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 Porte à porte /Eric

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Gabriel A. WinchesterGod bless America… and Me
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MessageSujet: Porte à porte /Eric   Sam 6 Mai - 19:20



❝Porte à porte❞
Eric & Gabriel
"Winchester" "Hm ?" je relevais la tête de mon ordinateur pour regarder mon supérieur "Les tracts sont finit pour la petite Deborah" j'hochais la tête "Je m'en charge" J'enregistrais le rapport que j'étais en train d'écrire et fermais les différents documents du dossier qui étaient ouverts puis éteignais mon ordi. J'allais chercher les tracts et c'était partit pour du porte à porte. Par chance il ne pleuvait pas. Je l'aurais fait quand même sinon évidemment mais c'était toujours mieux au sec ! La petite Deborah c'était une petite fille de sept ans d'une famille française dans la quartier de Cathedral Heights qui avait été enlevée. C'était pourquoi j'allais commencer par ce quartier pour distribuer les tracts. On avait jamais trop de personnes pour reconnaître une portée disparu.

Après un petit paquet de maisons et d'appartements j'arrivais devant le numéro soixante dix-sept. Comme pour les autres je regardais le nom de famille écris sur la boite aux lettres pour savoir à qui m'adresser. Ashford... ça me disait quelque chose. J'étais persuadé d'avoir déjà entendu ce nom quelque part. Bon, je n'allais pas rester bloquer deux ans devant la boite aux lettres à chercher où est ce que j'avais pu entendre ce nom. J'avançais jusqu'à la porte et sonnais puis j'attendais de voir si quelqu'un ouvrait. Et quelqu'un finit bel et bien par ouvrir. Un trentenaire bien entretenu ! J'ai tout de suite fait le rapprochement avec le nom de famille ! Je savais d'où je le connaissais ! A vrai dire que je l'avais pas vu depuis des lustres mais il n'avait quasiment pas changé donc ça n'était pas très dur de le reconnaître. "Monsieur Ashford ? Je viens vous donner ceci" je lui tendais le tract "Une petite fille du nom de Deborah a été enlevée dans le quartier, si jamais vous voyez quoi que ce soit qui pourrait nous aider à la retrouver n'hésitez pas à nous contacter" Je commençais par ça parce qu'après tout j'étais la pour faire mon boulot et aussi parce que je me demandais s'il allait me reconnaître de lui même ou pas. En tout cas si c'était pas le cas je pourrais toujours lui rafraîchir la mémoire ! Il était ma première expérience homo sexuelle. Enfin même si c'était une expérience ratée au final puisqu'on avait pas pu aller bien loin avant que son père ne déboule dans la pièce. "Au fait comment va votre père ? La dernière fois que je l'ai vu il était bien remonté" je pouvais bien lui donner un petit coup de pouce. Si la situation avait été gênante à l'époque aujourd'hui on était adulte.
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Eric L. AshfordGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Porte à porte /Eric   Sam 6 Mai - 21:52

Porte à porte
Gabriel & Eric
Le week-end était arrivé, je n’avais pas de consultation aujourd’hui. Pourtant, ce n’était pas pour autant que j’allais rester inactif. Mes journées de repos n’en étaient pas réellement. Il m’arrivait bien sûr de me détendre et de prendre du temps pour moi. Mais pas aujourd’hui. Il fallait que j’étudie un peu plus posément certains de mes patients. Le cas de Maximilian était particulièrement épineux, dans le sens où j’avais l’impression de ne pas avancer avec lui. J’en venais même à penser à lui – enfin à son cas – le soir en me couchant. Je retournais le problème dans tous les sens, cherchant la bonne approche à aborder avec lui. Après tous ces mois de consultation, il n’avait toujours pas mis le doigt sur ce qui le perturbait. Cela avait quelque chose de déroutant. Je me sentais comme impuissant et je n’aimais pas ça. Alors aujourd’hui, je m’étais décidé à plancher sérieusement sur son cas. J’avais ramené de mon cabinet son dossier ainsi que tous les enregistrements audio de nos séances. J’avais pour habitude d’enregistrer chacun de mes rendez-vous avec tous mes patients pour pouvoir réécouter nos entretiens à tête reposée. Cette technique était fort utile pour mettre en évidence certains détails que j’avais pu rater lors de nos entrevues en direct.

