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 Te revoir... ♦ Lennon & Loreleï

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Loreleï WilsonGod bless America… and Me
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MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 25/05/2017
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MessageSujet: Te revoir... ♦ Lennon & Loreleï   Mer 9 Aoû - 0:17

Te revoirLa journée était estivale, ensoleillée et chaude comme bien souvent elles pouvaient l’être à Washington. Les vacances s’étaient installées et beaucoup d’habitants avaient quitté la ville pour se rendre en vacances, que ce soit aux Etats-Unis ou à l’étranger et semblaient avoir été remplacés par bon nombre de touristes qui cherchaient régulièrement à obtenir des informations pour se rendre à tel ou tel endroit. D’ailleurs, sur le chemin qui la menait au parc, Loreleï eut l’occasion d’en aider trois qui s’exprimaient tous dans un anglais hésitant et marqués d’un accent bien particulier. Si elle n’avait pas eu d’autres obligations, elle se serait volontiers arrêtée plus longtemps avec cette famille de français avec qui elle aurait pu converser dans la langue de Molière, mais elle était bien trop pressée de se rendre au lieu de son rendez-vous du moment. Et ce rendez-vous, il était à la fois particulier et banal autant qu’attendu et inespéré dans le cœur de la jeune cuisinière.

Durant les dernières années, elle avait passé beaucoup de temps à l’étranger, à voyager afin d’apprendre de nouvelles techniques, découvrir de nouvelles saveurs, mais aussi dans des fins humanitaires. C’est ainsi qu’elle avait rejoint les troupes américaines au Moyen Orient afin de leur offrir un repas digne d’un restaurant étoilé avec le peu qu’elle avait sur place. Malheureusement, dans sa précipitation, elle s’était assez méchamment brûlée la main et avait achevé sa course à l’infirmerie de la base où elle l’avait rencontré. Un air un peu ailleurs, des gestes précis quoique peut-être trop, elle avait apprécié sa compagnie. En quelques mots, elle avait appris qu’il s’appelait Lennon et avait achevé la conversation en lui faisant la promesse qu’elle lui écrirait. Alors, les lettres s’étaient échangées entre eux deux, Loreleï lui donnant une adresse quand elle savait qu’elle resterait plusieurs mois dans le même logement sinon, faisant réorienter son courrier chez sa mère qui eut la gentillesse de lui transmettre les messages du jeune infirmier sans pour autant les lire. Ce fut au fur et à mesure de leurs correspondances qu’ils se découvrirent tous deux originaires de Washington. A leur retour respectif, rien de plus que ces échanges ne s’étaient produits… Jusqu’à il y a peu de temps où, comme piquée par une mouche, elle lui avait finalement proposé de se retrouver de visu afin de pouvoir converser de vive voix.

L’idée était aussi spontanée qu’un peu folle mais, à sa surprise, Lennon avait accepté. La seule condition que l’un et l’autre avait formulé était qu’ils se retrouvent dans un lieu public et dans la plus grande simplicité. Alors, ils avaient fini par se donner rendez-vous dans l’un des parcs de Washington pour l’heure de déjeuner afin de préparer un pique-nique digne de ce nom. Loreleï avait donc passé sa matinée à préparer divers petits sandwichs aux goût variés ainsi que d’autres mets facilement transportables qui tenaient dans un panier qu’elle portait au bras, recouvert par la couverture qu’elle pourrait poser dans l’herbe. Elle aurait vécu à une autre époque, certains auraient pu penser d’elle qu’elle était une véritable lady, à moins que la faute concernant ce fait ne soit due au chapeau qu’elle portait, en paille. Elle avait mis unechemisier à manche courte et aux manches courtes ballon ainsi qu’une jupe simple d’un vert émeraude. Quand elle s’habillait ainsi, elle se rappelait souvent sa mère. A ses pieds, de simples tennis basses en toiles qui venaient décomplexer un look qui aurait pu paraître sophistiqué.

