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 N°77 | empty words ≡ eric

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Declan GardnerGod bless America… and Me
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MessageSujet: N°77 | empty words ≡ eric   Lun 1 Mai - 12:49

Declan & Eric
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Ça n'aurait pas autant dû le perturber. Après tout, il n'y a pas si longtemps que cela, les disputes avec Carter étaient leur unique forme de communication. A l'époque où ils n'étaient que deux collègues qui ne pouvaient pas se voir en peinture. Si l'on avait dit à Declan qu'il allait épouser cette même femme et lui faire deux enfants, il n'en aurait pas cru un mot. Que ce soit Carter ou une autre femme, d'ailleurs. Tout était allé si vite en si peu de temps, c'était à peine croyable. Les doutes et les craintes n'avaient jamais vraiment quittés Declan depuis le début de leur histoire. Dans un coin de son esprit, il avait toujours attendu que les choses tournent mal: Carter allait réaliser qu'elle pouvait trouver mieux qu'un gars comme lui. Il allait être un terrible père et la pousser lui-même vers la sortie. Il allait faire ou dire quelque chose qu'il ne pourrait reprendre et signerait lui-même l'arrêt de mort de sa famille. Tant de possibilités que Declan n'arrivait pas à ignorer.  Il s'était senti presque soulagé lorsque le couperet était tombé. La dispute, potentiellement dangereuse, qu'il avait tant anticipé avait enfin eu lieu. Les accusations étaient tombées. Certainement pleinement justifiées, d'autres un peu moins, et c'est ces dernières que Declan avaient relevées, incapable de prendre sur lui avec dignité. La vérité, c'était qu'il était terrifié. Il avait poussé Carter à bout, jusqu'à lui faire dire les mots tant redoutés: "on ne pourra plus continuer comme ça". Elle avait raison. Ils ne pouvaient pas continuer ainsi, à rejoindre difficilement les deux bouts, alors qu'un deuxième enfant allait arriver. Ça n'était pas prévu, mais il fallait s'adapter, réagir. Declan se devait d'être là pour sa famille et il allait faire des efforts. En attendant, il ressentait toujours l'irritation et le regret provoqués par son échange houleux avec sa femme. Ils avaient besoin de prendre un peu d'espace, de se changer les idées pour repartir sur de bonnes bases. Declan n'avait jamais été du genre à parler de ses sentiments. Il faut dire que la plupart du temps, c'est avec apathie qu'il accueillait la vie. Mais l'un dans l'autre, se confier n'avait jamais été un réflexe pour le jeune Gardner. La plupart de ses amis ne comprenaient même pas comment il en était arrivé à être marié et père, et entendre les lamentations de Declan sur le sujet les feraient sans doute pleurer d'ennui plus qu'autre chose. Il était en froid avec son frère, et il n'était pas désespéré au point d'en parler à sa mère et de l'inquiéter pour rien. De toute manière, Declan n'avait pas particulièrement envie d'en parler. Il n'y avait rien à dire. Il savait déjà où il avait fauté et ce qu'il fallait faire pour y remédier. Il se trouva tout de même en quête d'une compagnie confortable et c'est Eric qui lui vint à l'esprit. Parfois, leur amitié surprenait encore Declan. Si les deux hommes avaient presque le même âge, il y avait une maturité chez Eric que Declan ne pouvait espérer avoir. Il s'était longtemps senti inadéquat à ses côtés, comme un ado qui essaierait de s'incruster dans une conversation avec un adulte cultivé et bien propre sur lui. Mais c'est quelque chose de bien plus profond qui unissait Eric et Declan, quelque chose qui allait au-delà de leur personnalité respective. Il décida donc d'aller lui rendre visite. Une visite de courtoisie, sans arrière pensée. Pas besoin de mentionner ses soucis ou quoi que ce soit, se promit-il alors qu'il tapait à la porte.  
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Eric L. AshfordGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: N°77 | empty words ≡ eric   Sam 6 Mai - 2:01

