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 L'orage gronde et les mots tombent (Jeremias)

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MessageSujet: L'orage gronde et les mots tombent (Jeremias)    Ven 19 Jan - 2:08

Maëlys
&
Jeremias
L’ORAGE GRONDE ET LES MOTS TOMBENT
Nuit difficile, insomnie qui s’invite dans ton lit. Les yeux ouverts alors qu’il est plus de minuit, tu regardes ton plafond. Tu te poses trop de questions, tu repenses à la veille et ta répétition de danse. Les mots ont été trop durs, les regards trop méchants, impossible d’effacer cette journée que tu qualifies de pourrie. Tu tournes en rond dans ton lit, fermes les yeux pour essayer de t’endormir mais rien n’y fait. Il y a toujours cet homme froid et dur qui rejaillit, s’accaparant tes pensées. Tu soupires et décides de te lever pour aller boire un verre d’eau. Peut-être que tu deviens un peu parano mais tu as cette impression de l’entendre te souffler à l’oreille les atrocités d’hier. Tu l’aurais baffé mais tu t’es retenue. Sans doute à cause de cette attirance que tu as pour lui. Tu te détestes pour cela d’ailleurs. Craquer pour un connard comme lui, il faut le faire. Il faudrait vraiment tirer un trait sur ce gars, te dire que tu n’es pas faite pour lui et surtout que tu ne l’intéresses pas. Vu la façon dont il te parle, tu aurais dû le comprendre dès le début.
Tu retournes dans ta chambre, le verre à la main. Après l’avoir posé, tu te recouches et finis pas t’endormir pour quelques heures. Le réveil est rude et tu galères à sortit de ta couette. Tu maudis encore plus Jeremias qui a fait un planning pourri pour les répétitions. Prendre des vacances, c’est ce que tu devrais faire. Partir ne serait-ce que deux semaines pour te reposer et penser à autre chose. Sauf que tu ne peux pas faire ça. Pas maintenant alors que des galas s’annoncent pour bientôt. Tu te lèves, pour aller avaler quelque chose à manger. Mais une fois que tu te retrouves devant ton porridge, tu galères à terminer. Tu penses à cette confrontation avec le chorégraphe, déterminée à ne pas te laisser marcher sur les pieds.
Après t’être préparée, vêtue d’une brassière de sport rose, d’un jogging noir moulant et de ton sweat préféré, tu prends le bus pour rejoindre la salle de danse. Durant le trajet, tu réfléchis un peu à ce que tu vas lui dire, à ce que tu vas lui reprocher tout en espérant qu’il ouvre enfin les yeux sur son comportement déplacé. Tu te motives comme tu peux mais une fois que tu arrives devant le studio, c’est une autre affaire. Nan, tu ne peux pas te défiler comme ça alors que tu en gros sur le cœur. Tu entres après avoir respiré un bon coup, tout en essayant de garder confiance en toi. Il faut dire aussi que le jeune homme a tendance à trouver les mots pour te rabaisser et te mettre en position de faiblesse.
Il est déjà là et ton cœur se met à battre la chamade. Tu le trouves beau mais tu ne dois pas penser ça. Tu te racles la gorge et s’approche de lui d’un pas décidé. "Il faut qu’on parle deux ou trois choses, toi et moi." Pas de bonjour, pas de formule de politesse. Tu veux profiter du fait que vous soyez seuls pour lui dire ses quatre vérités. Tu ne le lâches pas du regard. Pas question qu’il change de sujet ou quoi, ce matin, c’est toi qui mènes la danse.
