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 Problème technique [Feat. Lennon P. Daugherty]

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Joyce SandbergGod bless America… and Me
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MessageSujet: Problème technique [Feat. Lennon P. Daugherty]   Jeu 18 Mai - 15:02

Comme chaque semaine, Joyce était partie faire ses courses au centre commercial pas loin du travail. Ça lui permettait de quitter un peu plus tôt, et en même temps, de pouvoir acheter ce dont elle a besoin avec le budget qu'elle y consacre. Maintenant qu'elle est avec Tommy, elle pourrait penser qu'elle est libre de dépenser plus d'argent sous prétexte qu'il est riche, mais elle n'en fait rien. Tout simplement parce qu'elle n'avait jamais été habitué à vivre sur la fortune d'une personne, elle avait toujours appris à se débrouiller seule, et aujourd'hui n'échappait à la règle.

Elle s'était donc rendue au centre commercial pour y faire ses achats. Cet immense bâtiment qui s'étale sur plusieurs étages et qui compte de nombreux escalators, escaliers et ascenseurs. Prévoyante comme toujours, la blonde a fait une liste pour ne rien oublier. Elle se promène alors sur les différents étages pour prendre ce dont elle a besoin et le met dans les sacs qu'elle porte à bout de bras.

Dernière ligne droite, il ne lui reste plus que quelques ingrédients à acheter avant de pouvoir rentrer chez elle et souffler de cette journée éprouvante. Elle reprend l'ascenseur sauf que cette fois-ci, un jeune homme est dedans avec elle. Elle appuie alors sur le bouton du rez-de-chaussée pour rejoindre les caisses. La boîte métallique commence à descendre puis se stoppe brutalement. Joyce essaye de rester calme et se dit que ce n'est que l'affaire de quelques instants, que tout allait repartir. Mais plusieurs minutes plus tard, ce n'est toujours pas le cas. Elle se retrouve donc bloquée dans un ascenseur, elle qui est de nature angoissée ça n'arrange rien à n la chose, d'autant plus qu'elle est avec un parfait inconnu.

Malgré ses pensées, elle n'arrivait pas à rester calme et devient rapidement paniquée. L'ascenseur est sombre puisqu'il n'y a plus de lumière, le souffle de la blonde s'accélère et elle n'a qu'une envie, c'est de se mettre à pleurer. Elle refuse de rester enfermée dans cette boîte en fer alors qu'elle ne supporte pas d'être ainsi confinée. En silence, la blonde laisse alors couler quelques larmes sur ses joues pensant que ça pourrait l'aider à ne pas se laisser entièrement gagnée par la panique.
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Lennon P. DaughertyGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Problème technique [Feat. Lennon P. Daugherty]   Lun 22 Mai - 22:03

Joyce & Lennon
Problème technique

Faire les courses n’était pas du tout mon activité favorite. Je n’aimais pas vraiment le fait qu’il y avait toujours un paquet de gens à ces endroits, qu’importe l’heure à laquelle je m’y rendais. Tantôt, c’était les parents avec les enfants qui voulaient absolument tout ce qui se trouvait dans les rayons de desserts, après c’était les vieilles personnes qui ne savaient pas du tout quoi prendre, les hommes d’affaires trop pressés capables de bousculer tout ce qui passait pour être les premiers à la caisse… Bref, il y avait toujours quelque chose susceptible de m’embêter, finissant par me convaincre que chaque fois que je me rendais dans une boutique, ou pire encore, dans un supermarché, ce serait une mauvaise expérience. Cependant, il y avait certains moments où je n’avais pas le choix. Je ne vivais avec personne, et je n’irais jamais jusqu’à demander à quiconque de faire mes courses à ma place. Non seulement, ce serait lâche de ma part mais de plus, j’aurais beaucoup trop peur que la dite personne désignée ramène quelque chose que je ne voulais pas, par exemple, un condiment de la mauvaise marque, quelque chose dans le genre. Peut-être était-ce que des banalités, mais c’était des banalités auxquelles je portais attention, et qui finissaient toujours par me convaincre de faire mes courses moi-même. De ce fait, quelques heures avant de commencer mon service de nuit à la base, je me rendis au grand centre commercial de la ville, sachant que j’y trouverais tout ce dont j’avais besoin et ce, sans devoir me rendre à plusieurs endroits à la fois, ce que je voulais encore moins faire. Stratégiquement, et aussi pour passer le moins de temps possible dans cet endroit beaucoup trop populeux à mon avis, encore et toujours, je décidai de commencer par le dernier étage, jusqu’au premier, histoire de ne pas être obligé de remonter avec quoi que ce soit, et jouer à faire du monte et descend dans l’ascenseur. J’allai prendre des premiers articles, puis commençant déjà à avoir les mains remplies, je pris l’ascenseur dans le but d’atteindre les étages inférieurs. Normalement, je n’aimais pas trop ce genre de chose, mais j’avais appris à m’y faire. Et puis, heureusement, il n’était pas rempli; une jeune femme, un peu plus jeune que moi, partageait l’habitacle en ma compagnie. Et celle-ci, seule également, ne me parut pas trop encline à parler, ce qui me convenait parfaitement. Mais comme si soudainement, tout ne pouvait aller bien pour une fois, l’ascenseur s’interrompit brusquement, trop brusquement pour que nous soyons arrivés à l’étage. Puis, les lumières s’éteignirent, et les portes ne s’ouvrirent pas. Dans un premier temps, je tentai d’appuyer sur les boutons, mais rien n’y fit. Puis, je tapai dans les portes, et je dis:  « Euh, il y a quelqu’un ? », sans toutefois m’oser à crier, quoi que ce soit du genre. Puis, fermant les yeux, tentant de prendre sur moi pour le coup, je ne pus toutefois m’empêcher de dire, surtout pour moi-même:  « C’est pas sérieux ça… » Fortement, je soupirai, tentant tant bien que mal de trouver une solution. Je tentai de sortir mon téléphone portable, mais incapable de le trouver, persuadé que je l’avais laissé dans ma voiture, comme trop souvent je le faisais, je laissai tomber l’idée, jusqu’à ce que je semble me rappeler de la présence de la jeune femme avec moi. Devrais-je lui demander ? Dans un premier temps, je n’osai pas, mais au vu de l’urgence de la situation, du fait que je serais sûrement en retard si jamais je ne me bougeais pas, je me tentai à lui demander, d’une voix presqu’inaudible:  « Excusez-moi… Vous n’avez pas votre… Un… Téléphone portable sur vous par hasard ? » 

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MessageSujet: Re: Problème technique [Feat. Lennon P. Daugherty]   Mar 23 Mai - 13:25

Faire les courses n'était pas une partie de plaisir, et Joyce pensait que c'était l'avis de tout le monde, mais quand elle voyait parfois des enfants qui semblaient épanouis avec leurs parents dans les rayons du supermarché, elle doutait que ce soit l'opinion de tous. À moins qu'ils étaient là dans le simple et unique but de pouvoir obtenir ce qu'ils souhaitaient, et suivre leurs parents avait été l'occasion rêvée. Elle se souvenait quand elle allait faire les courses avec Isaak, elle le promenait dans sa poussette et il était toujours très calme. Si seulement il pouvait encore être là.. Une nouvelle fois, la blonde se surpris à penser de manière négative, mais maintenant elle n'avait plus le droit, elle était avec Tommy, elle était heureuse avec lui alors, elle ne devait plus penser à ses sombres idées.

Déambulant dans les allées du supermarché, elle savait assez bien où elle devait aller, c'est pour cela qu'elle avait un certain itinéraire histoire de ne pas monter et descendre des dizaines de fois. C'était tout une organisation quand le centre commercial s'étalait sur plusieurs étages, et Joyce était maintenant assez habituée pour avoir pris quelques habitudes, comme celle de prendre l'ascenseur par exemple. Sauf que tout ne se passa pas comme elle l'aurait espéré cette fois-ci.

Une fois dedans, il commença à descendre jusqu'à s'arrêter brutalement, les lumières s'éteignaient une à une, et rapidement la cabine en fer se retrouva plongé dans le noir. Inconsciemment, la blonde se réfugia contre une des paroies et se fit violence pour ne pas s'asseoir par terre et se terrer dans le coin en attendant que tout cela passe. Les lieux fermés et exigus comme celui-ci était loin d'avoir sa préférence, surtout lorsqu'elle était enfermée avec un jeune homme, bien qu'il paraissait tout à fait inoffensif.

C'est même lui qui prit les dispositions et se mit à taper contre les portes afin que quelqu'un puisse venir les secourir, mais aucune réponse. Le bruit de la musique, et des gens qui marchaient dans les allées devaient être supérieur à celui qu'il faisait en tapant sur ces portes. Joyce l'observait tout rn restant en arrière, elle était paniquée et essayait tout simplement de se contrôler pour ne pas se laisser submerger par une nouvelle crise d'angoisse. C'est à ce moment que le jeune homme sembla se rappeler que la jeune femme était avec lui dans l'ascenseur et c'est à elle qu'il s'adressait en lui demandant son téléphone portable. Elle fouilla dans son sac de manière assez maladroite puis, le tendit au jeune homme d'une main tremblante.

" - Le voici.." fit-elle après l'avoir déverouillé et laissé sur l'écran d'accueil avec comme photo son fils et elle.

Mais la question actuelle était de savoir s'ils allaient avoir du réseau, car bien souvent, il n'y en avait pas. Dans ce cas-là, ils allaient devoir attendre jusqu'à ce que quelqu'un se rende compte que la cabine est bloquée et qu'il y a possiblement des personnes dedans. Peut-être que d'ici le lendemain matin elle pourra enfin sortir d'ici et rentrer au chaud. Son souffle commença lentement à s'accélérer, ses extrémités devenaient de plus en plus emprises à des fourmillements, à tel point qu'elle les sentait difficilement.
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MessageSujet: Re: Problème technique [Feat. Lennon P. Daugherty]   Lun 5 Juin - 0:56

Joyce & Lennon
Problème technique

Je ne me sentais pas particulièrement à l’aise d’avoir demandé à la jeune femme de cette façon de me remettre son téléphone portable, parce que ce n’était pas mon genre de m’imposer de la sorte. Et puis, même si me concernant, je ne tenais pas tant au mien, je savais, j’avais observé plutôt, que pour certaines personnes, leur portable, c’était comme leur troisième poumon, et il était hors question de le leur enlever. Après, ça ne voulait pas dire que je comprenais pourquoi certaines gens réagissaient de la sorte, mais trop mal placé pour passer quelconque commentaire, je ne disais rien sur le sujet, même si là, je voyais ce téléphone comme étant le meilleur moyen de nous sortir de là. Heureusement pour moi, la demoiselle ne sembla pas en faire tout un cas, déverrouillant son portable pour me le tendre. Inévitablement, même si ce n’était pas ce que je voulais faire, je vis la photo qui servait de fond d’écran, d’une jeune femme avec son enfant. La jeune femme, c’était celle qui se trouvait à côté de moi, et le gamin, était-ce le sien ? Ne me voyant clairement pas le demander ici et maintenant, voire même à quelconque moment donné, je ne passai quelconque commentaire, puis je m’affairai à regarder le numéro d’urgence écrit sur le tableau de bord de l’ascenseur, puis je le composai sur le téléphone. Une fois que je me fus assuré que j’avais composé le bon numéro, j’appuyai sur le bouton vert pour démarrer l’appel, mais bien rapidement, je me heurtai à une ligne inaccessible. Je tentai une seconde fois, pour finalement me rendre compte que le réseau ne marchait pas. Soupirant, grognant même quelque peu, sans toutefois pousser de juron, parce que jamais je ne pourrais me permettre de faire une chose pareille en public, voire même en privé pour tout dire, je remis le téléphone à la jeune femme en disant:  « Ça ne marche pas… Me… Merci quand même. » Maladroitement, je tentai de sourire, mais je n’y parvins pas. En toute franchise, cette situation ne me plaisait pas du tout, à un tel point que j’en tremblais quelque peu. Mais ça, je n’en fis pas tout un cas, compte tenu du fait que je tremblais souvent, dès qu’un petit quelque chose m’embêtait, à vrai dire. Et puis, décidé à ne pas baisser les bras, je me tournai vers la dernière solution que j’avais en tête, soit d’appuyer sur le bouton d’urgence. Un bruit sourd se fit entendre, signifiant que le bouton marchait, mais rien ne survint par la suite. Est-ce que quelqu’un avait été alerté ? Ou bien cela menait à rien ? J’appuyai une autre fois, et sachant que rien ne servirait d’en faire plus pour le moment, je passai une main sur mon visage dans un soupir, puis je finis par marmonner:  « Je déteste, je déteste tellement faire les courses… » À ce moment précis, j’en étais limite à me demander si la prochaine fois, je ne ferais pas mieux de faire livrer mes achats à la maison. Ce serait très paresseux de ma part, mais au moins, je ne me retrouverais pas dans ce genre de situation susceptible de me faire paniquer au plus haut point.

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MessageSujet: Re: Problème technique [Feat. Lennon P. Daugherty]   Lun 5 Juin - 13:39

En temps normal, Joyce n'aurait sans doute pas prêté son téléphone portable, non pas parce qu'elle le considère comme son journal secret, hormis les numéros de téléphone, il n'y avait rien de privé dedans, mais, parce qu'elle aurait eu peur que la personne ne prétexte une excuse bidon pour lui subtiliser son téléphone et qu'elle ne le revoit plus. Alors certes ce n'était pas le dernier portable dont tous les médias parlent, que tout le monde veut s'arracher, mais ça lui permet tout de même d'envoyer des messages et de téléphoner. Elle n'a pas les moyens qu'on tout ces gens qui prônent leur fortune sous le nez des autres, les rabaissant sans cesse en leur faisant comprendre qu'ils ne sont rien. Plus d'une fois Joyce avait été confronté à ce jugement de la part des autres, et aujourd'hui ça n'avait pas vraiment changé, étant donné le regard que portait ses "collègues" sur elle, ainsi que les chuchotements sur son passage.

Mais pour le moment, le plus important était qu'ils devaient absolument sortir d'ici, sinon Joyce ne tiendrait pas longtemps avant de faire une nouvelle crise d'angoisse. Alors c'était sans doute son instinct de survie qui avait répondu lorsque le jeune homme lui avait demandé son téléphone portable. Après l'avoir déverrouillé, elle le lui avait rendu, espérant que tout ceci mette fin à leur calvaire. En vain.. Il le lui rendit quelques secondes plus tard elle lui annonçant que ça ne marchait pas. Elle se sentit alors défaillir, ses jambes ayant de plus en plus de mal à la soutenir, elle ne tarda pas à sentir le sol froid sous elle. Désormais assise par terre, elle regarda toujours le jeune homme agir. Elle l'admirait pour le calme dont il pouvait faire preuve, jamais elle n'aurait été capable d'agir de la sorte. La preuve, elle était de nouveau prise d'une crise d'angoisse. Et s'ils ne s'en sortaient pas ? Et s'ils passaient des jours enfermés dans cette boîte métallique sans manger et sans boire ? Joyce ne pouvait s'empêcher de penser au pire, comme bien souvent.

Elle entendit le jeune homme marmonner des propos qu'elle fut incapable de comprendre. Elle avait entendu un bruit sourd, mais elle n'arrivait plus à garder ses pensées claires. Son souffle devenait de plus en plus saccadé, et impossible pour elle de se calmer. Elle chercha de l'air mais en vain, elle était de plus en plus fragile, des forces passaient dans le fait d'essayer de se caler sur un rythme plus calme, pour lui permettre de reprendre contenance, mais ce fut qu'un échec de plus. Elle espérait sincèrement que tout cela allait rapidement se finir.
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MessageSujet: Re: Problème technique [Feat. Lennon P. Daugherty]   Mar 20 Juin - 14:23

Joyce & Lennon
Problème technique

Je ne pouvais pas nier le fait que j’étais particulièrement nerveux dans cette situation. C’était dans ma nature de ne pas aimer tout ce qui différait de l’ordinaire, d’avoir peur de pas mal de choses, comme le fait d’être enfermé dans une boîte de fer sans savoir quand et comment je pourrais en sortir. Pour certains, être avoir moi dans ce type d’incident était problématique, puisque j’étais comparable à une véritable plaie dans ce genre d’évènement. Ou plutôt, j’avais pour habitude de l’être. Heureusement, mon métier m’avait appris autrement. Je n’avais pas été formé à ne pas avoir peur ou bien à conserver un minimum mon calme, mais cela m’avait été tant imposé que maintenant, je ne me posais plus la question; je savais que si jamais je me sentais paniquer, qu’importe où je me trouvais, le mieux était de tenter de garder mon calme, même si ce n’était pas nécessairement facile. Et même si je n’étais pas sur un champ de bataille ou bien à la base, il n’en demeurait pas moins que céder à la panique serait tout sauf utile, donc je l’appliquais au quotidien, comme dans cet ascenseur. Comment je fis ? Premièrement, je tentai d’inspirer aussi bien que possible, puis je fermai les yeux un instant, me disant que ma vie n’était pas en danger, que ce n’était pas la fin du monde. Lentement, mais sûrement, outre râler, je n’eus pas envie de faire quoi que ce soit d’autre montrant que j’étais sur le point de céder à la peur ou quelque chose du genre. Cela me permit alors de tourner la tête vers la jeune femme qui était à côté de moi pour me rendre compte que si moi, j’étais inconfortable, elle, elle semblait l’être encore plus. Peut-être que ce n’était pas tout le monde qui le verrait, mais puisque moi, c’était mon métier de percevoir ce qui n’allait pas chez les gens, je le compris bien rapidement. Espérant la convaincre que ça irait, et pour finir de me convaincre par la même occasion, je tentai maladroitement de lui dire, d’un ton qui se voulait rassurant, mais qui n’était pas nécessairement convaincant:  « Oh… Hey, ça va aller… » J’aurais voulu à ce moment avoir la force d’esprit pour ajouter un petit sourire à mon propos, mais je n’y parvins pas. Mais refusant de m’en tenir à ce simple propos, alors que je savais pourtant que je n’étais pas le plus loquace ni le plus à l’aise quand venait le temps de tenir la conversation, j’ajoutai:  « Il y a certainement quelqu’un avec une poussette ou un chariot trop lourd qui va vouloir utiliser l’ascenseur, qui ne marchera pas, et qui va bien râler… C’est rempli de gens comme ça ici, je sais même pas pourquoi ils décident de venir à une telle heure quand ils ont toute la journée pour faire leurs courses alors que les gens normaux, non… » Réalisant que mon discours ne tenait pas de bout, était bourré de préjugés et n’était pas du tout fait pour la situation, je me sentis horriblement coupable. Je me trahis par un rire nerveux, suivi d’un:  De… Désolé… » qui fut le dernier mot que je parvins à dire, puisqu’après, je fus trop occupé à pincer les lèvres pour ne pas céder à la tentation de dire quoi que ce soit d’autre susceptible de m’enfoncer davantage.

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MessageSujet: Re: Problème technique [Feat. Lennon P. Daugherty]   Mar 20 Juin - 15:49

La jolie blonde ne savait pas vraiment comment rester calme. Ses crises d'angoisse se faisaient désormais de plus en plus présentes, et parfois même de plus en plus importante. Malgré le fait qu'elle avait essayé de garder son calme, c'était en vain.

Le jeune homme quant à lui semblait savoir garder son sang froid, du moins, en apparence. Elle aurait bien aimé lui demander la manière qu'il utilisait pour garder son calme, mais c'était trop tard, elle fut prise d'une crise d'angoisse, manquant d'air, elle commençait à suffoquer, ses mains devenaient moites et elle voyait apparaître devant elle des points noirs.

L'inconnu de l'ascenseur se rendit alors compte de l'état dans lequel était Joyce. Il essaya de la rassurer, de se montrer au maximum proche d'elle, mais ce fut en vain. Bien que ses paroles avaient tout pour aider Joyce, ce ne fut pas assez pour qu'elle puisse se calmer, contrôler son souffle.

Mais les paroles suivantes de l'inconnu surprit la blonde. Qu'entendait-il par gens normaux ? N'en faisait-il pas parti ? Elle n'était pas vraiment choqué par de telles propos mais elle se questionnait tout de même. Au fond, malgré les apparences le jeune homme semblait aussi pris à un malaise qu'il arrivait à cacher.

" - Les gens normaux ?"

Si ça se trouve, cet homme faisait parti de ceux bourrés de fric, qui envoyait faire leurs courses à leur bonne et qui n'a jamais mis les pieds dans un commerce quelconque. Le type de personne que Joyce avait vraiment du mal à apprécier.

" - Peut-être que les gens viennent faire leurs courses à cette heure-ci parce qu'ils travaillent dans la journée, c'est une des raisons pour laquelle les gens font leurs courses après être rentré du boulot."

Elle avait peut-être été un peu plus froide qu'elle ne l'aurait voulu, mais ces clichés émit par cet homme mettait la suédoise en colère, à tel point que ça n'arrangeait rien à sa crise.
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MessageSujet: Re: Problème technique [Feat. Lennon P. Daugherty]   Ven 7 Juil - 15:11

Joyce & Lennon
Problème technique

Mon discours ne faisait aucun sens, je le savais parfaitement et plus encore, je le regrettais profondément. Ce que je voulais dénoncer en vérité, c’était surtout le fait que trop souvent, histoire de rendre les courses encore plus désagréables, les gens qui étaient à la retraite, ou en congé de maternité, qui avaient parfois du mal à se déplacer au même rythme que les autres, semblaient faire exprès pour venir garnir le centre commercial alors que c’était les travailleurs qui devaient s’y rendre pour prendre certaines affaires avant de rentrer chez eux. Pourquoi ne pas y aller quand il n’y a personne ? Ça, je ne l’avais jamais compris, mais après, je n’en avais jamais parlé ouvertement avant aujourd’hui. Mais dans la panique, cela m’avait échappé, et encore pire, cela m’avait échappé un peu n’importe comment. Inutile de mentionner que cette première tentative n’avait été là qu’un lamentable échec, un lamentable échec qui se solda par une réflexion de la part de la demoiselle, une réflexion que j’avais probablement méritée, je n’allais pas le nier, mais une réflexion qui me heurta quelque peu dans mon comportement, comme chaque réflexion qu’on pouvait me faire. D’instinct, je me recroquevillai un peu plus sur moi-même, grattai ma nuque à l’aide de ma main, fermai même les yeux un instant, comme si j’espérais que tout cela n’était que cauchemar et que j’allais me réveiller, tranquillement chez moi ou quelque chose du genre. Cependant, quand j’ouvris les yeux, après avoir murmuré un presqu’inaudible:  « Ce n’est pas ce que je voulais dire… » sur un ton particulièrement honteux, voire presque triste, je me rendis compte que j’étais toujours dans cet ascenseur, dans cette situation extrêmement gênante, et au vu de ce qui venait de se passer, de plus en plus stressante pour ma personne. Profondément embêté, j’en vins même à prendre ma tête entre mes mains, puis ajouter:  « Non, c’est pas du tout ce que je voulais dire, vraiment pas… », ayant soudainement envie de simplement m’asseoir dans un coin et ne plus y bouger, même si clairement, je ne pouvais pas faire une chose pareille. Gamin, ça passait encore, mais adulte, alors que je faisais tout pour faire fi de ma différence, ce n’était juste pas possible et ce, qu’importe si l’envie était grande ou pas de le faire, d’autant plus que certainement, je devais déjà paraître suffisamment ridicule comme ça.

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MessageSujet: Re: Problème technique [Feat. Lennon P. Daugherty]   Jeu 13 Juil - 13:37

Il est vrai que Joyce n'était peut-être pas une femme comme les autres, elle faisait souvent tâche partout où elle allait. Trop souvent l'avis des autres l'avaient empêchés de vivre sa propre vie comme elle l'entendait, et pourtant, elle ne pouvait se résoudre à ne pas écouter toutes ces critiques à son égard. Bien sûr qu'elle ne roulait pas sur l'or, qu'elle n'était pas habillé avec des habits de marque, mais est-ce que c'est vraiment ça qui conditionne la personne que l'on est ? Il faut croire que dans la société actuelle, le proverbe "L'habit ne fait pas le moine" n'a aucun sens puisqu'on juge les autres sur leur apparence physique.

Voilà pourquoi en temps normal, Joyce n'aimait pas vraiment aller faire les courses, se montrer, se faire dévisager. Mais elle n'avait pas eu le choix si elle voulait manger ce soir. Alors elle avait décidé de prendre l'ascenseur avec ses sacs quand celui-ci tomba en panne. Elle se retrouva alors avec cet homme, qui jusqu'à présent lui semblait sympathique. Mais ça, c'était avant qu'il ne se mette à critiquer les gens. Les gens comme elle au fond, alors forcément que ça la blessait directement.

" - Vous avez commencé, finissez votre penser maintenant."

Joyce en avait presque oublié sa crise d'angoisse. Elle était concentrée sur cet homme et ça l'aidait à ne pas y penser. Elle n'était peut-être pas très causante en temps normal, mais malgré sa timidité, quand elle avait quelque chose à dire, elle n'hésitait pas. Encore plus cette fois-ci où l'homme coincé avec elle dénigrait les personnes comme elle, qui travaillait et ne pouvait pas venir faire leurs courses plus tôt.