Je m’étais installé sur la table du salon, une tasse de café à disposition, avec toutes mes notes le concernant, un bloc-notes pour y noter mes nouvelles appréciations ainsi que mes enregistrements. Je mis en route le premier enregistrement, analysant du mieux possible ses paroles, ses intonations et tout ce qui pouvait m’aider. Cependant, je fus rapidement interrompu dans ma tâche par ma sonnette. Je mis sur pause, avant de me lever pour me diriger vers la porte d’entrée. Je n’attendais personne pourtant. Mais je devais bien reconnaitre qu’il m’arrivait souvent d’avoir des visites surprises. Par je ne sais quel moyen, certains de mes patients réussissaient à trouver mon adresse et ne se gênaient pas pour me rendre visite. L’une d’elle m’avait même offert un parfum la semaine dernière, pour me remercier. Lorsque j’ouvris la porte, il ne s’agissait pourtant pas de l’un de mes patients, mais d’un policier. Ah. « Bonjour. » Il mentionna mon nom avant de me tendre un document. Baissant les yeux vers le tract pour l’attraper, j’y jetais un œil tout en l’écoutant me raconter la raison de sa présence ici. Visiblement une petite fille du quartier avait disparu. « D’accord, je n’y manquerais pas. » Lançais-je sans relever les yeux, trop occupé à lire le papier et à tenter de me souvenir si j’avais déjà vu ou non cette jeune fille. Mais son visage ne me disait rien.

Je fus même tellement surpris qu’il mentionne mon père, encore plus quand il me demanda de ses nouvelles… Il évoqua également une dernière rencontre houleuse… Je relevais la tête, avec une extrême lenteur, en fronçant légèrement les sourcils, ne comprenant absolument pas de quoi il parlait. « Je vous demande pardon ? » Mon père vivait à New York. Je l’avais croisé une fois à Washington avec ma sœur, mais comment cet homme aurait-il pu faire le rapprochement avec moi ? « Mon père ? » Je ne comprenais pas. Qui donc était ce type ? Je m’accordais quelques secondes pour détailler son visage. Etrangement, je l’avais déjà vu quelque part. Mais où ? Son visage ne m’était pas inconnu. Où aurais-je pu le rencontrer avec mon père de mauvaise humeur ? Je cherchais au fin fond de ma mémoire, creusant et déterrant mes souvenirs. Et ça fit tilt. L’expression perplexe de mon visage changea du tout au tout. J’ouvris de grands yeux, ma bouche s’entrouvrit et ma main vint se placer devant, par réflexe. « Nom de … » … Dieu. C’était lui. Ce jeune à l’époque du lycée. A cette fête. J’avais bu ce soir-là, mais je me souvenais de son visage. Seigneur… Je ne connaissais même pas son nom, mais il avait été ma première expérience homosexuelle ratée. « Comment oublier ce moment désastreux. » J’avais tellement eu honte ce jour-là. J’en avais même été catalogué de garçon facile pendant tout le reste de mon année scolaire. « Mon père se porte bien, je suppose. Il a toujours été excessif, mais ce jour-là… » Ce fut le pire de tous. « C’est incroyable les coïncidences… » Moi mal à l’aise ? Oh oui, totalement. Preuve en était que je ne cessais de passer ma main dans ma nuque. Cette épisode de ma vie avait été lamentable et tellement honteux.

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Gabriel A. WinchesterGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Porte à porte /Eric   Dim 7 Mai - 0:22



❝Porte à porte❞
Eric & Gabriel
Dans mon métier j'étais amené très souvent à faire face à des situations étranges. Dans mes deux métiers même en fait ! Il arrivait que je tombe sur des gens qui avaient tes tripes que je n'aurais jamais pu imaginer ou d'autres qui avaient une logique bien à eux qu'il m'était totalement impossible de comprendre. Pourtant moi même j'étais passé par des périodes chelou sinon je n'aurais pas été dans un boysband ridicule, j'étais même presque devenu un hippie à une époque mais même avec tout ça je n'arrivais pas à comprendre. Je vivais plein de situations qui sortaient de l'ordinaire et aujourd'hui je me retrouvais face au mec avec qui j'avais faillit coucher la première fois et qui s'était fait sermonner violemment devant tout le monde par son papa. Il y avait des choses qui ne s'inventaient pas. Ceci dit y'avait pire comme rencontre. Enfin quoi que, je disais ça pour moi mais peut-être que pour lui ça serait particulièrement embarrassant de se replonger dans ce moment très gênant.

