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 N°69 ▬ Comme une impression de déjà-vu.

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Diego SallingGod bless America… and Me
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MessageSujet: N°69 ▬ Comme une impression de déjà-vu.   Sam 29 Juil - 13:18

Franchement, ces derniers temps au travail Diego avait une cruelle impression de déjà-vu de temps en temps. Pas à cause du boulot en lui-même, même si d’aucun dirait que c’était rébarbatif, lui savait que l’art changeait chaque jour, que ce soit par celui l’exerçant ici ou dans l’œil de celui qui le regarde et que la beauté de l’oeuvre en question, qu’elle soit graphique, littéraire ou autre ne dépendait que du ressentit. Bref. Tout cela pour dire que sa soirée avait été une fois de plus assez normale, il devait rester jusqu’à la fermeture et quelque part au milieu de son service son regard avait de nouveau capté la présence d’un visage désormais familier. Luis Martin, le gars qui vient toujours, qui reste dans son coin pour ingurgiter autant d’alcool que son corps le lui permet, et qui repars soit sur ses deux jambes s’il est en état, soit posé aussi bien que possible dans sa voiture, retour chez Diego lui-même qui ne peut juste pas laisser une personne ivre livrée à elle-même dans la rue. On ne savait jamais ce qu’il pouvait se passer dans les rues de cette grande ville et s’il arrivait quelque chose à un client, même un ivrogne notoire, Diego culpabiliserait en se disant que s’il avait joué la chambre d’hôte cela ne serait pas arrivé.

Heureusement, c’était devenu une habitude et la chambre d’ami était désormais toujours prête à recevoir Luis – sans rire, il avait même prévu des vêtements de rechanges, une brosse à dent neuve et toute ces conneries, même si certains amis disaient qu’il allait se faire avoir à être trop gentil – mais avoir un mec puant au petit-déjeuner, hors de question alors ces achats causaient des frais en plus, mais il avait quelqu’un d’aussi frais que possible en face de lui au matin. Pour l’instant, le matin était encore loin… il venait encore de cueillir l’autre zouave sur le comptoir et farfouillait dans sa poche pour trouver les clés du club.

« Tu sais, si j’avais l’esprit totalement déplacé, je dirais que tu fais en sorte de toujours finir dans cet état pour te retrouver chez moi. Mais en même temps, ça me ferait me questionner sur ta santé mentale... »

En réalité, l’employé du club ne savait pas trop s’il était entendu ou compris, luttant surtout pour garder un certain Luis debout en fermant la porte, ce qui lui donnait l’impression de passer du statut de danseur à celui d’équilibriste.

« Je te l’ai déjà dit, et soit tu t’en fiche, soit tu es trop embrumé pour l’entendre mais il y a bien d’autres moyens de te détendre et te sentir mieux. J’en connais au moins cent qui te permettent de rentrer chez toi sans chien guide. »

Pas que ça le dérange en fait, au moins ça changeait un petit peu sa routine, seulement lui aussi avait parfois envie de rentrer sans jouer les garde-malades et ne s’accorder du repos qu’une fois certain que tout irait bien pour l’habitant occasionnel de son logement. Sans compter que ça faisait jaser à l’immeuble, un couple de petits vieux lui jetait déjà des regards bizarres par le passé, maintenant ils le voyaient comme ‘la folle du troisième étage et son copain alcoolo’, autant dire que pour les rapports de bons voisinages, on repassera.
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MessageSujet: Re: N°69 ▬ Comme une impression de déjà-vu.   Sam 29 Juil - 14:00

Ce soir, je me retrouve encore dans cette boite un petit peu spéciale, celle où des hommes dansent et finissent presque sans vêtement, voir sans pour certains. Pourquoi là et non pas ailleurs ? Bonne question. Peut-être que quelque chose m’attire, ou quelqu’un. En tout cas, je suis presque certain de ne jamais rencontrer l’un de mes collègues. Encore heureux, si le chef venait apprendre dans quel état je me retrouve tous les soirs, je perdrais mon emploi. Et c’est la dernière chose que je veux. Je ne veux pas non plus perdre la chance de devenir pompier ambulancier. Pourtant, je ne trouve pas la force de décroché. Je continue, préférant la compagnie de l’alcool à toute autre compagnie. Je me sens mieux quand je bois, je me sens plus ouvert aux autres. Ca me permet en quelques sortes de sociabilisé. Bien que je reste quand même dans mon coin quand je viens ici. Je n’ai pas envie que des personnes me dérangent pour un oui ou pour un non. Ou me propose des services dont je ne veux pas, et donc je n’ai pas les moyens de m’offrir. Je paie déjà mes consommations c’est assez à mes yeux.

Ca fait déjà quelques heures que je suis là, je n’ai pas vu le temps passé. Je m’endormais sur le comptoir, n’ayant même pas pu finir le dernier verre. Je crois que j’ai déjà bien trop bu pour ce soir. J’ai l’impression que tout tourne autour de moi. Je te sens finalement venir vers moi. J’ouvre les yeux, ayant un peu de mal à avoir une vision très nette de ton visage, mais peu importe, je m’appuie assez rapidement sur toi, comme j’en ai l’habitude depuis un moment. « - Ma quoi ? » Demandais-je sans vraiment comprendre le sens des mots que tu venais de me dire. « - Peut-être que j’aime ça. Que tu prennes soin de moi. » Je me mets à rire mais arrête assez rapidement. J’ai du mal à tenir droit, heureusement que tu es là. Je me laisse faire de toute façon, je pense que je n’ai pas le courage de lutter pour quoi que ce soit. « - On va marcher longtemps ? Ça me donne le tournis tout ça. Mon estomac est fragile. » C’est des sensations désagréables, et pourtant, même si je déteste ça, je recommence à chaque fois. L’addiction n’est pas une bonne chose. Elle est pourtant bien présente en moi. Je continue de te suivre, ne ratant pas une occasion pour m’arrêter de temps en temps. J’ai l’impression que le temps est beaucoup plus long que ce qu’il l’est réellement. Les secondes sont des heures longues et interminables.