Elle marcha longuement dans le parc, cherchant l’endroit idéal, à la fois isolé mais pas trop pour qu’aucun d’eux ne se sente gêné. Finalement, elle déposa son panier au pied d’un arbre et en sortit la couverture pour l’étendre dans l’herbe. Avec minutie, elle entama le dressage de leur lieu de déjeuner improvisé en vidant le contenu du panier et en déposant doucement chacun des récipients sur la couverture. Faisant cela, elle ne prêtait plus trop attention aux gens qui l’entouraient, ne relevant les yeux que de temps à autres pour s’assurer de la présence ou non de Lennon, dans l’attente de le voir venir à elle. Intérieurement, elle se posa plusieurs questions. Avait-il beaucoup changé ? Saurait-il la reconnaître ? Arriveraient-ils à trouver des sujets de conversations légers maintenant qu’ils allaient respirer le même air ? Tout cela, elle ne tarderait pas à le savoir.
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Lennon P. DaughertyGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Te revoir... ♦ Lennon & Loreleï   Mer 23 Aoû - 21:20

Loreleï & Lennon
Te revoir...



Lorsque j’avais quitté le pays pour ma toute première mission à l’étranger, j’avais promis à ma tante et ma cousine, et à elles seulement, que j’allais leur donner des nouvelles, que ce soit par téléphone ou bien par lettre et ce, autant que possible. Dans un premier temps, j’avais vu cela comme une formalité, quelque chose à quoi je ne saurais pas m’adonner tant que ça, à défaut de savoir quoi écrire. Puis, au fil du temps, je m’étais rendu compte que le fait de coucher sur papier ce que je vivais, ce que je ressentais, avait quelque chose de libérateur, limite thérapeutique. En temps normal, je n’étais pas des plus loquaces, mais écrire plutôt que de parler me rendait plus ouvert, plus bavard. Bien évidemment, je n’avais pas fait cette constatation dans un premier temps, puisque je me disais qu’à la base, j’étais à l’aise avec ma tante et ma cousine et que de ce fait, ce n’était là qu’une simple traduction de ce que je vivais avec elles à la maison en temps normal. Puis, une autre correspondante s’était ajoutée à ma liste, cette jeune femme que j’avais soignée après qu’elle se soit brûlée pendant une visite au camp que nous avions implanté au Moyen Orient et où je travaillais. Encore là, mes doutes s’étaient formés, mais au final, le même processus s’était installé et au fil des échanges, j’avais appris à connaître Loreleï d’une façon que jamais je n’aurais pu la connaître si nous avions parlé de vive voix, j’en étais persuadé. Malheureusement, cette correspondance, bien qu’elle me plaise beaucoup, avait ralenti ces derniers temps, surtout parce que j’étais au pays, parce que je n’avais plus tant à raconter que précédemment. Heureusement toutefois, Loreleï en était venue à une solution, celle que nous pourrions nous revoir, de nouveau, ne serait-ce que quelques heures. Dans un premier temps, cette idée m’avait rendu nerveux, mais n’ayant aucune raison de le faire, j’avais fini par accepter. Ce fut ainsi que nous décidâmes de nous retrouver pour un pique-nique préparée par les soins de la jeune femme, dans un parc. Étais-je convaincu que c’était là une bonne idée ? J’en étais trop peu certain, mais j’avais décidé de me lancer malgré tout. Après tout, je sentais que si jamais nous pourrions discuter comme nous l’avions fait par écrit, il ne sortirait que du bon de cette rencontre. À condition que je sois en mesure de tenir la discussion, bien évidemment, mais j’allais faire tout pour, parce que pour elle, cette femme à qui j’avais confié certaines choses que je n’avais jamais dites à personne, j’étais prêt à faire cet effort. Malgré ma détermination, il n’en demeura pas moins que le jour venu, je fus particulièrement nerveux, si bien que je remis tout en question. Non pas tant le fait de la voir, mais comment elle allait me percevoir. Après tout, nous nous étions vus que quelques minutes, dans un environnement où j’étais probablement le plus calme, c’est-à-dire dans l’exercice de mes fonctions. Et si jamais elle n’aimait pas la façon dont je parlais ? Si jamais je lui faisais peur et qu’au final, elle était déçue ? Trop souvent, j’avais donné cette impression aux gens, et normalement, je passais outre, mais là, j’étais attachée à Loreleï, je n’avais clairement pas envie de la perdre ou quoi que ce soit dans le genre. Mais sachant aussi que je ne pouvais pas le savoir si je ne nous laissais pas une chance, je me décidai à me préparer. pendant un bon moment, je me demandai quoi porter, pour finalement opter pour un pantalon léger et une chemise. C’était simple, mais élégant, et approprié pour le temps qu’il faisait à mon avis. Finalement, je me mis en route, un peu plus d’avance que la normale, histoire d’arrêter chez un fleuriste pour acheter un bouquet. Et là, encore, j’hésitai; quelles fleurs je devrais lui prendre ? Aimait-elle les fleurs au moins ? Optant pour un simple bouquet de fleurs mélangées, je les payai, puis je n’attendis pas plus longtemps pour me rendre au parc, là où je la trouvai quelques instants plus tard. Avec un sourire qui se voulait ravi, même si je ne savais pas du tout ce que cela pouvait donner chez moi, je m’approchai, et je lui dis:  « Bon… Bonjour. » Malheureusement, je le dis sur un ton particulièrement nerveux, même si bien sûr, j’étais content de la voir, comme je ne pouvais pas le nier. Dans l’espoir de me rattraper, je lui dis alors, puisque j’avais bien constatée qu’elle était arrivée avant moi, si bien qu’elle avait eu le temps de tout installer:  « J’espère que je ne t’ai pas fait attendre trop longtemps… » Et toujours sans m’asseoir, puisque visiblement, je n’avais pas encore eu ce réflexe, je finis par ajouter, en lui tendant le bouquet de fleurs:  « Tiens, je t’ai apporté ça… J’espère qu’elles te plairont… » Peut-être que c’était un peu trop expéditif pour le coup, mais me connaissant, j’aurais eu du mal à les garder pour moi plus longtemps, surtout que ce n’était pas comme si c’était un cadeau que je pouvais garder dans ma poche jusqu’au moment voulu, elles étaient là, dans ma main, plutôt évidentes. Maintenant, il me restait à voir si celles-ci allaient plaire à Loreleï, et j’espérais de tout cas que oui, autrement je n’aurais pas fini de me sentir inconfortable alors que notre petit goûter ensemble n’était pas commencé, ce qui serait fort regrettable à mon avis.

