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 Drunk on a feeling, alone with the stars in the sky. Ft. Lennon

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Lisbeth K. MikkelsenGod bless America… and Me
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MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 29/11/2017
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Âge : 31 ans (10/08/1986)
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MessageSujet: Drunk on a feeling, alone with the stars in the sky. Ft. Lennon   Sam 2 Déc - 3:55


— Lennon & Lisbeth

Je roulais au soleil couchant, une énième playlist pulsait dans les nouvelles basses que j'avais fait installer dans ma voiture. Elle était vieille ma voiture et je n'aurais su dire exactement le nombre de sous que j'avais eu à dépenser au fil des années pour son entretien mais je l'aimais cette voiture. Gemma s'extasiait souvent sur cette voiture à chaque fois qu'on pouvait l'apercevoir et elle avait promis que plus tard, quand elle serait grande, elle en serait l'heureuse propriétaire. Malheureusement, à cause de moi, elle ne pourrait jamais alors j'avais jugé bon que c'était à moi d'en jouir à sa place. Et aujourd'hui, de voiture, j'en refusais catégoriquement d'en changer. Même elle n'était plus en très bonne état et qu'un garagiste m'avait même averti en me signalant qu'elle pourrait me tuer un jour. J'avais rigolé et je lui avais dit que ma Susie ne me ferait jamais une chose pareille. Je luis avais dit que Susie était capricieuse, qu'elle aimait me faire des frayeurs de temps à temps en tombant en panne ci et là mais qu'elle n'irait jamais jusqu'à en attenter à ma vie. Le garagiste m'avait dévisagé, l'air de dire que j'étais folle alors que lentement, il réalisait que Susie n'était autre que ma jolie Mustang rouge. Ça m'avait fait rire à moi mais lui, je crois que je lui ai un peu fait peur. Je roulais les fenêtres ouvertes, je venais de fumer une clope et j'avais eu besoin d'aéré. De toute manière, je ne risquais pas d'attraper plus froid puisque Susie n'avait pas le chauffage. Et maintenant qu'il se mettait à neiger, je remontais mon écharpe rouge autour de mon cou. J'avais encore quelques kilomètres avant de retrouver le confort de mon appartement et la chaleur qui allait avec. Je n'étais d'ordinaire pas spécialement patience, voir plutôt le contraire mais parfois, j'avais assez de lucidité pour comprendre que je n'avais pas beaucoup de choix qui se présentait à moi.

Et mes choix semblaient se réduire défavorablement quand je vis sous mon capot, de la fumée presque opaque s'en échappé. De ma main qui ne tenait pas le volant, je faisais de grand geste pour éloigner la fumée de mon visage mais j'étais déjà prise d'une quinte de toux après en avoir inhalé. J'avais juste le temps de me garer sur le côté de la route que la voiture s'arrêtait net. « Putain!!! », je frappais sur le volant en tentant d'évacuer ma frustration et mon agacement. Je sortais mon téléphone de ma poche et je le rangeais tout aussi vite avant que ne me prenne l'envie de l'envoyer se fracasser par la fenêtre. Bien entendu, je n'avais plus de batterie. C'était vraiment ma veine, ça. Et maintenant que le soleil s'était couché que la neige continuait de tomber, j'avais bien l'air fine dans la bagnole sans chauffage. Et pour la forme, j'avais remis un coup dans le volant. « T'es vraiment une peste, Susie. », J'avais traversé la ville pour aller m'acheter ma conso d'herbe de la semaine. Ce qui voulait dire que je n'étais vraiment pas en condition pour croiser des putains de flics. Et pour couronner le tout, je mourrais de faim! J'avais prévu de passé à l'indien au bout de ma rue avant de monter chez moi, me blottir sous mes couettes pour regarder une nouvelle fois la saison huit de Game Of Thrones. Inutile de dire que tous mes plans étaient tombés à l'eau. Rageusement, je détachais ma ceinture, je sortais de mon véhicule et je claquais violemment la portière. « Une vraie connasse, Susie. », je marmonnais dans ma barbe tout en m'enroulant entièrement dans mon écharpe. Bien sûr, je n'avais pas pris de manteau. Je m'étais dit qu'après tout, ce n'était qu'un aller-retour, qu'un simple pull et une écharpe suffirait. Ce n’était vraiment pas ma soirée. La neige me donnait encore plus froid mais j'avais besoin de m'en griller une et comme ça, adossée contre ma voiture pas assez habillée pour la saison, je fumais ma clope. Et bien entendu, les automobilistes ne prenaient même pas la peine de s'arrêter pour lui venir en aide.
Parfois, la vie c'était vraiment de la merde...Quoique ! Une voiture venait de bifurquer pour elle aussi se mettre sur le côté de la route. Je n’avais pas vu le visage du conducteur mais au moins je savais que de possibilités, ils n’y avaient que deux. C’était soit mon sauveur ou alors c’était un sociopathe qui voudrait faire tout le contraire.


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Lennon P. DaughertyGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Drunk on a feeling, alone with the stars in the sky. Ft. Lennon   Lun 4 Déc - 2:07