Je m’arrête finalement quelques secondes, posant le dos sur ce qui me semble être un mur, je ne sais pas trop ce dont il s’agit réellement, mais peu importe, tant que ça me permet de tenir droit. J’essaie d’entendre, de comprendre surtout ce que tu dis. « - Tu parles du sexe ? Parce que… En fait… Non… Sans alcool pour moi… Je ne peux pas. C’est ça le truc. Je ne suis rien sans l’alcool. Tu sais donc que si tu veux coucher avec moi, tu dois me faire boire. C’est ta chance. » Je souris bêtement, ouvrant légèrement les bras pour te montrer que je suis libre. Enfin en quelques sortes. « - Je suis certain que des gens pensent qu’on fait des trucs ensemble. Tu me ramènes toujours chez-toi. Heureusement que tu n’as pas de copain ou copine. Elle se poserait des questions, c’est moi qui te le dis. »
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MessageSujet: Re: N°69 ▬ Comme une impression de déjà-vu.   Sam 29 Juil - 14:44

Bon sang… ce n’était vraiment pas beau un homme ivre. Enfin si, il y en avait qui étaient séduisants, mais se mettre dans un tel état pour des raisons plus ou moins valables qu’il ne connaissait pas, cela dépassait toujours Diego qui secouait la tête en entendant les premiers mots de Luis. Bon déjà il était réveillé et en état de parler, mais apparemment pas de tout saisir.

« Ta santé mentale… ce qui te défini quand même quand tu n’as pas plus d’alcool que de sang dans les veines. » Plus d’alcool que de sang… Diego aimait bien cette expression et il fallait être franc, le danseur s’était lui aussi pris quelques mines par le passé, ou vraiment dans les mauvaises périodes de son existence, mais très rarement dans ce cas. Peut-être qu’il avait fini chez un étranger un ou deux fois, jamais de quoi devenir une habitude. « Ne cherche pas à comprendre pour l’instant, tu risques juste de te donner mal au crâne. »

Diego ne voulait pas se faire vomir dessus par que Luis tentait de mettre un sens sur les mots qu’il énonçait. Non merci. Par contre, s’il avait eut l’ombre d’un rire en entendant la confusion du gamin quelques instants plus tôt, Diego fronçait les sourcils en entendant cette histoire comme quoi l’ivrogne aimait peut-être qu’il s’occupe de lui. C’était flatteur normalement, mais venant de quelqu’un d’assez ivre pour sans doute oser draguer un lampadaire, on frisait pratiquement l’insulte. L’histoire de sa vie se résumait à cela : se faire draguer par les mecs chauds du club, qui pensaient que son contrat incluait d’aller finir la soirée ailleurs, et les pochtrons qui se déclaraient comme adorant tout le monde dès qu’ils étaient assez torchés pour ça.

« J’aime bien m’occuper de toi aussi, mais tu n’as pas besoin de te mettre dans tout tes états pour que je le fasse. Tu crois que ça me fait plaisir de savoir que ça va se terminer comme ça, alors même que tu entres à peine dans le club ? »

Ce n’était pas une exagération. Chaque jour où Luis venait, il se demandait s’il allait assez se modéré pour pouvoir rentrer seul ou s’il allait finir par jouer le taxi une fois encore, et se savoir impuissant face à cette situation ne l’aidait pas vraiment à rester serein. S’il avait des cheveux blancs avant quarante ans, inutile de dire qu’il savait qui blâmer pour cette raison. Jamais Diego ne se permettrait pourtant de jouer les moralisateurs… alors il continuait de rester simplement présent, en espérant un jour gagner la confiance nécessaire pour se voir confier les raisons de cet alcoolisme flagrant et commencer à travailler dessus.

« Non ne t’en fais pas. Je ne suis pas garé loin… après tu pourras te reposer un peu. »

Encore fallait-il réussir à atteindre son véhicule, et Salling serrait les dents pour ne pas faire remarquer qu’un certain estomac irait bien s’il ne subissait pas la torture de l’alcool aussi régulièrement. Ce serait juste bon à déclencher une dispute, et personne ne voulait de ça en ce moment. Lui voulait dormir, et Luis devait avoir envie d’un endroit ne lui donnant pas le mal de mer s’il se basait sur son ressentit gastrique. Beurk… depuis quand son esprit philosophait là dessus ? Heureusement, après un ultime effort, ils arrivaient à sa voiture -une épave sur roues- et Diego laissait son homologue s’y adosser, l’écoutant d’une oreille pendant qu’il cherchait le trou de la serrure, un rire franc quittant ses lèvres en entendant la mention du sexe. Bizarrement, ce n’était pas la première chose qu’il avait eut à l’esprit… pas tout de suite.

« Le sexe est un moyen comme un autre, mais pas exactement ce que j’avais en tête. » avouait Diego, qui secouait la tête en fixant le langage corporel de Luis. Désespérant. « Je ne pense pas que tu sois rien, avec ou sans alcool. Tu penses que tu ne deviens quelqu’un qu’en te ruinant, mais c’est un masque, tu vaux bien plus que ça... » au lieu d’en profiter, le sobre ouvrait donc la portière passager, aidant Monsieur Je-ne-suis-rien-sans-alcool à s’installer et passer sa ceinture, avant d’aller pour sa part derrière le volant et mettre le contact. Il ne quittait pourtant pas sa place de suite, jaugeant la cause perdue en soufflant : « Je ne profiterais jamais de quelqu’un dans ton état. Alors les gens peuvent bien penser ce qu’ils veulent, je sais que mon honneur est sauf, et le tien aussi tant que je te ramène. »

De toute manière, comme cela avait été judicieusement souligné, il n’avait personne donc ce n’était pas réellement un problème déjà de ce côté là. Et quand bien même, d’aucun aimait à dire qu’il avait loupé une vocation de bon samaritain qui ramenait chez lui tout les chatons égarés.

« Si j’avais quelqu’un, il devrait faire avec de toute manière ou dégager si ça ne lui allait pas. Heureusement que je n’ai pas le temps pour ce genre de choses. »

Pas le temps… c’était vite dit. Disons que les gens ne voulaient pas qu’il continue son boulot s’ils étaient en couple, et lui ne voulait pas arrêter, donc la rupture arrivait assez rapidement dans le couple.
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MessageSujet: Re: N°69 ▬ Comme une impression de déjà-vu.   Sam 29 Juil - 15:22

Qu’est-ce que tu racontes ? Cette assemblage de mots me semblent vraiment… Loin de ce que je peux comprendre. Enfin sans doute que ça serait beaucoup plus cohérent si je n’avais pas bu autant mais pour le moment, je crains de ne pas pouvoir comprendre les mots plus compliqués. « - Ouais… Non je ne cherche pas. Mais tu as raison ouais… Tu es intelligent, tu fois avoir raison. » Dis-je finalement avant de sourire bêtement. Bien que je n’ai pas compris et que ce que je viens de dire n’a pas tellement grand intérêt, je me sentais dans l’obligation de le dire, va savoir pourquoi. Je lève les yeux au ciel finalement. « - Tu parles… Si je n’étais pas saoul la première fois où tu m’as rencontré. Tu ne m’aurais même pas remarqué. Alors bon… Tu vois, ça n’est pas si mal. Puis je ne vois pas en quoi ça te gêne que je bois. Je ne fais de mal à personne. Et… Voilà. » Je hausse les épaules, comme si ce que je venais de dire était juste la normalité de la chose. C’est devenu normal depuis un moment ce mode de faire. Cette façon de faire. Puis voir que quelqu’un se préoccupe de moi, ça me rassure un petit peu. Je n’ai pas l’habitude qu’on s’occupe de moi, j’ai l’habitude de m’occuper de moi-même depuis bien trop longtemps. « - En plus, j’aime bien tes petits déjeunés, j’en ai pas de comme ça chez-moi. » Bien que ça ne soit pas tellement le bon moment pour penser à de la nourriture, je me peux m’en empêcher. C’est vrai que c’est agréable d’avoir des matins comme ça. Bien que ma tête me fait un mal de chien à chaque fois. Au moins j’ai quelque chose de réconfortant à côté. Pas comme quand je me réveille seul, chez moi à côté des toilettes parce que j’ai eu bien trop la flemme d’aller jusque dans le lit.

« - Ah bon ? » Tu ne pensais pas au sexe ? A quoi d’autres dans ce cas. Je n’en ai aucune idée. Je n’ai que ça qui me vient en tête pour le moment. Puis je n’ai jamais trouvé une autre solution que la boisson. Surtout que quand je ne bois pas, il y a tous les effets secondaires du manque qui me parcours le corps. Je déteste encore plus ça. Les autres ne sont pas aveugles, ils peuvent le voir aussi. Difficile de faire comme si de rien était quand tes mains tremblent. « - Mouais. C’est vrai… Je suis capable de sauver un chat coincé dans un arbre. Le super-héros des chats youhou ! » Je lève le bras en signe de victoire mais m’appuie très vite sur la voiture que j’ai pris pour un mur un petit peu plus tôt. Je rigole en fixant Diego quelques minutes. « - Dommage. Il y en a d’autres qui ne se gênent pas pour profiter. Ouais.. Ca m’est déjà arrivé. » Après c’est comme ça. Je me suis déjà retrouvé dans le lit d’une personne. En même temps, il n’y a que comme ça que je peux avoir une relation. J’ai bien trop honte de mon corps pour le laisser voir par qui que ce soit. C’est ça qui est bien dans le boulot que je fais, avec la combinaison, je suis bien caché. Et j’évite de prendre une douche en même temps que les collègues. C’est assez facile de vivre sans se montrer. Même si les autres me juges parce que je porte des vêtements longs même quand il fait chaud. Ils ne peuvent pas comprendre les autres. Je me laisse finalement entraîner dans la voiture. Je pose la tête contre la vitre directement fermant les yeux. Je profite du fait d’être assis, ça fait un bien fou de ne plus bouger. Je tends quand même l’oreille et me met à rire. « - Pas le temps… Tu es quoi ? Ministre en dehors du club ? » Je souris encore une fois avant de me détendre simplement. Le trajet en voiture me permet d’être tranquille. Puis je te fais confiance encore une fois. Je sais que j’arriverai en un seul morceau chez-toi.
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MessageSujet: Re: N°69 ▬ Comme une impression de déjà-vu.   Sam 29 Juil - 16:10

Lui ? Intelligent ? Quelle connerie… il n’était pas plus intelligent que n’importe qui. Il aimait lire et apprendre… ce savoir demeurait pourtant inutile dans son métier et ne le mettait plus plus haut que ses amis sur le plan intellectuel. Qu’est-ce que ça apportait après tout ? Des types supers intelligents étaient malheureux comme la pluie, s’étant laissé guidé dans des métiers ne correspondant qu’à leurs capacités mentales et pas à leurs désirs, alors il préférait être à sa place. Un imbécile heureux comme dirait l’autre.

