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 Ce n'est pas un lieu de récréation... ♠ Bart

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Elizabeth PollardGod bless America… and Me
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MessageSujet: Ce n'est pas un lieu de récréation... ♠ Bart    Lun 15 Mai - 15:28

Bart & Elizabeth
Ce n'est pas un lieu de récréation...

Je tapotais sur mon clavier histoire de compléter l’article que j’écrivais pour mon blog. J’avais les genoux relevés, appuyés contre le bureau et les lunettes sur le bout du nez, concentrée en train de grimacer en même temps. C’était souvent un signe de concentration. J’entendis un rire et je tirais la langue à mon collègue qui se trouvait en face. Il n’avait rien de mieux à faire que de me regarder lui, franchement. Secouant la tête, je laissais mes jambes redescendre puis, je fermais mon ordinateur avant de poser mes lunettes sur le côté. Je n’arrivais toujours pas à me faire à l’idée que j’avais un partenaire et que maintenant, on devait travailler à deux. Il nous arrivait de travailler séparément et de mettre en commun après, c’était plus simple pour lui et pour moi. On travaillait ensemble mais individuellement et l’important était que le travail était fait. Alors que je me remettais à pianoter, j’entendis sa chaise grincer et ses pas s’éloigner, c’était l’heure ? Je jetais un œil à mon horloge et effectivement, il était l’heure pour moi de débaucher également. Mais je n’avais pas fini puis il me restait à reprendre la critique qui allait paraître prochainement. Alors autant le faire ici plutôt qu’à l’appartement, au moins, ici, j’étais certaine de travailler et de ne pas me retrancher dans ma lecture. J’étais tellement concentrée que lorsque j’envoyais mon article sur mon blog, je ne vis pas l’heure et qu’il ne restait personne au bureau. Haussant les épaules, je rangeais mes affaires personnelles pour prendre le brouillon que j’avais rédigé préalablement. Je pris mon stylo rouge puis commençais à relire ce que j’avais pu écrire. Cette soirée avait été réussie dans le sens où j’avais pu mêler le travail à une compagnie agréable. Je mordis mon stylo en repensant à cet homme et grimaçais en repensant qu’il avait un lien de parenté avec ce crétin de Lowen. Cependant, je devais avouer que dans cette famille, ils étaient plutôt… agréables à regarder. Mais du coup, j’avais pu passer plus discrètement dans le restaurant même si la pression était montée d’un cran quand j’avais passé les portes de l’établissement, j’adorais ce moment-là. Ce moment redoutable pour tout le personnel. Un sourire aux lèvres, je continuais de corriger mes fautes et mes phrases mal formées avant de poser mon crayon. Je frottais mes yeux avant de bailler et de regarder l’heure, il commençait à se faire tard et puis si j’étais encore la seule employée il devait encore avoir le patron dans le bâtiment. Je ramassais mes affaires, rangeant chaque chose à sa place. J’avais cette tendance un peu maniaque mais cela me permettait de savoir si quelqu’un avait touché à mes affaires. Notamment Hayden, je me méfiais. Non, je ne lui faisais pas confiance et alors ? Je n’avais jamais accepté de travailler avec lui. Je posais mon sac sur la table, y mettant mon ordinateur puis je le bouclais. Relevant la tête, j’eus un hoquet de surprise et je mis ma main sur mon cœur. « Monsieur Davenport ! » Mon ton était surpris et en même temps, il y avait de quoi ! Il m’avait prise au dépourvu et je ne l’avais même pas entendu arriver dans mon bureau. J’en avais les bras qui se balançaient le long de mon corps tellement je ne savais pas pourquoi il se trouvait ici à cette heure et dans mon espace vital. « Je peux faire quelque chose pour vous peut être ? » Je le regardais, dans les yeux, j’admirais toujours sa façon d’être et comment il se tenait. Bref, j’étais en pleine admiration professionnellement et personnellement. Mais je le cachais bien entendu. Ce qui m’importait pour l’instant c’est pourquoi il restait planté là alors que j’avais décidé de m’en aller et qu’en plus, il ne restait plus personne. Je posais mes mains sur mon sac et pinçais les lèvres, reprenant ma place sur mon siège. J’étais presque sûre que je n’étais pas prête de sortir d’ici vu son regard. Et généralement, avoir son supérieur qui se déplace, c’est rarement bon signe.