Lisbeth & Lennon

Drunk on a feeling, alone with the stars in the sky

And in the night, I will find you
Comparativement à ce que j’avais pu vivre lorsque j’étais en mission, j’avais toujours considéré qu’aucune journée à la base, même des plus agitées, ne pourrait être aussi agitée qu’une journée à peu près normale outre-mer. Cela faisait un an que je le constatais, un an que j’arrivais toujours à la même conclusion, un an où j’avais l’occasion de prendre pour acquis que ce serait toujours ainsi. Honnêtement, je ne m’en plaignais pas, puisqu’un peu de calme, c’était ce dont j’avais besoin pour me remettre de ce que j’avais pu vivre, me donner une vie à peu près normale, reprendre une routine qui se voulait plutôt réconfortante, même si ce n’était pas à quoi j’avais été habitué ces dernières années. Et pourtant, aujourd’hui, on m’avait prouvé le contraire; un incident banal en entraînement avait provoqué un incendie non-voulu, provoquant par conséquent des blessures chez les soldats à l’entraînement qui, clairement, ne s’y en attendaient pas du tout. Évidemment, ils avaient tout fait pour s’en tirer, en tirer leurs coéquipiers, mais certaines choses ne pouvaient être évitées, comme des coupures et brûlures. De ce fait, plutôt que d’arriver un à un, deux à deux comme d’habitude, ils étaient arrivés en masse à l’infirmerie, obligeant tout le personnel à se déployer d’un seul coup. Et compte tenu que c’était une situation bien inhabituelle, nous n’étions pas suffisants pour couvrir un tel évènement, faisant en sorte que nous avions dû nous déployer sur plusieurs fronts et qu’inévitablement, le tout avait duré un long moment. De mon côté, comme bien de mes collègues, j’avais été obligé de prolonger mon service. Cela ne me gênait pas tant, puisque c’était mon métier, puisque c’était ma vocation, mais il n’en demeurait pas moins que je n’avais pas des capacités et une force surhumaine, faisant en sorte que lorsque tout le monde fut pris en charge et qu’on m’accorda mon congé, j’étais épuisé et impatient de rentrer chez moi. Ne me faisant pas prier donc, je repris mes affaires, puis je me rendis à ma voiture, ce véhicule dont j’avais fait l’acquisition récemment. Simple, mais fiable, et surtout plus utile que de prendre le transport en commun constamment. Je me mis donc en route en direction de Washington, trajet qui me prenait normalement trois quart d’heure, mais qui serait certainement plus rapide, compte tenu de l’heure tardive, du fait que la majorité des travailleurs étaient rentrés chez eux. Cela me permettait aussi de me concentrer autrement sur la route, route qui était dégagée plutôt que d’être plutôt engorgée. Ce fut ainsi que soudainement, je vis une voiture, au loin, arrêtée, visiblement coincée ou un truc du genre. Alors que lentement, mais sûrement, je m’approchais du véhicule, je vins à me demander ce que je devais faire. Ne connaissant pas grand-chose en mécanique, sauf peut-être changer un pneu, parce qu’une fois, je n’avais pas eu le choix de le changer moi-même, je ne me vis toutefois pas laisser quelqu’un sur la route, seul, si tard en soirée. Et puis, je devais avouer que je n’avais pas envie de me faire narguer de nouveau parce que je ne venais pas en aide aux autres, comme ce fut le cas avec cette vieille dame de laquelle je n’avais absolument aucun souvenir. Pris de panique d’être observé ou un truc du genre, une fois à la hauteur de la voiture, je ralentis la mienne, me positionnai derrière en allumant les clignotants d’urgence, puis je sortis de mon véhicule pour m’approcher de la jeune femme, et lui demander, sans trop distinguer son visage dans la noirceur:  « Vous… Vous avez besoin d’aide ? » Et là, mains dans les poches, j’attendis, quelque peu tendu, de voir si mon aide serait requise, ou utile, profondément perturbé, n’ayant jamais fait cela précédemment, ne sachant trop pas comment m’y prendre.

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Je voulais que tu comprennes ce qu'est le vrai courage, au lieu de t'imaginer que c'est un homme avec un fusil à la main. Le vrai courage, c'est de savoir que tu pars battu, mais d'agir quand même sans s'arrêter. - Guillaume Musso
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MessageSujet: Re: Drunk on a feeling, alone with the stars in the sky. Ft. Lennon   Lun 4 Déc - 5:45


— Lennon & Lisbeth

La malchance ou un mauvais karma. Lisbeth ne trouvait pas d'autre explication pour justifier la situation merdique dans laquelle, elle se retrouvait ce soir. Elle n'était clairement pas assez habillée pour la saison et alors que les flocons de neige venaient une à une trempé ses vêtements, elle se disait que de sa voiture, elle n'aurait jamais dû sortir. Le froid imprégnait ses fringues, frigorifiant sa peau et bientôt, elle sentait cette fraîcheur hivernale gagner ses os. Si elle ne tombait pas malade après ça, sa théorie de la malchance tomberait à l'eau et elle n'aurait de choix de blâmer sa propre stupidité ou son entêtement à conserver cette voiture. Susie était une cabocharde et n'en faisait qu'à sa tête, avec Lisbeth, elles avaient au moins ça en commun. Si elle pouvait juste trouver se procurer un téléphone portable, elle appellerait une dépanneuse et le jour serait jouer. Mais rares étaient les voitures qui passaient et aucune ne s’arrêtait, bien évidemment, c’était bien sa veine.

La belle regardait la voiture se garer dernière la sienne et après avoir mis les feux de détresse, un homme était sorti du véhicule. Fin et élancé. Bien plus élancé qu'elle et pourtant, Lisbeth était une femme assez grande. Elle restait sur le qui-vive au cas où, à cette heure tardive, dans ce quartier plutôt chaud de la ville de Washington. Elle avait la malchance de tomber sur un homme malintentionné. Lisbeth n'était pas méfiante mais depuis ce qui s'était passé à l'hôtel avec Lowen, elle restait tout de même sur ses gardes. Elle s'était mêlée de choses qui ne la regardaient pas et même si elle avait bien fait de venir en aide au blondinet, elle n'avait pas spécialement prévu de mourir assassinée pour une bonne action. L'homme n'était pas encore à sa hauteur qu'il lui demandait déjà si elle avait besoin d'aide. Lisbeth soupira longuement de soulagement et balança d'une pichenette sa clope quelque part sur la route. Elle fit les quelques pas qui la séparait de l'inconnu, une main en visière pour se protéger comme elle le pouvait de cette chute de neige. « Bonsoir! Merci de vous être arrêté, je me voyais déjà mourir de froid et rater le prochain lever de soleil. Avec le froid et ma Susie qui n'est même pas foutu d'avoir le chauffage!», elle avait eu un peu de mal à articuler tant elle claquait des dents. Mais pour dire des conneries, elle était toujours la première. « Oui, merci! J'aurais juste besoin de... », Elle se tut quand enfin elle  s'approcha de son sauveur, d’assez prêt pour discerner les traits de son visage. Ceux, malgré la neige et l'obscurité. Son cœur loupa un battement alors qu'elle se souvenait pourquoi est-ce qu'il lui semblait si familier. « De ton téléphone. », elle terminait finalement, ne sachant pas trop quoi dire d'autres. C’était Lennon. C’était à peine croyable. À cet homme, elle avait régulièrement écrit ces deux dernières années. Il savait des choses qu'elle n'avait osé dire qu'à Jared ou Derrick. Quoique, certaines de ces choses, même ses deux meilleurs amis n'étaient pas au courant. Parce qu'elle n'avait pas voulu les inquiéter ou les décevoir. Cet homme avait connaissance de ses plus sombres secrets mais elle ne savait quel comportement adopté. Lisbeth était une femme qui ne manquait jamais d’assurance en temps normal et elle ne savait être gêné par quoi que ce soit. Mais pour le coup, elle prenait une douche froide. « S’il vous plait… », Elle finit par dire en ce reprenant au dernier moment sur le pronom à utiliser, bien que la boulette, elle l’est déjà faite. De tous les hommes sur terre, il fallait qu’elle tombe sur celui qu’elle ne pensait jamais plus recroiser. Sur un homme à qui elle s’était confiée parce que justement, elle ne pensait pas qu’elle le reverrait un jour. Mais voilà, il se tenait là, face à elle et elle ne savait pas si elle devait paniquer, prendre ses jambes à son coup ou fondre dans ses bras. S’il ne la reconnaissait pas, elle se disait qu’elle pourrait continuer sa vie, continué à lui écrire sans qu’il n’en sache jamais rien. Parce qu’à la relation qu’il avait tissée sur papier, elle y tenait énormément. Il était toujours d’une douceur désemparant, d’une bonté inimaginable. Et il avait ses sombres maux qui le torturaient et rien que pour ça, elle dût se faire violence pour ne pas l’attirer dans ses bras et le réconforter. Comme souvent, en le lisant, elle avait eu envie de faire. Mais non, il ne pouvait pas la reconnaitre. Ca bousillerait absolument tout.