« Oh ? Tu penses que je n’aurais pas remarqué le seul mec de tout le club qui ne nous regarde pas comme des bouts de viande et qui reste dans son coin ? Je peux te dire qu’au contraire, c’est assez rare pour sauter aux yeux. »

Sans rire, la première fois il avait surtout été surpris par ce point au départ, puis par sa sacré descente en matière d’alcool. Dans la situation inverse, Diego finissait dans le coma en un rien de temps. Il se serait bien payé le culot de dire que si, Luis faisait du mal à quelqu’un en buvant comme ça, mais lui faire remarquer qu’il se ruinait lui-même ne donnerait rien de bon, à la rigueur, un truc de l’ordre du ‘je fais ce que je veux’ et basta… donc il gardait le silence, jusqu’au moment où il se retrouvait obligé de ricaner en entendant qu’apparemment, ses déjeuners étaient bons. Vu ses compétences en cuisine lorsqu’il avait commencé à vivre seul, du chemin devait avoir été parcourus car au départ, il en avait bouffé des tartines cramées.

« Je suis ravi de l’apprendre. Peut-être que je devrais ouvrir une chambre d’hôtes alors quand je serais trop vieux pour danser. » il fallait y pensait, tout le monde avait une date limite dans ce milieu, dès que le physique commençait à se flétrir, on était gentiment poussé vers la sortie. Ce qui expliquait pourquoi Diego faisait autant attention à son physique, il lui fallait rester au sommet aussi tard qu’il le pouvait, vu qu’en dehors de la danse il n’était pas bon à grand-chose.

« Bien sûr qu’il y a autre chose que ça pour se détendre. Les verres entre amis, même si là tu as clairement eut ton compte. Les soirées films et histoires stupides. Oser parler à quelqu’un de ce qui nous hante, même si ce n’est pas toujours évident… ou alors, tout casser des pots et tuer des poules dans Zelda. Inutile mais marrant. »

Le dernier point étant bien entendu une blague. Personne n’attaquait les poules dans les jeux Zelda à moins de vouloir mourir. C’est sauvage ces bêtes là ! Hum ? Les chats dans les arbres ? Ce n’était pas un cliché alors ? On appelait vraiment les soldats du feu pour des conneries de ce genre ? Blimey…

« Tu as déjà sauvé des gens, j’en suis certain. Mais tu n’es pas en état pour admettre que j’ai raison. » peut-être qu’il avait tort aussi, mais on n’allait pas lui faire croire que Luis n’avait été envoyé que sur des cas de chats trop débiles pour savoir que pour eux, il fallait descendre à reculons de l’arbre. De toute façon, ils déviaient sur le sujet plus sérieux des abrutis qui couchent avec des gens trop ivres pour dire non, et cette idée suffisait à rendre Diego légèrement… sur les nerfs oui. Il ne lancerait pas un regard de pitié vers son passager, car lui-même ruait dans les brancards quand on lui en donnait à la louche, mais il ne pouvait s’empêcher en tout cas de replacer quelques mèches de Luis, pour montrer qu’il était là et qu’il n’irait pas plus loin que ça. Ou autre chose, il ne savait pas trop en fait, profitant un instant du calme de la voiture avant de froncer les sourcils. Ministre ? On venait sérieusement soumettre l’idée qu’il soit ministre ? Mon dieu… le monde courait à sa perte dans ce cas… « Non, je suis juste trop focalisé sur mon boulot. Je ne vis que pour ça et le reste du temps, je m’assure que tu survives jusqu’au lendemain de ta cuite. »

Un cadavre dans son appartement, ça foutrait vraiment mal. Là, il entendrait de nouveau parler de ses parents, avec une remarque homophobe en premier lieu, puis l’un ou l’autre qui dirait que le meurtre était une preuve supplémentaire de sa déviance. Beurk. Non, il tenait à sa petite vie tranquille, même si sa définition de tranquillité devait être erronée.

M’enfin… le calme étant de retour, Diego conduisait tranquillement jusque chez lui, n’osant même pas allumer la radio pour ne pas troubler cette quiétude jusqu’au quartier de Downton. Un jour, il devrait quand même envisager de demander où précisément vivait Luis, mais pas tout de suite… cela pourrait être perçu comme une façon de dire qu’il en avait marre de l’avoir chez lui, ce qui ne pouvait être plus éloigné de la réalité. Son immeuble en vue, Diego se garait à une place libre -pour une fois qu’il ne devait pas tourner pendant trois heures- avant de s’arrêter.

« Tu te sens en état de marcher… ? Autrement je peux tenter de te porter. »

Un grand gaillard sur le dos, ça ne serait pas plus ridicule que le jour où il était partit pour une soirée déguisée, totalement habillée en licorne. Le thème était : « ridicule et j’assume ».
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MessageSujet: Re: N°69 ▬ Comme une impression de déjà-vu.   Sam 29 Juil - 16:54

Il y a vraiment des gens qui font ça ? Bon certainement que oui. Beaucoup d’ailleurs. Mais je ne fais jamais attention aux personnes qui m’entourent. Les gens me foutent un peu la trouille en réalité. Ils sont toujours là, entrain de juger les autres, ou ils réfléchissent à ce qu’ils pourraient faire de mal pour couler l’autre. J’ai grandi avec des monstres, j’ai beaucoup de mal à voir le bien autour de moi. C’est donc une évidence que je n’ai pas de mauvaises pensées en venant dans ce club. « - Je t’ai déjà regardé danser. Et j’ai bien aimé. Enfin pas la première fois, quand je t’ai connu je veux dire. C’est vrai que je ne regardais pas vraiment aussi non… L’alcool est très bon dans ce club et je n’y connais personne. » Là sont les vraies raisons de ma venue. La première fois c’était au hasard, les autres fois, c’était parce que je m’y suis sentis comme chez-moi. Ce n’est pas le premier endroit auquel les gens penseraient habituellement mais je ne suis pas vraiment comme tout le monde de toute façon. Puis je n’ai pas envie de faire du mal aux danseurs comme toi non plus. C’est ton métier, rien de plus. Tu fais ce qu’il te plait après tout. Je soupire haussant les épaules simplement. Je suis heureux que pour une fois mon comportement attire l’attention. « - C’est moi qui occuperai la chambre d’hôte. Je suis ton meilleur invité possible. » Je rigole une énième fois. Et puis pour le moment, la chambre d’invité, c’est un peu la mienne en même temps. Peut-être que je m’impose un peu trop d’ailleurs, mais je ne m’en rends pas tellement compte. Des fois, je me dis que je devrais peut-être arrêter de venir dans le bar et compter sur toi en quelques sortes. Mais je ne n’y arrive pas, j’en reviens toujours au même point.

Je suis assez sceptique quand tu me parles de boire un verre avec des amis. Qui voudrait que je l’accompagne pour ça ? Trixie ? Isaiah peut-être aussi ? Ouais, mais bon, je n’aime pas trop demander des choses aux autres. Ils vont croire que je profite d’eux après. Là est ma vision des choses. Après tout, mes faux parents m’ont toujours fait comprendre que je n’étais pas digne d’eux et donc pas digne d’être montré à la société. C’est juste une habitude, j’ai quand même gardé certaines idées en tête par rapport à mon enfance. Celles qui me semblent les plus logiques. « - Personne ne me croirait, si je parlais de moi. Ou de ce qu’il y a dans ma tête. Il y a peu de personnes qui savent. Et ils y a des gens qui savent depuis bien plus longtemps que moi et qui n’ont pas vraiment cherché à m’aider. Je préfère encore Zelda. Au moins, le virtuel ça ne peut pas faire de mal. » J’ai l’impression d’être sortis tout droit d’un épisode d’Esprit Criminel parfois. Alors que mon histoire est vraie. Je ne l’ai pas inventé. Mon psychologue semble parfois ne pas y croire, alors qu’il est censé connaître tout de moi. Enfin ce que je veux bien lui dire. Et puisque j’ai fuis ma vie à New-York, il n’y a pas vraiment de preuve de ce que j’ai vécu. Je n’ai pas fait intervenir la police à mon histoire. Je crois que j’ai quand même de l’amour pour ces gens… Je ne souhaite pas leur faire du mal.

Je ne réponds pas quand tu me dis que j’ai probablement sauvé des gens. Ce n’est pas faux, par rapport au métier que je fais, c’est même dans la logique des choses… Mais je n’admets pas vraiment faire ce genre de chose. Ce n’est pas si exceptionnel, d’autres font bien mieux que moi. Je n’ai pas vraiment de mérite dans tout ça. J’aime juste risqué ma vie, car je sais que je n’ai rien à perdre si je venais à mourir durant le service. En quelques sortes. Il y a quand même mon frère mais je ne le connais pas. « - Tu es mon chevalier. Il te manque plus que la cape et le cheval blanc. » Je joue au débile, mais je suis vraiment reconnaissant envers toi, pour tout ce que tu as fait pour moi. Tout ce que tu fais pour moi. Sans toi, ça aurait pu être pire à de nombreuses reprises. Sans toi, ça serait différent. Je reste calme ensuite, je me repose juste. Et surtout, je te laisse conduire en toute sécurité. J’ouvre les yeux quand la voiture s’arrête et regarde l’immeuble rapidement. « - Je ne voudrais pas te casser le dos… On va se débrouiller. » Je détache la ceinture, après quelques secondes de galère. Puis j’ouvre la portière. Je soupire doucement en regardant le sol. Je pose les pieds à terre, puis me lève en me tenant à la voiture. « - Bon… Va falloir que tu m’aides un peu je crois. Je… c’est pas encore ça. » J’avance, pas très droit, mais j’avance, à petit pas, tranquillement. C’est comme si je marchais sur un fil, je peux tomber à tout moment. J’essaie juste de ne pas le faire. Dans quelques minutes, je serais en sécurité.
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MessageSujet: Re: N°69 ▬ Comme une impression de déjà-vu.   Sam 29 Juil - 17:52

Gosh… c’était une chose de se dire qu’il l’avait forcément vu danser, mais l’entendre dire et savoir qu’il avait aimé, c’était autre chose encore et ça faisait plaisir. Il y en a qui savaient encore regarder avec leurs yeux et pas avec leur… enfin voilà. Après, il aurait presque pu se vexé en sachant que ce n’était pas à la première rencontre qu’il avait apprécié, mais il secouait la tête. L’alcool encore et toujours… peut-être qu’il devrait ajouter un bar dans son hypothétique chambre d’hôte, pour ne pas avoir à le porter du club à son appartement, tout en un. Picole et dodo.

« C’est pas faux, tu es le meilleur client possible. J’ai déjà envisagé de mettre ton prénom sur la porte pour tout te dire. » lançait-il sur le ton de la plaisanterie, espérant ainsi faire sentir que cela ne l’embêtait pas le moins du monde. De toute manière, il vivait seul autrement alors cette pièce ne servait presque à rien, sauf cas de soirée arrosée dans son humble demeure. Une fois, ils s’étaient réveillés à trois dans le même lit… moment gênant puissance de l’infini.

Enfin, cette routine de ramener Luis était en fait devenu quelque chose qui ne déplaisait pas à Diego, il s’ennuierait sans cette présence qui lui donnait l’opportunité de ne pas être seul et de se rendre utile, alors dans ses pistes pour se vider l’esprit, Diego espérait ainsi voir sa perche -pas celle là bande de pervers- être saisie et devenir peut-être un jour autre chose que le bon gars qui ne le laissait pas dans le caniveau. Lui avait eut cette chance quand les choses chauffaient assez sérieusement du côté de sa famille, et il lui semblait normal de renvoyer l’ascenseur aux autres désormais. Bien sûr, il ne pouvait pas imaginer même le dixième de ce que Luis avait en tête.

« Ils ne peuvent pas te croire non plus si tu ne t’ouvres pas à eux. Tu penses d’offices qu’ils te traiteront de menteur, mais je suis certain que quelqu’un est disposé à te croire quelque part. » affirmait-il, avant de rajouter : « Ceux qui n’ont pas aidé sont des crétins finis alors… je te réserve une partie de Zelda un de ces jours dans ce cas, on se fera une belle brochette de volailles. »

Il hurlait toujours comme un con devant sa console dans ses cas là, les voisins le prenaient encore plus pour un malade mental, mais c’était toujours amusant de sortir et voir leurs mines effrayées après une partie où il avait hurlé : « Je vais t’embrocher ma poulette, tu crieras pour quelque chose ! » ou encore « Appelle-moi Maître ! » ah et le fameux : « En garde ! Vieille pute dégarnie ! » non vraiment, creepy as fuck quand on est pas dans le contexte, mais hilarant pour lui. Le silence s’installait pendant un temps, paisible, pas le silence gêné… et ceci expliquait sans doute le rire du danseur quand on le comparait à un chevalier sur son cheval blanc. Sérieusement ? On ne lui avait jamais fait ce coup-là.

« Est-ce que c’est une invitation pour que tu sois mon prince en détresse attitré ? Parce que je doute d’avoir toutes les qualités nécessaires pour être le preux chevalier qui soit digne de toi. »

Heureusement, durant un petit temps de repos bien mérité pour l’un, et les yeux rivés sur la route pour l’autre, ils arrivaient enfin et Diego hochait la tête à la réponse affirmant que Luis estimait pouvoir tenir assez debout pour ne pas lui tuer le dos. Trop aimable. Enfin, laissant donc le jeune homme se battre un peu avec la ceinture, Diego allait prendre ses affaires à l’arrière du véhicule avant de lever les yeux au ciel en entendant tout de même qu’un coup de mains ne serait pas de refus ; comme par hasard. Alors il s’approchait, passant un bras autours de son ivrogne en parlant à voix basse pour ne pas que les voisins encore debout viennent à commérer :

« Je suis là c’est bon. Et tu as de la chance, ils ont même réparé l’ascenseur. »

Bon ok, c’était surtout lui le veinard. Il n’allait pas monter trois étages avec un poing titubant sur le dos. Tout ce qu’il avait à faire c’était entrer dans la cabine et appuyer sur un bouton.

« Voilà, un pied après l’autre, on va finir par y arriver... »

Ils y arrivaient ! En exactement trois minutes ! Une minute trente pour aller de la voiture à l’ascenseur et le reste pour arriver devant sa porte qu’il avait encore oublié de verrouiller avant de partir. Vraiment, il allait avoir des ennuis un jour.

« Installe toi, je te ramène un verre d’eau, ça te fera du bien. »
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MessageSujet: Re: N°69 ▬ Comme une impression de déjà-vu.   Sam 29 Juil - 19:20

Ce que tu me dis, me fit rire. Ce n’est pas dérangeant en soit, de venir chez-toi, d’avoir la chambre pour moi. Certes, je ne peux pas me l’approprier non plus, je ne peux pas vraiment dire qu’elle est à moi. Ça serait totalement égoïste, puis je n’ai aucun droit sur ce qui se trouve chez toi. Mais j’y passe quand même beaucoup de temps. Chaque fois, je me réveille et je ne suis pas seul. Pas quand je passe la nuit chez-moi. Il n’y a jamais personne. Je n’y invite personne non plus. Ce n’est pas un endroit que je prends la peine de faire visiter. Ça n’intéresse pas, il n’y a rien avoir, c’est chez-moi tout simplement. Je pense que ça m’ennuierai un peu, ne plus venir chez toi. De ne plus avoir ce genre de moment. Peut-être que je ne suis pas sobre, mais ça me plait quand même. « - Non.. Je ne me sens pas de parler de moi. C’est mieux ainsi, crois-moi. » Je te regarde quelques instants, je ne changerai pas d’avis. Du moins pas maintenant, pas ce soir. Il y a beaucoup trop de chose en moi. Je n’ai pas envie de déballer tout ça comme ça. Ce serait bien trop étrange. Puis je ne m’en sens pas capable. J’ai quand même réussi à mettre quelques protections autour de moi, pour ne pas finir plus mal que je ne le suis. Clairement, j’aurai pu tourner plus mal. J’aurai pu être en psychopathe ou un truc dans le genre. Mais je suis dans la normalité. Juste quelqu’un de renfermer. Rien de très grâce ensuite. « - Va pour l’invitation. Enfin… Il faudra que tu me rappelles ça quand même. Car je ne pense pas que je m’en souviendrai encore demain. » Il y a des choses qui restent et d’autres pas du tout. Je ne fais pas le tri des informations moi-même, c’est mon cerveau. Vais-je réussir à te voir alors que je suis sobre ? Aurais-je assez confiance en moi pour ça ? Pour le moment, ces questions, je ne suis pas capable d’y répondre. Je vais voir au moment voulu. Pour moi tu seras forcément déçu, mais puisque tu as envie de voir ma véritable identité, ça arrivera.

Par contre, ce que tu dis ensuite me titille un petit peu. « - Pas digne de moi ? C’est toi qui est en train de me dire ça ? Alors que je suis échoué comme une merde dans ta voiture ? C’est plutôt moi qui ne suis pas digne. » Sérieusement, je crois que tu t’es vraiment tromper dans tes dires. Ca doit juste être une erreur. Car je pense vraiment que c’est bel et bien le contraire. Comment pourrais-je être digne de quelqu’un au vu de comment je suis ? Et puis même. Qui voudrait d’un truc comme moi au final ? Enfin bon, je n’ai rien d’un prince. Et je ne suis pas charmant. Dommage. Je respire calmement, terminant de me reposer avant que nous quittions la voiture. Et je suis heureux de voir que tu arrives assez vite pour me venir en aide. Le sol est plus proche qu’on ne le pense quand il s’agit de se retrouver cul à terre. Heureusement, ça ne m’arrive pas. Je m’appuie à nouveau sur toi, me sentant un peu plus en sécurité. Je peux donc avancer. « - Je n’aurai pas voulu me confronter à l’escalier, j’avoue. » Non parce que honnêtement, c’est compliqué à faire dans mon état. En tout cas, je suis heureux d’être enfin à l’appartement. J’avance une fois la porte ouverte, connaissant le chemin à force de venir. Je me rends dans le salon, me laissant tomber dans le canapé. Je soupire longuement attendant que tu reviennes. Avec de l’eau… Oui rien que de l’eau. Peut-être pas plus mal mais bon. Je retire mon haut et mes chaussures, m’allongeant dans le canapé. Puisque tu m’as déjà vu, je n’ai plus vraiment besoin de cacher quoi que ce soit. Puis j’ai beaucoup moins honte quand j’ai de l’alcool dans le sang. « - Si tu ne veux pas que je m’endorme, il faut faire vite. » Dis-je en criant un peu plus fort. Je rigole ensuite, écoutant ensuite le silence. Je ne sais même pas quelle heure il est. Sans doute tard. Ou tôt ça dépend un peu comment on voit les choses.
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MessageSujet: Re: N°69 ▬ Comme une impression de déjà-vu.   Sam 29 Juil - 21:11

Pas la peine d’insister, il ne ferait que faire se renfermer Luis s’il devait trop persistant et ce n’était pas ce qu’il désirait. Non, Diego souhaitait plutôt le voir s’ouvrir peu à peu, et pas seulement quand l’alcool bouillonnait dans ses veines… à la rigueur, il lui rappellerait en effet le lendemain qu’il avait une main tendue, une porte toujours ouverte ici qu’importe son état. La seule condition, c’était de ne pas se jouer de lui et Diego faisait confiance à Luis sur ce point, même si rien en dehors de son instinct ne pouvait lui affirmer qu’il avait raison. Seul l’avenir allait lui dire s’il avait raison ou tort en réalité. Puis ayant lui même souffert d’oublier certaines choses après une soirée trop arrosée, il pouvait bien comprendre cette forme d’amnésie… par contre, il ne comprenait pas que Luis tique en particulier sur le fait qu’il dise ne pas être digne de lui. Comment des propos lancés sur un ton tout à fait badin pouvait finir par se retrouvé à être réellement interrogé ? Ha oui… lui sobre, l’autre pas.

« Qu’est-ce que tu crois ? Je ne suis pas bien différent des autres, j’ai aussi mes parts d’ombres. Peut-être pas aussi pourries et difficiles à supporter que les tiennes, mais si je passe une journée de merde, je peux finir dans ton état et crois-moi ce n’est pas franchement beau à voir. »

Rien que d’y penser, il n’était pas très fier. Généralement, il passait la journée à s’excuser auprès de son bon samaritain les lendemains de grosses murges… et se jurant de ne pas recommencer de si tôt vu les migraines qu’il se payait dans ce cas. Heureusement, l’appartement n’était plus loin et une fois dedans, Diego souriait l’air de rien en voyant qu’au moins, s’il n’était pas à l’aise pour parler au moins le soucis ne se posait pas quand il était question de se mettre à l’aise et il secouait la tête en voyant le t-shirt finir dans un coin. Bah… il rangerait plus tard, il n’allait pas faire son maniaque tout de suite et plutôt revenir avec un verre, avant que Luis s’endorme, comme il venait si justement de le crier, ce qui résultait par le voisin du dessous qui frappait au plafond pour signaler qu’ils étaient apparemment trop bruyants à son goût.