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Bart DavenportGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas un lieu de récréation... ♠ Bart    Ven 19 Mai - 14:08

Les bilans du mois d’avril ont été plutôt bons, mais je ne suis pas du genre à me satisfaire si vite d’un semblant de réussite. Je veux m’assurer que cette progression va s’inscrire dans la durée, que ce n’est pas juste le fait d’un mois plus bénéfique que les autres. Pour ça je dois rester vigilant à l’efficacité de tous les collaborateurs et de nos partenaires. J’ai enchainé les réunions ces derniers jours, mettant assez peu les pieds au bureau où seulement en coup de vent. Mais aujourd’hui j’y ai passé la journée ce qui m’a laissé tout le loisir de me rendre compte de certaines petites choses. Je mets toujours en avant que j’attends des employés qu’ils entretiennent la bonne ambiance qui règne ici, tout le monde doit travailler en bonne intelligence et les conflits n’ont pas franchement leur place. Bien sûr ils sont inévitables, il y a toujours des petits désaccords mais je m’efforce de toujours faire en sorte que ceux-ci soient rapidement désamorcés. Tout le monde n’est pas fait pour s’entendre, ce serait une utopie que de le croire, mais professionnellement il est indispensable de savoir passer outre ses aprioris. J’ai eu plus tôt dans l’après-midi comme la vague impression que certains des collaborateurs travaillant ici n’ont pas totalement saisi ce concept là. Passant dans les couloirs j’ai pu capter quelques bribes de chamailleries entre les deux critiques culinaires du guide, j’avais l’impression que mon précédent message, comme quoi la situation n’est pas négociable, était intégré mais je me suis trompé. Ces enfantillages n’ont pour le moment pas de grosses conséquences sur leur travail, du moins pas en apparence, mais je ne peux pas laisser ça s’installer trop durablement. Je sais parfaitement qui est en majorité responsable de ces embrouilles de cours d’école, je ne suis ni sourd, ni aveugle et encore moins idiot. Il semble que Mademoiselle Pollard et moi allons avoir une petite discussion.
A vrai dire je n’avais pas planifié la discussion au soir même, mais l’opportunité se présentant il serait bête de ne pas en profiter. Je note que la jeune femme ne lésine pas sur les heures supplémentaires. Les bureaux sont vides, il ne reste plus qu’elle et moi, les autres étant déjà partis depuis au moins deux bonnes heures. Ce n’est pas si rare qu’elle reste là à écrire ou corriger des articles, je lui ai d’ailleurs autorisé d’utiliser son temps de travaille pour la rédaction de son blog. Il est très suivi et c’est une bonne publicité pour le guide, la seule règle étant que les articles destinés à Lonely Planet sont prioritaires et que certains sujets doivent rester une exclusivité. Pour le moment je n’ai rien à redire sur le bon respect de ces règles par la talentueuse critique, mais en terme de comportement il va falloir faire mieux. Passant dans le couloir je jette un œil dans le bureau qu’Elizabeth occupe avec son collègue. Elle est en train de ranger méticuleusement ses affaires alors que je m’entre sans bruit pour me poster devant son bureau. Ce n’est que lorsqu’elle relève la tête qu’elle se rend compte de ma présence dans un sursaut de surprise, je crois que je lui ai fait peur. J’esquisse un léger sourire en coin, pas mécontent de mon petit effet « Vous avez l’air nerveuse Mademoiselle Pollard. » dis-je calmement avant qu’elle ne me demande si elle peut faire quelque chose pour moi « J’espère, oui. » répondis-je avec un peu plus de sérieux. Elle se rassoit, c’est bien elle a compris que son départ n’est pas pour tout de suite « Vous avez raison, asseyez vous. Je vais même vous imiter. » je prends un siège et l’installe de l’autre côté de son bureau « Tout va bien pour vous ? » demandé-je en arquant légèrement un sourcil « Parce qu’il semblerait que dernièrement vous ayez quelques problèmes d’entente avec votre collègue. Alors je vous écoute Elizabeth. ».
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas un lieu de récréation... ♠ Bart    Jeu 1 Juin - 21:16

