kelvin Forrest #tjames
Amaryllis Danvers #nwatts
Jay Maxwell #jlsoffer
Lexie White #lliberato
Disponibilités : CLOSED :

RhysLowenSimonMicahDawnZachJeremiasClarkSimon#2
Âge : 26 ans - 20 Juin 1991
MY SOUL
Carnet de relation
Relationship:

MessageSujet: laugh is a therapy and contagious ◘ Elizabeth Pollard   Mar 25 Avr - 13:05

Elizabeth Mary Pollard
citation

Prénom : J'ai hérité du prénom d'Elizabeth, bizarrement, c'est aussi un prénom qui se trouve dans un roman préféré de notre mère selon Jesa. Celui du Magicien d'Oz, après en ayant le goût de la littérature, je me suis souvent demandé si mon prénom ne venait pas du roman d'Orgueil & Préjugés de Jane Austen. Ainsi que mon second prénom, Mary. Ce sont deux personnages qui appartiennent à ce roman et au fond, je me dis que si ma mère et mon père m'ont donné ces prénoms, c'est parce qu'il y avait une signification. Parfois, je m'y retrouve dans les deux et j'aime savoir ce que ma mère et mon père m'ont transmis.Nom de famille : Pollard, un nom que je chérirai jusqu'à ma mort. Je pense que même si je me marie, au contraire de ma soeur, je garderai ce nom jusqu'à ce que mort me prenne. Je veux chérir ce nom que mes parents m'ont transmis, je veux pouvoir transmettre cet héritage à mes enfants, montrer à mes parents que je suis là et que je pense à eux chaque jour, à chaque moment de ma vie. Date & lieu de naissance : Je suis née le 20 juin 1991, le jour de l'été, ce qui fait que j'adore cette période de l'année ! J'adore mettre mon maillot de bain, des robes, des shorts et tout ce qu'il y a de légers. Plus important encore, je suis née sur une île, là où ma soeur a vu le jour également. Nantucket, je n'ai pas vécu longtemps sur cet île, malheureusement, mais je sais tout le bien que ma soeur m'en dit. Après, j'y ai souvent remis les pieds avec mes grands-parents. Puis j'ai fini par arriver à Washington... Je n'ai jamais quitté cette ville sauf quand il faut que je me déplace pour le travail. Âge : Vingt-six ans cette année et c'est comme si je n'avais pas encore vingt trois ans dans ma tête, je reste jeune et je profite de ma vie au maximum. Métier : Je suis critique culinaire pour un grand guide touristique. C'est à dire que je fais les plus grands restaurants dans le monde, ce qui m'amène à voyager énormément, et je les note, décidant ou non de leur donner une étoile supplémentaire. J'adore ce métier, je peux partager mon savoir pour la cuisine et profiter des mets que je mange. J'en profite énormément mais ce n'est pas pour ça que je ne souffre pas non plus. Ce métier est stressant et il faut aussi surmonter beaucoup d'épreuve.  Orientation sexuelle : Hétérosexuelle, bien que je n'ai jamais testé les filles, après tout pourquoi pas, l'amour se trouve sous toutes les formes non ? Statut civil : Célibataire et c'est pas plus mal, je tiens toujours à me venger de Lowen pour son coup bâtard. Depuis j'enchaîne les coups d'un soir, encore plus pratique quand c'est dans un pays étranger. Oh, je ne fais pas que ça, disons que je profite de mon célibat et ça me va parfaitement. Statut financier : Disons que je n'ai pas à me plaindre, mon métier m'aide à mettre de l'argent de côté et à en profiter également. Caractère : Douce, forte, têtue, drôle, intelligente,  ne mange pas ses mots, impulsive, bagarreuse, empathique, protectrice, rat de bibliothèque, tête en l’air, amicale, joie de vivre… Parti politique : Parti démocrate. Groupe : Honey I’m Good. Avatar : Bella Heathcote
Combien de livres lis-tu par mois ? Quels sont tes préférés ?
Je ne suis pas spécialement un rat de bibliothèque mais je ne peux pas m’empêcher de lire un chapitre voire deux avant de me coucher. Quels types de livres ? Disons que je suis aventure mais aussi très eau de rose. J’adore les livres de Jane Austen, surtout Orgueil et Préjugé… allez savoir pourquoi quand je me plonge dedans, c’est comme si j’y étais et que je me retrouvais dans ces années-là, me prenant pour Elizabeth. Sinon, j’adore aussi lire tout ce qui se rapporte à des romans sans prises de tête et légers. C’est ce que je préfère. Comme la Bibliothèque des Cœurs Cabossés. Je dois remercier ma mère et ma grand-mère pour cette passion de la littérature. J’ai une bibliothèque chez moi et tout est rangé parfaitement et par genre. Mais mon livre de chevet restera à jamais La Belle et la Bête de Madame Suzanne de Villeneuve. Ce roman est si puissant, tout aussi fort que le film mais celui-ci est celui que je ne cesse de lire et relire sans m’en lasser. Un jour, je me dis que je trouverais cette Bête qui est la mienne et que fera de moi Belle… Un jour. Bon en fait si, je suis un rat de bibliothèque...

Pour toi, l'amitié c'est...
L’amitié ? C’est plus qu’important, parfois quand je me vois avec ma sœur, j’ai l’impression que c’est plus ma meilleure amie que ma grande sœur. On se dit tout, et passer mon temps libre avec elle est ce que je préfère. M’enfin, j’ai aussi des amis, j’aime passer du temps avec eux même si mon boulot ne me le permet pas constamment mais je sais que quand je rentre et que j’ai quelques jours de liberté, je les passe avec mes amis. Je sors, souvent même, faire la fête c’est ce que je préfère. Enfin, avec modération. J’ai assez de la rumeur sur le dos pour faire encore la une dans les magazines people. Bref, l’amitié c’est tout aussi important que la famille, ce n’est pas pour rien que j’ai fait éruption dans le mariage de mon meilleur ami en lui disant que sa femme avait couché avec son frère juste avant ! Bon il ne me l’a pas pardonné mais j’ai sauvé son mariage. Enfin, je lui ai permis de refaire sa vie ailleurs et même s’il ne me parle plus à présent, je sais qu’il va bien et qu’il a maintenant une vie saine et heureuse. Comme quoi je suis capable de tout pour le bienêtre de mes proches.