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MessageSujet: Re: L'orage gronde et les mots tombent (Jeremias)    Dim 21 Jan - 17:15

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L'orage gronde et les mots tombent
feat Maë
Pendant un instant, j'avais espéré que la musique intempestive qui pourrissait mes oreilles provenait simplement d'un mauvais rêve, et que je pourrais encore grappiller quelques heures de sommeil. Malheureusement, plus je m'acharnais à l'ignorer, plus le réveil sonnait fort, me sortant de manière définitive de mon si précieux repos. Je râlais, comme je le faisais toujours, manquant de donner le coup de trop à mon téléphone, qui s'éteignit sur-le-champ. J'avais sorti une seule jambe du lit, et pourtant, déjà, je le regrettais, précipité par la différence de température entre ma couette, et la chambre. « Putain... ». Graillais-je, en réalisant que je n'avais dormi que 4 pauvre heures. Mais il le fallait, je devais sacrifier mon confort, plutôt régulièrement, pour maintenir le niveau de ma compagnie, au-dessus des autres de préférence. Et puis, surtout, j'avais encore beaucoup de travails, avec les répétitions, et les galas qui approchaient à grand pas. Mon premier réflexe fut de me précipiter sur deux tasses de cafés, bien noirs, afin de me stimuler un peu, et de me donner le courage de remonter jusqu'à ma douche. Je savais par avance que cette journée serait aussi oppressante que les autres, seulement je commençais petit à petit à m'habituer, et beugler sur certains élèves étaient même devenus une sorte de coutume. Certains s'amusaient à répondre, probablement parce qu'ils ne me craignaient plus, au fur et à mesure des années. Et puis, quand je les voyais en dehors, je me montrais un peu plus sympathique... D'autres préféraient se taire, et jouer, en quelque sorte, les martyrs... Tant pis pour eux.
Une heure plus tard, j'étais fin prêt, j'avais enfilé ma veste noire par-dessus un simple t-shirt blanc, celle qui me rendait plutôt carré, quand je haussais le ton. Bon certainement qu'un vêtement ne suffirait pas à salir mon image, puisque je l'avais déjà bien sali... mais je m'y étais habitué, à ça aussi. Récupérant mes affaires, je fus, comme chaque fois, le premier sur place. J'avais la pénible tâche d'ouvrir le bâtiment, afin que les plus combattifs, puissent venir répéter un peu avant les vraies répétitions. Il y en avait pas mal d'ailleurs, qui s'y consacrait à plein temps, me rendant assez fier. Ceux-là, je les laissais tranquille... Une silhouette familière était soudainement apparue dans l'entrebâillement de la porte de mon bureau, et tandis que je la reconnaissais déjà, sans l'avoir regardé, je faisais mine de déballer mes dossiers. Pas un bonjour, et un ton plutôt déterminé, elle avait l'air de vouloir, déjà, se prendre la tête avec moi, ce matin. Un petit sourire sarcastique en coin de bouche, j'avais fini par lui jeter un regard, d'abord brièvement, le temps d'allumer la cafetière, puis plus officiellement, alors qu'elle m'attendait. « Tu veux parler d'abord de ton manque de politesse, ou tu préfères qu'on parte sur ton manque d'implication de ces derniers jours ? ». Osais-je, en la dévisageant avec un air assuré. J'aimais tellement avoir le dessus sur elle.. et pour une fois, elle avait l'air de vouloir se défendre, ce qui risquait de vraiment me plaire. Pour une fois...
☾ anesidora
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MessageSujet: Re: L'orage gronde et les mots tombent (Jeremias)    Mer 24 Jan - 2:22

Maëlys
&
Jeremias
L’ORAGE GRONDE ET LES MOTS TOMBENT
Tu l’admires un petit instant avant de véritablement pointer le bout de ton nez à travers la porte. Tu le trouves beau quand il est concentré. Un ressenti qui ne s’accorde pas avec ce que tu penses vraiment de lui. Il a beau être sexy, ça ne t’empêche pas de lui trouver tous les défauts du monde. Il a joué au con et maintenant il va morfler. Tu n’as plus l’intention de te laisser faire. Hier, ses réflexions ont été la goutte qui fait déborder le vase. Tu te dois te remettre les choses au clair avec lui. Tu es une danseuse pas une moins que rien. Il n’a pas à te traiter ainsi et tu vas bien lui faire comprendre. Alors tu rentres enfin dans le bureau, ne faisant pas l’effort d’être polie avec lui. Il ne le mérite pas de toute manière. Tant qu’il ne se sera pas excuser devant toi et devant les autres danseuses.
