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 Isaiah & Luis ▬ En route pour la ville d'à côter

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MessageSujet: Isaiah & Luis ▬ En route pour la ville d'à côter   Ven 16 Juin - 21:51

Isaiah & Luis
En route pour la ville d'à côter

« - N’oublie pas de faire tes papiers. » Je pose les yeux sur mon collègue assis à mes côtés. « - Non, je vais à New-York et je vais chercher ce qu’il me faut t’inquiète. » Ca fait des mois que je lui dis ça, et aussi des mois que je ne fais rien. La peur de me rendre à New-York est plus forte que mon envie d’être ambulancier. Mais cette fois j’y vais vraiment c’est prévu. Isaiah vient avec moi et ça me rassure puisque je ne suis pas tout seul. Il sait qu’on va faire des papiers, il sait aussi pourquoi mais il ne sait pas pourquoi je n’ai pas envie de m’y rendre en solo. C’est tellement délicat à expliquer comme situation de toute façon. Puis je ne lui ai jamais parlé de mon passé, je ne le fais qu’avec le psychologue. Je sors de la voiture, saluant mon collègue tout en le remerciant de m’avoir reconduit chez-moi. Je rendre dans l’appartement, termine de préparer le reste de mes affaires avant de me mettre au lit jusqu’au lendemain. Levé à l’aube comme d’habitude, je ne dos jamais beaucoup. Les rêves ne tournent pas positif avec moi et ça m’empêche de dormir plus longtemps. Au moins j’ai du temps devant moi c’est toujours ça de pris. Une petite douche me permet de me sentir un peu plus réveillé, un peu mieux en forme pour une journée de voyage et de stress. Est-ce que je mange ? Je n’ai pas vraiment l’appétit, je sais que normalement je dois le faire mais… Non franchement aucune envie. Même un coup d’œil dans mon placard ne suffit pas. Une tasse de café et ça sera bon pour ce matin. Je m’en sers d’ailleurs une me posant quelques minutes sur le canapé, rêvassant à plusieurs choses. Je me vois déjà dans les rues de ma ville natale. Je soupire doucement, terminant ma tasse et me levant pour la mettre dans l’évier simplement. Je bouge, je m’occupe, c’est le seul moyen pour ne pas penser. Un peu de musique, du nettoyage rapide. Je termine également de me préparer histoire de ne pas ressembler à rien du tout. J’ai les papiers qu’il me faut avec moi, tout est bon. J’attends la venue de mon ami maintenant. Heureusement qu’il vient avec moi d’ailleurs, il a sa voiture, sans ça, nous aurions dû prendre les transports en commun. Pas que ça me dérange mais ça aurait été un peu plus pénible quand même. Tournant en rond encore pendant quelques minutes, je suis soulagé d’entendre le klaxon en bas de mon immeuble. Je vérifie que c’est bien lui, avant de me saisir de mes affaires, sortir de mon appartement et descendre en vitesse. J’ouvre la porte d’en bas, la claquant en sortant sous le regard d’une vieille femme à qui je viens de faire peur. « - Excusez-moi. » Je lui adresse un sourire désolé puis poursuit mon chemin. J’ouvre la portière de la voiture montant à l’intérieur de suite, laissant mon sac à mes pieds. « - Salut. Merci de passer me prendre. Ca va ? » Je le salue directement, lui adressant un sourire. J’ai beaucoup moins de mal à lui parler maintenant que je le connais un peu plus. Je commence à lui faire confiance tout doucement. Peut-être pas encore totalement seulement. J’ai difficile avec ça, je ne peux pas mentir, ça n’est pas mon fort. « - Je me permet d’ouvrir la fenêtre, il fait chaud. » J’appuie sur le bouton, pour que la fenêtre soit ouverte. Je pose mon bras simplement dessus regardant vers l’extérieur. La route va sans doute être longue. Enfin surtout à cause du nombre de voiture qui circulent, encore plus à New-York d’ailleurs. Tout est une question de patience après, et puis je suis bien accompagné. C’est pas comme le voyage pour m’enfuir de New-York, ça a été autre chose. Surtout que j’étais encore plus stressé que maintenant.
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Isaiah E. NavarroGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Isaiah & Luis ▬ En route pour la ville d'à côter   Dim 25 Juin - 21:14

Luis & Isaiah
En route pour la ville d'à côter

Prendre la route pendant plus de deux heures pour de la paperasse ? Sortir de la maison pendant toute une journée, si ce n’était pas davantage - en espérant que ce soit davantage ? Ne pas devoir parler ou entendre parler de ma femme pendant tout ce temps ? Qu’importe si le but de ce petit voyage était banal ou pas, quand Luis m’avait proposé de l’accompagner jusqu’à New York pour qu’il puisse aller récupérer certains documents, j’avais dit oui sans hésiter. Pour moi, c’était jour de congé, puisque mes élèves étaient en examens de fin d’année et que mes cours étaient terminés, le temps était propice, pour moi, tout était tout simplement parfait. Inutile de mentionner que la veille, ce fut avec un certain enthousiasme - que je tentai de ne pas trop ébruiter toutefois - que je préparai mes affaires pour cette petite virée en voiture. Bien sûr, Maureen avait vu le sac, mais rapidement, je lui avais fait savoir que c’était quelque chose lié aux cours. Je ne pensais même plus à travailler mes mensonges de sorte à ce qu’ils soient parfaitement crédibles. De toute façon, à ce point, elle était tant aveuglée par sa haine que cela ne changeait plus rien. Limite, j'en venais à me demander quelles étaient ses raisons pour me garder. Je savais que moi, je ne demandais pas le divorce parce que je n’osais pas le faire, parce que je craignais trop ses représailles, comme je les craignais au quotidien en fait, mais elle, pourquoi ? Pendant un instant j’avais cru que c’était parce que c’était sa façon de me montrer de l’affection, mais à ce point, c’était devenu juste malsain, une routine pénible, qui se devrait de changer à un moment ou un autre, mais qui ne se modifiait de quelconque façon. De mon côté, j’avais appris à vivre avec, je continuais d’avancer, et je profitais donc de ces moments, comme cette journée, pour m’échapper, passer à autre chose, rentrer prêt à attaquer la suite. Mais quand je pouvais m’échapper, je ne faisais pas les choses à moitié. De ce fait, ce fut relativement tôt que je me levai, et après une douche, puis un petit-déjeuner simple, mais consistant, puis je pris mes affaires et je pris la route pour aller chercher Luis. Avant cela, je fis quand même un petit détour pour aller faire un plein d’essence qui ne serait pas de trop, mais dès que ce fut chose faite, j’arrivai devant chez mon ami, qui ne tarda pas à sortir pour venir s’installer dans le véhicule. Ce fut avec un sourire chaleureux que je l’accueillis, puis que je lui répondis:  « Ça me fait plaisir. Ça va et toi ? » Sur ces mots, voyant qu’il était installé et que par conséquent, nous n’avions aucune raison d’attendre plus longtemps, d’autant plus que plus on traînait, plus il serait difficile de sortir de Washington, je me remis en route, direction New York. Peu de temps après que nous soyons partis, alors que j’étais limite sur le point de demander à Luis si la température de l’habitacle lui convenait, celui-ci décida d’ouvrir la fenêtre, pour qu’ils fasse moins chaud. Voyant qu’il avait réglé le souci de lui-même, j’acquiesçai avec un petit:  « Pas de soucis. » me concentrant de nouveau sur la route, tandis qu’un petit silence s’installait dans la discussion. Je me doutais bien que nous n’allions pas parler telles des pipelettes pendant tout le trajet, mais que cela tombe mort aussi rapidement après l’arrivée de Luis ? Cela ne me semblait pas trop juste, pas trop normal. Mais ne m’osant pas lui poser des questions trop personnelles d’emblée, je décidai de me contenter de lui demander:  « As-tu une adresse précise où il faut aller pour tes papiers ? » Parce que j’avais beau connaître un peu New York, pour y aller environ une fois par an pour aller voir un match des Yankees, il n’en demeurait pas moins que je n'y vivais pas. De ce fait, je préférais connaître le trajet d’avance plutôt que de tourner en rond dans la Grosse Pomme, d’autant plus qu’il y avait bien des moyens de faire des détours dans une ville aussi grande et complexe.

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Parfois j'aimerais pouvoir remonter le temps et effacer tout ce qui fut triste. seulement la gaieté ne disparaîtrait-elle pas aussi ?  - Nicholas Sparks
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MessageSujet: Re: Isaiah & Luis ▬ En route pour la ville d'à côter   Ven 28 Juil - 11:55

Isaiah & Luis
En route pour la ville d'à côter

Acquiesçant d’un signe de tête suite à sa question. « - Ca va. » Je lui adresse un sourire, pour améliorer la réponse offerte. Certes, ça ne va pas réellement, mais cette réponse évite les questions. Je n’ai pas trop envie de donner des réponses et des explications. Ces choses-là non pas besoin d’être partagées de toute manière. Je n’ai pas besoin de ressentir la pitié des autres sur ma situation. Elle s’est d’ailleurs améliorée depuis quelques années, puis je suis loin de ma ville natale, loin de cette famille complètement dingue, loin de tous ces souvenirs douloureux. Je me demande où se trouve mon frère pour le moment, peut-être qu’il est à New-York. Enfin il vit sa vie simplement. Je ne lui ai rien dit concernant ma venue dans la ville. Je n’ai pas envie de le voir. Je ne veux rien savoir pour le moment. Je veux juste qu’on me fiche la paix, question famille. Puis je ne suis pas seul. Isaiah se serait certainement posé des questions si jamais je lui avais fait voir quelqu’un qui me ressemble quand même un petit peu. Non, c’est bon ainsi. Je respire calmement, profitant du vent qui rentre dans la voiture grâce à la fenêtre que je viens d’ouvrir. Ca permet d’avoir un peu de fraicheur, ce n’est pas plus mal. Je regarde la route, laissant mon regard vers l’extérieur. Je réfléchis en même temps, puis je reviens sur terre quand j’entends la voix du brun à mes côtés. « - Oui. Enfin c’est la mairie du quartier dans lequel j’habitais à l’époque. » Dis-je en fouillant ensuite dans ma poche pour en sortir le papier sur lequel j’ai pris soin de noté l’adresse à laquelle nous devons nous rendre. Je le lis, puis le pose sur le tableau de bord afin qu’il puisse le voir lui aussi si jamais il en a besoin. Je regarde mes mains ensuite, penchant un petit peu la tête. Je grimace légèrement, puis remonte le regard. Je regarde loin devant moi avant de reprendre. « - Tu as pris quoi avec toi ? » Demandais-je finalement. C’est sans doute une bête question à son sens, mais pas pour moi. J’ai bien envie de le savoir. Je n’ai pas pris grand-chose de mon côté. Ce dont j’ai besoin. Il va falloir aussi que je lui donne de l’argent, pour le trajet, pour l’essence. Enfin que je participe, ça me paraît logique de le faire. Je ferai ça certainement plus tard. « - Dis… Tu resteras ? Enfin, je veux dire, tu m’attendras, tu ne vas pas partir quand je ferai mes papiers ? » Je préfère qu’il ne soit pas trop loin, on ne sait jamais. Mais je ne peux pas non plus le lui demander, ou l’obliger à faire quoi que ce soit. Il a le droit de faire ce qu’il veut. J’ai juste besoin de savoir. Je ne sais pas sur quoi je vais tomber une fois là-bas. Et bon, deux heures, c’est plus court qu’on ne le pense parfois. Surtout en cas de stresse. Je me sentirai beaucoup mieux une fois que tout sera fait, honnêtement. Pour le moment, c’est un peu sur ça que je suis focalisé, je me sens incapable de voir autre chose. Il le faut pourtant, je ne suis pas seul. « Au fait, ta femme n’a rien dit que tu viennes avec moi ? Au pire je lui expliquerai, que j’avais besoin de toi et que tu n’avais pas vraiment le choix. » Je ris légèrement puis hausse les épaules. C’est un peu le cas, bien qu’il avait quand même le choix. Mais je suis rassuré de ne pas être tout seul pour cette fois. Il ne peut pas savoir le soulagement que ça me donne réellement en fait. Mais moi je le sais.
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Isaiah E. NavarroGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Isaiah & Luis ▬ En route pour la ville d'à côter   Mar 15 Aoû - 14:40

Luis & Isaiah
En route pour la ville d'à côter

Une fois les politesses échangées, je décidai de tout de suite régler ce que je considérais être des détails techniques, en l’occurence l’adresse où nous devions nous rendre. Cela ne sembla pas trop ébranler Luis, qui ne tarda pas à me présenter un papier où se trouvait une adresse, adresse qui, aux premiers abords, ne me dit rien. Je ne m’en stressai pas pour autant, d’abord parce que je savais que je ne pouvais pas connaître New York par coeur, compte tenu que je n’y avais jamais vécu et de plus, je savais que j’avais encore du temps pour trouver où cet endroit était situé. Après tout, comme la majorité des gens, mon téléphone était doté d’un système satellite qui pouvait me permettre d’entrer une adresse et laisser l’appareil me donner les directions vers ma destination. De ce fait, je pourrais toujours arrêter un peu plus tard dans une station-service afin d’entrer la fameuse adresse, une fois que nous serions plus proches. Pour le moment, ce n’était pas nécessaire, compte tenu que nous allions passer un bon moment sur l’autoroute, autoroute que j’avais pris plus d’une fois avant aujourd’hui. Cette partie étant maintenant réglée, ce fut au tour de Luis de me poser une question à caractère technique également, concernant sur ce que j’avais pu prendre dans mon sac. Fronçant les sourcils, parce que je ne m’attendais pas à répondre à une telle question ici et maintenant, je finis par dire, dans un haussement d’épaules et sur un ton vague:  « Oh rien de bien particulier… De quoi grignoter sur la route, des vêtements de rechange, au cas, et c’est tout. » J’avais hésité longuement à mettre dans ce fameux sac mon maillot des Yankees, mais je m’étais ravisé, sachant que ce n’était pas là l’important de la journée, la raison pour laquelle nous nous rendions là-bas était pour que Luis puisse régler ses papiers. Qu’est-ce que mon sac avait comme lien avec cela par contre ? N’en ayant aucune idée, j’aurais voulu retourner banalement la question à mon ami, mais ce dernier me devança, en venant à me demander, sur un ton que je crus incertain, si j’allais rester avec lui pendant qu’il allait s’occuper de la paperasse. D’un sourire rassurant, similaire à celui que j’offrais à mes élèves plus angoissés, je lui répondis, tout simplement:  « Bien sûr. », ne m’osant pas à le stresser davantage en lui disant que c’était une question qui n’avait pas lieu d’être. Dans ma tête, je restais avec lui jusqu’à ce que je retourne le déposer à son domicile à la fin de cette journée. J’étais conscient que je ne pourrais pas signer les papiers à sa place, c’était chose normale après tout, mais je n’allais pas le planter là non plus. Non seulement, en mon sens, ça ne se faisait pas, mais en plus, ce n’était même pas logique me concernant. Pourquoi voudrais-je rentrer à la maison plus rapidement alors que j’avais cette occasion en or de m’éloigner de ma femme pendant quelques heures de plus qu’à la normale ? Bon ça, Luis ne le savait pas, et c’était mieux qu’il ne le sache pas non plus, ou bien qu’il ne soit pas au courant de quelconque façon de tout ce qui pouvait se passer avec Maureen. Pour cette raison, je ne bronchai pas quand il vint à s’informer de ma situation conjugale face à cette sortie, me contentant de simplement lui répondre:  « Ne t’en fais pas, je me suis arrangé avec elle. » Bon, la vérité, c’était que je ne lui avais rien dit à proprement parler, mais ça, c’était mon affaire, et il était hors de question que le jeune homme vienne à s’en mêler, que ce soit pour mon bien ou pour le sien. Surtout le sien, devrais-je dire, parce que si je craignais au quotidien pour moi, je craignais encore plus désormais que ma femme s’en prenne à ceux que j’appréciais, ceux dont Luis faisait partie. Mais déterminé à ne pas laisser me miner par cette idée sordide, je ne tardai pas à changer le sujet, histoire de faire de la discussion quelque chose de plus enthousiaste, demandant candidement:  « Ces papiers, ils ne vont pas prendre toute la journée à faire, je me trompe ? Tu veux qu’on fasse quelque chose de particulier le temps que nous sommes là-bas ? » Me concernant, j’estimais que j’avais tout mon temps. Au point où j’en étais, que je rentre en fin d’après-midi, ce soir ou au milieu de la nuit, cela ne changeait pas grand-chose. Et puis, si cela pouvait nous permettre de passer une bonne journée malgré tout, pour sûr, je ne serais pas contre, même si je ne pouvais pas forcer Luis à quoi que ce soit non plus.

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