Quelle est la chose la plus folle qu'on a raconté sur toi ?
Habituellement, je ne fais pas attention aux rumeurs, disons plutôt que je passe à côté et que je m’en amuse même. Je suis comme ça moi, je préfère m’en moquer plutôt que d’en faire tout un foin. Il y a des choses plus graves dans la vie. Mais il y a bien une chose que je n’ai pas appréciée. C’est quand ça touche mon métier. Je donnerai corps et âme pour lui et voir comment j’ai été souillée, non, je n’ai vraiment pas aimé. C’était lors d’une soirée où j’étais allée dans ce restaurant italien, je me suis assise au fond de la salle. Tout le monde connaissait ma réputation, ils savaient tous qui j’étais. Tout se passait bien, je dois avouer que j’ai très bien mangé. Vraiment. Mais je n’étais pas la seule réputée dans cette salle, non, des journalistes étaient là aussi. Bref, à la sortie du repas, je suis rentrée chez moi et écris la critique, avant de décider de ne pas assigner une étoile supplémentaire à ce restaurant. Alors que je repartais pour Washington, je suis tombée sur cette première de couverture d’un magazine people. On m’y voyait dans ce restaurant, et le titre en dessous m’a juste fait perdre l’équilibre et j’ai dû me rattraper au mur. C’était grossier et surtout faux, sauf que ce magazine était célèbre dans le monde entier, enfin c’était international, qui n’allait pas lire ça à mon retour. J’étais celle qui n’avait pas apprécié les avances et avait couché avec le patron par la suite. Je m’étais donc vengée en n’acceptant pas de donner cette autre étoile. Conneries ! Ce n’était simplement pas à la hauteur des attentes demandées ! Alors je vis avec cette rumeur sur le dos à présent. Parfois les déplacements ne sont pas simples. D’habitude, je m’en fiche, là, c’est mon travail qui est en jeu et j’y tiens.
Assidue dans mon boulot et rends mes comptes rendus toujours en avance, je pars souvent en voyage ce qui fait que je suis devenue trilingue maniant le français, l’espagnol et l’anglais à la perfection, j’arrive maintenant à parler italien et je prends des cours de chinois  – il m’arrive d’écrire des histoires courtes que je file à ma sœur pour lui faire lire avant de les mettre dans une pochette et les garder précieusement, qui sait… un jour ça pourrait me servir ! – je n’arrive pas à couper les ponts avec ma sœur si bien que je ne passe pas un jour sans lui parler, lui envoyer un message ou encore l’appeler ou la voir – l’odeur de la vanille me fait me sentir bien, si bien que j’ai des bougies partout dans l’appartement de cette senteur – j’ai le vertige, même du haut d’une chaise parfois, je ne me sens pas bien. La hauteur ce n’est pas pour moi – à l’oral, je suis à l’aise comme un poisson dans l’eau, si le sujet me plaît je n’hésite pas à dire ce que me plaît ou non. Puis quand ça parle de cuisine… n’imaginez pas la suite…  – personne ne sait que j’ai un ami imaginaire du nom d’Octave, enfin que j’ai eu pendant mon enfance. Il n’est pas question que ça se sache, j’en ai pâtis durant mon enfance et je ne veux pas que ça recommence – mon livre préféré est Orgueil et Préjugé et je connaîs le film par cœur – ma ville préférée est Paris, un cliché peut être mais là-bas la cuisine est si bonne que j’aimerai manger tout le temps – je n’apprécie pas le fait de savoir que ma sœur ne vit pas un mariage heureux, je compte bien faire comprendre à son mari, un jour où l’autre, comment je m’appelle et pas sûr qu’il apprécie – la boxe m’a permis de me remettre dans le droit chemin, de passer à autre chose et surtout d’apprendre à me défendre. Je continue encore la pratique de la boxe, pouvoir taper dans quelque chose me réjouit et me libère de certains poids – quand j’étais petite, je croyais au prince charmant, maintenant, quand je vois le mariage de ma sœur, je me dis que ça n’existe pas et que je n’aurais jamais de Prince. Enfin on ne sait pas de quoi demain est fait – Jesabel est tout pour moi, je donnerai ma vie pour elle. Elle m’a tant donné quand j’étais enfant que maintenant, je suis prête à tout pour lui rendre la pareille  – les insectes volants et rampants sont une hantise pour moi, je ne supporte pas ça, je préfère avoir le vertige à me mettre en hauteur pour ne pas que ça me touche plutôt que d’avoir affaire à ces bêtes là… – je ne suis pas adepte de la mode en général, mais j’apprécie la haute couture et de passer un moment agréable à regarder des défilés de mode, surtout ceux de Paris quand j’en ai l’occasion !  –  Je prends uniquement du thé, la caféine ne me va pas, je crois que ça me rend folle et existée, pire que quand je prends de l’alcool. D’ailleurs ça non plus je ne supporte pas du tout, si je me prends une cuite, je suis capable de tout, vraiment de tout !  –  ce que je préfère chez un homme, ce sont les yeux, je trouve qu’on y lit tant de choses que c’est ce qui me plaît le plus. Je trouve que les yeux représentent un tout et chez l’homme encore plus  – je compte faire payer à Lowen, mon ex, notre rupture, quitte à aller l’emmerder dans ses restaurants et lui faire peur avec ses étoiles – mon meilleur ami ne m’a jamais pardonné le fait que je lui sauve ou anéantisse le jour de son mariage… En même temps, il allait épouser celle qui a couché avec son frère – je passerai mon temps dehors si je le pouvais, la nature me donne des ailes et de l’inspiration quand je me retrouve chez moi, c’est l’inverse je suis morose sauf quand je regarde une série ou un film qui me plaît – parfois, je me surprends à me parler à moi-même, chose que je déteste car ça me fait penser à Octave – j’adore la mer, je passe toujours mes vacances aux bords de la mer, ça me rappelle ce que Jesabel me racontait sur nos parents et notre vie avant qu’ils ne partent pour toujours au fin fond de la mer… – le collier que je porte autour du cou est sentimental pour moi, un des souvenirs de ma mère donné par Jesabel, jamais je ne m’en sépare et jamais il ne faut que je le perde – ne mâchant pas mes mots, je n’ai pas beaucoup d’amis dans le monde professionnel, disons que je fais tout pour la compétition et je ne veux jamais qu’on me marche dessus. Côté personnel, je travaille dessus, même si je suis ouverte d’esprit et sympathique, je me méfie toujours des personnes que je rencontre, on ne sait jamais – je possède un site internet où je laisse dessus des critiques et conseils culinaires afin d’améliorer le repas des personnes, je réponds également à leur question. Je sauvegarde tout, on ne sait jamais, ça fera peut être l’office d’un livre un jour – Mon patron, je l’adore car j’aimerai lui ressembler mais au fond, c’est un vrai connard côté boulot, je me demande même parfois s’il ne joue pas à me voir souffrir sous ses ordres ou autre - L’amour, je ne connais pas, enfin le vrai amour comme celui de ma sœur, ce n’est pas pour moi, je préfère avoir de bonne relation amicale - mon dessin animé préféré Disney récent est celui de La Reine des Neiges, j'ai l'impression de me voir avec ma soeur, sinon, celui que je préfère le plus est Tarzan, ce film lui fait penser à sa famille en quelque sorte - J'ai gagné le concours de pâtisserie quand j'étais enfant et j'ai encore la médaille et le trophée, j'en suis fière ! - la compétition c’est mon truc, je ferais toujours tout pour gagner, surtout au boulot – récemment, j’ai vu quelqu’un arriver dans ma boîte et ça ne me ravit pas du tout du tout, je me demande ce qu’il fout là, surtout qu’il ne m’est pas inconnu – depuis peu, je suis l’objet de convoitise concernant mon boulot, comme quoi je le fais mal et ça me poursuit même dans les magazines people, ça me fout les boules car mon travail est tout pour moi et je ne veux pas qu’il y ait des répercutions sur la qualité du boulot que je rends.
Prénom : Pauline. Pseudo sur le net : Trucpau. Âge : Bientôt 22 What a Face. Pays : France. Comment as-tu découvert le forum ? Je crois que… je suis plusieurs Surprised.. Quelles sont tes premières impressions ? So beautiful . Je trouve qu'on a plutôt bien bossé    Veux-tu t'inscrire à la newsletter d'intégration ? Ca ira Very Happy.  Crédits : tumblr & savage (avatar). Un petit mot pour la fin ? Love you.