Si jamais commencé par ce que j'étais venu faire je n'avais pas pu m'empêcher de faire une petite remarque pour le mettre sur la voix.  J'avais tout de même envie qu'il sache qui j'étais après tout ça serait trop con de repartir sans qu'il ne se doute de rien. Quand j'évoquais donc son père il arrêta de regarder le tract pour relever le regard lentement sur moi. Je voyais bien directement qu'il était dans l'incompréhension totale. Pas besoin d'être flic pour le deviner, ça se lisait sur son visage sans aucune difficulté. Si jamais il ne me remettait vraiment pas je risquais d'avoir l'air con par contre. Enfin, ça serait pas la première fois. « Je vous demande pardon ? » Oui ça devait surprendre comme question je vous l'accorde. Et ça risquait d'ailleurs pas de changer tant qu'il n'aurait pas comprit « Mon père ? » j'hochais la tête en souriant lui accordant un peu de temps pour se remettre les idées en place. Non non je n'avais pas arrêté son père récemment et celui ci ne m'avait pas crié toute sa haine au visage. Ça remontait à bien plus loin et ça n'était pas vraiment moi qui m'était fait engueulé même si c'était en grande partie à cause de moi. « Nom de … » Ça y est il avait comprit. Et ça c'était vu avant même qu'il n'ouvre la bouche à son changement d'expression de visage.  "Je veux bien croire que ça doit être quelque chose de très inattendu, à vrai dire ça à aussi été la surprise pour moi quand vous avez ouvert la porte" Du coup ça me paraissait presque bizarre de le vouvoyer maintenant. Mais c'était vrai je ne m'attendais pas non plus à le revoir. Je n'étais pas venu chez sonner chez lui parce que je savais qui il était, c'était vraiment un coup de hasard pour le coup. « Comment oublier ce moment désastreux. » c'était assez compliqué oui la dessus je ne pouvais qu'approuver, on était d'accord ! "Disons que le coup de gueule de papa à du marquer plus d'un esprit" et le notre encore plus du coup "Je crois même qu'en cherchant un peu je pourrais me rappeler de ton deuxième prénom" Ah ben finalement le tutoiement était venu sans même que je ne m'en rende compte. Son père avait distinctement prononcé ses deux prénoms et son nom de famille qui il était intervenu. Je me rappelais qu'il s'appelait Eric et son nom de famille en revanche j'avais la consonance mais c'était grâce à la boite aux lettres que je m'en souvenais maintenant. « Mon père se porte bien, je suppose. Il a toujours été excessif, mais ce jour-là… » je lâchais un léger rire en hochant la tête "Oh on a tous déjà eu honte de nos parents" qu'il se rassure. Même si j'avoue que lui son père n'y était pas allé de main morte. "D'ailleurs j'ai jamais su ce qui l'avait le plus énervé. Le fait que tu ne sois pas rentré à temps ou le fait que je ne sois pas une minette en jupe courte" non parce que le mec avait un problème avec les homos ça ça c'était vu très rapidement « C’est incroyable les coïncidences… » le pauvre il avait pas l'air très à l'aise "Tu sais t'as pas à t'en faire t'y es pour rien et ça fait longtemps que je suis passé à autre chose. J'espère que t'as pas été traumatisé toi du coup ?" parce que moi non j'avais voulu réessayer, ou plutôt essayer vraiment du coup. Je l'avais fait plusieurs fois, pour finalement en venir à la conclusion que j'étais hétéro.
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Eric L. AshfordGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Porte à porte /Eric   Dim 7 Mai - 1:23