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MessageSujet: Re: Drunk on a feeling, alone with the stars in the sky. Ft. Lennon   Mar 5 Déc - 14:12


Lisbeth & Lennon

Drunk on a feeling, alone with the stars in the sky

And in the night, I will find you
 « Su… Su… » Quelque peu perturbé qu’elle vienne à parler d’une personne alors que tout ce que je voyais, c’était une voiture, j’en étais venu, par réflexe, à considérer la jeune femme d’un air interrogateur, prêt à lui demander de qui ou quoi elle pouvait bien parler. Mais bien rapidement, je me rendis compte que j’avais réagi peut-être trop vite, que j’étais de me mettre encore plus dans l’embarras, et que peut-être elle parlait de son véhicule. Je n’allais pas le nier, je trouvais cela particulier qu’elle vienne donner un nom à sa voiture, mais je ne pouvais la juger. De mon côté, je n’avais pas un attachement particulier à ce véhicule qui était désormais le mien, et certainement que je n’en aurais jamais vraiment un, mais après, je ne pouvais pas considérer les gens et leurs manies, d’autant plus que j’avais les miennes, et s’il y avait une chose qui me rendait inconfortable, c’était de me faire juger. Optant pour m’imposer le silence, je la laissai terminer ses propos, attendant, nerveux, de voir ce dont elle aurait besoin, espérant de tout coeur que ce ne serait pas quelque chose de trop complexe, et que je ne serais pas obligé de me montrer complètement impuissant, complètement ridicule. Au final, elle ne me demanda rien de difficile, simplement mon téléphone. Elle le fit avec un air qui me laissa encore un peu perplexe, mais en soi, c’était quelque chose que je pouvais lui offrir. Mais pourquoi avait-elle commencé à me tutoyer soudainement ? Pourquoi son air semblait-il avoir changé, même si je peinais à le considérer dans l’obscurité ? Avais-je fait quelque chose qui ne fallait pas, ne serait-ce que de ne pas lui avoir tendu mon portable dans un premier temps, trop troublé avec mes interrogations multiples ? Tentant de me reprendre, il fallut que j’attende que limite elle me supplie pour réagir, en venant alors à le sortir de ma poche puis lui tendre en lâchant un maladroit:  « V… Voilà. » Mais après, une fois qu’elle aurait composé un numéro, que pourrais-je faire ? Ce n’était pas comme si je pouvais partir en lui disant qu’elle pouvait garder mon téléphone et voilà tout. Non pas que j’y tenais à ce point, mon téléphone, c’était un bas de gamme, qui me servait que trop peu, que j’avais pris parce que limite, ça semblait être une nécessité dans une ville aujourd’hui. Étais-je condamné à rester planté là en attendant, non sans m’être totalement détendu face à cette situation inhabituelle qui, au fond, me stressait, et m’empêchait de voir clairement ? La regardant de nouveau, je ne cherchai pas à distinguer les traits de son visage, me rendant simplement compte du fait qu’elle était peu vêtue, qu’il faisait froid, qu’elle avait parlé du fait qu’il faisait froid. Associant le tout dans ma tête, j’aurais voulu le constater autrement, mais puisque les termes médicaux, c’était ce qui me rendait probablement un peu plus à l’aise dans tout ce que je pouvais dire, je ne sus qu’affirmer:  « Il faut vous réchauffer, sinon vous pourriez tomber en hypothermie, ou être malade… » Me mettant à réfléchir, je vins rapidement à la conclusion qu’en fait, je me devais de faire en sorte qu’elle se réchauffe, que quelque chose la couvre. Devrais-je lui offrir mon manteau ? J’y songeai pendant un instant, me rendant compte après-coup que cela ne mènerait pas à grand-chose, puisqu’après, c’était moi qui risquais d’être malade. Mais heureusement, j’avais prévu le coup autrement, faisant en sorte que je pus dire:  « Attendez… » Sur ce, je retournai vers mon véhicule, ouvris le coffre arrière, puis j’en sortis une couverture. Rien d’infaillible, mais qui pourrait quand même se montrer pratique. La dépliant en prenant soin qu’elle ne frôle pas le sol, je dis, timidement, une fois que je fus de retour à la hauteur de la jeune femme:  « Voilà… » tout en pinçant les lèvres, n’osant clairement pas m’imposer et la lui passer sur les épaules, attendant de voir si elle l’acceptait d’abord et avant tout.