Code:
<pris>BELLA HEATHCOTE</pris> ► Elizabeth Pollard

_________________
laugh is contagious
La faculté de rire aux éclats est preuve d'une âme excellente.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Elizabeth PollardGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 25/04/2017
Pages lues : 116
Crédits : Avatar : lolitaes; Signature :Astra ; Gifs : Tumblr&trucpau
Avatar : Bella Heathcote
Pseudo : Trucpau
Schizophrénie : Savannah Miles #lpipes
Sheri Brackenreid #lcollins
Kelvin Forrest #tjames
Amaryllis Danvers #nwatts
Jay Maxwell #jlsoffer
Lexie White #lliberato
Disponibilités : CLOSED :

RhysLowenSimonMicahDawnZachJeremiasClarkSimon#2
Âge : 26 ans - 20 Juin 1991
MY SOUL
Carnet de relation
Relationship:

MessageSujet: Re: laugh is a therapy and contagious ◘ Elizabeth Pollard   Mar 25 Avr - 13:05

You want to make a memory
Rêve ta vie en couleur, c'est le secret du bonheur !


Do wanna built a snowmaaaan ?
Un dimanche matin… tôt, je me lève et me dirige sur la pointe des pieds vers la chambre de ma sœur. Je fais en sorte de ne pas passer sur la planche qui grince qui se trouve devant la chambre de mes grands-parents et trottine jusqu’à sa porte. Je ne toque pas, non, je la pousse, marchant à quatre pattes pour monter sur le lit et me retrouver nez à nez avec ma sœur. Je souris, j’attends qu’elle se réveille et pose mon doigt sur sa joue pour essayer de la sortir de son sommeil, ou bien elle fait semblant. C’est sûrement possible. Je finis par rigoler et m’affale sur elle et me mets sur le côté. Je regarde le plafond et finis par me mettre sur les genoux et j’attends qu’elle me donne le top départ. J’adore ce moment où je la rejoins chaque dimanche matin pour aller regarder le lever du soleil sur le toit de la maison. Cette odeur matinale me met de bonne humeur et sans savoir pourquoi, je tiens déjà à ce rituel. Le chant des oiseaux qui se réveillent, tout cela j’adore. Je roule sur le côté en voyant que ma sœur se lève et croise mes jambes, passant mes bras sous ma tête. « Dis, Jesa, on fera ça jusqu’à quand on sera grande ? » Je savais que ma phrase n’était pas si bien formée mais ce n’était pas grave. Je sautais sur le planché puis suivis ma sœur qui sortait de sa chambre par sa fenêtre. « Jusqu’à ce qu’on soit grande oui. » Je me retiens de lui sauter dans les bras et monte à sa suite pour atteindre le toit. L’avantage de la maison de papy et mamie est qu’on peut accéder au toit sans difficulté. Je crois que papy l’a fait exprès, il sait que j’aime bien prendre l’air et être seule des fois et avoir mon petit repaire. Mais c’est le nôtre avec Jesabel quand on y va pour regarder le lever du soleil. Je garde sa main dans la mienne et apprécie le fait qu’elle soit si proche de moi et qu’elle me protège. C’est comme si c’était ma grande maman. M’asseyant à ses côtés, je me colle contre son épaule et ferme les yeux en soupirant d’aise. « Un jour quand je serais grande, j’aimerai bien vivre dans ta maison. » Je lève la tête vers ma sœur avec un grand sourire puis vois les premiers rayons du soleil. Je me remets sur mes jambes et pointe le premier rayon qui traverse le nuage en rigolant. « Aller ! Et de un… » et je les compte, les rayons, sachant qu’il y en aura trop à un moment donné. Puis c’est le final, je vois le soleil, cette grosse boule rouge qui transperce ce nuage qui lui servait de couverture et frappe dans mes mains admirant le spectacle de mes yeux d’enfant. Je me rassois et pose ma tête sur l’épaule de ma sœur, je ne dis plus rien, j’apprécie ce silence, le bruit de la civilisation qui se réveille puis m’étire avant de me lever, sentant le sommeil me rattraper de nouveau. Je suis Jesabel dans sa chambre et me faufile sous ses draps, sentant Morphée me reprendre doucement mais sûrement. J’ai le sourire sur mon visage, appréciant une nouvelle fois ce moment passé avec ma sœur. Je sais que je m’en souviendrai toute ma vie et que je voudrais à tout prix garder ce genre de rituel. Je m’endors, une nouvelle fois comme tous les dimanches matins, dans le lit de ma sœur. Je ne sais pas ce qu’imagine ma grand-mère quand elle me voit ainsi mais je sais qu’elle ne pose pas de question. Je sais aussi que j’ai besoin de ma sœur, de son soutien et de sa présence. Je la recherche constamment et je sais que je pourrais compter sur elle jusqu’au bout. Un jour, quand je serais plus grande, j’espère pouvoir lui rendre la pareille.