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A vrai dire, je ne pensais pas rester une minute de plus dans l’immeuble, le temps avait passé trop vite et maintenant j’avais envie de rentrer à mon appartement. Mais là, quand je vis mon patron en face de moi, je dus devenir livide. En même temps il y a de quoi, jamais monsieur Davenport se déplaçait pour venir me voir, c’était toujours l’inverse. Je ne savais pas si je devais avoir peur à ma place ou non. Enfin, j’allais vite être fixée. J’avalais ma salive en croisant le regard du brun en face de moi et soupirais avant de rigoler légèrement à sa remarque, me redressant, droite comme un piquet. « C’est que… c’est assez inhabituel de vous voir dans nos bureaux, voyez-vous. » Je me pinçais les lèvres avant de prendre place sur mon siège. De toute façon maintenant que j’étais là et qu’il était là, je ne pouvais pas fuir. Puis je n’aurais pas fait le poids même si je prenais des cours de boxe, ce mec était trop fort pour moi. J’avançais mon siège contre le bureau et déposais mes coudes dessus, attendant la suite de la conversation. Son ton ne me semblait pas si enjoué que ça, je devais surement faire gaffe à mes fesses. Je me sentais confuse car pour le coup, tout me déstabilisait, il s’asseyait, on était assis, c’était une longue conversation qui nous attendait et je ne savais pas du tout sur quoi elle allait s’engager. Je faillis même rire en entendant sa première question mais je me retins, arquant un sourcil et attendant la suite. C’était trop beau pour que ça reste sur une simple question de courtoisie. J’en fus bouche-bée, comment pouvait-il savoir ? Enfin question bête, un patron avait toujours des petites souris partout, ça finissait toujours pas tout savoir ici. Soupirant, je me passais une main dans les cheveux et haussais les épaules avant de parler à mon tour. « Je ne vois pas en quoi ce sont des problèmes d’ententes, à vrai dire, je m’adapte. » Pas du tout mais ça, je n’allais pas le lui dire, enfin je ne savais pas en fait car son regard voulait tellement que je balance tout que je me sentais mal au point de croiser les jambes pour empêcher celles-ci de trembler. « Disons que nous ne sommes pas de vrais partenaires. » Disais-je en le regardant dans les yeux et souriant légèrement avant de poursuivre sur ma lancée. « Enfin, je ne suis pas du genre à travailler en équipe voilà tout. Vous m’avez imposé un partenaire sans ne me donner aucune raison. Donc en fait, je devrais vous demander, pourquoi ? Pourquoi maintenant ? J’ai fait quelque chose de mal ? » C’était sorti tout seul et mon ton était monté au fur et à mesure dans les aigus, ne me contrôlant plus tellement. Voilà encore une fois que ma spontanéité me jouait des tours. Mais là c’était devant mon patron, ça allait finir par me causer du tort. Retrouvant mon calme, je m’apaisais et posais les mains sur le bureau avant de baisser le regard. « Veuillez m’excuser. » A vrai dire, il ne pouvait ne pas le faire ça m’était égal. J’avais dépassé les bornes, mais toutes ces questions étaient celles qui me hantaient depuis l’arrivée de mon collègue. Questions que je n’avais pas posées pour ne pas jouer les blessée ou autre car j’étais une femme forte. Je n’étais pas du genre à me plaindre, voilà pourquoi tout était sorti d’un coup sans que je puisse contrôler le flot de paroles. « Je ne sais pas ce qui m’a pris. Mais voyez-vous, je pensais que vous m’en auriez parlé avant… » Parce que je pensais vraiment être quelqu’un d’important dans sa boîte, que mon avis pouvait compter mais je m’étais sûrement trompée et ça n’allait pas être la première fois. Je devais faire avec, vivre avec. Maintenant, je n’avais plus qu’à attendre les réprobations de mon supérieur qui n’allait sûrement pas tarder. Je n’osais même pas regarder les beaux yeux de mon patron préférant regarder sa cravate qui était légèrement de travers d’ailleurs.