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MessageSujet: Re: Drunk on a feeling, alone with the stars in the sky. Ft. Lennon   Mar 5 Déc - 17:25


— Lennon & Lisbeth

Encore une fois ce regard. Peut-être que je devrais arrêter de référer de Susie par son prénom quand j’étais face à des inconnus. Mais là était le problème, le jeune homme que j’avais en face de moi n’en était pas vraiment un. Il sembla quelque peu perplexe mais je pouvais voir dans ses yeux ce moment exact où il comprenait que je faisais allusion à ma voiture. « Je vous présente Susie. », je lui avais dit en lui indiquant vaguement d’un geste de la main ma Mustang rouge, lui confirmant qu’il n’était pas du tout à côté de la plaque. Que Susie n’était pas une personne, pas vraiment même si j’aimais la personnifier de cette manière. Rare étaient les fois où durant ma vie d’adulte j’avais été amené à perdre la face. En règle général, il en fallait beaucoup pour me déstabiliser mais là, alors que je faisais en quelque sorte face à un fantôme de mon passé, je ne savais quel comportement adopté. Cet homme était un fantôme que j’avais permis de me hanter quand on avait commencé à échanger des lettres. Un fantôme n’était jamais censé prendre forme humaine. On n’était très certainement pas censé les rencontrer et encore moins être avec lui dans une situation comme celle-ci. Une situation où il m’était impossible de prendre mes jambes à mon cou. J’étais courageuse, normalement. Je fonçais tête baissé et n’avais pas froid aux yeux mais là, j’avais perdu toute contenance. Je l’avais vouvoyé puis tutoyé parce que je ne savais sur quel pied danser. Une part de moi était heureuse de le revoir. Ça faisait bien deux ans qu’on ne s’était vu et s’il le pouvait encore, il était bien plus séduisant que dans mes souvenirs. Son petit côté étrange et réservé m'avait toujours plu. Il émanait une douceur réconfortante que je n'avais pas l'habitude de côtoyé. Je n’avais passé que deux jours dans l’aile infirmerie de la base militaire où on m’avait transporté après mon altercation avec une énième brute épaisse. Deux jours que j’avais passé à délirer et à jouer de mes charmes avec l’infirmier militaire qui s’occupait de moi. Lui-même, Lennon. Bien entendu, je m’étais ridiculisé et je l’avais à coup sûr mis très mal à l’aise mais il m’avait quand même écrit et on n’avait pas arrêté depuis. Ça avait été tellement facile de se parler. Ce n’était très certainement pas comme maintenant où il semblait vouloir ne prononcer que le strict minimum. J’avais tendu la main pour prendre son téléphone. « Merci. », j’avais simplement répondu alors que j’observais ses traits, essayant de voir si oui ou non il m’avait reconnu, lui aussi. Mais rien, pas un semblant de reconnaissance. J’aurais dû être affreusement soulagée mais à la place, j’étais terriblement agacée ! Je l’avais reconnu, la moindre des choses c’était qu’il me reconnaisse aussi. J’étais presque déçu que ce ne fusse pas le cas. Ma fierté était blessée et il n'était jamais bon de faire souffrir mon égo. Il me disait qu’il faudrait me réchauffer avant que je ne tombe en hypothermie ou malade tout simplement. « J’ai connu pire, un mec a voulu m'étrangler y'a quelques jours et une fois, je me suis même déboiter l'épaule et une autre, c'était une côte.», Je n'étais pas une chochotte. Je marmonnais, je ne savais pas ce qui m'avait pris de déballer tout ça mais quand il s’en alla vers sa voiture pour ouvrir le coffre de sa voiture. Moi, je maudissais pour la énième fois ma malchance et ma propre stupidité.

J’avais composé le numéro de mon garagiste que je continuais maintenant par cœur, à force. Je lui disais où est-ce que je me trouvais et il m’informa qu’une dépanneuse arriverait d’ici une trentaine de minute voir une heure de temps. Soupirant, j’avais raccroché le temps que Lennon revienne avec une large couverture dépliée qu’il me tendait presque timidement. Même si je lui en voulais, je n’allais très certainement pas craché dessus. Et c'était adorable de sa part de s'inquiéter pour ma santé. Bon, ça, c'était probablement une déformation professionnel. Je lui rendais son téléphone, lui prenais le plaid afin de l'enrouler autour de moi. Le soulagement fut quasi instantané mais mes vêtements mouillés restaient une gêne considérable.  « La dépanneuse va arriver d’ici une heure, moins si j’ai de la chance. Merci beaucoup de t’être...-de vous être arrêter. Vous m’avez probablement sauvé la vie. », je savais que je devais lui dire de partir que je ne devais pas prendre le risque qu’il me reconnaisse mais s’il avait dû me reconnaitre, il l’aurait déjà fait. « Ça m’ennuie de vous demander ça mais est-ce qu’on pourrait attendre un peu dans votre voiture. Juste le temps que j’arrête de trembler et je vous libère. Promis! », J’exagérais surement mais j’étais frigorifiée. La couverture apaisait à peine mes tremblements même si l’odeur qui en émanait m’était réconfortante. Je n'étais pas une chochotte mais frileuse de nature, le froid n'était pas ma tasse de thé.



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MessageSujet: Re: Drunk on a feeling, alone with the stars in the sky. Ft. Lennon   Jeu 7 Déc - 1:04


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Drunk on a feeling, alone with the stars in the sky