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Declan & Eric
Aujourd’hui n’était pas la meilleure journée qui soit. Loin de là. Elle avait pourtant bien commencé. J’avais enchaîné ma journée de consultations sans la moindre anicroche. J’avais même accueilli une nouvelle patiente très encline à me dévoiler tout ce qu’elle avait sur le cœur bien vite. Tout allait pour le mieux, sur le chemin du retour, je m’étais arrêté en ville pour faire quelques courses parce que je manquais de café. Mais alors que je sortais de ma voiture, sur le parking, je l’avais croisé. Lui. Cet homme si méprisant, si hautain, si autoritaire, si militaire dans son comportement. Cet homme avec qui j’étais en conflit depuis ma plus tendre enfance. Cet homme qui désapprouvait totalement mon choix de carrière et qui n’hésitait pas à me rabaisser chaque fois que nous nous croisions – ce qui n’était pas fréquent. Voilà des années que je ne l’avais pas vu. Mon père. Quand nos regards s’étaient croisés, sur ce parking d’une supérette de la ville, nous nous étions figés tous les deux. Nos sourcils s’étaient froncés en même temps, tout comme nos mâchoires s’étaient serrées. Il n’était pas seul, il accompagnait ma sœur. Je savais qu’elle était en ville depuis le début de l’année, elle n’avait pas manqué de me le dire à son arrivée et j’avais bien vite accueilli ma nièce à de nombreuses reprises sous mon toit. La présence de ma princesse ne me posait aucun problème, bien au contraire. Celle de sa mère un peu plus, mais je ne tolérais pas que mon père soit dans les parages. J’avais tenté d’avancer en l’ignorant, mais c’était sans compter sur ma sœur pour m’alpaguer au passage. Un échange de salutations glaciales entre lui et moi et il ne tarda pas à me faire des reproches, encore et toujours. Passablement agacé, j’avais écourté la discussion en passant mon chemin pour aller acheter ce pour quoi j'étais venu ici.

De retour chez moi, je n’avais cessé de ruminer ce qu’il s’était passé, sa présence ici et ses mots. Tout n’était que reproche venant de sa bouche. Ça n’avait jamais été autre chose. Alors pour me détendre, je m’étais allongé dans mon canapé, un verre de whisky sur la table basse et une cigarette entre les lèvres. Puis deux. Puis trois. Chaque fois que quelque chose me contrariait, il fallait que j’enchaine et que j’accumule cette dose de nicotine dont j’arrivais à me passer d’ordinaire. J’en avais vidé des paquets de cigarettes après le décès de Chloé… ça et l’alcool. Mes antidépresseurs personnels. Pourtant, je fus coupé dans mes pensées par des coups répétés contre ma porte d’entrée. Voilà que j’avais de la visite. Coinçant ma cigarette entre mes lèvres, je me redressais pour contourner mon canapé et arriver dans l’entrée pour ouvrir la porte. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir mon ami Declan dans l’encadrement. Il ne m’avait pas prévenu de sa visite. « Declan. » J’attrapais ma cigarette entre mes doigts. « Bonjour. Je ne t’attendais pas, mais je t’en prie, entre. » J’ouvris davantage la porte pour le laisser entrer. « Comment vas-tu ? Et quel bon vent t’amène ? » Je refermais derrière lui, l’invitant d’un geste de la main à se diriger vers le salon. « Souhaites-tu boire quelque chose ? »

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Declan GardnerGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: N°77 | empty words ≡ eric   Dim 9 Juil - 13:33