Ne pas se laisser avoir par son côté hautain, ne pas perdre la face devant lui. Aujourd’hui, tu n’as plus peur de l’affronter. Il ose jouer les cartes de l’intimidation mais ça ne t’impressionne pas vraiment. Tu sais ce que tu fais à chaque répétition, tu donnes tout tes amies et collègues te le font souvent remarquer alors ce n’est pas ce petit commentaire déplacé qui va te déstabiliser. C’est plutôt lui qui a l’air intrigué par cette reprise de confiance en toi et surtout cette envie de rébellion. Il ne sait vraiment pas à quoi s’attendre et il risque d’être bien surpris. "Je pense surtout qu’on devrait parler de ton manque de respect en vers les danseuses et moi." Tu ne baisses pas le regard. Tu oses même le fixer et tu as bien l’intention de gagner. "Faudrait peut-être arrêter de rabaisser tes danseuses si tu ne souhaites pas te retrouver seul dans ta compagnie." Qu’il vous engueule quand vous faites un faux pas ou que vous soyez en retard à une répétition, tu admets que cela est normal mais quand cela devient une accumulation de mots déplacés, tu n’acceptes pas. Et tu as bien l’intention de défendre ta cause.
Toujours retranchée dans tes positions, tu lui balances "T’as un sérieux problème d’égo, toi. T’as peur qu’on surpasse le maitre ? C’est pourtant souvent ce qui arrive et le maitre devrait en être fier, pas jaloux." Tu espères lui faire réaliser qu’il est allé trop loin et qu’il doit se remettre en question. Il n’y a qu’un seul fautif dans l’histoire et c’est Jeremias. Il n’y a que lui qui rend les répétitions insoutenables, qui t’empêche de dormir puisque tu ressasses sans cesses ses paroles méchantes. Et tu as une certaine envie de le gifler juste pour te sentir un peu mieux. Il est là à te regarder avec son petit sourire en coin et ça te déplait énormément. Il ne serait pas ton supérieur, tu l’aurais insulté de tous les noms. Pour toi, il est bel et bien un connard. Connard et misogyne.  
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MessageSujet: Re: L'orage gronde et les mots tombent (Jeremias)    Lun 5 Fév - 20:11

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L'orage gronde et les mots tombent
feat Maë
Le fonctionnement de la cafetière commençait petit à petit à raisonner dans la pièce, intensifiant le désagrément de cette probable nouvelle altercation. Maëlys avait l'air particulièrement sur d'elle ce matin, et pour le coup, je trouvais cela excitant. Concrètement, cette fille avait toujours eu quelque chose, sauf que je ne souhaitais pas la voir terminer comme les précédentes. À se croire au-dessus de tout, et à finir par perdre cette différence, qui aurait pu pourtant la placer en haut des classements. Elles avaient toutes cru trop fort en leurs destins, par abus de confiance, et maintenant, elles s'en mordaient les doigts. Je n'avais pas envie de lui faire vivre ça, malgré les apparences, je la trouvais vraiment douée. Mais voilà, elle devrait comprendre que dans ce métier, il fallait toujours se battre, et ne rien prendre pour acquis. Je n'étais certainement pas doué pour le lui expliquer, alors, j'usais de méthode un peu plus farouche. Jusqu'alors, ça payait, puisqu'elle se débattait encore plus fort à chaque nouvelle répétition. Certains avaient compris comment je fonctionnais, et se contentais d'un silence, mais apparemment, pas Maëlys... « Les danseuses ? ». J'avais