And in the night, I will find you
N’ayant rien d’un bon joueur de poker, ma confusion était si évidente que même dans l’obscurité la plus complète, la jeune femme aurait probablement compris que je ne savais pas de qui elle parlait quand elle mentionnait le nom Susie. Il fallait dire que bien rapidement, je m’étais trahi, sans le vouloir, sans trop réfléchir non plus. En vérité, je ne réfléchissais pas tant en ce moment, aux prises avec une situation qui était hors de mon contrôle, profondément inconfortable et sachant trop peu quoi faire, bref, le cocktail parfait pour faire en sorte de complètement paniquer. Heureusement, j’avais appris à ne plus arriver à la crise d’angoisse aussi souvent que j’étais enfant par exemple, mais quand même, il n’en demeurait pas moins que par moments, je ne parvenais pas à garder une contenance à peu près correcte pour moi, et je le prouvai encore une fois en faisant un idiot de ma personne, venant à dire suite à sa présentation plus formelle de sa voiture:  « En… Enchanté. » Sitôt, le rouge me prit aux joues, et il me fallut faire quelque chose pour changer de sujet, me tirer de ce que je comparais à un pétrin dans lequel je m’étais placé tout seul et dans lequel j’étais en train de m’enfoncer bien comme il faut. En effet, si jamais je n’avais passé quelconque commentaire, même si le commentaire s’était résumé à un balbutiement incompréhensible et sans contenu, peut-être je n’en serais pas là. Passant outre, j’acquiesçai au fait de lui prêter mon portable pour passer un appel, même si clairement, ce ne fut pas suffisant pour m’occuper l’esprit, ou du moins, pas autant que je le voudrais. Tentant de trouver autre chose, je pensai au fait de la réchauffer un peu, avec la couverture que j’avais dans ma voiture. Avant que j’y aille toutefois, elle vint à me raconter certaines choses, à croire que le fait d’avoir froid n’était pas un drame. D’abord choqué par ses affirmations, je ne me vis pas y répondre, autrement que par un rire nerveux, prenant ensuite la route vers le coffre arrière de mon véhicule, là où je me rendis compte que je ne devais peut-être pas être tant choqué, puisque ça, c’était des histoires que j’avais entendues, vues, lues quelques part à un moment ou un autre. Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Ça, je ne saurais le dire toutefois. Mais ce fut suffisamment marquant pour que cela me tourne dans la tête tout au long du court trajet, et même encore lorsque je vins à lui tendre la couverture, si bien que je réagis à peine au moment où elle vint m’annoncer qu’on viendrait la dépanner dans environ une heure. Bien sûr, je hochai la tête, je tentai de me conforter dans l’idée qu’au moins, elle n’était pas dans le flou, même si une heure, ce n’était pas court comme délai, quand même, surtout en ces circonstances. Et puis, cela ne voulait pas dire que moi, je n’étais pas dans le flou. En vérité, je n’avais aucune idée de ce que je pourrais faire. Devais-je rester ? Si oui, que pouvais-je faire ? Heureusement, la jeune femme eut la bonne idée de m’éclairer, en venant à me faire une nouvelle demande, bien simple, que je pouvais clairement combler pour le coup. Acquiesçant par un simple:  « Hum oui, d’accord… » N’attendant pas plus longtemps, je me dirigeai vers mon véhicule, prenant quand même le temps de passer du côté passager pour lui ouvrir la porte et la lui refermer une fois qu’elle se fut glissée dans l’habitacle. Ensuite, je contournai pour aller du côté conducteur, et je m’assied, m’assurant de mettre le chauffage du véhicule à un bon niveau, espérant que celui-ci allait faire effet rapidement, non pas tant pour moi, mais surtout pour la personne qui m’accompagnait désormais. Malheureusement, ce n’était pas automatique, et cela laissait inévitablement un vide dans la conversation, vide que j’ignorai comment combler, pas totalement calmé de toute cette histoire. Et maladroit comme je l’étais toujours quand venait le temps de parler à d’autres gens, je ne sus faire mieux que de lui demander:  « Co… Comment vous avez fait… Pour vous blesser comme ça ? » Comme bien souvent, je me rendis compte qu’après-coup que ma phrase ne faisait pas vraiment de sens, et cela ne m’aida pas à me sentir plus à l’aise. Secouant la tête et baissant le regard, je poursuivis, à voix basse:  « Enfin… Pour vous déboiter l’épaule et vous faire mal à une côte, je veux dire… » Et encore là, trop peu certain que c’était là une question appropriée à poser, je fermai les yeux, et recommençant à être tendu, je conclus en disant:  « Je suis désolé c’est pas très… C’est indiscret… » Je savais bien que c’était elle qui en avait parlé en premier, mais il n’en demeurait pas moins que je n’étais pas bien placé pour demander des détails, même si je l’avais fait. Désormais, je m’en montrais quelque peu honteux, et comme bien souvent, je ne me vis pas ajouter quoi que ce soit, de peur de m’enfoncer encore plus.

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MessageSujet: Re: Drunk on a feeling, alone with the stars in the sky. Ft. Lennon   Ven 8 Déc - 22:28


— Lennon & Lisbeth


Le lyrisme, l'exaltation des sentiments. Ça n'a jamais été un domaine dans lequel la belle brune excellait. Elle ressentait des émotions et même parfois, des sentiments mais elle n'a jamais été très douée pour les exprimer. La logique suppose que c'est parce qu'elle n'a jamais véritablement essayé. Il faut dire aussi qu'elle se laisse rarement embarquer par des situations où elle n'aurait de choix que de le faire. Puis même si elle y était contrainte un jour, ce n'est pas comme si elle saurait par où commencer. Il faut dire qu'avec des parents comme les siens, ce n'était finalement pas plus étonnant que cela. Quand sa sœur est morte, elle n'a jamais surpris ses parents pleurer ou même sembler quelque peu affectés par la tragédie. Ils avaient fait ce qu'ils savaient faire de mieux, ils avaient fuis la situation. Et quand elle n’a plus voulue manger ou parler, au lieu d’être présent pour elle, ils l’avaient fait internée. Ces parents étaient des êtres froids et même si elle ne doutait pas qu’ils aient aimé et sa sœur et elle. Ils n’avaient jamais été foutu de le montrer. Lisbeth aurait aimé ne rien avoir en commun avec eux mais on disait que le fruit ne tombait jamais bien loin de l’arbre. Sa sœur avait été différente, elle avait été tellement chaleureuse, débordante d’énergie. Jamais elle n’avait eu peur de ressentir ou de dire ce qu’elle pouvait avoir sur le cœur. C’est à elle que Lisbeth aurait aimé ressembler mais quoiqu’elle fasse, peu importe à quel point est-ce qu’elle s’efforçait d’aimer la vie autant que sa sœur l’avait fait. Au bout du compte, elle en était incapable. Elle disait qu’elle aimait vivre et elle agissait comme tel mais à la fin de la journée, elle s’enfonçait tellement dans sa dépravation qu’elle finirait un jour par se tuer. Toutes ces choses, toutes ses craintes, toutes ses peurs, elle n’avait su les exprimer que par écrit. Dans les lettres qu’elle avait écrites à Lennon. Cet homme qui se tenait devant elle, qui acceptait de lui venir en aide même s’il ne se souvenait pas l’avoir déjà rencontré. Elle en savait suffisamment sur lui pour savoir qu’il ne devait pas être à son aise bien qu'elle ait juste besoin d'être observatrice pour ça. Cette situation devait l'éloigner de son quotidien et elle savait qu'il devait prendre sur lui pour ne pas céder à la panique. Bien qu'elle aurait dû prendre sur elle pour le ménager et par la même occasion s'arranger à ce qu'il reste cette personne quasi fictive avec laquelle elle avait échangé ses états d'âme, elle n'en fit rien.