you’re my best friend…
Je ne sais pas quand il est apparu dans ma vie… Je sais que c’est une période où je me sentais seule et que même si Jesabel était très présente pour moi, j’avais besoin d’avoir quelqu’un d’autre. J’étais dans la chambre, en train de cuisiner pour de faux bien sûr. Je préparais un soufflé au chocolat et j’allais le servir dans mon restaurant « chez Eli-coquille ! ». Et quand je me suis retournée, je l’ai vu, lui, ce garçon au grand sourire et cheveux bruns. Ses yeux bleus et ses pommettes hautes et très visibles. Bref, il s’appelait Octave et c’était mon premier client et j’étais trop contente, tellement heureuse que je me suis mise à lui parler. « Monsieur, je suis ravie de vous avoir parmi nous ! Voici le soufflé au chocolat façon Eli. J’espère que vous apprécierez ! » Lui souriant, je lui tendis mon plat, invisible bien sûr et le laissais déguster ce plat que j’avais préparé avec beaucoup d’amour. « Alors ? » Je le regardais, avidement, attendant sa réponse sur le verdict de mon plat. Si bien que je ne m’entendis même pas me répondre à moi-même. « Oh, Eli, c’était tellement bon ! » Tapant dans mes mains, je retournais au fourneau et remarquais qu’à chaque fois que je me retrouvais seule ou bien que je n’étais pas bien, Octave apparaissait et me parlait. Mais ce n’était pas facile à expliquer à mes copines. Non, elle ne me croyait pas, surtout Leslie. Je me retrouvais dans la cours de récréation en train de jouer avec Octave et lui parler de ce qu’on allait faire en rentrant à la maison quand elle arriva, les poings sur les hanches. « Encore en train de parler à ton ami imaginaire ? » Je me retournais, ouvrant la bouche et serrant les poings. « Octave n’est pas mon ami imaginaire ! » Je le pointais du doigts et affirmais haut et fort qu’il était bien présent. « il est juste là. » Je la vis s’approcher, regarder à côté de moi où se tenait Octave et je l’entendis rire, très fort, ce qui me fit monter les larmes aux yeux, sentant ma gorge se serrer et mes lèvres trembler sous l’effort de ne pas craquer devant elle. Puis elle partit en rigolant, criant à tout le monde que j’avais un ami imaginaire. Je ne pleurais pas, je rentrais en classe, sentant le regard de tout le monde sur moi. La fin de journée fut longue et Leslie n’hésitait pas à dire à tout le monde que j’étais folle et que je m’étais inventée un ami. Je savais que c’était faux, Octave n’était pas comme les autres, c’est tout et elle était jalouse de ne pas avoir de meilleur ami. En rentrant, je balançais mon sac dans ma chambre et allais enfin m’effondrer sur mon lit pleurant tout ce que j’avais gardé pour la journée. J’étais en train d’hoqueter quand je vis Octave à mes côtés, de ses yeux remplit de larmes aussi. « Je vais m’en aller Eli, je ne veux pas que tu souffres par ma faute ! » Je secouais la tête et attrapais sa main, et la serrais lui faisant comprendre que ce n’est pas lui qui devait décider mais moi. Je n’étais pas prête à le laisser partir, j’avais besoin de lui, j’avais besoin de me retrouver avec lui pour m’évader et me sentir moi-même. Au diable les réflexions et ce que j’allais endurer, je savais que mon meilleur ami existait, qu’il allait me soutenir, qu’il allait être mon allier et que je m’en sortirais avec lui. Ce n’est que lorsque j’arrivais dans la nouvelle grande école pour mes douze ans, que je laissais Octave partir, prendre son envol, laissant mon ami imaginaire repartir là où il devait être, dans ma tête et seulement dans ma tête. Sans lui, je crois que Leslie m’aurait achevé plus vite que prévu.

And the winner is…
Je soupirais et me passais le bras sur le front qui était en sueur. Je jetais un œil à la pendule puis à ma grand-mère avant de regarder mon adversaire. J’allais ajouter la pièce maîtresse à mon plat et je voulais vraiment que ce soit parfait. J’avais réussi à composer un repas de A à Z sans me tromper jusqu’à là et j’étais devant, le dessert allait nous départager. J’avais décidé de faire un cheesecake aux fruits rouges mais aussi meringué. Tout allait se jouer dessus et j’avais répété avec ma grand-mère pendant plusieurs week-end où Jesabel et papy avait mangé du dessert et du dessert à en faire une crise de foie. Bref, il ne me restait que quelques minutes, juste le temps de mettre en place ma meringue et de dresser le plat. Mon concurrent était tout aussi tendu et n’hésitait pas à me jeter des regards noirs. Puis alors que je déposais mon gâteau sur son assiette verte pomme, parsemé de fraises découpées à la perfection et de la menthe, l’horloge sonna pour annoncer la fin du concours. Je levais les mains tout comme mon concurrent, on se jeta un regard puis je lâchai un rire de nervosité avant de me reculer pour aller me laver les mains. Maintenant, c’était entre les mains du jury. J’avais complètement oublié qu’il y avait un public, qu’on était aussi filmé. Du haut de mes seize ans je n’avais pas fait attention à tout ce monde, j’étais tellement obnubilée par ce que je faisais que j’avais fait abstraction du reste. Je me rendis dans les coulisses puis je tombais sur mon adversaire, je baissais le regard avant de relever la tête quand je sentis une main sur mon épaule. « Je tenais à te dire que tu étais une adversaire formidable. » J’arquais un sourcil avant de finir par sourire et de lui serrer la main. « Merci, toi aussi. » Je me retenais de lui dire que j’allais gagner, je voulais gagner, pas question que ce soit lui qui remporte ce trophée qui était en face de moi et qui m’appelait. J’étais une compétitrice dans l’âme et je voulais à tout prix gagner. On fut rappelés quelques instants après, je gardais mes distances, regardant le brun à côté de moi qui souriait, serein. Alors que moi, j’avais les poings serrés, la mâchoire ne desserrait pas non plus et j’avais le visage fermé. « Mesdames et messieurs, notre gagnant du concours gastronomique junior est… Elizabeth Pollard ! » J’entendis les acclamations et des bras m’entourés. Décidément ce concurrent était trop… proche de moi et trop content que j’ai gagné alors qu’à sa place, j’aurais simplement serré la main. « Merci, merci. » Je ne sentis même pas les larmes de joie couler sur mes joues, c’est au contact des bras de ma grand-mère autour de moi qui me fit craquer. J’étais soulagée que ce soit terminé et d’avoir gagné, que ça en ait valu la peine. « J’aurais jamais réussi sans toi, mamy. » Et j’étais sincère, c’est elle qui m’avait transmis cette passion pour la cuisine, à vouloir passer tous mes dimanches à cuisiner et faire des petits plats pour la famille. C’était quelque chose que je chérissais et que je voulais à présent garder pour moi. Je savais à présent que la cuisine serait mon métier, que je serais dans ce domaine et que j’y excellerais. Je fus pousser sur le devant de la scène et on me remit ce trophée que je trouvais énorme maintenant. En face de moi, qui me cachait presque le visage, j’avais un sourire jusqu’aux oreilles et les pupilles qui brillaient sous la joie et la fierté d’avoir gagné ce concours. Une préparation longue et minutieuse mais maintenant je savais que je voulais poursuivre dans cette voie. Je regardais autour de moi dans l’espoir de voir ma sœur, je savais que ce jour c’était compliqué pour elle de venir me voir, mais je captais le regard de la caméra, je la fixais et souriais en levant le trophée. C’était un message pour elle, rien que pour elle. Elle le saurait, qu’elle voit l’émission maintenant ou après, elle saurait que ce moment filmé était destiné à elle. Ca se voyait dans mon regard.