volontairement jeté un œil derrière elle, concluant officiellement qu'elle était venue seule. « Bizarre... je ne vois que toi. ». Ajoutais-je, en conservant ce rictus habituel. Et maintenant, elle essayait de me dénigrer, insultant presque ma façon de fonctionner au sein de la compagnie. Si je n'avais pas autant d'année d'expérience, j'aurais pu très mal le prendre, mais... j'avais déjà mon parcours, et il n'était plus à refaire. Combien de danseuses, justement, avais-je vu quitter mes bancs pour devenir l'élément principal d'un spectacle, d'un gala, ou tout simplement pour partir danser en tournée ? Au lieu de me vanter, et donc de me défendre très inutilement, je l'avais observé encore une petite minute, ne délogeant pas mes prunelles de son air absolu. « Je suppose que le manque de caféine ne te réussît pas... ». M'amusais-je, en cherchant à l'agacer davantage encore. J'avais récupéré ma tasse pleine, qui se situait sous la cafetière, et je lui avais tendu, assez brièvement. « Non ? Dommage ? ». Je l'avais ensuite porté à mes lèvres, entamant mon café avant d'abandonner ma tasse sur un coin de bureau. « Si tu ne veux pas te retrouver au chômage.. ». Commençais-je, en me rapprochant de la jolie brunette. « Ni même avec une mauvaise mention sur ton dossier, pour tes futures compagnies ou projets... il faudrait peut-être envisager de changer de ton avec ton directeur... ». Et mon sourire, si vicieux, avait fini par disparaître, laissant cette fois mon air sévère la méprendre. Au fond, ça m'amusait toujours, mais elle n'avait pas besoin de le savoir. « Donc maintenant, je suis devenu jaloux de mes danseuses ? C'est vrai, j'aimerais tellement pouvoir séquestrer l'intégralité de mes élèves, pour les privés d'une carrière, ma compagnie a été ouverte pour ça... ». Ricanais-je, finalement, parce qu'elle me divertissait vraiment beaucoup. Puis j'avais repris mon sérieux. « Bon, maintenant que tu as vidé ton sac, et que tu te sens mieux, tu peux retourner au vestiaire te changer, il me semble que tu as encore beaucoup de travail à faire pour arriver au niveau des autres... ». Cette fois, je la remettais à sa place, comme je le faisais déjà si bien quotidiennement. Sauf que je me trouvais seulement à quelques centimètres d'elle, et que son odeur venait de m'enivrer. Parfois, je me décevais un peu... À me sentir aussi faible devant elle.
☾ anesidora
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MessageSujet: Re: L'orage gronde et les mots tombent (Jeremias)    Mer 14 Fév - 1:59

Maëlys
&
Jeremias
L’ORAGE GRONDE ET LES MOTS TOMBENT
Jeremais aime déstabiliser ses danseuses et toi encore plus, du moins c’est l’impression qu’il t’en donne. Il cherche à t’affaiblir, te convainquant que tu es seule à te battre pour une broutille. Tu fronces les sourcils et réponds du tac au tac "Parce qu’elles ont peut-être peur de toi ou alors je suis la seule a avoir vraiment capté que cette situation n’était pas normale." Tu le regardes vaquer à ses occupations comme si le sujet ne le touchait qu’à peine. Tu lèves les yeux au ciel alors qu’il te tend une tasse de café. Tu ne veux pas de cette boisson chaude, tu veux des explications et vu la tournure de la situation, Jeremias ne t’en donnera jamais. Tu refuses la tasse marmonnant "J’en ai assez bu ce matin, ça ira." Et tu es assez énervée comme ça pour prendre encore une dose de caféine.