Elle allait contre son meilleur jugement quand elle prit place à l'intérieur du véhicule après qu'il lui ait ouvert la portière avec courtoisie. La belle s’installait à l’intérieure de l’habitacle et n’avait pris la peine de le remercier, seulement quand il l’y rejoignit à son tour. Elle l’avait regardé silencieuse ajusté le chauffage et bien qu’il fût plus chaud qu’à l’extérieur, elle sentait encore la morsure du froid autour de son corps à travers ses vêtements trempés. Lisbeth resserrait la couverture autour d’elle, se concentrant pour ne plus claquer des dents. Dans ce silence de mort, c’était au-delà du ridicule. Lisbeth avait son regard vissé sur le pare-brise, son regard se perdant là dehors, suivant l’évolution des flocons qui grossissaient à vue d’œil. Elle essayait de ne pas penser au fait qu’elle partageait une voiture avec une personne qui connaissait ses secrets, une personne qui savait qu’au fond, elle n’était qu’une gamine terrifiée, brisée. Elle parvint tellement bien à l’occulter que quand il ouvrit la bouche pour lui parler, elle avait presque sursauté. Elle tourna la tête vers lui, se mordant la lèvre nerveusement en cherchant ce qu’elle pourrait bien lui répondre. Elle n’avait pas envie de lui mentir parce qu’elle ne lui avait jamais menti et elle voulait que ça reste ainsi. Lisbeth le regardait perdre son courage sous ses yeux et elle sourit quand enfin il s’excusa, constatant que ses questions étaient indiscrètes. De tout ce qu’ils avaient pu parler à travers leurs lettres, c’était la chose la moins indiscrète qu’il aurait pu lui demander. Après tout, c’était elle qui avait amené ça sur le tapis. Un petit rire lui avait échappé et elle avait posé une main sur la sienne en secouant la tête. « Non, non, ce n’est pas indiscret même si je pensais que vous auriez voulu connaitre mon prénom avant de m’interroger sur mon historique médicale.», qu’est-ce qu’il lui prenait de l’inciter à vouloir connaitre son identité ? Pire encore, parlé comme si elle savait exactement ce qu’il pouvait bien faire dans la vie. Sa main était chaude en dessous de la sienne qui était toujours gelée malgré la chaleur ambiante. Machinalement, elle avait commencé à caresser le dos de sa main de son pouce et quand elle s’en rendit compte, elle retira sa main aussitôt. Elle se racla la gorge et regarda de nouveau ailleurs, n’importe où tant qu’elle ne se laissait pas de nouveau happer par son regard. « Je me suis battu. Je ne sais plus pour quoi exactement parfois, c’est juste plus fort que moi. », Elle claquait toujours des dents, butant sur quelque un de ses mots. « Ça vous dérange de vous retourner ? », bien qu’elle ne soit pas pudique, elle n’avait pas envie de le mettre mal à l’aise. Elle attendit qu’il se retourne, elle s’extirpa de la couverture seulement le temps de retirer son top et son écharpe mouillés qu’elle étalait maladroitement sur le tableau de bord. « Voilà, c’est bien mieux. », elle soupira d’aise alors qu’elle sentait enfin son corps accepter la chaleur du plaid et du chauffage. « Les côtes, ça m’ait arrivé assez souvent de les esquinter. Ça fait un mal de chien mais je pense que le pire c’était l’épaule déboitée. En soit, ça fait bien plus mal une fois qu’on vous le remet en place. », Elle relevait son regard vers les siens parce qu’elle y était inexorablement attirée. « A mon tour, je veux connaitre votre prénom et savoir si ça vous est déjà arrivé à vous aussi? », peut-être qu’il valait mieux de ne plus parler d’elle. Elle lui en voulait toujours mais elle estimait que les choses étaient mieux ainsi. C’était mieux qu’il ne sache pas qui elle était.

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Dernière édition par Lisbeth K. Mikkelsen le Jeu 11 Jan - 17:39, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Drunk on a feeling, alone with the stars in the sky. Ft. Lennon   Mar 12 Déc - 1:06


Lisbeth & Lennon

Drunk on a feeling, alone with the stars in the sky

And in the night, I will find you
N’était-ce pas déjà évident que j’angoissais suffisamment comment ça ? Apparemment non. En d’autres circonstances, j’aurais considéré que c’était une bonne chose, dans le sens où je savais que bien souvent, je me mettais la honte quand je commençais à stresser pour un rien en public, mais là, ça n’avait rien de bon, et plus encore, le tout alla en s’empirant, au vu de ce que la jeune femme vint à me dire par la suite, ce qui eut sitôt pour effet de me mettre encore plus dans l’embarras, ne venant clairement pas diminuer mon niveau de stress. Pourtant, ce n’était pas comme si je ne savais pas à la base que ma question était peu appropriée pour avoir une conversation à peu près normale. Je le savais très bien, mais j’espérais quand même, désespérément, avoir un moment de répit pour me reprendre, mais ce n’était pas le cas. Me sentant encore plus m’enfoncer, sachant que je me devais de me contrôler d’une façon ou une autre pour ne pas complètement céder à la panique. Tout ce que je trouvai à faire dans ce petit espace, ce fut de prendre le volant, sans le bouger, juste pour le serrer, me concentrant sur le geste, sur la pression que j’exerçais, pour tenter de me calmer. Cependant, ce ne fut pas suffisant, puisque rapidement, je me fus de fermer les yeux, les gardant ainsi jusqu’à ce que soudainement, la jeune femme choisisse de répondre malgré mon manque de tact, en venant à m’expliquer que ses blessures étaient issues de bagarres. Je n’allais pas le nier, puisque ce n’était pas dans mes habitudes, mes valeurs, je fus quelque peu choqué, mais après réflexion, je ne le fus pas plus que ça, enfin, pas tant que j’aurais peut-être dû l’être. Limite, c’était comme si j’avais déjà entendu, lu, vu une histoire similaire. Où ? Quand ? Je ne saurais pas le dire, et malheureusement, je n’eus pas le temps d’y réfléchir bien longtemps, puisque la jeune femme reprit la parole, en venant à me faire une demande qui me laissa perplexe, mais qui, puisque je n’avais aucune raison de faire autrement, je ne pus lui refuser. Tournant la tête et fermant les yeux, je n’eus donc aucune idée de ce qui se passait. Ce que je sus toutefois, c’est que cela me donna encore un petit moment pour trouver un semblant de contenance, semblant parce que bien sûr, il me fallait beaucoup plus de temps, beaucoup plus de contrôle pour parvenir à un état de calme environ normal. Mais à partir de ce moment, tout se déroula rapidement; mon interlocutrice me fit savoir par sous-entendu que je pouvais finalement reprendre une position normale dans mon siège, je constatai la présence d’un haut, le sien, sur le tableau de bord, je réalisai que certainement c’était que sous la couverture, elle ne le portait plus… Que portait-elle alors ? Était-elle seulement… Vêtue de son sous-vêtement, ou pire encore ? Rougissant à cette idée, ne sachant même pas si je pouvais me le permettre sans que le tout devienne encore plus gênant, je finis par complètement zapper la situation, zapper aussi le fait qu'elle m'avait demandé mon prénom pour le coup, me contentant de répondre à sa question en disant:  « Non… Euh enfin… Pas… Pas vraiment… » Je m’imposai une profonde inspiration histoire de ne pas dire une autre bêtise, puis je poursuivis en disant:  « Une fois j'ai eu une entorse au poignet... Juste une fois... Mais je ne me suis pas battu... C'est parce que quelqu'un m'a poussé à l'école et je suis tombé sur mon bras... Il paraît que j'ai eu de la chance, j'aurais pu le casser dans ma chute… » Enfin, chétif comme j'étais, comme je l'étais toujours à mon avis, ça n’aurait pas été possible à l'époque, mais ça, au moins, je n'eus pas la présence d'esprit de le mentionner, d’autant plus que je venais probablement d'en dire plus qu'il fallait pour que l'histoire soit vraiment pertinente. Pensant avoir fait le tour, je m'arrêtai donc là, sans toutefois oser ajouter quoi que ce soit, peut-être un peu trop perdu dans mes pensées, ressassant cette précédente histoire, ou bien seulement pour éviter de faire une autre bourde que je ne pourrais probablement pas me pardonner.

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MessageSujet: Re: Drunk on a feeling, alone with the stars in the sky. Ft. Lennon   Jeu 11 Jan - 17:34


— Lennon & Lisbeth

C’était étrange, bizarre. Elle n’avait pas l’habitude d’être éjectée de la sorte de sa zone de confort. Lisbeth était le genre de femme qu’on ne pouvait généralement pas déstabiliser. Mais depuis qu’elle avait reconnu cet homme, elle se retrouvait à marcher sur des œufs, ne sachant en plus sur quel pied danser. Ce n’était pas une situation qui penchait à la mettre à son aise, bien plutôt même le contraire. Ce n’était pas pour rien qu’en général, elle se gardait de dévoiler ses sombres secrets à son entourage. Pas pour rien qu’elle restait émotionnellement à distance. Elle n’avait jamais été douée pour face à ses démons et c’est aussi la raison pour laquelle, elle avait passé la plus grande majorité de sa vie à les fuir. Mais Lisbeth s’était laissé séduire par l’intimité des lettres qu’elle avait échangée avec Lennon. Elle s’était confiée, s’était ouverte, s’était abandonnée. Elle s’était laissée apaiser par le confort des mots de cet homme, s’était emmitouflée dans leurs chaleurs. Mais tant que cela n’avait été que des mots sur du papier, ça n’avait jamais été dérangeant parce que cela lui avait offert un recul nécessaire. Ça n’avait été que des mots, de l’alphabet et de l’encre. Rien de concret ou de réel même si le réconfort, lui, l’avait bien été.

Lisbeth était une femme fière, une femme a l’égo démesuré. Bien sûr qu’elle était vexée que Lennon n’ait absolument aucune idée de qui elle pouvait bien être. Elle se souvenait de lui même après toute ces années, la moindre des choses, c’était qu’il en fasse autant. Elle niait pas que ça l’arrangeait bien comme situation mais ça la dérangeait en même temps. Elle peinait à se convaincre que les choses étaient bien mieux ainsi et elle n’osait imaginer le malaise que ça aurait été s’il en était allé autrement. C’était bien plus avantageux pour elle qu’il soit celui qui soit actuellement mal à l’aise. Le rouquin s’empourprait un peu plus à mesure que les secondes passaient et elle ne pouvait s’empêcher de sourire, amusée. Elle pouvait aisément s’imaginer les réflexions qui lui passaient à la tête. Est-ce qu’il se demandait si elle était nue sous la couverture? Lisbeth se demandait si c’était le fait de savoir que c’était dans doute le cas qui le faisait rougir ou le fait qu’il était gêné parce que quelques part ça l’excitait d’imaginer les rondeurs voluptueuses de sa poitrine. Elle le regardait prendre une profonde inspiration dans le but de reprendre un tant soit peu de contrôle, au fond des ses iris brillait son amnésie partielle de la conversation qu’ils avaient tenue jusqu’ici. Il butait sur ses mots et répondait seulement à la dernière question qui avait passé la barrière des lèvres de la belle brune. Lèvres qui retrouvaient peu à peu sa délicieuse couleur rosée.

Sa bouche gourmande s’étirait en un petit sourire à mesure qu’il lui racontait son histoire. La trentenaire n’avait pas pour habitude de rencontrer ce genre d’homme. Les hommes qu’elle côtoyait généralement ne rougissait jamais. Ils étaient plutôt le genre à vous faire monter le rouge aux joues. Ils étaient confiant, sure d’eux. Le genre d’homme qui prenait le contrôle d’une situation, le genre à vous faire mouiller votre petite culotte avec leurs mots crus et leurs sourires carnassier. Ce genre d’homme-là, elle savait gérer mais là encore, elle se retrouvait dans une situation étrangère où elle perdait facilement possession de ses moyens.  Lennon avait un côté vulnérable, transparent. Il n’avait pas honte d’afficher qu’il n’avait aucune maîtrise sur ses émotions et c’était assez déstabilisant d’en être témoin. Il semblait timide, réservé et pourtant, il racontait son histoire à une étrangère avec une honnêteté déconcertante. Personne affichait ses faiblesses avec autant d’aisance! Il lui disait qu’on l’avait poussé, qu’on lui avait fait mal mais qu’il n’avait rien fait pour se défendre ou se venger pour autant. Elle fronçait les sourcils, incapable de démêler le mystère qu’était réellement cet homme. Il n’était comme personne qu’elle avait pu rencontrer au fil de sa vie, il était une énigme. Spécial. Et elle trouvait ça atrocement sexy!