For  better and for worse …
J’assistais à son mariage, là, assise, au second rang, bloqué par la vue du chapeau de sa mère. Je tapotais du pied ce qui agaçait mon voisin mais j’avais une bonne raison. J’attendais ce moment avec impatience. Je soupirais et me vantais avec la main, il faisait une chaleur incroyable ici en ce mois de juin. Mon meilleur ami se mariait, trop jeune à mon goût, je venais tout juste d’avoir vingt deux ans et voilà que lui, il décidait de se marier avec la poulette qu’il avait rencontré au lycée. Je n’étais pas sûre que ça marche. En fait, je savais que ça ne fonctionnerait pas et j’attendais seulement la phrase du pasteur qui commençait sérieusement à devenir relou avec ses petites blagues qui ne faisaient rire que quelques personnes. Puis vint le moment tant attendu, j’entendis cette phrase… « Qu’il s’oppose maintenant ou… » Je me levais, me mettant debout sur le banc, criant et levant les bras. « Moi ! Moi je m’y oppose ! » La tête de Kyle se tourna vers moi et je déglutissais avant de tousser et de reprendre, après un brouhaha et des murmures sur le fait que j’ose faire ça le jour d’un mariage. D’accord, j’ai toujours voulu faire ça ! Mais là, je faisais car j’avais mes raisons. « Tu peux pas épouser cette connasse ! Tu ne peux pas car elle a couché avec ton abruti de frère ! » Je pointais mon doigt sur ledit témoin puis croisais les bras sur ma poitrine avant de descendre de mon banc pour m’avancer jusqu’à lui, le regardant dans les yeux. « Tu mérites beaucoup mieux que cette pimbêche. Et puis… tu es jeune, tu dois profiter de ta vie et pas qu’elle profite de toi et de ce que tu vas devenir. » Il allait devenir un brillant docteur et je savais qu’il réussirait. Cependant, je pouvais lire dans son regard que je n’étais pas vraiment aimée pour le coup. Il me détestait et ses yeux me lançaient des éclairs et si ça avait pu me tuer, ça l’aurait fait. « Eli… S’il te plaît… Vas-t-en. » J’ouvris la bouche, grandement ouverte. Pourquoi il me disait ça, je venais de lui sauver sa vie. Je venais de sauver sa vie de couple et il me demandait de partir. Je me reculais, croisant mes mains dans mon dos, restant forte, sans craquer, sans laisser une larme couler sur ma joue. Je venais de lire dans son regard que ça serait sans doute la dernière fois que je le voyais et je me sentais défaillir. Lui avec qui je passais mes soirées à réviser même si c’était diamétralement opposé entre la cuisine et le corps humain. On avait su trouver un équilibre, et maintenant, il me demandait de ne plus faire partit de sa vie. Pas besoin de parler, le regard suffit. « Je suis désolée d’avoir tout gâché, mais tu ne peux pas rester avec une fille qui couche à droite et à gauche pendant que toi tu te casses le cul à devenir quelqu’un ! » Je tournais le regard vers la mariée, qui était devenue rouge pivoine tout comme le frère de Kyle. Ca se voyait qu’ils étaient gênés, qu’ils avaient quelque chose à se reprocher. « Elle l’a fait juste avant le mariage… » J’avais ma salive avant de soupirer et de tourner les talons, lui tournant le dos pour ne pas le voir, ne pas voir son regard qui m’en voulait. Je ne voulais pas voir ce qui se passait ensuite. J’avais peut être perdu mon ami, mais je savais que maintenant, il allait mieux, il irait mieux. J’entendis ensuite des cris, des pleurs, des paroles qui ne se prononcent pas dans une église. J’avais réussi mon coup, je n’étais pas fière mais je partais sereine. Je laissais Kyle se retourner et savoir qui était vraiment cette fille qui le prenait pour un lapin de six semaines. Je descendis les marches et regardais le soleil avec un sourire avant de laisser mes lunettes de soleil glisser sur mon nez, allant à ma voiture pour rentrer chez moi. Mission accomplie mais la perte chère de cet ami se faisait ressentir. Voilà pourquoi je n’ai pas beaucoup de relation humaine, je suis nulle à ça, je ne sais pas faire, j’ai une trop grande gueule… Mais… ça peut aider, je savais que ça l’aiderait et lui serait utile.

