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 Totally obsessed with you (Noäm x Edmund)

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Edmund BlakeGod bless America… and Me
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MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 22/07/2017
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MessageSujet: Totally obsessed with you (Noäm x Edmund)   Mer 26 Juil - 15:21

Totally obsessed with you

Edmund quittait l’université où il avait dû se rendre pour une de ces réunions internes particulièrement longues et ennuyeuse. En marchant, il se mêlait au flot des étudiants qui fréquentaient la bibliothèque toujours ouverte ou qui logeaient dans des résidences universitaires : même pendant les vacances l’endroit était grouillant. Un peu fatigué par ce début d’après-midi plutôt fastidieux, il décida de se changer les idées en consacrant le reste du temps qu'il avait devant lui à flâner en ville. De manière quasi protocolaire, Edmund suivait un plan préétablit lorsqu’il prenait ainsi la décision pendant quelques heures de rester oisif et de faire les boutiques. Tout d’abord, il marcha pendant un petit moment –assez vite toutefois- et, après avoir bifurqué à diverses occasions et s’être enfoncé dans le vieux quartier, il arriva sur une placette pittoresque, calme et peu fréquentée. Il s’assit à la terrasse d’un petit café, où il commanda un thé glacé. Une fois installé là, il sortit de sa serviette un carnet de dessin et une mine de plomb, et commença à esquisser un groupe de quelques artistes de rue rassemblés autour d’un orgue de barbarie. L’ensemble de ces personnages lui semblait assez amusant, et il y avait quelque chose d’à la fois beau et grotesque dans cette petite troupe de musiciens qui respirait la vie et l’air frais. Dessinant en laissant aller sa main sur le carnet, et sans réfléchir vraiment à ce qu’il représentait, Edmund ne se rendit pas compte qu’à côté de ce petit groupe de personnages fantasques, il avait commencé, machinalement à dessiner un visage.

-Quelle belle figure ! Et mélancolique... Comme vous l’avez dessiné ce visage !

Surpris au milieu de sa rêverie par la voix d’un vieillard assis à la table juste à côté de lui, Ed posa les yeux sur sa feuille de papier et se rendit compte de ce qu’il venait de faire. Il avait tracé, avec la même précision que s’il avait eu son modèle sous les yeux, le visage d’un beau garçon qui l’obsédait depuis plusieurs mois. Il l’aimait ce visage. Il l’avait observé en détail, et plus il en était familier, plus il le troublait. Il en rêvait de ce visage. C’était celui d’un de ses étudiants, Noäm. Des cheveux laiteux, une bouche polissonne –et sensuelle-  des yeux  clairs et perçants, le tout empreint de dédain, de malice et d’innocence, de faiblesse et de légèreté : tout cela excitait en Edmund un désir d’absolu insatiable, et lui faisait rêver de devenir maître de ce visage, et même de l’être tout entier de Noäm. Il cacha de son coude son croquis et se tourna d’un quart de tour vers l’inconnu qui avait pris la parole d’une manière aussi cavalière qu’inopinée.

-Qui êtes-vous ?

-Moi ? ... Ma foi.... je ne suis plus qu’un vieux galeriste, qui est toujours touché de voir qu’il existe encore des gens qui choisissent la peinture ou le dessin pour s’exprimer, car cela devient rare de nos jours... J’espère que vous pardonnerez mon audace, mais vous voyant une mine de plomb à la main, je n’ai pu m’empêcher de regarder au-dessus de votre épaule…

-Vous auriez pu vous en abstenir. Je déteste qu’on regarde mes dessins.

-C’est bien dommage. En tout cas, ce visage que vous avez dessiné, m’a troublé. Vous dessinez avec votre cœur vous.