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Bart DavenportGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas un lieu de récréation... ♠ Bart    Jeu 8 Juin - 11:50

J’admets qu’il est effectivement assez rare que j’aille directement dans les bureaux de mes employés, généralement je préfère les convoqués dans mon propre bureau quand j’ai quelque chose à leur dire. Ce soir je fais exception, parce qu’il n’y a plus personne dans les locaux hormis Mademoiselle Pollard et moi. Tout comme elle j’étais sur le point de partir, mais la voir encore présente si tard est une opportunité de lui touché deux mots sur un sujet en particulier. Depuis que j’ai engagé un nouveau collaborateur pour renforcer les rangs dans le domaine culinaire, j’ai bien vu que la jeune femme avait changé d’attitude. Elle ne cautionne pas mon choix, probablement parce que je ne lui ai pas demandé son avis. Alors certes je suis habituellement plutôt quelqu’un de consultatif avec mes employés mais en l’occurrence j’ai débauché rapidement ce jeune homme a un concurrent et je n’avais pas franchement le temps de débattre avec ma critique principale. J’ai eu vent de leurs chamailleries, si d’ordinaire je laisse les choses se réglées d’elles-mêmes, il semblerait que cette fois mon intervention soit nécessaire ou tout du moins une petite mise au point. Je ne vais pas tourner autour du pot, ce n’est pas mon genre et je sais que Elizabeth attend de savoir de quoi je veux lui parler. J’évoque les relations houleuses entre elle et son collègue, une mauvais ambiance entre mes employés j’aimerais autant l’éviter, alors autant prendre le problème à sa source. La critique ne manque pas de répondant et je sens qu’elle a des choses à me dire. Elle nie d’abord l’évidence mais mon regard insistant la pousse à vider son sac et je ne suis pas déçue.
Bingon ! C’est bien ce que je pensais, elle ne supporte pas d’avoir un partenaire et le voit plutôt comme un rival. Cette fille est talentueuse mais elle a vraiment un tempérament d’emmerdeuse. Partie dans son petit monologue elle en oublie un peu à qui elle s’adresse mais à vrai dire je m’en fous. J’aime sa franchise au moins on va pouvoir essayer d’avancer. C’est quelqu’un de passionné et ça se voit rien qu’à la manière dont elle vient de m’avouer ne pas avoir accepté mon choix d’embaucher quelqu’un pour travailler avec elle. Un bref sourire étire mes lèvres puis je reprends mon air sérieux et impassible, elle me présente des excuses « Vous êtes soulagée ? » dis-je en arquant un sourcil. Elizabeth est mal à l’aise, elle se justifie alors sur sa réaction puis baisse le regard, culpabilisant sans doute pour son léger emportement. Elle ne me regarde pas dans les yeux mais semble fixer quelque chose sur moi, je baisse le regard sur ma chemise « J’ai une tâche ? » face à son étonnement je complète « Sur ma chemise, j’ai une tâche ? » puis à bien y regarder je remarque que ma cravate est légèrement de travers. J’esquisse un petit sourire en coin et la remet droite avant de poser regarder le bureau de mademoiselle Pollard, parfaitement rangé. Chieuse et maniaque. « C’est mieux ? » lui dis-je pour m’assurer qu’elle soit désormais prête à m’écouter plutôt que de bloquer sur le léger décalage de ma cravate. « Je vous aurais consulté si j’avais eu le temps de le faire. Mais voyez vous Elizabeth j’en manquais vraiment. J’ai débauché ce jeune homme d’un concurrent ça vous le savez… et tout c’est fait très vite. » je fronce légèrement les sourcils et poursuis « Cependant rien ne vous empêchait de solliciter un rendez vous pour que nous puissions en parler. Mais au lieu de cela vous préférez apparemment vous comporter comme une enfant dans une cour de récréation. » je désigne le bureau d’un geste de la main « Est-ce que ceci ressemble à une cour de récréation Mademoiselle Pollard ? ».


Dernière édition par Bart Davenport le Sam 24 Juin - 22:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas un lieu de récréation... ♠ Bart    Ven 9 Juin - 21:09

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Je ne pensais pas que j’allais vider mon sac devant mon patron. C’est plutôt quelque chose que je garde pour moi mais j’ai tendance à être une cocote minute. Si bien que si j’accumule, j’explose et souvent sur la mauvaise personne. Mais heureusement, cette fois, c’est la bonne enfin… ou pas car du coup je me sens un peu honteuse de lui dire tout cela. Cependant, maintenant que c’était dit, c’était dit et je me sentais légère. C’est vrai que j’accumulais ça depuis un certain temps et que je n’en avais pas parlé à mon cher patron, parce que je n’en voyais pas l’utilité mais maintenant, en en parlant, je me rends compte que si, j’aurais dû lui en parler plus tôt. Puis soupirant, je laisse mon regard s’attarder sur cette cravate non droite et ça me démange de tendre les bras pour la remettre correctement. Alors je fais un arrêt littéralement dessus à vrai dire, mais vraiment ! Relevant la tête quand je l’entends me parler, je hausse les épaules et soupire avant de répondre. « On peut dire ça oui. » Je parlais plus franchement, plus directement, autant ne pas cacher mes émotions et c’était M. Davenport qui avait mis les pieds dans le plat, moi je voulais simplement rentrer. Donc à vrai dire, je ne contrôlais plus tellement le ton de ma voix, ni mes gestes qui pouvaient paraître un peu trop désinvolte devant son supérieur. Mon regard ne cessait de fixer ce nœud pas droit et quand il me demanda s’il avait une tâche je ne pus m’empêcher de rougir légèrement et de secouer la tête. Du coup ça me prit au dépourvu et je n’eus pas le temps de lui répondre qu’il corrigea ce détail qui m’empêchait de penser correctement. Je sentis comme un soulagement m’envahir et je me laissais retomber dans mon fauteuil en souriant. « Beaucoup, oui. » C’est horrible d’être une maniaque et de ne pas pouvoir rectifier tout de suite ce qui pouvait tiquer. Pour sûr, il allait me prendre pour une vraie folle avec ce moment maintenant. Puis, on revint sur le sujet qui fâchait et je faillis grimacer en l’entendant parler, mais je me retins, me concentrant et essayant d’être aussi sérieuse qu’il l’était. Mais c’était compliqué, il avait un tel charisme que je pouvais fondre devant lui en fait… Je buvais peut être ses paroles mais je les analysais correctement. Je le laissais parler mais à la suite, je compris que j’avais fait une grave erreur en ne lui disant rien, en exprimant pas mes sentiments par rapport à ce nouveau qui me faisait office de partenaire maintenant. Piquée à vif, je me renferme et mon visage devient plutôt froid à présent. Je ne supporte pas ce genre de remarque même si elles sont construites. Je ne suis pas en récréation et je prends mon travail très à cœur c’est pour cela que je me sens blessée par ses propos mais pour le coup je prends le temps avant de lui répondre. Je ne voudrais pas recevoir un blâme pour avoir mal parlé à mon patron. Pourtant ça me démange mais je ne suis pas là pour ça et ça serait entré dans son jeu. Appuyant mes coudes sur les bords de mon siège, je me redresse et regarde Bart dans les yeux en parlant d’une voix posée et calme, à mon plus grand étonnement. « Enfin, vous savez très bien que je fais toujours des heures supplémentaires. Même si cela s’est fait vite, vous auriez pu trouver un moment pour m’en parler. » Je ne voulais pas rajouter le : si vous le vouliez vraiment. Je n’étais pas comme ça mais la fin de ma phrase voulait en dire autant. « Je ne suis pas une enfant dans une cours de récréation. J’aurais en effet pu demander un rendez-vous mais ce ne sont pas des choses qui sont prioritaires pour moi. » Je hausse les épaules avant de répondre à sa dernière question en souriant en coin. « Non, ce n’en est pas une. Mais vous auriez aussi pu vous demander si un partenaire m’était nécessaire. Au fond, ce n’est pas de ma faute si je me comporte ainsi, vous m’avez imposé une personne dont je ne veux pas. » Il ignorait que je connaissais ce collègue mais ça ne le regardait pas. Je répondais juste à ses pics et ça m’allait. Je m’approchais du bureau posant mes coudes, cette fois-ci, sur la table et repris la parole. « Mais ne vous inquiétez pas, M. Davenport, je prends note de vos remarques, je ferais en sorte que ça ne se reproduise plus. » Dis-je en ayant un brin de rire dans la voix avant de me pincer les lèvres pour réprimer un sourire en plus. Je sais que mon comportement dépasse largement les limites mais au fond, il est tout aussi responsable que moi dans cette histoire. Dire que c’est par manque de temps est simplement une excuse supplémentaire.

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas un lieu de récréation... ♠ Bart    Sam 24 Juin - 22:38

En m’asseyant là dans le bureau d’une de mes employées, je dois avouer que je ne m’imaginais pas me faire presque sermonner par cette dernière. Aurais-j dû communiquer sur ma décision d’engager un nouveau collaborateur ? Probablement. Ai-je eu le temps pour le faire ? Pas vraiment. Et c’est bien ce que j’explique à Miss Pollard pour qui le travail en équipe à tout l’air d’être une vraie corvée. Voilà une chose dont je n’étais pas encore informé la concernant, si j’avais su cela je lui aurais peut-être collé un collègue dans les pattes bien plus tôt. Pas que mon but soit de l’agacer, non j’ai plutôt envie de la voir s’élever et de la propulser à son meilleur niveau. Elle a encore beaucoup à apprendre, et même si c’est une vraie emmerdeuse je dois bien lui reconnaître son talent. Sauf que ça ne fait pas tout et elle en aucun cas Elizabeth doit prendre les choses pour acquises, car tout peut très vite basculer. A l’image de cette discussion par exemple, je pensais juste faire une petite mise au point rapide avec la jeune femme, mais il faut croire que ça risque d’être un peu plus houleux que prévu. Je connais son caractère impulsif, elle prend tout très à cœur dans ce boulot et là je crois que j’ai touché une corde sensible. Elle n’a définitivement pas digéré que je gère ma campagne de recrutement comme je l’entends. J’arque un sourcil quand après mes explications Elizabeth reprend la parole avec une certaine véhémence. Donc c’est en train de devenir un débat ? Je l’écoute me déballer sa rancœur, et elle est tenace. Son ton presque ironique ne me plait pas vraiment, la critique culinaire se sent un peu trop pousser des ailes à mon goût. Alors oui il est tard, mais ça n’empêche qu’elle flirte dangereusement avec les limites. « Remballez votre sourire ironique Mademoiselle Pollard. Et laissez moi vous poser une question… » je la fixe avec sérieux « Le bureau, vous savez le grand celui du directeur de la rédaction. Est-ce le votre ou le mien ? » je me redresse et lisse ma cravate d’une main « Parce que vous voyez, si vous êtes capable de bloquer sur un défaut d’alignement de ma cravate mais que prendre rendez-vous avec moi pour discuter de vos désidératas face à l’arrivée de votre collègue n’est pas dans vos priorités… alors je pense qu’il y a un problème. ». Je soupire, me lève reprenant volontairement une position dominante par rapport à la sienne et fais le tour de la pièce « Qu’entendez-vous par « une personne que je ne veux pas » ? Y’a t’il quelque chose que je dois savoir concernant votre collègue ? » ont-ils un passé commun… c’est la première chose qui me vient à l’esprit, sinon pourquoi m’avoir dit cela ? Je reviens face à elle, m’appuyant sur le dossier de la chaise que j’occupais et attendant son explication avec beaucoup d’attention.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas un lieu de récréation... ♠ Bart    Ven 14 Juil - 11:53