I hate you, I love you…
Voilà, j’allais compléter mon cursus avec ce voyage à Paris. J’avais tellement hâte, je trépignais d’impatience. Je venais de boucler ma valise et c’est Jesabel qui m’accompagnait à l’aéroport. Je partais pour trois mois dans la magnifique ville qu’était Paris. J’avais déjà regardé bien des photos et j’étais déjà fan. Bon, j’y allais pour boucler mes études et pour obtenir mon diplôme en choisissant un restaurant et pour y rédiger une critique sur le restaurant en lui-même mais aussi les plats. J’étais stressée mais je partais à l’aventure et ça me plaisait. J’embrassais Jesabel en la serrant dans mes bras puis lui soufflant à l’oreille. « Jusqu’à quand on sera grande. » Je lui souris, me reculais puis pris ma valise pour partir m’enregistrer, ça me faisait de la peine de la laisser avec son mari. Je voyais bien que ça n’allait pas, mais pour rien au monde je n’allais la délaisser, je passerai mes soirs à l’appeler ou du moins mes journées par rapport au décalage horaire. Bref, c’est avec un pincement que je la laissai ici, à Washington alors que je partais pour la plus belle ville au monde française. Une fois sur place, j’allais occuper la chambre qu’on m’avait octroyé à l’hôtel, entendre et voir ces français me faisaient rire. Ils avaient un sacré accent, enfin je ne parlais même pas de moi quand je parlais leur langue. D’ailleurs, je commençais à la maîtriser à la perfection, ces trois mois allaient m’aider à parler parfaitement français. Une fois installée, je devais me mettre en quête d’un restaurant, en faire ma cible et pouvoir faire ma critique sur lui. Je partais dès le jour même après avoir envoyé une photo à Jesabel ainsi qu’un message pour annoncer que tout se passait bien. Maintenant, Paris était à moi ainsi que ses restaurants. Je déambulais dans les rues, m’arrêtant devant plusieurs façades de restaurant mais aucune ne m’inspirait. Puis je tombais sur ce fameux restaurant, récent, qui dans son menu proposait quelque chose de … d’unique je dirais. J’entrai et je fus tout de suite subjuguée par la pureté et la beauté de ce restaurant. Mes papilles étaient déjà en action et ma vue en prenait un coup. C’était beau. Très beau. Je m’installai à une table, côté rue pour admirer la beauté de Paris. J’attendis qu’on vienne me demander ce que je voulais, je pris le menu du jour, prête à me remettre entre les mains du chef cuisinier. Je ne fus pas déçue, j’étais en train de baver tellement c’était bon. Enfin je restais professionnelle, je ne montrais pas mon avis, ni même ce que j’avais ressenti. Je demandai à voir le chef, puis quand je le vis, mon visage me trahit légèrement car bordel, qu’il était canon ! Je me repris et me levais avant de le féliciter sur son plat et ce que j’avais mangé. Mais j’étais tout aussi en appétit sur le corps de ce cuisinier et ce qu’on pouvait en faire… Secouant la tête, je lui tendis la main comme quoi son restaurant ferait l’étude d’une critique pour un dossier de fin d’année. « Je serais heureuse de travailler avec vous… » Je laissais ma phrase en suspend attendant que ce beau mâle vienne à se présenter. « Lowen Zimmer. » Je souris, repartis, en promettant de revenir le lendemain. Non seulement je venais de taper dans un restaurant haut de gamme mais en plus j’avais le chef qui était tout aussi canon. J’étais gagnante. D’ailleurs, passant la plupart de mon temps là-bas demandant des conseils et sur comment il procédait, je craquais vite enfin… on craqua vite car on se retrouva souvent à aller plus loin que des conseils culinaires. Non, on faisait aussi bien souvent des conseils sexuels, expérimentant chaque recoin du resto ou encore de son appartement ou bien ma chambre. C’est sûr que les semaines passaient vite. Il était sympa, bon, un peu con sur les bords parfois trop criard et n’ayant aucun respect pour ses employés mais il faisait de l’excellent boulot. Je l’admirais et je l’appréciais, surtout sur le plan cul, c’est vraiment quelqu’un de génial, je ne le nierai pas. Mais son côté gentil –parfois- et amical me plaisaient également. Jusqu’au jour où un matin, alors que je me réveillais dans son lit, les draps contre moi, je vis qu’il manquait des affaires. Arquant un sourcil, je vis mon ordinateur, mes affaires mais… non les siennes. « Lowen ? » Je laissais le drap tomber au sol avant de regarder le placard et de le trouver vide. « L’enfoiré ! » Je rigolais avant d’attraper mon téléphone et de ne voir ni message, ni appel. « Mais quel connard ! » Je rigolais de plus en plus, avant de l’appeler et de tomber sur sa messagerie. Je ne pris même pas la peine de laisser un message. Non, j’avais compris, j’allais terminer ma critique, la publier et sans son avis, faire en sorte qu’elle soit mise en publication dans une revue à l’aide de mon école. Pour ça, je devrais plancher dessus, pas forcément pour le dévaloriser mais parce que je valais mieux que lui. « Tu le regretteras, Lowen Zimmer, tu le regretteras. » Et je comptais bien tenir ma promesse, je lui ferais payer son acte. Mais dans un sens, ça me rassurait, côté relationnel il était bien pire que moi, moi, j’étais mieux que lui… Ou presque.