Lisbeth relâchait les pans de la couverture pour prendre les deux mains de Lennon dans les siennes. La couverture glissait doucement de ses épaules mais elle n’en prenait pas garde. Elle plongeait son regard dans le siens, curieuse de savoir s’il était véritablement sérieux. Il semblait l’être. « Il t’a fait mal et tu ne lui as pas fait mal à ton tour? T’en as pas eu envie? », elle voulait le comprendre, elle avait toujours été bien trop curieuse pour son propre bien. Elle le tutoyait, elle n’en avait même pas conscience. C’était Lennon. Son Lennon. C’était difficile de faire comme s’il n’était qu’un étranger. La couverture s’était entrouverte en son centre, dévoilant son buste et son ventre plat mais elle cachait toujours ses seins. « Tu ne m’as toujours pas dit ton prénom,Lennon. Moi, c’est Lizzie.», en réalité, il n’y avait que Jared qui se risquait à l’appeler comme ça parce qu’elle détestait ce surnom mais il était son meilleur ami et il savait s’octroyer certains privilèges. Ses mains tenaient toujours les siennes et cette fois, elle n’avait pas envie de lâcher prise. Nombreuses avaient été les fois où en lisant ses lettres ou en écrivant les siennes, elle avait eu envie de ce genre de contact, simple, chaude, réelle et réconfortante. Ça avait été étrange de les désiré dans ces moments là et encore plus en cet instant. Ce genre de contact ne lui venait jamais naturellement en général. Attend... Elle lui avait dit quoi? La belle brune relâchait les mains du jeune homme comme brûlée par son contact. Comment est-ce qu'elle pouvait être aussi stupide? Qui était aussi débile,putain?! Elle lui avait dit qu'il ne lui avait pas dit son prénom et elle avait dit son prénom, juste après. Et elle qui s'était cru maligne sur le moment parce qu'elle avait menti sur son propre prénom... Bordel. Elle s'était pris le visage entre les mains, secouant la tête de gauche à droite. Impuissante face à tant de bêtise... Comment on pouvait être aussi bête? Mais c'était sa faute, il avait passé son temps à la déstabiliser depuis le début!



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MessageSujet: Re: Drunk on a feeling, alone with the stars in the sky. Ft. Lennon   Mar 16 Jan - 1:09


Lisbeth & Lennon

Drunk on a feeling, alone with the stars in the sky

And in the night, I will find you
Secouant la tête négativement pour signifier que non, je ne m’étais pas battu en retour, je ressentis ce besoin qui ne me ressemblait pas tant de me justifier. Je commençai alors à dire:  « C’était une grosse brute… » Heureusement, j’eus la présence d’esprit de m’arrêter à temps pour ne pas commencer à dire que répliquer serait m’abaisser à son niveau, comme si la réalité selon laquelle la jeune femme laissait sous-entendre qu’elle, elle répliquait venait de me frapper en plein visage, comme l’éventualité selon laquelle je pourrais l’insulter au passage. Soulagé d’avoir su me raviser à temps, je n’eus toutefois pas le courage de reprendre mon explication, même si c’était pour me justifier autrement, en affirmant que je n’avais pas la composition physique pour me venger de quelconque façon. C’était vrai, après tout. Chétif enfant que j’étais, il suffisait qu’on me bouscule un peu trop dans les casiers pour que je me retrouve avec un bleu sur le bras. Limite, je me considérais chanceux de ne jamais m’être blessé vraiment plus gravement qu’un poignet abîmé jusqu’à ma vie adulte, et même encore jusqu’à aujourd’hui. Puis, alors que je pensais le sujet clos, je me surpris à finalement ajouter, sans réfléchir:  « Ça n’aurait fait qu’empirer les choses… », m’imposant le silence en pinçant les lèvres par la suite, refusant d’aller plus loin. En effet, je ne me voyais clairement pas commencer à raconter que j’étais le bouc-émissaire de tout le monde quand j’étais petit, parce que j’étais différent, parce que je ne savais pas comment me défendre. Et dès que je posais un geste pour tenter ne serait-ce que de me défendre un peu, ça se retournait contre moi, si bien qu’au final, j’avais cessé d’essayer, continuant de vivre sans ses gens, apprenant à vivre que par moi-même. Je n’étais pas un exemple d’intégration sociale, bien loin de là, mais au moins, je ne m’enfermais plus sur moi-même, incapable d’avancer, de mettre le pied dehors sans crainte quoi que ce soit qui pourrait m’arriver. Exemple, si tout cela s’était passé que lorsque j’étais jeune adolescent, jamais je ne me serais arrêté. Non pas que je n’aurais pas voulu aider la demoiselle, mais parce que je me serais senti incapable de lui adresser la parole, parce qu’elle m’était inconnue, parce que je ne savais pas comment tenir une conversation avec des inconnus. Enfin, je supposais que ça, c’était une conversation, considérant le fait que nous étions en train de parler, même si je ne la tenais pas aussi aisément que la normale des gens. Mais quand même, je fus en mesure de reprendre la parole, rattrapant mon omission précédente, venant donc à dire:  « Moi c’est Lennon. » Je fus sur le point de lui dire que j’étais enchanté, ce qui était vrai, mais soudainement, à retardement, je me rendis compte de ce qu’elle avait dit. Écarquillant les yeux, je repris la parole, non pas pour continuer dans ma ligne de pensée, mais bien pour dire:  « Mais vous le… Comment… » Et ce fut à ce moment où je cessai de parler, la bouche encore entrouverte, l’air choqué, que tout se mit en ordre dans ma tête. L’impression de déjà-vu, les histoires, le nom… Secouant la tête, je m’assurai que je n’étais pas en train de rêver, et finalement, quand je fus presque sûr, je me repris, et je dis:  « C’est… C’est toi… » Et comme si ce n’était pas suffisamment concret, je m’obligeai à ajouter:  « Lisbeth… », presque dans un murmure, un souffle. Je l’avais bien entendue me dire s’appeler Lizzie, mais j’avais toujours préféré son prénom complet. Je ne saurais pas m’expliquer pourquoi, je le trouvais joli, agréable à prononcer, à écrire, à lire. Parce que l’écrire et le lire, voilà ce que je faisais le plus avec elle, au fil de nos échanges, de nos lettres. Voilà comment je la connaissais, voilà comment nous avions entretenu notre lien pendant tout ce temps, dans l’incertitude de se revoir à un moment ou un autre. Le hasard était-il en train de nous jouer un tour ? De nous envoyer un message ? Répondre à la question pour moi en ce moment était impossible, tant je me sentais confus, et aussi coupable de ne pas avoir su la reconnaître avant, alors que je l’affectionnais tout particulièrement. Pourquoi ne me l’avait-elle pas dit ? Était-ce parce que ce n’était pas elle, parce qu’en fait je lui avais dit mon nom plus tôt et que je ne m’en souvenais pas ? Perdu, je ne cherchai plus à dire quoi que ce soit, cherchant une réponse dans les yeux de la jeune femme, agrippant soudainement le volant pour qu’elle ne voie pas à quel point mes mains tremblaient, même si je serrais si fort que mes jointures commençaient à blanchir à force.

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