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Je voulais que tu comprennes ce qu'est le vrai courage, au lieu de t'imaginer que c'est un homme avec un fusil à la main. Le vrai courage, c'est de savoir que tu pars battu, mais d'agir quand même sans s'arrêter. - Guillaume Musso
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Loreleï WilsonGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Te revoir... ♦ Lennon & Loreleï   Dim 17 Sep - 0:24

Te revoirAffairée à ses préparatifs, elle ne le vit guère venir à elle. Sur la couverture carrée posée au sol, elle avait ainsi disposé une salade fraiche aux tomates, mozzarella – recommandée par un chef italien en personne – et quelques feuilles de basilic posées sur un lit d’huile d’olive ; quelques petits sandwichs au saumon, fromage frais et ciboulette, d’autres au jambon de parme ; des toasts thon et avocat ainsi qu’une bouteille de limonade fraîchement préparée. Les mets étaient frais et ne pourraient être qu’agréables. Au fond de son panier, toutefois, il restait un pudding préparé dans la plus grande tradition américaine. Admirant son œuvre, elle manqua de sursauter quand la voix de Lennon se fit entendre derrière elle, la forçant à un volte-face précipité qui manqua de faire tomber son chapeau. Pourtant, elle ne manqua pas de sourire aussi largement que la vie lui permettait de le faire.

La nervosité transparaissait dans sa voix mais elle ne sut lui en tenir rigueur. Elle-même était nerveuse et pourtant tout autant excitée de ces retrouvailles. « Lennon ! » Se redressant sur ses pieds, elle ne sut ce qu’elle devait faire, se contentant de rester là, immobile, n’osant pas venir vers lui pour rompre cette distance entre eux. Devant les politesses qu’il lui adressait, elle eut un léger rire. « Oh, ne t’en fais pas ! Je viens d’arriver ! Je cherchais un endroit idéal pour que nous puissions profiter tranquillement de cet instant sans être trop dérangés par quelques passants. » D’un geste de la main, elle lui désigna la couverture qu’elle avait ainsi préparé, espérant que rien de tout cela ne le mette aucunement mal à l’aise. Car il semblait l’être, n’osant s’approcher plus. Pourtant, ce fut lui qui vint rompre la distance entre eux, tendant de manière mécanique un bouquet de fleur vers elle. Ses yeux s’écarquillèrent devant la surprise et elle s’en saisit délicatement. « Oh ! Tu n’aurais pas dû ! Je me sens gênée, je n’ai rien à t’offrir… Elles sont si belles. » Les portant à ses narines, elle en huma le parfum mélangé de ces fleurs aux couleurs vives et estivales. Poussant un long soupir, son sourire se redessina sur ses lèvres tandis que ses yeux noisette se relevaient vers celui avec qui elle avait si longuement correspondu ces derniers mois. « Elles sont parfaites… Merci infiniment. »