I’m your boss…
Premier jour de boulot, enfin, j’allais enfin rencontrer mon patron. J’avais eu l’entretien haut la main dans ce guide touristique. J’étais prête ! Et dire que ça faisait maintenant deux ans que j’écrivais dans des rubriques de journaux ou encore sur internet sur des restaurants pour qu’on me remarque et qu’on me demande de venir bosser pour Lonely Planet. J’étais tellement excitée quand on m’a appelé pour me dire que j’étais acceptée et que j’avais rendez-vous avec le patron à présent. J’attendais, assise sur une chaise, en face de son bureau. Je croisais et décroisais les jambes ne sachant pas comment me mettre. Puis j’entendis mon nom, je relevais la tête et croisais son regard. Je savais qu’à cet instant, j’allais en chier, ça se voyait dans son regard mais d’un côté, bon dieu qu’il était sexy. Je ne pouvais pas demander mieux comme patron. J’avalais ma salive puis me levais, lui serrant la main en souriant. « Je suis ravie de vous rencontrer M. Davenport. » J’entrai dans le bureau et attendis qu’il me demande de m’asseoir pour prendre place en face de lui. Il m’intimidait et faisait acte de présence et s’imposait. J’aimais bien les personnes comme ça. « Mademoiselle Pollard. J’espère que vous sachez qu’en rentrant ici il va falloir redoubler d’effort pour me convaincre. » Je hochais la tête sans prendre le temps de répondre car il reprit la parole immédiatement. Ce qui me fit me taire et pincer les lèvres, je pense que je n’allais plus être si ravie de l’avoir en patron. « De plus, vous me devrez tous vos rapports en terme critique en fin de semaine. Sauf quand vous partirez pour l’étranger, je vous laisserai une semaine de plus. Sachez que si vous ne respectez pas la date que j’impose… Je crains fort que vous ne retourniez à votre site internet. » Il avait dit ça avec une voix si plate et si monotone comme si ça ne le touchait pas et comme s’il n’avait pas d’humanité. Ca allait être dur mais si j’étais arrivée ici ce n’était pas pour faire demi-tour. Je me redressais sur ma chaise puis acquiesçais pour prendre la parole à mon tour. « J’entends bien ce que vous me dîtes. Sachez que je suis toujours ponctuelle. Vous ne serez pas déçu. » Je vis un semi-sourire, du moins, ce qui s’en rapprochait. Avais-je réussi à le convaincre ? J’allais le savoir plus tard mais maintenant, il se leva, me serra la main et m’invita à prendre congé. C’était tout, je repartais comme j’étais partie. Je rentrais chez moi et soupirais de soulagement avant de m’affaler dans mon canapé lâchant un cri victorieux. « J’ai réussi ! » L’avantage, c’est que le siège se trouvait à Washington donc que je serais toujours chez moi et toujours proche de Jesabel. D’ailleurs, je me pressais de lui envoyer un message pour fêter la nouvelle. J’étais tellement ravie puis ça faisait un moment qu’on n’avait pas partagé un moment entre sœur. J’étais enthousiaste, mais cela s’effondra de semaines en semaines en voyant à quel point mon patron me traitait. J’avais tellement envie de lui faire un fuck et de tourner les talons comme je savais si bien le faire. Mais non, je le respectais trop, je voulais devenir comme lui, je voulais sa carrière. « Mademoiselle Pollard ! Vous partez pour Hong Kong dans trois jours. Vous y resterez deux semaines, je veux que le soir de votre départ le rapport me soit envoyé par mail. » Je passais la tête par la porte de son bureau et souriais du mieux que je pouvais. « Oui patron, sans soucis. » Je me reculais puis repartis chez moi, épuisée après la critique que je venais de terminer sur une pizzeria de renom qui se trouvait à Washington. Maintenant, je devais préparer mes valises pour aller en Chine. Super. Heureusement que je vivais seule, voilà pourquoi j’aimais ce boulot aussi, parce qu’il me correspondait dans ma vie de solitaire bien que j’appréciais la présence de mes amis quand j’avais du temps pour moi. A peine rentré, je reçus un appel de mon patron, jamais il ne me lâchera ! « Oui, allô ? » J’attendis de l’entendre avant de tomber des nues sur sa révélation. « Continuez comme ça Mademoiselle Pollard et ça vous réussira. Votre article est excellent. Bon voyage. » Puis il raccrocha sans que j’ai pu répondre. Je haussais les épaules, réconfortée à l’idée que ça lui plaisait qu’il ne me traitait pas comme une merde simplement parce qu’il lui fallait un souffre-douleur. Je faisais l’affaire mais ne savait pas me le dire, voilà-tout. Maintenant, je devais continuer à faire mes preuves.

Who the hell are you ?
Cela faisait maintenant plus d’un an que je bossais pour M. Davenport et même s’il était toujours horrible en relation, je continuais de l’admirer et de baver sur lui. Oui, le fantasme du patron me poursuivait. Soupirant, je continuais de taper mon rapport quand j’entendis mon prénom de l’autre côté du bureau. Je me levais, toquant à la porte de mon boss avant de rentrer et de prendre place sur le fauteuil de gauche. « Vous vouliez me voir ? » J’attendais la réponse quand j’entendis toquer à nouveau, je me tournais pour voir qui ça pouvait être. Curieuse que j’étais, je ne pouvais pas m’en empêcher. J’ouvris grand la bouche, je connaissais ce type ! Je l’avais déjà vu mais j’étais incapable de le replacer. Enfin, ça devait être aussi son cas car il me dévisageait avec ce regard pénétrant. Je secouais la tête avant de me tourner vers mon patron, essayant de comprendre qui était cette personne et ce qu’elle faisait là. « Asseyez vous M. Brown. » Brown… Brown… Bordel, ça me disait vraiment quelque chose mais j’étais incapable de savoir où. J’étais perdue dans mes pensées, si bien que je n’entendis que la fin de la phrase de mon patron. « Pardon ? » Je les regardais à tour de rôle, avant de m’excuser d’avoir réagi de la sorte et que je n’avais pas bien compris. « Je disais, que M. Brown allait travailler avec vous à partir de maintenant. » J’arquais un sourcil et ouvris grand la bouche avant de secouer la tête et de regarder mon futur partenaire que je ne voulais pas du tout ! « Pourquoi ? Je veux dire, je me suis toujours bien débrouillée seule ! » Je me laissais retomber dans mon fauteuil en voyant le regard de mon patron. Pas la peine que j’insiste je savais déjà que j’avais perdu la bataille. « Vous n’avez pas à discuter. Il sera votre partenaire afin que les critiques soient plus fortes et plus intenses. Pas question qu’on fasse de cadeaux. Il faut qu’on devienne plus exigeant. M. Brown vient de la concurrence. Il va pouvoir vous donner des conseils et de son côté, il apprendra de votre talent en écriture. » Je bouillonnais, j’étais excellente en cuisine aussi ! Je savais reconnaître un excellent plat qu’un plat normal sans plus qui ne me fait pas sauter de joie à la première bouchée. Soupirant, je jetais un œil à mon voisin avant de me souvenir maintenant d’où est-ce que je l’avais rencontré. Le concours. Je sentis le rouge me monter aux joues mais me repris bien vite, j’avais appris à contrôler la nervosité et la gêne. « Et ça durera combien de temps ? » Je le vis réfléchir et je serrais la mâchoire en attendant sa réponse. « Le temps qu’il faudra. » Pour moi j’étais certaine que si ce mec était avec moi à présent c’était pour me prendre ma place. Il n’avait pas dit non plus si j’allais finir par perdre ma place ou s’il repartirait. Non, je devais maintenant me mettre en duo pour compléter mes critiques. Soupirant, je me levais, regardant mon partenaire et je repartis dans mon bureau pour voir qu’un deuxième y était installé. « Et en plus il se permet de venir dans mon bureau. » J’allais la jouer compétitive, pas question de lui faire de cadeau. J’en avais bavé pour en arriver là, il n’allait pas s’en sortir sans égratignures. « C’est pas moi qui ait demandé. » Je me retournais pour voir le brun et soupirais avant de prendre mes affaires, mon ordinateur et mes lunettes de vues pour sortir. « Très bien, Hayden, je te laisse découvrir les lieux, ils sont tout à toi. » Je sortis, le bousculant au passage. Je pouvais très bien terminer mon rapport chez moi, de toute façon, je n’avais plus envie de rien faire pour aujourd’hui. Je ne me retournais pas mais je sentais son regard me suivre. Bien sûr que maintenant je me rappelais de son prénom et de qui il était. Pourquoi l’oublier, il était l’inverse de moi, me dire bravo alors que je n’en avais rien à foutre car je voulais gagner. Là, c’était pareil, je ne baisserai jamais la garde, jamais il n’aurait ma place. Jamais.