Il te surplombe de sa hauteur et tu te mords la lèvre, le cœur qui bat trop fort alors que tu ne devrais pas. Les joues rougies, l’esprit ailleurs, tu comprends qu’il a réellement volé un morceau de ton cœur. L’enfoiré, cela va être compliqué de se défaire de cet attachement, gamine complètement entichée d’un homme bien trop différent. Tu pourrais encore rêver pendant longtemps si Jeremias n’utilisait pas sa technique de l’intimidation. Tu fronces les sourcils, voulant montrer qu’il ne t’impressionne pas malgré les menaces qu’il emploie. Ca t’emmerderait qu’il te licencie juste parce que tu lui as dit ses quatre vérités. Aurait-il peur que tu recommences, que tu oses lui faire face ? Peut-être bien. Tu gardes les sourcils froncés, lui lançant ainsi un regard noir. Tu pourrais le défier, lui lancer encore quelques mots piquants pour l’agacer mais rien ne vient. "Je…" Oui, il a réussit à te clouer le bec. Tu fais la maligne mais dans le fond, tu as peur qu’il mette en place cette procédure de licenciement. Tu voulais lui faire réaliser qu’il avait dépassé les bornes. Il ne comprend donc pas que cela ses mots peuvent te faire souffrir. Tu soupires, désespérée par sa réaction. Peut-être que tu y as été trop fort, que tu aurais du utiliser d’autres mots mais tu voulais lui faire comprendre que le respect existe encore.  
Il essaie de couper court à la conversation, te demandant de rejoindre les vestiaires. Mais tu n’en as pas fini avec lui. La colère est peut-être passée toutefois tu as encore des choses à lui dire. Des mots qui te brulent les lèvres. "Non, j’ai pas fini…" souffles-tu pour attirer son attention. Puis tu enchaines rapidement pour l’empêcher de répliquer "Tu comprends pas… Ta façon de faire devient pesante, je la supporte plus, j’endors plus… J’ai pas l’impression que cela soit vraiment une relation saine…" avoues-tu, un peu honteuse de te dévoiler autant. Tu oses alors poser tes mains sur son torse pour le pousser un peu "Recule… S’il te plait…" Il te rend fébrile tout autant qu’il te fait peur. Cet homme est dangereux autant qu’il peut être attirant. Tu aurais presque envie de te laisser croquer. Tu lèves les yeux vers lui, le regard brillant et murmures "J’aimerais juste qu’on retrouve cette symbiose de l’autre fois quand on a dansé tous les deux… Que je retrouve cet homme qui ne se cachait plus derrière son masque de directeur sévère, juste le danseur qui s’élevait au son de la musique…" C’est cela qui te manque, cet homme dont tu es la seule avoir connu ses véritables émotions et sentiments, cet homme dont tu es tombée sous le charme.
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MessageSujet: Re: L'orage gronde et les mots tombent (Jeremias)    Mar 6 Mar - 20:34

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L'orage gronde et les mots tombent
feat Maë
Maëlys essayait de se défendre comme elle pouvait, face à mon indifférence, probablement amochée par l'accumulation de reproche. Elle n'avait plus l'air de pouvoir supporter quoique ce soit de ma part, et encore une fois, cela m'amusait. J'étais devenu bon à ce petit jeu, et bien malgré elle. Une énième fois, je la faisais tourner en bourrique avec mon café, alors qu'elle s'y refusait, changeant pendant une seconde d'état d'esprit. Au lieu d'accentuer la confrontation, j'avais fini par me taire, me contentant de la dévisager avec mon air supérieur, celui que tout le monde détestait tant. De toute évidence, mes dernières menaces avaient suffit à la méprendre, alors qu'elle tentait de me défier du regard, emplissant ses prunelles de noirceurs. Mais au lieu de contre-attaquer, Maëlys avait blêmi, incapable de surenchérir ou de se défendre. Pendant une seconde, j'étais resté coincé entre l'envie de lui sauter dessus, et celle de cracher toute ma putain de fierté. Elle ne me faisait ressentir aucune pitié, non, c'était plutôt tout le contraire. J'avais l'impression de flancher, et de perdre cette carapace à laquelle je tenais tant. Mais je devais être réaliste, elle me détestait, comme la plupart de mes danseurs, et pourrait avoir mille fois mieux qu'un directeur de compagnie imbus de sa propre personne. Une fois la vague de faiblesse passée, je réalisai que nous nous fixions depuis