Puis, se laissant tomber sur la couverture qu’elle avait installé tout en prenant garde de ne pas froisser sa jupe, elle eut un nouveau geste de la main. « Assieds-toi, je t’en prie ! » Une invitation simple et délicate. Elle le laissa faire tandis qu’elle déposait soigneusement les fleurs à ses côtés, les regardant avec des yeux attendris. Quand était-ce, la dernière fois que quelqu’un lui avait offert des fleurs autrement que pour la féliciter lors d’un concours ou autre ? L’attention la touchait doublement autant que ce geste pouvait paraître anodin. Relevant de nouveau son regard vers lui qui était maintenant à sa hauteur, elle reprit la parole, son anxiété la quittant doucement. « Je suis tellement heureuse de te revoir… Bien qu’avec toutes ses lettres échangées, j’ai l’impression qu’on ne s’est jamais vraiment quitté… Comment vas-tu, depuis tout ce temps ? » Question simple mais qui aurait au moins l’efficacité de rompre la glace. Tout du moins, elle l’espérait fortement.
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MessageSujet: Re: Te revoir... ♦ Lennon & Loreleï   Lun 25 Sep - 0:10

Loreleï & Lennon
Te revoir...



Je n’étais pas celui qui achetait le plus souvent des fleurs, même si j’avais toujours trouvé que c’était là un cadeau qui s’offrait bien, pour un remerciement, ou simplement pour une petite pensée comme ça, toute simple. C’était souvent ce que j’offrais à ma tante, quand elle m’invitait à aller manger chez elle et jamais je ne l’avais vue déçue que je lui offre un bouquet. Plus encore, elle le plaçait toujours dans un vase, bien à la vue, et encore mieux, si jamais je venais à retourner chez elle quelques jours plus tard, je constatais toujours qu’elle avait entretenu le tout et que les fleurs étaient toujours aussi jolies. De ce fait, il m’avait semblé juste de me rendre chez le même fleuriste pour trouver quelque chose pour Loreleï, pour marquer nos retrouvailles, pour la remercier d’avoir préparé un repas, par simple petite pensée, voilà tout. Cependant, puisque jamais je n’en étais venue à lui parler de fleurs et de petites attentions dans nos échanges, je ne savais pas trop comment elle allait réagir, ce qui m’avait rendu soudainement un peu nerveux. Heureusement pour moi, et surtout à mon plus grand soulagement, elle sembla plus que ravie du bouquet que je venais de lui offrir. Ne pouvant qu’être content à mon tour, je lui souris, et comme à mon habitude, ce fut de façon plutôt maladroite que je vins répondre à ses remerciements:  « Oh tu sais… C’est pas grand-chose… », même pas capable de lui dire qu’elle n’était pas sans rien m’offrir. Après tout, elle avait quand même préparé ce qui semblait être aux premiers abords un repas tout simplement sublime. J’espérais juste que mes caprices culinaires n’allaient pas embarquer, même si pour elle, étrangement, je sentais que je serais capable de faire un effort, un effort surhumain qui plus est. Et même si je m’en voulais de ne pas lui avoir dit à quel point j’appréciais le tout, je fus incapable d’en parler, me contentant de simplement ajouter:  « Je… Je suis content qu’elles te plaisent. » Naturellement, je refusais de prendre quelconque crédit pour le choix de celles-ci, devant l’harmonie du bouquet au fleuriste qui l’avait préparé au préalable. En mon sens, ça rendait le geste encore plus simple, donc peu digne de recevoir tant de compliments. Mais ça non plus, je ne le dis pas, refusant de mettre un malaise dans la discussion. À la place, je m’installai sur la couverture posée sur le sol, sans rien dire. À ce moment, j’aurais voulu regarder plus amplement les victuailles, mais je n’en eus pas l’occasion, puisque bien rapidement, la jeune femme capta mon attention une nouvelle fois, en venant à parler de nos lettres, me faisant comprendre que j’étais en train de retrouver devant moi cette femme avec qui j’avais correspondu pendant tout ce temps, avec qui je me sentais à l’aise d’échanger des lettres. Sans que je ne m’explique vraiment pourquoi, cela eut pour effet de me détendre quelque peu, et ce fut avec une attitude beaucoup plus posée que je parvins à lui répondre:  « Oh ça va… Tranquille. Et toi ? » Bon d’accord, je savais que ce n’était pas grand-chose, et que ça venait très certainement contraster avec la locution dont je pouvais faire preuve dans nos échanges écrits, mais pour moi, c’était mieux que rien, un début. J’espérais juste que cela ne ferait pas en sorte que Loreleï prenne peur, se pose des questions ou quoi que ce soit du genre, parce que la dernière chose que je souhaitais, c’était de gâcher ce moment qui promettait, en mon sens, d’être particulièrement agréable.

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MessageSujet: Re: Te revoir... ♦ Lennon & Loreleï   Jeu 5 Oct - 15:11

Te revoirIl y avait quelque chose chez le jeune homme qui touchait profondément Loreleï. Plus qu'un physique travaillé en salle ou une beauté superficielle, son être tout entier semblait cacher des sentiments forts et une fragilité qu'elle n'expliquait pas vraiment. Tout semblait les éloigner, elle qui n'était que force de la nature chargée de détermination, et pourtant, elle se sentait rappelée à lui comme s'ils se connaissaient depuis des années et avaient partagé une grande partie de leurs souvenirs ensemble. Il était vrai que se livrer à lui au travers d’une correspondance assidue avait grandement renforcé ce sentiment et aujourd’hui, elle espérait pouvoir compter Lennon parmi ses amis.

Faisant preuve d’une modestie gênée, il ne s’attribua aucun mérite quand elle l’avait grandement remercié pour ce magnifique bouquet de fleurs qu’elle tenait dans ses mains. Pas grand-chose était toujours plus important que rien et la mesure d’un tel présent n’avait pas la même valeur aux yeux de la jeune femme qu’aux siens. Plus qu’un pas grand-chose, elle voyait en cette pensée une marque sincère de ce lien qu’ils avaient su créer au-delà de la distance qui les avait séparés. Un joli moyen de fêter leurs retrouvailles et le cadeau le plus neutre qu’il pouvait lui faire en cette occasion. Mais l’enthousiasme de la jeune femme devant un tel présent eut l’effet escompté puisque Lennon lui-même semblait satisfait de la joie qu’elle éprouvait tandis que ses narines plongeaient une nouvelle fois dans le bouquet.

Finalement, ils prirent place sur la couverture, leur espace ombragé étant absolument parfait pour fêter des retrouvailles dignes de ce nom. Au fond d’elle, Loreleï regretta presque de ne pas avoir choisi l’une de ces bouteilles de vin rosé venu du sud de la France qui aurait donné à ce pique-nique des airs encore plus vacanciers. Mais qui sait si l’alcool n’aurait pas fait des ravages – et si Lennon en buvait ? Au lieu de ça, elle recentra et relança la discussion sur ces retrouvailles, enjouée et naturelle comme toujours. L’aspect court de la réponse de son vis-à-vis aurait pu la décevoir, mais la jeune chef cuisinière n’avait pas besoin de long discours pour comprendre la nature profonde des gens. Il allait bien, c’est tout ce qui lui importait. Il eut même la politesse de retourner sa question. Elle sourit un peu plus. « Mieux que le jour où nous nous sommes rencontrés ! » Elle tendit sa main vers lui, orientant vers son regard cette partie de sa peau où l’épiderme était un peu plus foncé qu’ailleurs, marque de cette brûlure qu’elle s’était faite comme une idiote ce jour-là. « Je t’avoue que j’ai mis du temps avant de me remettre à l’utilisation d’huiles en tous genre… Mais à part quelques coupures, je suis beaucoup plus prudente en cuisine… » Elle rit doucement, un rire clair et qui vint la forcer à plisser malicieusement le regard.

Désignant d’un geste de la main les victuailles qu’elle avait menées, elle poursuivit. « J’espère que tu trouveras choses à ton goût… Je suis restée dans les classiques… Après tout, il n’y avait rien de formel dans ce déjeuner, n’est-ce pas ? » Ouvrant le bal, elle se saisit de l’un des petits sandwichs, mordant dedans sans effacer son sourire. Avalant sa bouchée, elle laissa sa curiosité l’emporter. « Hm… Tu es à Washington pour une période de temps précise ? Je pensais que les militaires restaient plus souvent sur le terrain et avec tout ce qui se passe dans le monde…
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MessageSujet: Re: Te revoir... ♦ Lennon & Loreleï   Dim 15 Oct - 22:15

Loreleï & Lennon
Te revoir...