_________________
laugh is contagious
La faculté de rire aux éclats est preuve d'une âme excellente.


Dernière édition par Elizabeth Pollard le Jeu 27 Avr - 12:59, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Gabriel A. WinchesterGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 24/04/2017
Pages lues : 305
Crédits : TAG
Avatar : Jake Gyllenhaal
Pseudo : TAG
Schizophrénie : Le seksy beau brun masseur et sereal baiseur alias Jared feat Ian Somerhalder & La barmaid au caractère bien trempé alias Megara feat Phoebe Tonkin
Disponibilités : COMPLET - IsaiahSujetCommunLexie
Âge : 32 ans
MY SOUL

MessageSujet: Re: laugh is a therapy and contagious ◘ Elizabeth Pollard   Mar 25 Avr - 14:28

REEEEEEEEEEEEBIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUE !!! string

Je la connais pas mais elle est choupi ! xD

Bonne chance pour cette nouvelle fiche avec la jolie Lizzie pink
Revenir en haut Aller en bas
http://tag-gallery.e-monsite.com/
avatar
Sarah MasloGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 24/01/2017
Pages lues : 442
Crédits : SWEET DISASTER (avatar) Perséphone (signa) Perséphone & BONNIE (icons de signa)
Avatar : Barbara Palvin
Pseudo : smoking cat
Schizophrénie : Maëlys, la danseuse
Disponibilités : Plus dispo pour l'instant (0/4)
➽ Louis
➽ Alec
➽ Zach
Âge : Vingt-quatre ans
MY SOUL
Carnet de relation
Relationship:

MessageSujet: Re: laugh is a therapy and contagious ◘ Elizabeth Pollard   Mar 25 Avr - 14:53

Re-bienvenue parmi nous
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité
MY BOOK COVER
MY SOUL

MessageSujet: Re: laugh is a therapy and contagious ◘ Elizabeth Pollard   Mar 25 Avr - 14:55

Re bienvenue !!! pink
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lowen ZimmerGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 26/03/2017
Pages lues : 327
Crédits : #avatar : hershelves. #gif : tumblr #ship : .truelove #sign : monocle. #lyricsign : believer ; imagine dragons
Avatar : Dan priceless Stevens
Pseudo : monocle. #alice
Schizophrénie : Derrick #CWood Rhett #GGustin Andy #ATveit Chip #THolland Carter #AKendrick Solora #CBennet Devon #ZKravitz
Disponibilités : closed elizabeth ; maëlys ; trent ; avri ; ofelia ; oliver
alternative life trent
waiting list rhys
Âge : Trente-quatre ans ✧ 24 juin 1983
MY SOUL
Carnet de relation
Relationship:

MessageSujet: Re: laugh is a therapy and contagious ◘ Elizabeth Pollard   Mar 25 Avr - 17:35

Oooooooooooooooooooh non voilà l'ex qui débarque Rolling Eyes Voilà que Lowen parle, même si dans ma tête ça fait Eli Arrow

Re-bienvenue à la maison Et je sens qu'on va bien s'amuser avec eux, vive l'amour vache
Bon courage pour le reste de ton histoire et tu sais déjà ce que je pense d'elle

_________________

Inhibited, limited I was broken from a young age Taking my soul into the masses Write down my poems for the few That looked at me, took to me, shook to me, feeling me Singing from heart ache, from the pain Take up my message from the veins Speaking my lesson from the brain Seeing the beauty through the... Pain!
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité
MY BOOK COVER
MY SOUL

MessageSujet: Re: laugh is a therapy and contagious ◘ Elizabeth Pollard   Mar 25 Avr - 18:18

Re-bienvenue et bon courage pour ta fiche!
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité
MY BOOK COVER
MY SOUL

MessageSujet: Re: laugh is a therapy and contagious ◘ Elizabeth Pollard   Mar 25 Avr - 19:45

reBienvenue ^^
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Trent DonnellyGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 02/02/2017
Pages lues : 431
Crédits : freesia|avatar ◈ shellhead|crackship ◈ tumblr|gifs
Avatar : Armie Hammer
Pseudo : shellhead.
Schizophrénie : Declan (stan) Nash (evans) Neil (downey) Rhys (pine) Avri (vikander)
Disponibilités : closed solora; lowen; maxence; lowen AU; solora (II); resto à cinq
Âge : 31 ans ◈ 26 juillet 1986
MY SOUL

MessageSujet: Re: laugh is a therapy and contagious ◘ Elizabeth Pollard   Mar 25 Avr - 20:10

T'es beeeeeelle
(re)bienvenue

_________________

It’s so much darker when a light goes out than it would have been if it had never shone
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Simon ElkinsGod bless America… and Me
Voir le profil de l'utilisateur
MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 20/03/2017
Pages lues : 80
Crédits : Krieger
Avatar : Cody Christian
Pseudo : Danael
Schizophrénie : E. Austin Hayes [F. Harries] ~ Alec J. Miller [F. Lachowski] ~ Percy Ipkiss [T. Simpkins] ~Nael K. White [J. Whitesell]
Disponibilités : Disponible !
Âge : 22 ans
MY SOUL

MessageSujet: Re: laugh is a therapy and contagious ◘ Elizabeth Pollard   Mar 25 Avr - 20:13

T'es bonne :lele: Bienvenue sur le forum enfin re hate de voir ce que donnera ce nouveau personnage
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MY BOOK COVER
MY SOUL

MessageSujet: Re: laugh is a therapy and contagious ◘ Elizabeth Pollard   

Revenir en haut Aller en bas
 
laugh is a therapy and contagious ◘ Elizabeth Pollard
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Just take our laugh as golden wounds | Val. Fox {OK}
» Doucement Megan ! [priorité à Elizabeth]
» Présentation d'Elizabeth Stonem [Validée]
» Lumière, soleil, passion ? [Elizabeth Tudor]
» Näyak Therapy - RPG

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
READ MY MIND :: Vos papiers, s'il vous plait :: Mon autobiographie :: Bienvenue à Washington-
Sauter vers: