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 WEST&MICAH ▬ Don't believe everything hapiness says

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Micah Landry-PalmerGod bless America… and Me
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MessageSujet: WEST&MICAH ▬ Don't believe everything hapiness says   Dim 16 Juil - 17:19

West & Micah
Don't believe everything hapiness says

C’était une journée des plus normales qui s’annonçait pour moi. Une journée classique au zoo où se trouvait désormais le bassin des dauphins dont je m’occupais et où il allait rester pour le reste de l’été. Franchement, je ne m’en plaignais pas, puisque je préférais de loin travailler à l’extérieur, et je sentais que les dauphins l’appréciaient davantage aussi. De ce fait, je n’avais pas de quoi me plaindre, et ce fut avec un certain enthousiasme que je me rendis au travail, un peu d’avance, histoire d’avoir un peu de temps pour me changer, aller voir comment les dauphins se portaient et les préparer quelque peu au premier spectacle de la journée. Par contre, cet enthousiasme changea bien rapidement au moment où mon supérieur vint à ma rencontre, et me demanda, tout sourire:  « Hey Micah, tu sais, le numéro spécial que tu as fait pour le 4 juillet ? Eh bien, on s’est dits que ce serait chouette que tu le refasses pour les touristes ce matin… » Peut-être aurais-je dû me montrer particulièrement enthousiaste à l’idée que ce segment du spectacle soit tant apprécié, mais comme je l’avais été quand je l’avais préparé et présenté pour la première fois, je m’en montrai troublé. Troublé parce que pour moi, ce jour, toute cette ambiance patriotique, provoquait quelque chose de particulier chez moi, quelque chose dont je ne parlais jamais. Et bien décidé à ne pas le faire maintenant ou bien refuser une telle chose, j’acquiesçai, et dans un sourire timide, j’ajoutai un petit:  « Pas de problème. » qui n’était pas trop convaincu me concernant, mais qui fut suffisant pour satisfaire mon interlocuteur. Puis, lorsqu’il quitta la salle des employés, ce fut non pas plus que prêt à me rendre au bassin que je me sentis, mais plutôt dans le besoin d’avoir un temps de préparation supplémentaire, psychologique toutefois. En effet, il fallait que je ne cède pas à la nostalgie de quelconque façon, cette nostalgie qui me rappelait ces quelques étés où mon paternel avait été en mesure d’être présent pour la Fête nationale, où nous nous étions rendus à la parade de la ville, avant d’aller faire éclater des feux d’artifice non loin de la rivière. Depuis sa disparition, je n’avais jamais osé y retourner, parce que je savais que ce ne serait pas pareil. Pour ces raisons, ce numéro me rendait nostalgique, d’autant plus qu’il se faisait sur une musique patriotique, me rappelant encore mon père, qui avait disparu pour ce pays, son pays. Tentant de me convaincre qu’au fond, peut-être je le faisais un peu pour lui, qu’importe où il était, je me remis d’aplomb, et une fois habillé de ma tenue et équipé des gâteries pour les dauphins, je me rendis au bassin, peu de temps avant que les touristes arrivent. J’en profitai pour tenter de trouver un peu de réconfort auprès de ceux qui étaient devenus comme mes meilleurs amis en ces lieux, avant de les réchauffer un peu. Puis, quelques minutes après, un groupe vint s’installer, et à l’heure prévue, le spectacle commença. La musique se fit entendre, et au fur et à mesure que celle-ci, combinée avec les commentaires du présentateur du spectacle, me dit quoi faire avec les dauphins. Heureusement, ces derniers se montrèrent plus que collaboratifs, faisant en sorte que malgré tout, je pus me permettre de profiter du moment, comme je le faisais plus souvent qu’autrement dans mon métier, pour mon plus grand bonheur, et soulagement dans le cas présent.
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West PalmerGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: WEST&MICAH ▬ Don't believe everything hapiness says   Dim 16 Juil - 18:43