Et le vieux sage de se lever -avec difficulté au vu de son âge- et reprenant sa canne, de saluer Edmund en soulevant son béret, et en lui adressant un petit sourire espiègle et complice, comme s’il venait de partager, avec un adolescent rebelle, les confidences des amours que celui-ci cache à ses parents. Edmund, à la fois outré qu’on prenne de telles libertés, et en même temps bouleversé par le dessin qu’il venait d’effectuer et la remarque du vieil homme sur l’émotion qui empreignait ces quelques coups de crayon, se rendit compte qu’il y avait, vraisemblablement, quelque chose qui n’allait pas très bien dans sa vie. Il laissa de la monnaie sur la table et s’en alla, vite, en fourrant dans sa serviette ses croquis, et regardant autour de lui, à gauche puis à droite, comme s’il voulait vérifier qu’il n’était pas suivi par quelque vieil excentrique galeriste qui viendrait vaticiner à partir de ses dessins. Et pendant qu’il lançait des regards inquisiteurs autour de lui, il crut voir ce visage qu’il venait de dessiner. Il se retourna dans la direction d’où il l’avait vu, mais il n’était plus là. Soit ! se dit-il, je suis vraiment obsédé par cet étudiant, tout cela devient plutôt malsain ; je devrais me changer les idées. Ce faisant, tâchant d’oublier tout ce qui venait de se passer, il se dirigea vers son disquaire préféré. S’arrêtant devant quelques vitrines qui l’intéressaient, il passa ainsi de longues minutes à marcher d’un pas inégal, faisant çà et là station devant une librairie, un tailleur, une chocolaterie ; avant d’arriver enfin dans le temple de la musique enregistrée.

-Ah, Albert, comment allez-vous ? Figurez-vous que depuis quelques jours, j’ai quelques accords de Bach qui me trottent dans la tête et j’ai pensé que je trouverais ici mon bonheur. C’est, il me semble, les premières mesures d’un concerto pour clavier… vous savez, ça ressemble à ça…

Il sifflota quelques notes. Le gaillard Albert, toujours vif et alerte malgré son âge, sembla tout de suite reconnaître le morceau, et se dirigea vers un bac d’où il sortit plusieurs vinyles. C’étaient différentes gravures du concerto qu’Edmund avait en tête. Après une conversation d’expert quant aux mérites et aux spécificités de chacune des interprétations, Ed porta son choix sur deux enregistrements en particulier, et puis ressortit de là contenté de ses achats. Il n’avait plus qu’une hâte, c’était d’être enfin rentré chez soi pour pouvoir écouter, affalé dans son canapé (et pourquoi pas un verre de whisky à la main) ses disques. Mais en sortant, cette idée l’abandonna immédiatement lorsqu’il rencontra celui qu’il croyait avoir déjà aperçu plus tôt, et dont il avait un dessin du visage dans sa serviette : Noäm. Alors, voulant cacher son trouble –et y réussissant plus ou moins bien- il engagea la conversation en affectant l’air le plus blasé possible.

-Noäm, vous ici ! Comment se passent vos vacances ? C’est amusant, je pensais justement à vous…


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Noäm EriksenGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Totally obsessed with you (Noäm x Edmund)   Ven 4 Aoû - 23:12

edmund ∞ noäm
Vacances, moment propice au repos, aux expériences, aux fêtes, souvent très apprécié des étudiants. Mais Noäm ne faisait pas comme tout le monde et surtout, n’était pas comme tout le monde. Les vacances… Il les vivait mal, depuis qu’il avait réalisé qu’il ne reverrait pas son professeur préféré avant plusieurs longues semaines. C’était sans doute ridicule et probablement que Noäm exagérait un peu les choses, mais il était accro. Amoureux. Sous le charme. Et le fait de ne plus pouvoir l’observer, l’entendre parler pendant des heures, ça lui faisait un gros vide. Il n’avait plus l’occasion de se faire remarquer, d’avoir de longues discussions avec lui sur le cours, sur la vie. Et qui sait, peut-être que d’ici la rentrée, Edmund… Enfin, Monsieur Blake, serait muté ailleurs. Peut-être qu’il irait dans une autre école, ça arrivait tous les ans. Cette simple idée le rendait maussade, un peu nerveux aussi. Bordel, il aurait dû suivre les conseils de son ex et lui sauter dessus, tout lui avouer. Près d’un an qu’il en pinçait pour lui, et ça n’était plus seulement de l’attirance physique, c’était réellement de l’amour. Sa personnalité était sublime, il était intelligent, avait du répondant et beaucoup de patience avec eux. Puis bon, si vous aviez vu son cul, aussi…

Noäm tentait donc désespérément de faire passer le temps plus vite. Aujourd’hui il avait opté pour une journée shopping avant d’aller rejoindre un ami chez lui pour jouer à la console. Une journée bien passionnante en perspective… mais c’était mieux que de rester chez lui à ne rien faire. Il avait donc fait le tour des boutiques sans trop de conviction, flânant ici et là pour faire passer l’heure.
Jusqu’à ce qu’au détour d’une rue, il eut une sorte d’hallucination. Son professeur, l’homme de ses rêves, qui le hantait chaque nuit, assis à la terrasse d’un café. Bordel Noäm c’est le moment, profite du fait qu’il ne soit plus ton professeur pour le moment ! Il aurait aimé avoir ce cran. Il avait même failli aller le déranger, mais Noäm n’avait pas suffisamment de courage pour ça. En fait il idéalisait tellement Edmund qu’il avait peur de se prendre le râteau du siècle. Comment un homme si cultivé pouvait-il s’intéresser à un gamin comme lui ? Il n’avait aucune chance c’était certain. Il se cacha alors derrière un lampadaire – oui, c’était totalement discret comme vous vous en doutiez – pour l’observer de loin.

Il aurait dû s’arrêter là et passer son chemin, mais non… Noäm l’avait suivi pour le reste de ses emplettes. Et il avait failli se faire choper une ou deux fois ! Il était tellement discret lui aussi. Même si le fait de le suivre était tout à fait discutable, le blond en apprit un peu plus sur son professeur. Lui qui était toujours très secret sur sa vie privée, Noäm le découvrait un peu plus intimement – mais probablement moins que ce qu’il ne voudrait.
Le blond s’apprêtait à rentrer par hasard dans un magasin qu’il aimait bien lui aussi, à savoir le magasin de musique. Sauf qu’il avait apparemment mal calculé son timing… et qu’il tomba nez à nez avec son prof. Oups. C’était le destin, qui les réunissait aujourd’hui ! Enfin, plus ou moins… Okay, moins que plus. « Monsieur Blake ! » s’exclama le jeune avec un petit sourire, à la fois content et gêné. « Je pensais à vous. » OMG. Il avait vraiment dit ça ? Sans qu’il ne puisse rien contrôler, ses joues devinrent rouges. Ce prof lui faisait vraiment un drôle d’effet… il n’aimait pas ça ! « Ah… ah bon ? Vous pensiez à moi ? A quelle occasion ? » Moi aussi je pensais à vous. En fait je pense même à vous tous les jours. « Oui, ça va. Ca se passe bien… Je m’ennuie un peu, je venais justement voir s’ils avaient de nouveaux CDs pour remédier à ça. » Menteur.

Il aurait voulu l’inviter à boire un café en tout bien tout honneur. Mais ça passerait mieux si Edmund prenait les devants ! « Vous avez trouvé ce qu’il vous fallait de votre côté ? Je suis sûr que ça vous manque un peu de mettre des mauvaises notes ! » qu’il dit pour le taquiner. Monsieur Blake était un prof strict mais juste.
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Edmund BlakeGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Totally obsessed with you (Noäm x Edmund)   Dim 6 Aoû - 20:23

Totally obsessed with you

Ed avait imaginé tant de fois passer auprès de Noäm des moments délicieux, il avait tant de fois rêvé de le tenir dans ses bras, d’être allongé auprès de lui,  de l’embrasser ; il avait tellement fantasmé cette intimité qu’il souffrait tant de ne pas pouvoir partager avec le jeune homme, qu’une fois arrivé face à lui dans un cadre autre que celui où il avait l’habitude de le voir (à savoir l’université où leurs rapports -à cause du statut qu’ils avaient l’un par rapport à l’autre- se devaient d’être courtois et surtout sans équivoque, même s’il était parfois arrivé qu’échappassent quelques phrases qu’un esprit retors eût pu interpréter comme autant de messages subliminaux, quelquefois luxurieux et d’autre fois mièvres, témoignant d’une attirance particulière entre les deux garçons) il avait failli prononcer sans s’en rendre compte quelques mots qui eussent pu le trahir : plus il se liait avec le jeune homme dans ses rêves et plus il craignait  qu’en le rencontrant il commît une bévue qui révélât ses désirs et ses rêves ; et il n’osait imaginer dans quelle situation embarrassante il se trouverait alors, car il ne doutait pas une seconde que ses sentiments envers son étudiant préféré ne fussent pas du tout réciproques (car peut-on sérieusement imaginer qu’un garçon aussi séduisant que Noäm portât son attention sur un professeur de philosophie de dix ans son aîné ?). Fort heureusement pour lui, il avait réussi à se maîtriser et avait contenu à temps un tutoiement ou un surnom affectueux qui eussent mis la puce à l’oreille du jeune blondinet. En revanche, il avait en tant que professeur (ce qu’il considérait dans ce cas précis comme étant une chance) le droit d’appeler ses étudiants par leur prénom, et alors qu’il était obligé de se contenir, rien ne lui était plus agréable que de pouvoir librement prononcer ces deux syllabes : Noäm.

Mais le fait était que, s’il était parvenu à se maîtriser et à ne pas extérioriser ses pensées les plus secrètes -qui lui eussent assurément attiré la honte si ce n’est la destitution et l’opprobre- il avait cependant eu la malchance (ou peut-être finalement s’avérerait-ce être une chance, le fil de la conversation en déciderait) de dire à son étudiant qu’il pensait justement à lui au moment où il l’avait rencontré. Pourquoi avait-il dit cela ? Il lui sembla qu’en prononçant ces mots le jeune homme avait rougi, et cela semblait tout naturel, car il devait être mis terriblement mal à l’aise par Edmund qui, n’ayant pas réfléchi à ce qu’il avait dit –tout concentré qu’il était à ne pas laisser s’échapper une grosse bêtise, ce qu’in fine il venait peut-être de faire- lui avait avoué tout simplement ce qui n’était qu’une pure vérité, à savoir qu’il pensait à lui, mais qui était une vérité qui pouvait tout à fait être mal interprétée (même si probablement son étudiant n’avait pas de raison d’interpréter ce qu’il disait, mais ça qu’en savait-il ? quand on cache un secret, on s’imagine fatalement que tout le monde, grâce au moindre des mots qu’on prononce, est en mesure de le deviner). Maintenant, Noäm demandait à Edmund les raison pour lesquelles il pensait à lui : essayant alors de trouver à toute vitesse une solution à ce problème, il improvisa une réponse, en répétant la question du jeune homme dans le simple but de gagner un peu de temps pour réfléchir mieux, car lorsqu’il parlait spontanément il disait souvent des choses qu’il n’aurait pas dû dire, et il marchait véritablement sur des œufs en ce moment, car il ne voulait surtout pas passer pour un prédateur en quête de chair fraîche.

-Pourquoi je pensais à vous ? Oh rassurez-vous, rien de grave… c’est juste que… je reviens de l’université où je devais me rendre pour une réunion avec des collègues et, en passant par mon bureau, je suis retombé sur des devoirs de cette année, dont un des vôtre, pas mal d’ailleurs. Alors je me remémorais cette année que nous venons de passer ensemble…

Inconsciemment, Ed avait accentué ce dernier mot; ensemble, ce mot que lui, plutôt solitaire, n’aimait généralement pas entendre dire (car il lui semblait plutôt niais) lorsqu’il pensait à Noäm le trouvait soudain paré de grâces nouvelles, d’un attrait différent, comme le révélateur d’une réalité qui jusque-là lui avait échappé ou lui avait paru grossière, dont tout le monde parle mais qu’on n’a pas vraiment comprise, qu’il avait souvent fui, mais que tout d’un coup il désirait : ensemble ! Ce terme si souvent galvaudé, devenait maintenant source de beaucoup de joie pour lui lorsque, dans son esprit, il devenait le liant naturel entre les deux noms de Noäm et d’Edmund, que de tout son cœur il désirait voir liés, unis à jamais l’un à l’autre, en une communion infrangible. Là encore se jouait ce drame terrible des mots, des mots qui trahissaient une pensée, mais sans s’appesantir là-dessus, Edmund se laissa embarquer dans la conversation en saisissant au vol ce que venait de lui dire son étudiant.

-Vous vous ennuyiez ? Ma foi, c’est plutôt une bonne nouvelle, il n’y a que les grands esprits qui s’ennuient. Figurez-vous que les grandes vacances m’ont toujours paru un moment assez ennuyeux (non pas que je me considère comme un grand esprit) où la stimulation intellectuelle me manquait terriblement, car il n’y a rien que je n’aime moins que de rester oisif sans aucune occupation. Et puis, l’école, même si on ne l’apprécie pas forcément, finit toujours par nous manquer… mais vous, vous devez avoir des amis ou une petite amie… enfin, des gens avec qui passer les vacances pour tromper l’ennui, je me trompe ? Edmund fit une pause un moment avant de reprendre. Et je vois que vous êtes un amateur de musique en plus ! Je sens que nous sommes faits pour nous entendre…

Sans que cela ne prît les allures d’un interrogatoire de police –tout du moins il avait tenté d’être un minimum subtil, ce qui n’était pas vraiment chose aisée- il avait essayé de glisser subrepticement un mot (en l’occurrence deux : petite amie) qui pourrait peut-être amener une réponse qu’il aurait aimé avoir à une interrogation qu’il ne pouvait naturellement pas formuler : Noäm était-il en couple ? Par la même occasion, il avait tâché de poser indirectement une seconde question qu’il aurait encore moins osé adresser à Noäm et là, la réponse serait peut-être plus difficile encore à obtenir : était-il plutôt porté vers les garçons ou vers les filles ? Sans doute toutes ces choses se savaient à la fac, entre étudiants tout se sait, mais les professeurs sont généralement bien ignorants de ce genre d’informations, et Ed voulait vraiment savoir, fussent les réponses décevantes.D'ailleurs il pensait bien que Noäm, s’il remarquerait sûrement la petite subtilité de sa phrase, n’en viendrait pas pour autant à se livrer ici sur sa vie privée.

-Oui, j’ai tout ce qu’il faut : j’avais un petit air en tête, et j’étais certain de pouvoir trouver ici ce que je cherchais, et ce fut le cas : on trouve toujours tout ce qu’on désire ici (et même son étudiant préféré) Ah ! Cela transparaît donc tant que cela ? Peut-être faudrait-il que je sois plus discret et que je dissimule mes mauvais penchants… Non, en réalité ce qui me manque le plus c’est vous… mes élèves.

Ce faisant, il avait accentué ce vous comme s’il n’avait été adressé qu’à Noäm seul… peut-être d’ailleurs l’était-il ?



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Noäm EriksenGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Totally obsessed with you (Noäm x Edmund)   Sam 12 Aoû - 0:25

edmund ∞ noäm
Noäm était un peu déçu par la réponse de son professeur. A quoi s’attendait-il, franchement ? A une déclaration d’amour ? C’était déjà peu probable quand ils se retrouvaient seuls, alors dans un lieu public… Aucune chance. Malgré tout, le blond était un grand rêveur. Il imaginait le jeune professeur braver vents et marées pour lui déclarer sa flamme. Braver la loi, le regard des autres, se ficher de tout pour lui avouer son amour. En fait, c’était arrivé une ou deux fois. La nuit, dans ses rêves… Parce qu’il fallait se rendre à l’évidence : ce type n’éprouvait rien pour un gamin tel que lui. Il était trop cultivé, trop guindé, avait l’air trop froid pour réellement s’intéresser à Noäm. Ils n’avaient pas grand-chose en commun en plus, si ce n’était leur curiosité, leur amour pour la lecture, la musique… Bon, peut-être qu’ils avaient plus en commun qu’ils ne le pensaient, mais ils ne parlaient pas assez de leurs vies respectives pour le découvrir. Aujourd’hui serait peut-être la bonne occasion pour faire plus ample connaissance ? Pour tomber un peu plus raide dingue de son professeur... Pour souffrir davantage en le voyant, sans rien pouvoir lui dire. Avait-il au moins envie de le draguer ? De lui faire comprendre son attirance ? Noäm n’était pas tellement du genre timide avec les hommes mais avec Monsieur Blake, c’était différent. Ce type l’intimidait. Et puis il risquait sa place à l’université, ainsi que celle d’Edmund. Même si, techniquement… Il n’était plus son professeur pendant ce laps de temps qu’étaient les vacances. A lui de saisir sa chance ou non.

« J’ai beaucoup appris grâce à vous. C’était une bonne année je pense. » Il avait toujours eu de très bonnes notes dans cette matière. Si on oubliait la fois où il s’était totalement laissé distraire par le physique de son professeur et qu’il n’avait pas eu le temps de finir son examen. Ce jour-là Noäm avait été franchement déçu de lui et un peu énervé contre Edmund, bien qu’il n’y ait été pour rien… « Ca me fait bizarre de me dire que dans un an j’aurais mon diplôme ! » Il lui resterait encore deux ans après, mais il aurait au moins fini la licence. Noäm grandissait et pourtant il agissait encore comme un gamin. Pas étonnant qu’il ne trouvait pas grâce aux yeux du beau professeur.