Porte à porte
Gabriel & Eric
Le hasard était tellement étrange. Je pensais cette histoire loin derrière moi. Elle faisait partie de mon passé et j’avais tourné la page bien rapidement. Mon père ne m’ayant pas vraiment laissé le choix à cette époque. Même si cette mauvaise expérience m’avait suivi pendant toute la durée de ma dernière année au lycée, en version amplifiée et déformée bien évidemment, j’étais passé à autre chose bien vite. Jamais je n’aurais cru tomber sur ce garçon – devenu homme à présent – un jour dans ma vie. Mais comme on dit, le monde est petit. C’est incroyable de constater que des chemins peuvent se recroiser près de vingt ans après. Combien y avait-il de chances pour que cela arrive ? Une infime probabilité sans doute. Même si j’avais voulu le retrouver, je n’y serais jamais parvenu. Pourtant j’avais mis un certain temps avant de le reconnaître. Il faut dire que ça remontait à loin et j’avais été passablement éméché ce soir-là. Mes souvenirs de son visage était légèrement flous, mais maintenant qu’il était devant moi, il n’y avait pas de doute, c’était bien lui. En plus âgé.

Pour lui aussi ce fut une surprise de tomber sur moi, même si contrairement à moi, il m’avait reconnu rapidement. Visiblement, je n’avais pas tant changé que ça depuis l’adolescence, même si j’avais des rides en plus. Si je n’avais pas pu oublier ce moment hautement pathétique, de mon existence, il semblait qu’il ait également marqué son esprit, notamment l’apparition de mon père, qui n’était passé inaperçu pour personne. Encore moins pour les deux concernés. Il assura même qu’il serait peut-être capable de se rappeler de mon deuxième prénom s’il cherchait un peu dans ses souvenirs. Me tutoyant au passage. Il est vrai que nous avions failli sauter le pas ensemble, ça brise bon nombre de barrières. « Je crois que bon nombre de personnes présentes à cette soirée se rappelleraient sans mal de mon identité complète. » Mon père avait hurlé tellement fort que sa voix avait couvert la musique sans problème. La plupart des jeunes sur place à ce moment là devait se souvenir de ce moment tellement gênant et marquant. Il ne m’avait jamais fait autant honte que ce jour-là. Je lui en avais énormément voulu pour ça.

Il se mit à rire lorsque j’évoquai le côté excessif de mon père, ajoutant que nous avions tous déjà eu honte de nos parents. Sauf que pour ma part, je ne m’étais jamais entendu avec mon père. Cela ne s’était pas arrangé avec cet événement et encore moins avec mon choix de carrière. « Notre relation est assez conflictuelle, on ne s’entend pas lui et moi. » Moins je le voyais, mieux je me portais. Alors inutile de préciser que cela m’avait fait un sacré choc quand je l’avais croisé avec ma sœur, il y a peu. Le policier s’interrogea également sur la véritable nature de l’énervement de mon père ce jour-là. Sa colère venait-il de mon retard pour rentrer ou de sa découverte de son fils avec un autre garçon ? Un peu des deux, même si le fait que son fils soit potentiellement homosexuel ait mis le feu aux poudres. Je ne répondais pas à cette question, pour le moment, préférant rester silencieux à cette remarque pour combler ma gêne des retrouvailles avec une phrase bateau. Chose qu’il remarqua en soulignant qu’il ne fallait pas que je m’en fasse parce qu’il était passé à autre chose, espérant par la même occasion que cette mésaventure ne m’ait pas traumatisé. Dans une certaine mesure, si. Depuis, je n’avais plus jamais tenté quoi que ce soit avec un homme. Cependant, nous n’allions pas discuter sur le pas de la porte. Mieux valait entrer à l’intérieur, si son emploi du temps le lui permettait, évidemment. « Voulez-vous… Enfin, veux-tu entrer à l’intérieur cinq minutes ? » Inutile de le vouvoyer avec ce qu’il s’était passé entre nous… « Veux-tu un café ? Je m’en suis servi un peu de temps avant ton arrivée, il doit être encore chaud. Si tu as du temps bien sûr. Je ne voudrais pas empiéter sur ton temps de travail. »