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Oui il était impressionnant et oui j’aurais dû fermer ma bouche comme à chaque fois. Mais c’était plus fort que moi, je ne pouvais pas m’empêcher de m’exprimer sur ma pensée et sur l’acte qu’il avait fait. Peut être que j’en faisais tout un foin pour rien mais je m’en foutais royalement, j’étais comme ça et je l’assumais. Cependant, à voir son visage se transformer par rapport à mes remarques, je compris assez vite que c’était fini pour moi et mon petit manège. Tant pis, j’aurais au moins montré de quoi j’étais capable et à quel point je pouvais lui tenir tête, patron ou pas. Je sais qu’un jour ça me coûtera, un jour. Je l’écoute et arque un sourcil en sentant mon sourire s’agrandir légèrement avant de me retenir et de le cacher. Je sais que je l’ai poussé à bout et dans un sens, j’y trouve une certaine fierté de le faire tanguer. Une sorte de puissance mais je sais que je ne l’égalerais pas sur ça, il est trop fort. Voilà pourquoi je le vénère et que je le hais en même temps. Cependant, je ne m’attendais pas à une telle question, si bien que je ne répondis pas immédiatement et le laissais parler à nouveau avant de baisser légèrement le regard vers mes mains posées sur le bureau. Un point pour lui. Je grimace avant de relever le menton et de planter mon regard dans le sien. Je ne suis plus d’humeur à discuter, ni même pas à parler à présent. « Le vôtre et je dois dire que je l’envie. » Le bureau bien entendu pas le patron. Quoi que, ça aussi ça pourrait se faire. « Je me suis dit que vous aviez d’autres chats à fouetter que de traiter ce genre de problème. » Avouais-je en haussant les épaules avant de soupirer. Je ne comprenais pas cette envie de vouloir tout contrôler et surtout de vouloir surveiller ses employés. Je ne m’étais pas plainte mais ce n’est pas pour autant que je souhaitais travailler avec lui. Alors oui, je lui en faisais voir de toutes les couleurs cependant je faisais en sorte que cela n’affecte pas pour autant mon boulot. Contrairement à ce que M. Davenport pouvait penser. Je le regarde dans les yeux avant de tourner mon regard vers la fenêtre en voyant que la nuit se fait de plus en plus noire. Je ne sais pas combien de temps je vais rester ici, je sais par contre qu’une partie de ma nuit sera fichue à cause de cette discussion. « Je l’ai rencontrée plus jeune. C’est tout. Rien de plus. Une compétition, j’ai gagné et il m’énervait avec son air joyeux pour moi. Simplet, sans grand intérêt. Il ne voyait pas l’enjeu de ce concours, moi oui. Alors le voir content au lieu d’être déçu d’avoir perdu, ça m’a foutu en rogne. » Je tourne ma tête vers le beau brun et souris avant de reprendre pour m’expliquer un peu plus. Je ne sais pas pourquoi je lui raconte tout cela, il va me prendre pour une folle de réagir ainsi, je ne suis plus à cela près. « C’était un concours de cuisine. La compétition est importante pour moi, je ne suis pas là pour faire du copinage. Lui, il était là pour m’encourager alors qu’on ne s’était jamais parlé avant. Il a été content de me voir gagner alors que j’étais heureuse de le voir perdre. » Je ris doucement en me passant une main dans les cheveux. « La compétition ça me fait vibrer, ça me fait me sentir moi-même. Alors quand je l’ai vu agir ainsi, j’ai compris qu’on n’était pas fait dans le même moule. » dis-je en souriant légèrement. Je venais de lui avouer à quel point je vivais pour être la meilleure et gagner à tout prix, quel que soit le sujet.

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