déjà quelque longues secondes, et qu'aucun de nous n'avait eu la force de prendre ses distances. C'est ma requête qui la fit sortir de sa léthargie, enfin, alors qu'elle refusait de retourner au vestiaire. Sa fougue précédente avait laissé place à l'apitoiement, alors qu'elle semblait vouloir obtenir quelque chose de moi. Je ne savais plus tellement comment réagir, me demandant si elle ne se fichait pas de moi. Me craignait-elle autant qu'elle le disait ? Cette fois, je ne l'avais pas coupé, plutôt déstabilisé. « Une relation ? ». M'étonnais-je, en reprenant ses propres mots. Parce qu'on entretenait une relation ? J'étais resté assez désorienté par l'utilisation de ce terme, exposant maladroitement ce que je ressentais pendant une très courte seconde. Une seconde de trop, puisque d'habitude, je ne dévoilais jamais mes faiblesses. Mais je n'avais pas eu le temps de me débattre, qu'elle avait posée sa main brusquement sur mon torse, me forçant à reculer. La dernière fois que nous avions eu ce type de contact physique, c'était lors de ce fameux gala... alors que nous dansions. Pour le coup, j'accumulais les maladresses, et je n'arrivais plus à m'en sortir. Ma réaction fut assez brutale, je lui avais agrippé la main pour la retirer, tentant de combattre ma soudaine montée de température. Un pas de plus en arrière, et j'aurais pu briser en morceaux ma tasse encore bien pleine. Au final, j'avais eu de la chance, je m'étais repris en main juste à temps. Mais ce n'était pas compté sur l'assaut final de Maëlys, qui semblait vouloir m'achever pour la journée. Son regard me transperçait dorénavant, me révélant qu'elle souhaitait retrouver le Jeremias d'autrefois. Putain. Je manquais soudainement d'air, submergé par ce que je redoutais le plus sur cette terre, le vrai moi. Elle essayait de l'extirper de ma poitrine, et intérieurement, je tentais de me débattre pour que cela n'arrive pas. « Je suis pas intéressé. ». M'obstinais-je, les sourcils froncés. D'ordinaire, j'aurais usé de mot élaboré pour la faire sortir de mon bureau, mais je n'y arrivais plu. « Alors maintenant, Maëlys... Retourne à ton vestiaire.. ». Lui soupirais-je, incapable de lui dire avec cette haine habituelle. J'étais devenu trop calme, probablement parce que je ne me maîtrisais plu. J'étais revenu à son niveau, attrapant son poignet pour la repousser vers la sortie, et ainsi envisager de me planquer, enfin, derrière cette maudite porte. Mais au lieu de reculer à son tour, elle m'avait presque fait trébucher sur elle, et je m'étais rattrapé de justesse au recoin du mur. Nous étions dorénavant beaucoup trop proche pour être capable de gérer quoique ce soit, et pendant une interminable seconde, mes lèvres avaient effleurées les siennes, manquant de réclamer une autre danse. J'étais responsable cette fois, et je le savais, mais elle me faisait perdre tous mes moyens. C'est pourtant moi-même qui me sauva de peu, reculant brutalement jusqu'à cette fois, véritablement faire tomber la tasse de café sur le sol. Elle se brisa, éparpillant son contenu en partie sur mon pantalon, en premier. J'avais retenu une grimace en ressentant la brûlure, mais cela m'avait parut bien moins difficile à contenir que mes envies avec Maëlys.  
☾ anesidora


HJ: @Maëlys Walker je suis affreusement désolé pour le retard, j'suis tombé bien malade en février, et j'ai du faire des examens etc. mais je suis de retour
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MessageSujet: Re: L'orage gronde et les mots tombent (Jeremias)    Jeu 15 Mar - 0:01

Maëlys
&
Jeremias
L’ORAGE GRONDE ET LES MOTS TOMBENT
Il a cet air menaçant qui pourrait glacer le sang. Sauf que tu n’es pas celle qui se laisse abattre. Tu veux comprendre pourquoi il est si méchant avec toi. Cependant le garçon trouve encore les moyens de te calmer, de te rabaisser. Il use la manipulation, faisant de toi sa petite poupée. Ca t’énerve, tu sais très bien qu’il n’a pas le droit mais si tu ouvres encore une fois la bouche, tu prends la porte et pourras dire adieu à cette compagnie de danse réputée. Sauf que tu n’en as pas fini. Tu ne veux pas que cette conversation se termine ainsi. Alors tu lui balances ce que tu souhaites vraiment de lui quitte à le choquer.