Declan & Eric
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Declan n'avait pas pensé un instant qu'Eric puisse être occupé ou absent. Il s'était rendu jusqu'à chez lui avec l'arrogance et la négligence d'un invité un peu imposant qui ne peux s'imaginer être refoulé à la porte. Ça n'était pas vraiment son genre. Forcer sa présence sur d'autres, initier des visites de courtoisie et toute sorte de choses dont le commun des mortels ne pensent pas à deux fois. Et pourtant, Declan savait qu'il ne risquait rien. Pas un regard agacé et encore moins une excuse toute prête au bout des lèvres pour se débarrasser de lui. Eric était psychologue après tout, il avait un minimum de tact à sa portée. Et dire que Declan avait fait le même type d'études que lui. Pas étonnant qu'il ne soit pas au même point niveau carrière. Mais il n'était pas là pour une consultation, pas là pour gonfler son ami avec ses problèmes et profiter de son temps. C'était une position délicate de toute manière. Eric connaissait Carter, comment aurait-il pu en être autrement? Evidemment que Declan aurait parlé de sa femme à son ami et l'aurait présenté. Cela serait mettre Eric dans une positon inconfortable que d'étaler ses problèmes de couple et de blâmer Carter pour avoir mis en doute leur mariage et décidé de prendre de la distance. Un drame domestique comme tant d'autres. Il suffisait d'allumer la télé pour en voir un exemple, et Declan n'avait jamais souhaité être un cliché. Une visite de courtoisie, donc. Ce la faisait un moment que les deux hommes ne s'étaient pas retrouvés face à face pour s'enquérir de leur quotidien respectif. Il n'était pas nécessaire que Delcan s'attarde. Quelques mots échangés, la confirmation que son ami n'allait pas mal, et voilà qui lui permettait de se changer un peu les idées avant d'aller récupérer son fils chez ses parents pour le ramener dans une maison vide. Autant dire qu'il avait terriblement hâte. Eric ne mis pas longtemps à répondre à la porte, une cigarette emprisonnée entre les doigts. Il semblait surpris, naturellement.  « Salut Eric » dit-il, un peu penaud. « Désolé, j'aurai dû prévenir. Je te dérange pas? » demanda-t-il, malgré le fait qu'il s'engouffrait déjà à l'intérieur. « Ça va, rien de particulier, je passais juste dans le coin » dit-il dans un haussement d'épaule. Un mensonge comme tant d'autres, rien de bien grave. Il lui retourna la question tandis qu'il rejoignait le salon. « Je vois que tu as déjà commencé de ton côté » répondit-il en désignant d'un signe de tête le verre de whisky abandonné sur la table basse. Il n'y avait aucun jugement dans sa voix, il s'en foutait pas mal de ce que son ami pouvait boire, en quelle quantité et à quelle heure. Ça serait hypocrite de sa part étant donné la manière dont il s'était comporté ses dernières semaines, à aller noyer ses soucis dans les bars. Declan s'intéresser cependant à ce que cela pouvait dire. S'il s'agissait d'un petit verre comme ça ou si son ami avait quelque chose à oublier lui aussi. Après tout, n'était-ce pas là l'origine de leur amitié? Un soutient dans les moments difficiles?

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Eric L. AshfordGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: N°77 | empty words ≡ eric   Mar 15 Aoû - 13:44

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Declan & Eric
Declan ne tombait pas vraiment au bon moment. Non pas que sa présence me dérangeait outre mesure. Disons juste que mon état d’esprit actuel n’était pas le plus propice à recevoir de la visite. Cependant, mon naturel avenant avait pris le pas sur ma morosité ambiante. S’il était là, s’il était venu me voir sans me prévenir au préalable, c’était parce qu’il en avait ressenti le besoin, non ? Il devait avoir quelque chose sur le cœur, n’est-ce pas ? Pourquoi serait-il venu dans le cas contraire alors que cela faisait un petit moment que nous ne nous étions pas vus. Il avait sa vie, sa famille, son fils, j’avais mon travail et mes états d’âmes. Nous n’avions que peu de temps libre pour nous voir avec tout ça. Et puis, soyons honnêtes, combien de personnes débarquent ainsi chez les gens sans prévenir si ce n’est par une volonté subite et inexorable ? Je connaissais mon ami. S’il avait eu l’esprit tranquille, il m’aurait passé un coup de fil pour savoir si j’étais bien chez moi et si sa venue n’était pas un problème. Quoique, Declan avait parfois cette nonchalance qui lui était propre. Il me salua d’un air légèrement penaud, ce qui me confirma qu’il n’avait pas vraiment réfléchi en se rendant chez moi. Il en avait eu besoin et il avait fait le déplacement. Soit. J’espérais pouvoir répondre à ses attentes. Il s’excusa de ne pas m’avoir averti de sa visite et me demanda s’il ne me dérangeait pas tout en s’engouffrant à l’intérieur. « Non, non, ne t’en fais pas. » Je refermais la porte derrière lui et lui emboîtais le pas jusqu’à mon salon. Il affirma qu’il allait bien et qu’il était arrivé devant ma porte parce qu’il « passait dans le coin ». Evidemment. « Ah oui ? Et qu’est-ce qui t’amène à Cathedral Heights ? On n’habite pas le même quartier. » Nous étions loin d’être des voisins.