« Grands esprits, grands esprits... C’est vous qui le dites hein. » Le blond n’avait pas une grande estime de lui. On avait beau le complimenter, ça rentrait dans une oreille pour ressortir par l’autre. Même quand ça venait de son prof malheureusement, il n’arrivait pas à les accepter. Alors il se contenta de hausser les épaules. « La plupart sont en vacances. D’autres… » n’ont pas besoin de moi. Maximilian. Ce grand gaillard qui se débrouillait très bien tout seul maintenant. Il eut, l’ombre d’un instant, le regard très triste. Avant de relever la tête et de sourire. « J’ai pas de petite-amie. » Et ça, c’était une information capitale ! Edmund devait le savoir. Et pas seulement… « Sérieusement… Vous n’avez pas deviné ? J’pensais que ça se voyait. Que ça se savait, même… » Allez Noäm, confidence innocente, t’es sur la bonne voie. « J’aime plutôt les garçons. » Il n’y avait pas de honte à le dire, n’est-ce pas ? Il donnait quelques indices à son professeur préféré, espérant l’aiguiller un peu… Si seulement Edmund pouvait tout deviner tout seul, sans qu’il n’ait besoin de rien dire de son côté ! « Mais bon, pas de petit-ami non plus. »[/color][/b] Il sourit innocemment. Autrement dit ; je suis tout à fait disponible pour toi. « Je joue un peu de guitare ! Mais mon prof est en vacances, alors pour le moment elle traîne dans un coin de ma chambre… » Ce qui n’était pas la meilleure idée au monde. A la rentrée il aurait perdu tout son avancement et son professeur ne serait pas vraiment ravi. « Vous en jouez aussi ? » Il n’en fallait pas plus pour le faire craquer davantage. Il se perdit un instant dans ses pensées, imaginant Edmund jouer de la musique. Mais bizarrement, il en doutait. Il le voyait un peu trop… réservé pour ça. Peut-être qu’à l’occasion il pourrait lui apprendre un ou deux morceaux de guitare ?

Noäm fut ravi d’apprendre que ses élèves lui manquaient, quoiqu’un peu jaloux. Il aurait aimé être le seul… Mais si ç’avait été le cas, Edmund l’aurait-il vraiment dit ? Alors qu’il s’apprêtait à répondre, deux personnes tentèrent en vain de sortir de la boutique. Oui, ils bouchaient l’entrée depuis bien cinq bonnes minutes… Alors Noäm attrapa le bras de son professeur par réflexe pour le tirer un peu et dégager la porte. « Peut-être qu’on pourrait… Enfin que je pourrais vous inviter à prendre un café… En tout bien tout honneur hein… Pour vous remercier de m’avoir appris plein de choses, et surtout d’avoir été patient avec moi ? On pourra parler de musique comme ça. » Entre autres. Lui aussi était curieux de savoir si Edmund partageait sa vie avec quelqu’un ou non.
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MessageSujet: Re: Totally obsessed with you (Noäm x Edmund)   Sam 12 Aoû - 15:54

Totally obsessed with you

Alors même qu’il tentait de cacher son trouble, et y parvenait plutôt bien, ayant une assez bonne maîtrise de lui-même, ne laissant que très rarement transparaître ses émotions, et ne se livrant jamais à personne –ayant en lui quelque chose de ce flegme britannique que résume si bien la formule « nerver complain, never explain »- Edmund ne parvenait pourtant pas à s’empêcher de laisser ses yeux vagabonder et détailler chaque particule, chaque atome du visage de Noäm, se plongeant tantôt dans la crinière de ses cheveux  blonds, tantôt dans sa bouche, ou sur ses joues qui, lorsqu’il souriait, devenaient rondes comme si elles n’étaient faites que pour que s’y pose la paume d’une main caressante. Quelquefois même, mais c’était plus rare et beaucoup plus furtif, il plongeait son regard dans les yeux de son étudiant, mais très vite il détournait le visage avant que celui-ci pût se rendre compte que l’humble professeur si froid et distant le dévorait en fait d’un regard de braise qui consumait tout autant celui qui regardait que celui qui était regardé. Le jeune homme répondit à Edmund avec des termes finalement tout aussi « bateaux » que ceux que le professeur avait pu trouver comme prétexte : il comprit au ton de Noäm que sa tentative de rétablir une certaine distance entre lui et son étudiant avait bien fonctionnée, puisque ce dernier n’avait pas relevé (l’aurait-il pu sans être grossier d’ailleurs ?) la sorte de familiarité, presque de camaraderie avec laquelle Edmund avait laissé s’échapper quelques mots malheureux.

-Vous m’en voyez ravi, j’espère que tous vos camarades pourront en dire autant, j’aime me dire que mes étudiants ont apprécié de travailler avec moi, et que je n’aurais pas été tout à fait incapable de leur apprendre quelque chose, ou du moins de faire en sorte qu’ils ne se soient pas trop ennuyés pendant un an… Mais je dois dire que vous m’aviez semblé, plus que n’importe quel autre étudiant, particulièrement doué pour cette matière… j’ose espérer que votre humble professeur y aura été pour quelque chose. (Mais quelle chose, je n’oserais dire laquelle). Après un instant : Oh là là,  déjà diplômé dans si peu de temps, et vous semblez pourtant encore si jeune ! On aimerait ne jamais grandir, mais on ne peut pourtant pas vivre en étant d’éternels Peter Pan…

Ces mots sibyllins et abscons qu’Edmund venait de prononcer traduisaient tout à fait son état d’esprit rêveur et assez éloigné des contingences du matérialisme humain,  ce qui ne l’empêcha pas cependant de remarquer la sorte de mélancolie qui embruma l’espace d’un instant le visage de Noäm lorsqu’il répéta laconiquement ces quelques mots (« grands esprits ») qu’Edmund avaient utilisés pour complimenter le jeune homme. Il comprit alors que ce dernier semblait n’avoir de lui-même qu’une piètre opinion, ou qu’en tout cas quelques-uns dans son entourage lui transmettaient, comme par une sorte de télépathie inexplicable que nous avons tous un jour éprouvée, cette sensation que l’on ne vaut pas grand-chose et que notre existence est, si ce n’est insignifiante, du moins particulièrement médiocre. Edmund connaissait bien ce sentiment pour l’avoir ressenti beaucoup, et l’avoir intériorisé et vécu de manière quasiment perpétuelle durant les quinze premières années de sa vie. D’ailleurs, la solitude que Noäm lui confessait semblait être une des raisons de ce sentiment du peu d’estime qu’il avait de lui-même qui transparaissait maintenant. Dans un élan semblable à celui qu’aurait devant un garçonnet qui pleure une grand-mère particulièrement douce et émotive, et qui nourrit pour ses petits-enfants une dévotion sans borne, Edmund se lança dans une entreprise de consolation, à laquelle, bien qu’il ne le put pas, il aurait aimé joindre les gestes tendres et prendre dans ses bras Noäm, passer sa main dans ses cheveux et déposer un baiser sur sa joue.

-Oui, un grand esprit ! Votre personnalité recèle une force que je n’ai pas et qui manque à beaucoup de monde ; c’est votre sensibilité, votre fraîcheur, votre spontanéité… veillez à toujours converser et cultiver ces qualités, voyez-vous, beaucoup de gens, et moi-même, travaillent  dur, pensent qu’il suffit d’accumuler des savoirs, de lire de livres, d’être compétents dans son travail… mais en fait on rate tout si on laisse notre cœur se dessécher… on finit mal. Dans le meilleur des cas on est triste, mais parfois on a le sentiment d’avoir raté sa vie, d’être passé à côté de quelque chose, et parfois même on rend aux autres la vie impossible, on devient méchant… Non, vraiment, gardez ce côté naturel et… enfantin (dans le sens positif du terme) que vous avez…

Ed s’arrêta dans sa diatribe avant de lancer quelque mot malheureux du style : c’est ça qui fait que vous êtes si mignon, si craquant, et qu’on a envie de vous prendre dans les bras ; il le pensait vraiment, mais ç’aurait été tout à fait malheureux qu’il le dise. Finalement, son trouble qu’il était parvenu à contenir se raviva lorsque, alors qu’il ne s’attendait tout de même pas à une franchise pareille, Noäm lui confessa coup sur coup qu’il était gay et célibataire. Edmund aurait eu bien besoin de s’asseoir tant le choc lui fut rude (et très agréable). Cette nouvelle lui semblait représenter une porte ouverte au-dessus de laquelle un écriteau aurait précisé : allez-y entrez, la voie est libre. Après quelques instants d’éructation silencieuse, Ed ravala sa joie et tenta avec psychologie –du moins il se croyait psychologue, mais il ne l’était pas tant que ça- de passer un baume sur ces aveux si spontanés auxquels il ne s’était pas attendu, et auxquels lui-même n’aurait jamais consenti si ç’avait été lui qui était interrogé.

-Oh ! Veuillez m’excuser, je ne disais pas du tout cela dans le but que vous me fassiez des aveux sur votre vie privée (ce mensonge n’était pas un des plus gros qu’il eût dit, mais il était tout à fait délectable à prononcer). Cela ne me regarde pas, et j’espère que vous ne m’en voulez pas… En tout cas vous avez du courage de l’avouer comme ça, je connais beaucoup de gens qui n’osent pas le dire avec autant de franchise.

Un moment, Ed pensa dire quelque chose du style : beaucoup de gens du même bord que vous, enfin quelque chose d’assez méprisant qui eût pu faire penser à Noäm que lui-même n’était pas gay, mais il avait renoncé à tester l’effet que ça ferait sur le jeune garçon par peur de passer pour un goujat ou de le perdre définitivement –si jamais ce dernier en était venu à avoir de l’affection pour lui- en brisant tout à fait ses rêves. En fait, sa volonté de jouer au chat et à la souris s’amoindrissait de plus en plus au fur et à mesure de la conversation, non seulement parce qu’il était plus que grisé par ce que lui avouait son étudiant préféré et qui abondait dans son sens, mais aussi parce que plus il restait longtemps auprès de lui, plus les forces nécessaires à maintenir une façade froide et distante l’abandonnait, et si la rencontre se prolongeait plus, il se pourrait même qu’il finisse par craquer.

-Vous jouez de la guitare ? Mais c’est génial ça, j’aimerais beaucoup vous entendre jouer un jour. Oh, moi… Quand j’étais jeune (jamais il n’avouerait que c’était peut-être toujours le cas actuellement, et pour dénoncer ses défauts dont il était conscient, Edmund commençait toujours par dire : à une certaine époque; comme si l’éloignement temporel rendait moins blâmable la faute dont il allait s’accuser) je n’étais pas du tout patient. Je prenais des cours de piano, mais mon manque de patience, comme vous pouvez l’imaginer, a fait que bien vite j’ai arrêté, et je dois dire que je n’ai plus franchement de restes. Mais si vous… (oups) si quelqu’un veut bien m’apprendre, je serais ravi de reprendre la pratique d’un instrument un jour.

Cela faisait quelques temps maintenant que leur conversation avait commencé -mais quand on parle à celui qu’on aime, c’est comme si le temps s’était arrêté ; or, nos deux garçons étaient dans le chemin et bloquaient la sortie de la boutique du disquaire. Alors que plusieurs personnes voulaient sortir, Noäm prit par le bras son professeur afin qu’il se décale. Et le sentiment qui envahit Edmund à ce simple contact physique  fut un coup porté aussi fort –si ce n’est plus- que l’annonce que Noäm lui avait faite qu’il était célibataire et porté sur les garçons. Son corps se roidit et il lui sembla une nouvelle fois qu’il aurait besoin de s’asseoir : il saisit donc au vol l’offre que lui faisait son jeune étudiant d’aller prendre un café, plus pour avoir l’occasion de s’asseoir à cause du trouble que ce dernier lui causait que pour n’importe quelle autre raison.

-Eh bien, ma foi, je ne dis pas non. C’est la première fois qu’un étudiant m’invite à boire un café, mais comme c’est vous j’accepte ! Allons-y.

Puis ils prirent ensemble la route d’un café, pour s’attabler à une terrasse. Ed avait marqué sa préférence pour un café peu fréquenté, et avait choisi qu’ils s’installent dans un coin de la terrasse où peu de monde –et vu la faible fréquentation, pour ainsi dire personne- ne pourrait les voir ou les déranger. Il était si excité que la présence même du serveur lui paraissait superflue. Il était moralement (et même physiquement maintenant) désireux de passer le meilleur après-midi possible auprès de son Noäm, sans que rien ni personne d’autre n’interfère entre eux. Mais le fait était qu’il aurait très bien pu se contenter de se tenir là, en face de lui, et de le regarder. Il n’arrivait presque plus à réfléchir, alors ce fut avec grand peine qu’il trouva quelque chose à dire (et rien de bien original pour commencer, déjà que d’ordinaire il n’était pas forcément doué pour mener une conversation, dans de telles circonstances, il risquait de devenir vite ridicule).

-Et vous jouez de la guitare depuis longtemps ? Il y a des styles que vous préférez j’imagine… Mais dites-moi, si je puis me permettre, vous avez une assez belle voix... En réalité, sa voix était pour Edmund comme nimbée d’un mystère, d’une auréole particulière et elle semblait refléter toute la beauté, la sensibilité, l’intelligence, ainsi que les multiples autres qualités qu’il attribuait -avec toute l’objectivité d’un homme amoureux- à Noäm. Vous chantez aussi ?


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