Micah & West
Don't believe everything hapiness says

« Il faudra prévenir vos proches Monsieur. » Je soupira, coupant la femme d'un haussement d'épaule. J'avais refusé leur aide pour prévenir ma famille, comme j'avais refusé l'aide financière accordée aux héros de guerre. Pour moi, je n'en étais pas un. Je n'avais simplement pas divulguer des informations, ça me ressemblait dans ma vie de tous les jours, je l'aurais fais dans n'importe quelle situation, alors je ne voulais pas, je ne méritais pas un tel honneur. J'étais déjà bien heureux d'être revenir sur cette terre qui m'était si chère. Mais maintenant que j'étais là, la voix de la vieille femme ayant veillé sur moi ressurgissait presque tout les jours. Ils avaient certainement tourné la page... Ces mots tournaient en boucle dans mon esprit, alors pour les oubliés, je faisais ce que je savais faire de mieux dans ces moments : je travaillais. Je n'avais pas encore décider si l'armée était de l'histoire ancienne pour moi ou pas, cela dépendrait surement du jour où je reverrais mon père, ma mère, ma femme et mon fils. S'ils peuvent continuer à vivre avec mon absence, alors oui, surement je redeviendrais militaire... Mais je ne savais plus vraiment ce que je voulais pour le moment. « Vous avez des informations récentes sur mon fils? » La jeune femme chercha dans son ordinateur rapidement, alors que je restais là, vraiment pas sûre de moi...
C'est ainsi que je me retrouvais dans un zoo. Attendant une représentation aquatique. Apparement, j'avais des chances de trouver Micah ici. J'étais anxieux. J'avais même peur. J'avais vécu les pires horreurs pour pouvoir les revoir et finalement, je ne savais plus si c'était la meilleure des choses à faire. Venir comme ça, presque en touriste, me montrer alors que j'aurais pu donner des nouvelles, enfin... je crois. C'était un peu trop dangereux à mon avis. J'étais paranoiaque là-bas... Je ne pouvais pas me permettre une erreur... Et maintenant je me demandais si je n'allais pas en commettre une énorme faute. Il était trop tard pour reculer maintenant que j'étais ici, c'était une sensation étrange, j'appréhendais le moment où je verrais l'homme qu'il est devenu alors que je l'ai laissé adolescent. Je mis des lunettes de soleil, avançant près du bassin des dauphins. Je ne savais pas vraiment où je pourrais le trouver, Mira avait été vague lorsqu'elle m'avait aidé, me donnant une piste aussi simple que ça. Je pris place au loin dans les bancs, regardant autour. Finalement je n'avais pas besoin de bien chercher loin... Un jeune homme se préparait dans le bassin, je me mis à sourire légèrement. C'était lui. Mon Micah... Et même si j'étais plutôt loin, ma vue n'avait pas défaillie depuis tant d'année, j'aurais pu le reconnaitre entre mille. C'était mon fils... La musique se mit à tourner, je reconnaissais l'air mais... Cela m'importait peu, oui, la fête nationale... Beaucoup de souvenir, et surtout de la fidélité envers le pays... Je devais avouer que cela passait au second plan. Je regardais ce jeune homme qui prenait son pied dans ce bassin, se donnant à fond pour un spectacle faisant sourire les petits comme les grands. Et ce sentiment qui était resté durant tant d'année revint en force, j'étais fier de lui, même si j'avais là qu'un aperçu de Micah, c'était déjà bien suffisant. Il n'avait pas suivi la route de la famille paternelle, et j'en étais bien content, il avait suivi son propre chemin, comme sa mère l'avait fait avant lui.
Le spectacle se conclut alors, les gens commençant à partir. Finalement je me leva, moi aussi, pour m'approcher du bassin. Peut être étais-je naif de croire que des lunettes me cacherait comme à la Superman mais bon... Ca avait marché durant le temps du spectacle. Je ne voulais pas le décontenancer alors qu'il travaillait. Je pouvais désormais les retirer, retrouvant les couleurs vives de la journée. Je ne disais rien, regardant simplement le brun s'occupant des stars du spectacle alors qu'il n'y avait plus grande foule. 
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Micah Landry-PalmerGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: WEST&MICAH ▬ Don't believe everything hapiness says   Dim 16 Juil - 23:27

West & Micah
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C’était bien souvent la même chose qui se passait; le spectacle avait lieu, la foule se dispersait et environ une heure plus tard, un autre groupe arrivait, d’abord pour interagir avec les dauphins pour ceux qui avaient payé, et ensuite pour un autre spectacle. C’était peut-être redondant, mais il n’en demeurait pas moins que mon métier me plaisait quand même, puisque je restais quand même en contrôle des tours que je ferais faire aux dauphins, faisant en sorte que je pouvais ne pas faire deux fois la même chose. Enfin, sauf quand on m’imposait quelque chose comme ce matin, mais normalement, je ne m’en faisais pas trop. Aujourd’hui, ç’avait été une exception, et même si tout s’était bien déroulé, j’espérais quand même que je n’allais pas devoir le reproduire constamment, me permettant de prendre un répit de tout ce qui me bouleversait jusqu’à l’an prochain. Mais pour le moment, je ne pouvais pas le déterminer. Tout ce que je pouvais faire, c’était me convaincre que c’était chose terminée, que tout le monde paraissait heureux, et que les choses s’étaient bien passées, et que maintenant, je pouvais profiter de ce moment de répit. Sitôt, j’avais décidé de m’occuper de mes amis aquatiques, ce que je pouvais très bien faire, même si certains touristes restaient dans les environs, ce qui était cependant rare, puisqu’une fois que les dauphins ne se promenaient plus à la surface, il n’y avait plus tant à voir pour eux. Je me permis alors, après leur avoir lancé des poissons pour les récompenser, de leur caresser le museau un petit moment, jusqu’à ce que je leur fasse un signe de main pour leur signifier qu’ils pouvaient aller nager aisément pendant la prochaine heure, ce qu’ils ne se firent pas prier de faire, non sans sauter pour laisser échapper des éclaboussures un peu partout, y compris dans ma direction. Puisque j’avais l’habitude et que j’étais habillé en conséquence, je ne m’en montrai pas embêté, au contraire, je me surpris même à en rire doucement. Puis, ce fut quand, curieux, je regardai un peu plus haut que le bassin, pour voir si quelqu’un avait vu ce petit épisode. Dans l’ensemble, les environs du bassin étaient relativement vides, à l’exception d’une personne. Normalement, quand une seule personne se tenait là, isolée, quand tout était terminé, c’était soit un grand amateur, soit une personne qui avait une question. Habitué à me plier à la seconde option, je me préparai à m’approcher pour me montrer disponible pour l’aider ou satisfaire sa curiosité, mais après avoir fait un pas, je m’arrêtai, comme figé sur place. Les yeux écarquillés, l’air troublé, j’en vins à considérer cet homme qui venait de retirer ses lunettes de soleil. Il fallut même que je pose une main sur la rampe de l’échelle donnant accès à l’eau, persuadé que j’allais tomber dans le bassin sinon. Venais-je d’avoir un coup de chaleur ? Pas du tout. Mais en croisant le regard de l’homme qui se trouvait devant moi, j’avais ressenti quelque chose qui me disait que je le connaissais, même si je ne l’avais pas vu depuis longtemps. Ce n’était pas la première fois que cela m’arrivait, que je croyais, avec désespoir, voir mon paternel dans une foule, sur la rue, voire même devant la maison, mais là, c’était plus fort que jamais, si bien que cela me poussa à faire quelque chose que jamais je n’avais fait précédemment, au risque de passer pour un cinglé encore une fois. Une fois que j’en trouvai le courage, je déglutis, puis je lâchai un petit:  « Pa… Papa… ? » d’une voix brisée par l’espoir, par l’émotion. Ensuite, je n’osai plus bouger, attendant, tremblant, de savoir quoi faire, comment réagir.
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West PalmerGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: WEST&MICAH ▬ Don't believe everything hapiness says   Lun 17 Juil - 1:52

Micah & West
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Il semblait être passionné par son métier, j'en souriais davantage. c'était quelque chose que j'avais toujours souhaité pour lui, qu'il fasse quelque chose qu'il aime, sans devoir se forcer, se trainer à la tâche. Il riait même au boulot, c'était vraiment bon signe. Tandis que je ne bougeais pas, spectateur de ce spectacle que moi seul pouvait comprendre. Micah avait toujours était ce petit bout de soleil rendant ma vie meilleure, même dans les plus sombre moment, il avait été mon catalyseur lors de certains instants, et mon point d'ancrage lorsque je perdais la raison. Et même si cette absence de presque dix ans faisait de moi un père plus que médiocre, je pouvais affirmer à tous que je ferais tout pour lui. Je n'étais certainement pas un exemple à suivre, c'était même certain, mais je franchirais des montagnes pour ma famille. Il s'approcha alors que je retirais mes lunettes pour le voir sans teintes noircies par les verres. Il lui fallut un petit temps, il paraissait décontenancé. En même temps, je ne m'attendais pas à des retrouvailles dans la 'normalité' des choses. Ce pouvait être tout sauf normal a vrai dire. Puis, ce n'était pas comme si j'étais là, sur son lieu de travail, un jour banal, une journée de routine. Je souris au simple mot qu'il prononça. C'était la première fois depuis longtemps que j'affichais un sourire. J'avais souvent un visage fatigué, blasé. Mais là c'était impossible. « Micah. » Fis-je aussi simplement. Je paraissais fort, mais interieurement, j'étais dans un état de pétrification couplé à la joie. Il fallait bien que je sois ainsi, que je ne sois pas en trop plein d'émotion, alors que mon nez piquait legerement, m'informant que si je ne me resaisissais pas rapidement, des larmes allaient couler. « Je suis heureux que tu reconnaisses encore ton vieux père! » Si je pouvais, j'irai le voir, le prendre dans mes bras, lui ébouriffer les cheveux comme à mon habitude mais je ne pouvais pas, alors je restais là, appuyé doucement contre la barrière. C'était peut être mieux ainsi, mettre une distance pour que je puisse garder une contenance que j'arrivais normalement à garder en toute circonstance. Mais il s'agissait de Micah. Sa voix trahissait une douleur que je ne saurais définir. Le contact humain m'était devenu difficile à décrypter, j'avais appris à ignorer tout ça, alors je ré-apprenais doucement lorsque je bossais, ou que je mangeais au bar du coin. J'avais du mal, car je savais qu'en ce moment, il devait se posait des tonnes de questions, certaines auxquels je pourrais répondre vaguement, d'autres où je me ferais taiseux... « J..Je devrais peut-être te laisser travailler... Je dois déranger.» Je voulais éviter le malaise entre nous. Je ne m'enfuirais pas mais... Etait-ce vraiment intelligent d'etre la...? Qu'est-ce que je devais faire... ? Maintenant que j'étais face à lui, je me retrouvais à cours d'idée...
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MessageSujet: Re: WEST&MICAH ▬ Don't believe everything hapiness says   Lun 17 Juil - 15:45

West & Micah
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Je n’arrivais pas à y croire. Cet homme qui ressemblait en tout points à mon paternel, avec quelques traits tirés en plus bien sûr, venait de prononcer mon nom, tint un propos qui vint me confirmer que cette fois-ci, je n’hallucinais pas, qu’il était bel et bien là, devant moi, et que mon instinct ne m’avait pas joué un tour cette fois-ci. Et bien que j’avais attendu ce moment depuis dix ans maintenant, celui-ci était si choquant, si surprenant, que limite il me paraissait irréel. Et pour cette raison, encore une fois, je ne parvins pas à bouger, restant alors là, toujours aussi surpris, même si bien malgré moi, un sourire avait commencé à se dessiner sur mes lèvres. C’était là un sourire tout simple, mais qui voulait en dire énormément, j’en avais l’impression. Enfin, je ne disais pas non plus que celui-ci était suffisant, rien ne serait suffisant pour exprimer à quel point j’étais heureux, soulagé, mais troublé de le revoir. Mais pourtant, il me fallut bien trouver quelque chose à faire, et je le compris plus concrètement lorsque soudainement, mon paternel reprit la parole, proposant de s’éloigner pour me laisser travailler. Pendant un instant, j’avais complètement oublié que j’étais au boulot, et comme si je venais de m’en rendre compte, je secouai la tête. Cependant, ce ne fut pas assez pour que j’acquiesce. Pour moi, il était hors de question que je le laisse s’éloigner ainsi, même si je pourrais certainement le revoir, lui parler plus calmement en d’autres circonstances plus appropriées, plus calmes. Submergé d’une poussée d’adrénaline que je ne sus expliquer, je l’utilisai pour sauter par-dessus la barrière qui séparait les estrades du bassin, d’une façon que jamais je ne l’avais fait avant. Je n’y avais même pas songé, tout ce que j’avais voulu à ce moment, c’était franchir le dernier obstacle qui me séparait de mon paternel. Puis, une fois que ce fut fait, je terminai de courir pour me rendre à sa hauteur, et ne me posant plus de questions, je me précipitai dans ses bras, et lorsque mon corps entra en contact avec le sien, je craquai. Comme rarement je l’avais fait auparavant, je me mis à pleurer à chaudes larmes. Non pas de tristesse, mais de soulagement, de bonheur. En gros, c’était là les nerfs qui m’avaient gardé sur le qui-vive pendant toutes ces années, cette pression que j’avais ressentie des autres qui voulaient me convaincre que jamais je ne le verrais de nouveau, qui étaient en train de tomber. Et tandis que je le serrais contre moi, limite à lui en rompre les os, je sanglotai:  « Je le savais, je le savais… », incapable de dire quoi que ce soit d’autre tant j’étais submergé par l’émotion à cet instant précis.
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MessageSujet: Re: WEST&MICAH ▬ Don't believe everything hapiness says   Mar 18 Juil - 2:48

Micah & West
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Toujours dans cet état d'immobilisation dont je ne pouvais pas expliquer grand chose, je n'arrêtais pas de le détailler, bien que cela faisait neuf ans, certaines choses n'avaient pas changer sur son visage et me faisait sourire. Puis ses yeux dont il avait hérité de sa mère me fixait sans dire grand chose. Je n'osais pas vraiment parler, nous n'étions pas vraiment dans l'intimité ou même un endroit plus... apte à me laisser à la parole. Finalement, je proposa de partir, je pensais que cela l'aiderait à se concentrer dans son travail, car, je supposais que sa journée n'était pas finie, il était tôt après tout... Je n'avais pas pû attendre plus longtemps pour le voir... Ma famille me manquait réellement, et voir mon fils était déjà un grand pas vers un retour a la vie 'normale', même si, en mon sens, ma vie avait eu un trop gros tournant pour qu'elle puisse un jour etre un exemple même de la banalité, même si j'y aspirais. Je reculais doucement des barrières, bien décidé à ne plus l'embêter, je reviendrais certainement ce soir, en cherchant l'heure à laquelle il finissait... Mais non, Micah sauta, arrivant par je ne sais quelle force au même niveau que moi, ayant quitté le bassin et courra en ma direction. Sans vraiment que je le réalise, j'avais ouvert mes bras afin de l'enlacer, une main passant dans ses longs cheveux pour les ébourriffer comme à mon habitude. Certes...Il était mouillé... Mais qu'importe, je m'en foutais éperdument, j'avais mon fils dans mes bras. Ce fils qu'on m'a dit maintes fois que je ne reverrais plus alors que les souvenirs de ses premiers pas, ses premiers mots, me gardait en vie, en gardant cet espoir, qu'un jour, je puisse de nouveau l'étreindre comme maintenant. Je l'entendais pleurer, alors, je le gardais encore et toujours contre moi alors que je sentais malgré tout que le jeune homme avait de la force, des anciennes blessures commençant à me lancer. Mais je ne m'en plaindrais pas, le laissant faire autant de temps qu'il le voudra. « La... Ca va aller Micah... » Je n'étais pas un expert pour rassurer.. Peut etre avant, mais maintenant... c'est à peine si j'arrivais à suivre une discussion et y répondre sans être à coté de mes pompes. « Jamais je ne t'aurais abandonné mon fils. » Alors que ma voix trahissait une émotion palpable, le laissant rester ainsi, à pleurer, j'en restais témoin, silencieux. A cet instant, je me disais qu'accepter de redevenir militaire serait la pire erreur que je pourrais faire. Micah avait surement beaucoup souffert, et je supposais que de me revoir partir ne ferait qu'empirer cet état... « Je suis tellement heureux de te retrouver... Si tu savais...»
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Micah Landry-PalmerGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: WEST&MICAH ▬ Don't believe everything hapiness says   Mer 19 Juil - 16:56

West & Micah
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Bien souvent, je m’étais imaginé, j’avais espéré, rêvé le retour de mon paternel, mais jamais je ne m’étais imaginé la réaction que je pourrais avoir. Bien sûr, j’avais toujours pensé que je serais plus qu’heureux de le revoir, mais de là à céder aux larmes sans être capable de me contrôler comme j’étais en train de le faire ? Certainement pas. Apparemment, j’avais beaucoup plus pris sur moi que je ne l’imaginais, tout ce qu’on avait pu me dire ces dix dernières années, tout ce que j’avais pu soutenir en me disant que c’était ce que je devais faire, était en train de me rattraper dans cette simple étreinte, cette étreinte qui, toutefois, me fit le plus grand bien. Au cours de celle-ci, j’eus l’impression d’avoir seize ans à nouveau, et que ce n’était pas des retrouvailles vieilles de neuf ans qui se déroulaient en ce moment, mais des retrouvailles de quelques mois, comme lorsque je voyais mon paternel franchir la porte de la maison, et que sitôt, qu’importe à quel âge, qu’importe les circonstances, j’allais à sa rencontre, je le prenais dans mes bras, et je le laissais me passer une main dans les cheveux, comme lui seul savait le faire, comme lui seul pouvait le faire avec moi. Par contre, je compris bien rapidement que je n’avais pas seize ans, que beaucoup plus de temps s’était écoulé et que pour le coup, j’aurais besoin de plus de temps pour me remettre de mes émotions. Voilà pourquoi je ne parvins pas à me détacher de mon paternel, même si ce dernier tenta de me rassurer. Je fis quand même l’effort de desserrer quelque peu mon emprise sur lui pour ne pas l’étouffer ou lui faire mal non plus, puisqu’après tout, j’ignorais encore tout ce qu’il avait pu subir ces neuf dernières années. Par contre, ce ne fut pas pour autant que mes larmes cessèrent de couler, et ce fut de nouveau dans un sanglot que je répondis, quand il en vint à me dire qu’il ne m’aurait pas abandonné:  « Je sais… » Et ça, j’avais fait toujours mon possible pour y croire, malgré la manne de gens qui me disaient le contraire, qui me disaient que je me faisais du mal pour rien. Que pour ce simple moment, je savais que mes espérances n’avaient pas été vaines, je le comprenais désormais, et je ne regrettais absolument rien, ne serait-ce peut-être que de ne pas avoir voulu tenir davantage tête à ceux qui s’étaient moqués de moi pendant tout ce temps. Et puis, ce n’était pas comme si je venais de retrouver un père qui ne me reconnaissait pas ou quelque chose du genre. Pour mon plus grand bonheur, il en vint à me dire qu’il était heureux de me retrouver, ce qui n’aurait pas su davantage me toucher. C’est à ce moment que je choisis de me décaler quelque peu, sans toutefois détacher mes bras de ses épaules, pour le regarder avec un sourire mélangé dans les quelques larmes qui continuaient de couler sur mes joues, tandis que je lui disais:  « Et moi donc… Tu m’as tellement manqué… » Je ne savais pas si c’était là le mieux à lui dire à ce moment précis, mais je ne faisais que parler du fond du coeur, je ne réfléchissais plus, je ne contrôlais plus rien désormais, et je m’en fichais bien, parce que tout ce qui m’importait à présent, c’était que mon père était là, avec moi. Pour combien de temps toutefois ? Sitôt que cette question me frappa, je commençai à en avoir peur, si bien que je ne sus résister à l’idée de lui demander:  « Tu ne repars pas hein… ? » Après tout, peut-être devait-il aller se cacher, je ne savais pas trop, mais c’était la dernière chose que je souhaitais. Nous avions tant à rattraper que je ne me voyais pas le laisser s’éloigner de si tôt, même si je savais que si jamais il en était obligé, je ne saurais pas l’en empêcher.
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MessageSujet: Re: WEST&MICAH ▬ Don't believe everything hapiness says   Mer 19 Juil - 19:00

Micah & West
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Etre présent pour mon fils avait été le voeu le plus cher qu'il m'a été donné de faire. Je le faisais dès que je finissais ma permission pour repartir au front,
pour éviter de me faire tuer, prendre une balle perdue. Et comme à chaque fin de permission, je prenais mon fils dans un coin pour lui répéter qu'il était l'homme de la maison et qu'il devrait s'occuper de sa mère. Puis, ensuite,
j'allais voir ma femme, profitant d'un dernier baiser pour ensuite lui demander de veiller sur Micah, qu'il ne manque de rien sans pour autant lui laisser son caractère en trait héréditaire, en rigolant bien sur. J'aimais chaque trait de personnalité de ma femme et elle le savait, alors elle rigolait, en disant qu'il me ressemblait bien plus que je voulais l'admettre.
C'était comme si c'était hier, comme si ce n'était pas un passé lointain qui avait fait place à neuf longues années de douleur, autant pour moi, que pour eux j'imagine. Je n'étais pas la seule victime dans tout ça, mon entourage en avait fait les frais, et je compris pourquoi mon père avait changer de voie lorsque j'étais venu au monde... Peut etre que j'aurais du suivre ses pas lorsque Micah est né... Mais j'étais trop buté, borné pour ça et admettre qu'une certaine stabilité aurait convenue à tous. J'aurai eu certainement ce besoin de bouger, de ne pas etre inutile mais... Cela aurait été mieux pour ma famille, j'aurais du prendre sur moi et ne pas avoir ce besoin obsessionnel de protéger mon pays, même si cela était honorable.
Mais c'etait trop tard pour penser à ça, tout ce que je pouvais faire c'est rester là, à attendre que mon garçon se calme doucement. A le cajoler comme s'il était encore le gosse que j'avais laissé en partant. Mais je ne pouvais pas me leurrer, il était devenu adulte, et cette facette de lui,
je ne pouvais pas la connaitre... Alors que je réfléchissais à savoir si un jour, je pourrais lire en mon fils comme un livre ouvert, il me posa cette question qui me faisait peur, peur à moi même... Et au brun se tenant devant moi apparement... Je n'étais pas le seul à y penser. Je pense qu'il pouvait sentir le malaise en moi. Peut etre qu'il croirait que oui, je repartirais... Mais sincèrement, je ne savais pas moi même. « Ecoute mon grand... Je...» Je commençais à bafouiller un peu... Je cherchais mes mots, essayant de trouver les pincettes allant avec. Je ne voulais pas le heurter, mais... J'avais aussi besoin de son avis en restant vague sur ce que j'avais vécu. Je ne voulais pas qu'il sache que son père avait été prisonnier de guerre, torturé afin de cracher des informations confidentielles. « Je... Je ne sais franchement pas si je repartirais. Si je repars, c'est que j'accepte de redevenir militaire sur le terrain... Mais je n'ai encore rien décider, car je voulais te revoir avant, revoir les gens qui m'ont manqué tout ce temps.» J'avais besoin de savoir s'il n'était pas trop tard pour que j'endosse mon rôle de père, si je pouvais lui etre d'une quelconque utilité quelque part...
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MessageSujet: Re: WEST&MICAH ▬ Don't believe everything hapiness says   Jeu 20 Juil - 20:14

West & Micah
Don't believe everything hapiness says

En demandant à mon paternel s’il avait l’intention de repartir, c’était surtout sur le coup de la panique, cette panique selon laquelle ces retrouvailles ne seraient qu’éphémères, que je me serais réjoui que pour quelques minutes, sans pouvoir rattraper quoi que ce soit au bout du compte. Après, je ne pouvais pas exiger que mon père reprenne une vie de famille normale en un claquement de doigts. Trop de choses avaient changé de notre côté, et certainement que bien des choses s’étaient passées de son côté pendant ces neuf années. De ce fait, je ne pouvais pas l’obliger à quoi que ce soit, même si, bien sûr, je voudrais quand même faire partie de sa vie, même si ce n’était qu’un peu. Une visite une fois par semaine ? Comme je faisais avec ma mère en temps normal ? Ce ne serait pas grand-chose, mais si jamais c’était ce dont il avait besoin, alors qu’il en soit ainsi. Qu’importe ce qui lui convenait le mieux, j’allais m’y plier. Cependant, j’avais supposé cela alors que mon père ne m’avait pas répondu, répondu cette réponse à laquelle je ne m’attendais clairement pas. Et là, ce fut l’air à la fois choqué et désemparé que je l’écoutais me dire qu’il envisageait peut-être à retourner en mission militaire, malgré tout ce qui s’était passé. Secouant la tête discrètement comme pour signaler ma désapprobation évidente, je ne dis toutefois rien, le laissant aller au bout de son idée, sans toutefois l’approuver, à un tel point que malgré moi, je commençai à trembler. Franchement, je ne savais pas si je serais capable de supporter de m’inquiéter encore une fois de ne plus jamais le revoir, endurer tout ce que j’avais pu vivre ces dernières années. Je ne disais pas que c’était complètement vain non plus, mais mine de rien, ç’avait été lourd, je m’en rendais compte de façon encore plus évidente ici et maintenant. Mais après, que pouvais-je faire ? Légèrement perturbé, je baissai la tête, et ne sachant pas si je pourrais soutenir la conversation sur ce sujet, même si j’étais celui qui l’avait entamée, je décidai plutôt de lui demander:  « Et… Je suis le premier que tu revois ? » Je ne demandais pas cela dans le but de me vexer si ce n’était pas le cas, j’étais surtout curieux, curieux de savoir à qui je pourrais le dire, mais aussi soucieux de savoir s’il était au courant de ce qui se passait avec maman, parce que si moi, j’allais bien en apparence, ma mère, ce n’était pas la même chose, mais pas du tout.
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MessageSujet: Re: WEST&MICAH ▬ Don't believe everything hapiness says   Jeu 20 Juil - 22:59

Micah & West
Don't believe everything hapiness says

Je voyais bien que ma réponse ne l'enchantait pas vraiment. Ca n'enchantait meme pas moi... Mais si mes proches n'avait pas besoin de moi, avait tourné la page, je me disais qu'il ne restait plus qu'a refaire parti de l'armée, accepter leur salaire et en verser a ma famille, pour qu'au moins, ils ne manquent de rien, en tout cas, venant de moi. Mais... Serais-je vraiment capable de partir de nouveau? Alors que je me suis battu des années pour revenir ? Que Zohra s'est sacrifié ? J'étais perdu, je l'avouais bien, ma voix trahissait aussi une incertitude à laquelle je ne saurais répondre. Il baissa la tête. Ca y'est... J'ai déjà déçu mon fils apres quelques minutes... Quel père indigne je fais... Je soupira un peu, puis il me demanda s'il était le premier que je revoyais. Je l'affirma rapidement en hochant la tête. Je n'avais pas eu le coeur et surtout le courage de revenir. J'avais peur de savoir ce que j'allais trouver en revenant. Et dans un sens... Si je ne revenais pas, je n'avais aucun moyen de le savoir et donc moins de chance d'en souffrir. « Tu es le premier oui, puis il n'y a rien de plus important que mon fils.» Moi même je baissa la tête, honteux de le laisser avec cette réponse concernant mon travail.
Je ne devais pas le laisser comme ça. « A vrai dire j'ai peur de savoir que certain ont refait leur vie. Mais... Si tu ne veux pas que je repartes, dis le moi clairement. Ton avis vaut de l'or Micah.» Ce n'était pas encore assez. Je releva ma tête, passant ma main dans mes cheveux qui avaient eu le temps de pousser, puis je n'étais clairement plus obligé de les raser à présent... Et tant que je n'aurais pas pris de décision. « Je pense repartir uniquement si tu n'as pas besoin de moi dans ta vie. Apres tout, qu'est ce que je pourrais t'apporter... Tu as réussi à devenir un homme sans moi» Je lui souris un peu, reprenant un peu confiance en mes dires. « Sinon je trouverais bien un nouveau métier ici... Comme ça je serais là.» Après tout, j'étais en ville depuis deux semaines et j'avais déjà quelques pistes dont quelques personnes interessées par certaines de mes connaissances. Je le regardais, je pensais savoir sa réponse mais... Je voulais en être sur et l'entendre de sa bouche.« Et.. Et ta mère... Comment va-t-elle ?»
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MessageSujet: Re: WEST&MICAH ▬ Don't believe everything hapiness says   

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