Je lui avais proposé à boire et il remarqua bien vite que j’avais déjà commencé pour ma part. Forcément. Certains sujets et événements avaient tendance à fortement jouer sur ma propension à consommer de l’alcool ou à fumer comme un pompier. J’amenais ma cigarette à mes lèvres en passant devant lui et en allant chercher un verre pour lui. Je supposais qu’il allait prendre la même chose que moi. Je posais le verre vide sur la table et récupérais ma cigarette entre mes doigts. « On ne peut rien te cacher. » Lançais-je, ironique. Je m’asseyais dans mon canapé, tapotant la place à côté de moi pour l’inviter à en faire de même. Sans lui poser la question, je lui versais un peu de whisky dans son verre - personnellement, je n'en étais pas à mon premier - et reposais ma cigarette dans le cendrier. J’attrapais mon verre pour trinquer avec lui. « A la tienne. » Avant d’en boire quelques gorgées et de sentir l’alcool me brûler de l’intérieur. Et cela faisait un bien fou. Je reportais mon attention sur mon ami. « Alors, qu’est-ce qui t’amène vraiment ? » L'alcool aidant, j'étais un peu plus direct qu'à l'ordinaire. Dans tous les cas je n’étais pas dupe et il le savait. D’un naturel plutôt observateur et perspicace, il était difficile à mon entourage de me cacher quoi que ce soit. De plus, de part mon métier, j’arrivais sans mal à lire entre les lignes. Il n’était pas aussi détendu qu’à l’ordinaire et je pouvais sans mal le sentir. « Comment vont ta femme et ton fils ? »

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MessageSujet: Re: N°77 | empty words ≡ eric   Sam 9 Sep - 22:39

Declan & Eric
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Declan n'avait jamais réussi à berner qui que ce soit de sa vie, et l'idée qu'il puisse y parvenir en cet instant était à mourir de rire. Il réalisait très bien qu'Eric était trop poli pour le rejeter sur le perron de sa porte, qu'il l'importune ou pas, et c'est avec une pointe de honte que Declan s'engouffra dans la maison de son ami. S'imposer de quelque manière que ce soit, dans une conversation ou dans la demeure de quelqu'un, est une chose qu'il avait toujours eu en horreur. Rien n'expliquait qu'il le fasse à présent, si ce n'est l'état d'esprit dans lequel il se trouvait. Plus rien ne le surprenait ces jours-ci. Une série d'actes et de paroles plus improbables que les précédentes. Mentir à sa femme, se disputer avec elle, boire un peu trop, se disputer avec son frère, baisser les bras...la pente était vertigineuse et peu reluisante. Declan ne s'attendait pas à ce qu'Eric lui donne le coup de pied au cul dont il avait désespérément besoin, mais peut-être qu'il avait juste besoin d'entendre les conseils de quelqu'un hors du cercle familial. Quelqu'un avec qui il n'était pas assez familier pour l'envoyer bouler. Mais là n'était pas la question. Il n'était pas venu pour raconter ses problèmes à son ami. N'est-ce pas? « Je savais pas qu’on devait se cantonner à nos quartiers d’habitation » plaisanta-t-il. « Ça paraît si improbable qu’il s’agisse d’une simple visite de courtoisie » continua-t-il, une tentative d'humour bien pauvre. Oui c'était assez improbable. Il aurait pu lui passer un coup de fil, même lui envoyer un foutu mail plutôt que de traverser la ville pour se pointer à sa porte sans prévenir. C'était tout de même plaisant de le voir. Cela faisait un certains temps qu'ils ne s'étaient pas retrouvés en face à face. Declan n'était pas l'ami idéal. Il oubliait de prendre des nouvelles ou de répondre immédiatement aux sms. De petites négligences qui lui avait fait perdre des amitiés au fil des années. Declan esquissa un sourire sous le sarcasme d'Eric et pris place dans le canapé à son tour. Il accepta le verre que son ami lui tendait et trinqua avec lui. Le temps d'une gorgée et Eric repartait à l'attaque.  « Tu abandonnes pas, hein... » murmura-t-il, un rire aigre aux lèvres. Eric ne semblait pas particulièrement enclin à laisser Declan jouer son petit jeu, préférant viser directement la jugulaire. Heureusement, il lui proposa une autre question pour le divertir. Declan leva les yeux au ciel. « Ils vont bien » répondit-il après une énième gorgée. « Arrête de chercher la petite bête ».  Car Declan savait très bien ce qui allait se passer. Faible comme il était, il allait inévitablement finir par craquer et laisser entrevoir ses soucis personnels. Allait s'ensuivre une conversation pénible et humiliante que Declan allait détester de bout en bout. Il n'était réellement pas venu ici pour venir pleurnicher aux pieds de son ami. Une distraction, voilà ce qu'il voulait. Quelque chose pour lui changer les idées, et l'occasion de prendre des nouvelles d'un ami. Un bon plan dans le principe, non?

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MessageSujet: Re: N°77 | empty words ≡ eric   Dim 10 Sep - 16:48

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Declan était le roi des faux semblants. Il ne savait pas mentir. Il était tellement facile de lire en lui, que cela n’en était même pas drôle. Il avait beau tourner autour du pot, nier en bloc et m’inventer des conneries, ça ne prenait pas avec moi. Je n’étais pas né de la dernière pluie et je le connaissais par cœur. Surtout qu’aujourd’hui, je n’étais pas d’humeur à prendre des gants et à le laisser me faire tourner en bourrique. Je savais qu’il ne passait pas par là par hasard. Il avait l’attitude typique du mec coupable de quelque chose. Et puis, combien de temps cela prenait-il d’envoyer un message ou de passer un coup de fil pour annoncer son arrivée ? Même pas trente secondes. Son arrivée n’était pas préméditée, il avait agi sur un coup de tête, sans doute par besoin. Il n’avait pas eu le temps de réfléchir. Ses excuses en témoignaient. Il plaisanta, mais je n’avais pas spécialement envie de rire. Pas aujourd’hui. « Totalement improbable. Si c’était prémédité, tu aurais pris trente secondes pour me téléphoner ou m’envoyer un message. Tu ne l’as pas fait, j’en conclus donc que tu as agi sans réfléchir. » Pas besoin d’être un as en déduction pour le deviner. « Et puis à cette heure, les visites de courtoisie sont terminées. En théorie. » Qui rendait visite à ses amis en fin de journée ? Ce n’était plus vraiment une heure pour recevoir qui que ce soit.

Quoi qu’il en soit, le voir me faisait plaisir quand même. Nous ne nous étions pas vus depuis un bon moment et c’était un homme que j’appréciais malgré tout. Il était l’une des rares personnes encore proches de moi dans cette ville à avoir connu Chloé et à savoir ce que j’avais enduré. Ça rapproche, forcément. Arrivé dans le salon, je lui avais servi un verre et l’avais invité à prendre place dans mon canapé. Je bus quelques gorgées de mon verre après avoir trinqué avec lui et je revins à l’attaque. J’étais plutôt têtu, surtout lorsque j’étais alcoolisé comme maintenant, alors je ne lâchais pas l’affaire facilement. Moi abandonner ? « Jamais. » Assurais-je avec fermeté en secouant légèrement la tête. Il allait cracher le morceau, d’une manière ou d’une autre, comme toujours. Cependant, le fait qu’il lève les yeux au ciel lorsque je mentionnais sa famille m’indiqua plutôt clairement l’origine de son problème. S’était-il encore brouillé avec sa femme ? Quoi d’autre ? On parlait de Declan Gardner après tout. Sa demande d’arrêter de chercher la petite bête m’arracha un sourire malgré tout. Il me connaissait, il savait que je n’allais pas en rester là. Il savait pertinemment comment j’allais me comporter, mais il avait quand même décidé de venir me voir. Au fond, il avait besoin d’en parler, voilà tout. Je ramenais ma cigarette entre mes lèvres pour en aspirer une bouffée. « Declan, Declan, Declan… Tu ne changeras donc jamais. Cette façon de lever les yeux au ciel pour répondre à une question en apparence toute simple. Toi tu as un problème avec ta famille. Ta femme, sans doute ? S’il s’agissait de ton fils, tu n’agirais pas de cette façon. J’en déduis qu’il s’agit de Carter ? » Encore et toujours. « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »

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