« Rah ta gueule vieux machin ! » pestait-il donc, s’installant par terre pour ne pas envahir l’espace dont Luis pourrait avoir besoin, mais assez proche pour tenir le verre posé sur le canapé pour qu’il ne se renverse pas. Ce n’était que de l’eau mais quand même, il tenait à ses meubles. « Voilà, ça va te faire du bien. Tu as besoin d’autre chose ? À manger, de l’aide pour aller au lit ? Il est quand même… très tôt, je crois pouvoir dire qu’on va se lever tard ce matin. »

Une formulation qui lui plaisait bien, qui lui rappelait même les premiers temps de sa folle jeunesse, quand il rentrait à six heures du matin pour se lever le soir suivant. Bon, il n’était pas si tard -tôt- cette fois, cela n’empêchait pas qu’il n’avait plus vingt ans et demandait plus de temps pour se remettre d’aplomb qu’au début de sa carrière.
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MessageSujet: Re: N°69 ▬ Comme une impression de déjà-vu.   Sam 29 Juil - 22:00

Ca arrive à tout le monde de passer une mauvaise journée et de boire pour la faire passer un peu plus facilement. Il n’y a pas de reproche à te faire à ce niveau-là. Après tout, ça reste humain de boire un verre. De temps en temps ça ne peut pas faire de mal. Et à mes yeux, ça reste mieux que ce que je peux faire de mon côté. Boire chaque soir pour oublier la vie. Enfin, je bois aussi dans la journée, mais moins souvent quand même. C’est juste pour paraître normal devant les gens. J’essaie de faire attention à ne pas mettre la vie des autres en danger alors que je suis censé leur apporter secours et protection. L’alcool devient un problème de jour en jour mais je ne m’en rends pas encore bien compte pour le moment. « - Il n’empêche… Tu n’en es pas moins digne. » Dis-je finalement en réponse à tes mots. C’est assez simple mais ça résume ce que je pense. Je sais que tu n’as pas vraiment dit ça pour avoir une conversation sérieuse, je ne sais pas ce qui me prends à le prendre sur ce tond aussi. Mais bon, ça doit encore être un des effets secondaire à l’état dans lequel je me suis mis. Heureusement, la soirée est bientôt terminée. Je ne risque plus de faire des bêtises, comme j’en ai déjà fait jusqu’ici.

Je suis tellement soulagé d’être dans l’appartement. Nous y sommes en sécurités et tu peux enfin souffler, tu n’as plus à faire d’effort à cause de moi. Si je me voyais en vidéo, j’aurai certainement pitié au vu de la manière dont je peux parfois agir quand j’ai trop bu. Je reste posé sur le canapé. J’y suis tellement bien ainsi. Je n’ai plus tellement envie de bouger, mais ça n’est pas vraiment un choix que je vais avoir je pense. « - Ton voisin n’a pas d’humour. » Dis-je quand j’entends les bruits provenant de là-haut. Sans doute que je ne dérange pas le bruit que je fais. S’il dormait, il n’entendrait pas grand-chose. Enfin, quand je dors profondément, je n’entends pas ce qui se déroule autour de moi pour ma part. Ou alors… Il faut vraiment que ça soit un grand bruit. Je ferme les yeux quelques secondes, la terre tourne encore un peu trop vite, mais beaucoup moins maintenant. Normal, l’alcool redescend quand même. J’ouvre les yeux en t’entendant revenir. Je ne bouge pas de suite. Je t’observe avec le verre à la main. « - Oh non. Pas de nourriture… Pas avant le lever, je pense que c’est préférable. Par contre pour me conduire jusqu’au lit… Je ne dis pas non. » Je souris, en me redressant pour pouvoir m’asseoir, faisant quand même attention à toi et au verre. Je viens le prendre d’entre tes mains, pour boire un petit peu. C’est sans doute vrai, ça ne peut que faire du bien d’en boire. Je regarde le verre attentivement avant de finalement terminer celui-ci. Je viens te le remettre dans les mains. « - Je travaille demain. Ce n’est pas bien grave. » Et puis, je ne pense pas que j’aurai eu le courage de m’y rendre réellement. Bien que je n’ai pas vraiment le choix de dire quand j’y vais ou pas. J’ai quand même un contrat. Et je tiens à mon poste malgré que ça soit un peu la galère en ce moment. Je ne suis vraiment pas très responsable de ce que je fais. Je me redresse doucement, fixant quelques minutes devant moi. « - Tu ne vas pas rester au sol. » Je plisse les yeux, je regarde autour de moi, fixant déjà le chemin que je dois prendre pour aller vers la chambre. Mais je t’attends, c’est plus simple et plus sûr pour moi. Je risquerai de me prendre un mur. C’est douloureux quand même. « - Tu vas dormir avec moi ? » Demandais-je finalement. Je hausse un sourcil ayant un petit sourire sur les lèvres. J’avance en direction de la chambre, lentement mais surement, étant au moins certain que je finirai pas y arriver sans crainte.
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