" - Si ça vous dérange tant que ça, pourquoi vous ne venez pas faire vos courses plus tôt vous ?"

Est-ce les propos de cet homme allaient vraiment prendre une telle importance ? Allaient-ils vraiment créer une histoire pour de simples paroles alors qu'ils étaient enfermés dans un ascenseur ? Non, Joyce devait temporiser les choses, relativiser en se disant que quelqu'un allait rapidement découvrir la panne et venir les sortir de là, du moins, elle l'espérait du plus profond de son cœur.
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MessageSujet: Re: Problème technique [Feat. Lennon P. Daugherty]   Lun 17 Juil - 16:31

Joyce & Lennon
Problème technique

Sachant très bien que ce n’était pas tout le monde qui pouvait profiter des périodes tranquilles des centres commerciaux pour faire leurs achats, ce n’était pas ceux qui venaient après le boulot que je critiquais, mais bien ceux qui pouvaient se le permettre et qui venaient aux heures de pointe quand même, bousculant tout le monde avec poussettes, fauteuils roulants et autres trucs du genre. Après, peut-être que ces gens n’avaient pas de mauvaises intentions, peut-être n’avaient-ils même pas le choix, mais j’étais persuadé que dans cette manne de monde, certains ne réfléchissaient pas aux conséquences. Peut-être était-ce idiot, peut-être qu’en raison de cette discussion, mon opinion allait changer, ou plutôt, je la ferais taire à tout jamais, qu’importe la situation dans laquelle je me trouvais. Inutile que j’aille plus loin dans mes explications pour comprendre que ce que je disais était un peu n’importe quoi, et j’aurais tout donné pour pouvoir me faire tout petit et oublier cette discussion, mais je ne le pouvais pas. Et pire encore, la demoiselle insistait pour que je continue à aller au bout de ma pensée. Aux prises avec un nouveau moment de panique, un blocage mental, je secouai la tête, comme un enfant obstiné, pour signifier que non, je ne terminerais pas mon propos. C’était ridicule de laisser tout cela en suspens de la sorte, et n’importe quelle personne normale aurait été capable de le faire, mais moi, je n’y parvenais pas. À cause de ma condition ? Pas directement, mais il était certain que mon incapacité à établir des relations sociales normales ne venait certainement pas m’aider dans le cas présent, je ne pouvais pas le nier. Pire encore, cette condition me donnait simplement envie de cesser de parler et ce, qu’importe le temps que cette panne allait durer. Mais malheureusement, je fus contraint de reporter mon attention sur mon interlocutrice, qui en vint à poser une autre question, un peu plus simple, heureusement, à laquelle je répondis, toujours aussi nerveux:  « Parce que je viens de finir mon service… » Je savais bien que ça allait à l’encontre de ce que je venais de dire, mais espérant pendant un instant que cela pourrait me permettre de clarifier mon propos, je fermai les yeux, et imaginant que je ne parlais à personne d’autre que mon chien, ou même mon ami imaginaire de quand j’étais gamin, je dis:  « Et je sais que c’est pas tout le monde qui peut faire les courses quand veut bien. Mais ceux qui le peuvent, pourquoi ne pas profiter des moments de quiétude ? » C’était bien la première fois depuis le début de cet échange que je parlais environ normalement, que j’avais l’impression d’avoir tenu un propos un peu plus clair. Mais cela ne dura pas, puisque bien rapidement, j’en vins à ajouter:  « En tout cas, c’est ce que je ferais, je n’aime pas quand il y a trop de gens… » dans un marmonnement presqu’inaudible, mais au vu de la petite taille de la cabine, il était fort possible que la jeune femme m’ait entendu le dire. Mais à ce point, j’avais l’impression que qu’importe ce que je dirais, ça ne ferait plus grande différence à partir de maintenant.

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Je voulais que tu comprennes ce qu'est le vrai courage, au lieu de t'imaginer que c'est un homme avec un fusil à la main. Le vrai courage, c'est de savoir que tu pars battu, mais d'agir quand même sans s'arrêter. - Guillaume Musso
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Problème technique [Feat. Lennon P. Daugherty]
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