J’attendais sa réponse et ouvrais la porte davantage pour le laisser entrer lorsqu’il accepta. Je lui fis signe d’avancer jusqu’au salon d’un geste de la main. « Entre, je t’en prie. » Pour ma part, je me dirigeai vers la table du salon pour ranger un minimum mes dossiers. Après tout, c’était confidentiel. « Mon père n’a jamais supporté qu’on lui désobéisse. Quand il décidait quelque chose, c’était comme ça et pas autrement. C’est mon retard qui l’a énervé au départ au point de venir lui-même me chercher. Mais, en effet… » Une fois mon bazar un peu plus en ordre, je me retournais vers lui. « Il n’a pas apprécié – et le mot est faible – de voir son fils avec un autre garçon. Il est très étroit d’esprit, très fermé, il ne supporte pas ce qui sort de la "normalité", entre guillemets. Il est légèrement homophobe sur les bords. C’est ce qui l’a plongé dans cette colère noire. Tu n’imagines pas le déshonneur pour lui ? » Ma dernière phrase avait été prononcée sur un ton ironique. Je ne partageais absolument pas la vision de mon père sur la sexualité. « Enfin, nous n’avons absolument rien en commun lui et moi. » Bref. « Je vais te faire un café. » Récupérant ma tasse au passage pour la passer aux micro-ondes, je rejoignais ma cuisine. J’attrapais une tasse propre pour y verser un peu de café tout en mettant la mienne à réchauffer. Je ne mis pas longtemps avant de revenir dans le salon avec les deux tasses que je déposais sur la table basse avant de m’asseoir sur le canapé. « Pour te répondre, je suis également passé à autre chose. Disons juste que le comportement de mon père ne m’a pas encouragé à retenter l’expérience, bien au contraire. » Par la suite, j’avais même rencontré l’amour de ma vie, ma Chloé… « Mais c’est quand même gênant, d’une certaine manière. Même si c’est du passé. Enfin… » Tournons la page. « Je vois que tu es devenu policier. Tu es en ville depuis longtemps ? »

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MessageSujet: Re: Porte à porte /Eric   Mer 10 Mai - 4:36



❝Porte à porte❞
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C'était toujours quand on s'y attendait le moins que le passé vous resurgissait en pleine face ! Si moi ça ne me gênait pas tant que ça en revanche lui ça semblait l’embarrasser. Faut dire qu'il était dans la position la plus embarrassante entre nous deux, ou plutôt avait été, à l'époque où ça c'était produit. Mais plus maintenant. Je pouvais comprendre cela dit. Si évoquer cet événement peu commun de mon passé ne me dérangeait pas il y en avait bien d'autres qui m’embarrassait bien plus ! Comme ce boysband et le look ridicule que j'avais à cette époque ! Look qu'on m'avait attribué sans me laisser le choix d'ailleurs comme pour les autres membres du groupe. Le pire dans tout ça c'est qu'avec le succès qu'on avait eu j'étais pas prêt de ne plus en entendre parler. Ça m'était même déjà arrivé qu'on me reconnaisse lors d'une arrestation, bonjour la crédibilité (cré-débilité ?). Enfin ceci dit en étant strip-teaseur derrière j'arrangeais pas les choses non plus. Mine de rien je comprenais pourquoi j'avais porté mon dévolu sur lui pour tenter ma première expérience gay. Après tout c'était un bel homme ! Oui on peut être un homme et hétéro et trouver qu'un autre homme est beau sans pour autant être gay. Puisque maintenant j'en étais sûr, je ne l'étais pas. Ceci dit si je l'étais, nul doute qu'il me plairait ! « Je crois que bon nombre de personnes présentes à cette soirée se rappelleraient sans mal de mon identité complète. » Un rire s'échappa automatiquement de ma gorge. Oui je trouvais sa remarque marrante ! Je ne savais pas si c'était vraiment le cas et je n'en saurais jamais rien mais c'est vrai que ça n'était pas impossible que quelques'un s'en souviennent encore. Ou en tout cas s'ils ne se souvenaient pas de son identité ils devaient se souvenir de ce moment ! Après un petit moment de réflexion je crus avoir enfin retrouvé le prénom. Je claquais d'ailleurs les doigts au moment de retrouver ma mémoire "Eric Leo Ashford c'est ça ?" ou alors un truc du genre mais j'étais sûr de moi à... allez, quatre-vingt six pour cent !

« Notre relation est assez conflictuelle, on ne s’entend pas lui et moi. » Ah ben ça c'est moins cool par contre. J'imagine qu'ils ne reparleraient pas du bon vieux temps en rigolant au moment de repenser à cette honte horrible qu'il lui avait foutu. Niveau parents moi on pouvait dire que c'était plutôt moi qui avait rendu mes mères honteuses à plusieurs reprises mais rien de très affolant non plus. Sans parler que contrairement à moi elles étaient fières de mon parcours avec le boysband. Je n'avais pas trop à me plaindre niveau parents. En plus de ça y'avait aucun risque qu'elles me juges sur une possible homosexualité. Après tout c'étaient même elles qui m'avaient rendu curieux "Depuis ce jour la ou bien ça a toujours été comme ça ?" faudrait peut-être que je me calme sur les questions un peu perso. Il allait finir par se demander si j'étais flic ou psy. J'y pouvais rien, je restais un curieux de nature. En l'entendant se reprendre pour me tutoyer je remarquais que j'étais passé au tutoiement sans m'en rendre compte. Mais visiblement ça ne l'avait pas dérangé « Voulez-vous… Enfin, veux-tu entrer à l’intérieur cinq minutes ? » Je regardais la pile de tract que j'avais encore à distribuer tout en réfléchissant à sa proposition « Veux-tu un café ? Je m’en suis servi un peu de temps avant ton arrivée, il doit être encore chaud. Si tu as du temps bien sûr. Je ne voudrais pas empiéter sur ton temps de travail. » Je relevais les yeux sur lui "Cinq minutes pour un petit café revigorant, je dois pouvoir faire une exception" je ponctuais ma phrase d'un sourire pour appuyer ce que je disais et qu'il ne pense pas que j'accepte juste par politesse. Après tout un café ne me ferait pas de mal, tant que ça n'était pas de l'alcool de toute façon. Pis quelques minutes n'allaient pas beaucoup me retarder de toute façon j'étais pas en retard. « Entre, je t’en prie. » je passais à côté de lui et me rendais dans le salon où il m'avait fait signe d'avancer. Comme à chaque fois que j'arrivais dans un endroit que je ne connaissais pas je ne pouvais m'empêcher de regarder autour de moi mais je reportais assez vite mon attention sur mon hôte quand il repris la parole. « Mon père n’a jamais supporté qu’on lui désobéisse. Quand il décidait quelque chose, c’était comme ça et pas autrement. C’est mon retard qui l’a énervé au départ au point de venir lui-même me chercher. Mais, en effet… » je me dirigeais vers la table basse qu'il finissait de mettre en ordre « Il n’a pas apprécié – et le mot est faible – de voir son fils avec un autre garçon. Il est très étroit d’esprit, très fermé, il ne supporte pas ce qui sort de la "normalité", entre guillemets. Il est légèrement homophobe sur les bords. C’est ce qui l’a plongé dans cette colère noire. Tu n’imagines pas le déshonneur pour lui ? » j'haussais les épaules et les relâchais en soupirant légèrement "Malheureusement si j'imagine très bien. Pas que je l'ai vécu mais j'ai croisé pas mal d'homophobes dans ma vie et encore plus depuis que je fais ce boulot. Je comprendrais jamais je crois." Si j'étais pas imbécilophobe j'aurais limite envie de les embrasser juste pour les emmerder ! « Enfin, nous n’avons absolument rien en commun lui et moi. » C'est ce que j'avais crus comprendre oui du coup « Je vais te faire un café. » Je lui souris en hochant la tête. Je profitais de ce laps de temps pour regarder mon portable histoire d'être sûr de ne pas passer à côté de messages urgents même si généralement pour les urgences on m'appelait directement, sait-on jamais ! Mais non pas de messages. Enfin pas de messages urgents. Juste mon binôme qui m'envoyait une blague de cul parce qu'il devait être en pause. Eric revint avec les deux tasses et les posa sur la table "Merci !" je pris la tasse et prenais une première gorgée avec précaution juste pour être sûr de ne pas me brûler si jamais le café venait d'être fait « Pour te répondre, je suis également passé à autre chose. Disons juste que le comportement de mon père ne m’a pas encouragé à retenter l’expérience, bien au contraire. » ça pouvait se comprendre. Enfin il aurait pu aussi recommencer juste pour le faire chier du coup mais vu le coup de gueule qu'il avait prit et la honte qui allait avec j'imagine qu'il n'avait pas vraiment envie de risquer que ça se reproduise "Tu n'as même pas envisager de retenter une fois que tu étais adulte ? Du coup tu sais si t'aimes les hommes ou pas ?" jusque la je n'étais pas sûr que ça soit sa première expérience à lui aussi mais comme il avait employé l'expression "retenter l'expérience" pour moi ça voulais dire qu'il n'avait essayé qu'une fois. « Mais c’est quand même gênant, d’une certaine manière. Même si c’est du passé. Enfin… » Ouai visiblement ça le gênait encore, même s'il avait tourné la page. C'était peut-être ma présence qui le gênait du coup, vu que ça lui rappelait ce moment... « Je vois que tu es devenu policier. Tu es en ville depuis longtemps ? » J'haussais les sourcils face au changement de sujet. Donc maintenant on parlait de moi, il risquait d'en apprendre des belles ! "Hmm je suis arrivé ici j'avais vingt-quatre ans il me semble donc ça fait..." Bonjour le flic nul en maths "Sept ans ! D'ailleurs je suis dans la police depuis autant de temps, et je fais aussi du strip-tease. Au départ c'était pour arrondir les fins de mois et maintenant j'en fais moins mais juste parce que j'aime bien ça m'amuse" ouais je le savais déjà que j'étais un drôle de spécimen. En tout cas j'espérais au moins que ça allait pas le mettre plus mal à l'aise.
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MessageSujet: Re: Porte à porte /Eric   Mer 14 Juin - 22:38

Porte à porte
Gabriel & Eric
Le souvenir de cette soirée catastrophique n’avait jamais été plaisant, même si les choses avaient quand même légèrement changé aujourd’hui. J’étais plus vieux, j’avais pris du recul. Mais à l’époque, cette effroyable soirée m’avait hanté durant toute la durée de mon année scolaire. J’avais dû faire preuve d’un incroyable sang froid pour passer outre cette humiliation. Et puis, je dois dire que cet événement avait pas mal changé ma vision des choses. Mon père m’avait en quelque sorte vacciné en ce qui concernait mon éventuel penchant vers la gente masculine. Il m’avait sermonné pendant tellement de temps, des semaines, des mois que sa morale s’était ancrée en moi. En vérité, il m’avait conditionné à sa propre vision des choses. De toute manière, la question ne se posait plus par la suite parce que j’avais rencontré Chloé. Et ce fut pour moi comme une évidence. C’était elle et personne d’autre. Jusqu’à ce que la mort me l’arrache brutalement. Enfin, revenons à nos moutons et à cette soirée désastreuse. Il tenta d'énoncer mon nom complet, enfoui dans ses souvenirs lointains. Mine de rien, il avait bonne mémoire, ou cet événement l’avait au moins marqué autant que moi pour qu’il se rappelle des paroles que mon père avait hurlées. « Presque, à une lettre près, c’était un sans faute. C’est Leon et non Leo. » D’ailleurs, ça me faisait penser que je ne savais même pas comment il s’appelait. « Par contre, je n’ai jamais su ton nom. C’est un peu bizarre de demander ça presque vingt ans après mais, quel est-il ? » Mieux vaut tard que jamais.

Le sujet dévia sur mon père, évidemment, il avait été l’élément hautement perturbateur de la soirée. Comment passer outre ? Je devais prendre sur moi, parce que parler de lui n'était jamais agréable et avait comme un gout amer. « Depuis toujours, plus ou moins. Il a toujours été très autoritaire, presque militaire. Evidemment ce qu’il s’est passé ce jour-là n’a pas arrangé les choses. Dans une certaine mesure notre relation s’est dégradée suite à cette soirée. » C’était un mal pour un bien. Je ne l’avais jamais vraiment supporté, d’aussi loin que je me souvienne. Cette humiliation n’avait fait qu’aggraver les choses. Ce fut suite à cela que je pris la décision de le contrer et de devenir psychologue, même s’il n’approuvait absolument pas. Cela n’a fait que creuser le fossé qui nous séparait. A l’heure actuelle, moins je le voyais, mieux je me portais. Il était un être abject, je n’avais jamais compris ce que ma mère avait pu lui trouver. Sincèrement. Comment pouvait-elle le supporter ? En même temps, elle était légèrement soumise sur les bords alors elle n’avait jamais son mot à dire. Mon père avait toujours dirigé la maison d’une poigne de fer. « Je crois qu’il n’y a pas grand-chose à comprendre. Ces gens ont une vision du monde bien particulière, légèrement archaïque. Nous ne vivons pas dans le même temps. La peur, le dégout, l’incompréhension de ce qui sort de l’ordinaire est aussi un facteur qui explique l’homophobie. C’est du moins principalement ce qui ressortait de mes séances avec ce genre de personne. » Certains de mes patients étaient homophobes, j’en avais déjà eu quelques uns et j’avais alors cherché d’où leur venait cette « phobie ». « La psychologie humaine peut être d’une complexité extrême. » Et j’adorais démêler ce sac de nœuds.

De retour de la cuisine avec les cafés réchauffés, le sujet dériva de nouveau sur les expériences que j’aurais pu retenter avec des hommes. Mais comme je l’avais souligné, mon père m’avait vacciné de ce côté-là. Le fait que je n’aie plus jamais rien tenté avec un homme semblait le perturber. Du moins, sa curiosité me fit sourire. « Cette curiosité est incroyable. Déformation professionnelle ? » Les policiers devaient avoir l’habitude de poser tout un tas de questions et comme il portait son uniforme et qu’il était venu faire du porte à porte chez moi pour une fille disparue, je n’avais pas de doute sur la nature de sa profession. Je bus une gorgée de mon café avant de hausser les épaules. « Je ne me suis jamais vraiment posé la question. » Disons surtout que j’avais rencontré Chloé par la suite, et il n’y eut rapidement plus qu’elle et elle seule qui comptait dans ma vie. Je n’ai plus jamais eu l’occasion de réellement me poser la question et ça ne m’intéresse pas vraiment de le savoir. Sans elle, je ne suis pas prêt à retrouver quelqu’un. « Et de ton côté, qu’en est-il ? Cette mauvaise expérience ratée t’a-t-elle refroidi ? » C’était intéressant de le savoir. Avait-il été traumatisé par cette irruption ou était-il passé outre avec le temps ? S’il était fort pour poser des questions afin d’attiser sa curiosité, je n’étais pas en reste non plus. Déformation professionnelle également et petite pirouette pour amener le sujet sur lui. J’avais pour habitude d’écouter les autres parler d’eux-mêmes, ce n’était pas maintenant que cela allait changer. Il mentionna qu’il était en ville depuis sept ans et policier depuis autant de temps. Il précisa aussi qu’il était strip-teaseur. J’arquais légèrement un sourcil à cette information pour le moins surprenante. « En voilà une combinaison originale. » Policier le jour, strip-teaseur la nuit. J’en avais vu des cas particuliers de par mon travail, mais ça, jamais. « Cela doit créer des situations amusantes quand une personne te reconnait en tant que policier, ou l’inverse. » J’imaginais facilement une cliente la nuit reconnaitre le policier les jours suivants. Sa crédibilité devait en prendre un sacré coup, non ? « Tu as déjà eu des cas comme ça ? Par exemple, une cliente du club de strip-tease qui te reconnait sous ton uniforme d’agent ? » Je dois avouer que maintenant que je l’ai vu dans son uniforme, ça me ferait bizarre de le voir à moitié nu en train de se déshabiller sur de la musique.

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