Je souris doucement avec ma timidité habituelle au moment où Loreleï en vint à me dire qu’elle allait mieux que la dernière fois, ce moment où nous nous étions rencontrés. En toute franchise, je ne fus pas tant surpris, compte tenu du fait que ça faisait un moment, mine de rien et que plus encore, je me souvenais bien qu’elle n’avait pas subi une blessure susceptible de laisser des séquelles permanentes. Bon d’accord, celle-ci n’avait pas été agréable à vivre les premiers jours, voire les premières semaines, mais ce n’était pas la fin du monde non plus. Et ça, elle me le prouva quand elle en vint à me montrer sa main, la cicatrice que le tout avait laissé. Oui, c’était visible, mais pas de quoi laisser un dommage permanent susceptible de l’empêcher de faire quoi que ce soit. Et par réflexe, je crus bon de le mentionner en disant:  « C’est bien. Mais ta blessure s’est bien cicatrisée, il n’y a pas de danger. » avec une aisance presque déconcertante, avant de me rappeler que je n’étais pas à la base, que je n’étais pas en fonction. Tentant de me reprendre, ce ne fut pas avec la même aisance que je répondis toutefois à ses propos suivants:  « Non, ça n’avait rien de formel… Enfin, je ne crois pas… Mais quand même, tu as fait beaucoup pour l’occasion… » En gros, ce que je voulais lui dire, c’était que j’appréciais tout ce qu’elle avait fait tout en la rassurant que ce moment se voulait des retrouvailles toutes simples. Mais n’étant pas celui qui avait la prestance la plus rassurante qui soit, je n’étais pas certain que mes propos étaient vraiment convaincants. Ne cherchant pas à m’enfoncer davantage donc, je me ravisai d’ajouter autre chose, portant mon attention sur ce pique-nique qu’elle avait apporté. Pour tout dire, celui me faisait envie depuis que j’étais arrivé, mais je ne m’étais pas encore osé à plonger la main dedans, par simple politesse. Mais maintenant que Loreleï avait entamé un sandwich, j’estimais que ce n’était pas trop que je fasse de même, donc j’en choisis un, et sans hésiter - contrairement à mes habitudes - je croquai dedans, appréciant sitôt le mélange du saumon aux autres ingrédients, créant un mariage plus qu’agréable en bouche. Et ça, ça venait d’une personne, ma personne, qui était de nature très difficile. En effet, je n’étais pas celui qui mangeait beaucoup de nourriture préparée par autrui, ni même au restaurant. Et quand je trouvais quelque chose qui me plaisait, je m’y tenais autant que possible. Par conséquent, dans ma tête, je venais de limite prendre un risque en mangeant cela, mais c’était un risque que je ne regrettais pas, comme je le fis savoir à la jeune femme en lui disant, sans gêne cette fois-ci:  « C’est délicieux, vraiment. » De nature timide, je n’étais pas celui qui faisait le plus de compliments. Quand j’en faisais, c’était que je le pensais, sincèrement, donc là, je le pensais, même si je n’étais peut-être pas le plus expressif qui soit. Mais comme pour le prouver sans parler, je continuai à manger avec appétit, tout en portant mon attention sur Loreleï qui en vint à me poser une question sur mon métier. Puisque, comme je l’avais démontré, ce genre de question me mettait plutôt à l’aise, je ne tardai pas à lui expliquer:  « Ce n’est pas tout à fait pareil pour les infirmiers. Nous, on fait le choix d’aller en mission, ou bien d’être assigné à une base. » Je ne crus pas nécessaire de mentionner quel avait été mon premier choix pendant toutes ces années. Ne passant pas de temps sur le sujet donc, je repris en disant:  « Depuis mon retour, je suis assigné à la base Andrews, qui est non loin d’ici. » Bon, elle n’était pas en plein coeur de la ville ni même accessible en transport en commun, mais c’était quand même une distance raisonnable et facile à parcourir. De ce fait, pour moi, ça me convenait très bien. En réalité, je n’avais pas tant le choix que ça me convienne, tout simplement parce que:  « Et je suis posté là de façon permanente. Je ne pense pas repartir… » J’aurais voulu ajouter un « De si tôt », mais je n’y parvins même pas, sachant que dans l’immédiat, pour moi, il serait difficile, voire impossible de repartir un jour. Et à cette idée, ma gorge s’était quelque peu nouée, d’où le fait que je ne parvins à ajouter quoi que ce soit, laissant mon propos quelque peu en suspens, ne sachant pas quoi dire par la suite, légèrement gêné de ce manque de locution pour le coup, comme rarement je ne l’avais été avant.

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