"Une relation professionnelle !" t’exclames-tu aussitôt qu’il ait répété tes mots. Tu ne veux pas qu’il s’imagine autre chose entre lui et toi. Après tout, tu n’es pas faite pour lui, t’es juste une gamine insolente qui souhaite se faire remarquer. Mais ton discours le prend de court, son visage se ferme un peu plus qu’il ne l’était déjà et la brutalité de son geste quand il attrape ton poignet te prouvent que son cœur a été touché. Tu ne t’attendais pas à une telle réaction venant de sa part, tu pensais qu’il allait se contrôler, rester de marbre comme il sait si bien le faire. Tu déglutis un peu, ayant cette impression d’avoir réussi à faire un premier pas entre vous, vers une possible réconciliation. Sauf que l’Allemand use de ses mots cassants pour t’arrêter dans ton élan. Il n’est pas intéressé, ça tourne en boucle dans ton esprit, complètement abasourdie. Tu pensais avoir réussi quelque mais non. Il n’est pas intéressé, quelque soit la nature de votre relation. Déçue, tu te retiens de pleurer. Il veut faire le mec fort, celui qui n’est pas touché et te demande de retourner au vestiaire comme s’il n’en avait rien à faire. Tu lui tiens tête un instant, continuant de le regarder dans le blanc des yeux pour tenter de le faire flancher, lui faire comprendre qu’il est en train de merder. Mais il attrape une nouvelle fois ton poignet, t’obligeant à rejoindre la sortie. Sauf que tu en perds l’équilibre, tu t’emmêles les pieds et manques de trébucher. Lèvres effleurées, rouge aux joues et de nouveau une frontière qui vient vous séparer. La tasse qui tombe et se fracasse, un peu comme ton cœur finalement. "Je suis désolée…" Tu te sens fautive de ce qui vient de se passer, tu aimerais faire quelque chose pour son pantalon. "Ca va ? Ca ne t’a pas trop brûlé ? Faudrait peut-être que tu ailles passer tes jambes sous l’eau froide…" Au final, c’est peut-être mieux que cette tasse se soit brisée, ça te permet de penser, pendant quelques minutes, à autre chose. "Je vais sortir en attendant que tu changes…" Et tu sors de son bureau, le cœur serré.
Tu ne vas bien loin, tu t’es assise dans le couloir, à côté du bureau de Jeremias. Tu regardes le sol, tentant de te remettre de tes émotions. Bon dieu, qu’est ce que tu aimerais te donner à ce garçon. En parlant de ce dernier, peut-être que tu devrais le retourner, continuer de discuter, surtout après ce qui vient de se passer. Après tout, vous avez failli vous embrasser. Alors tu quittes ton espèce de cachette après avoir réussi à te calmer puis tu reviens dans le bureau du chorégraphe. "Jeremias… Est-ce qu’on peut discuter de ce qui vient de se passer sans qu’on se prenne la tête..?" Tu t’autorises à t’asseoir en face de lui, avec l’espoir qu’il ne t’enverra pas balader. Tu te racles la gorge et te permets de continuer "Qu’est ce qui se passe la dedans pour que tu puisses réagir aussi fortement ?" Tu pointes son cœur du doigt, espérant qu’il s’ouvre à toi.  
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HJ : Tant que t'es de nouveau en pleine forme, c'est le principal
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MessageSujet: Re: L'orage gronde et les mots tombent (Jeremias)    Lun 16 Avr - 11:01

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L'orage gronde et les mots tombent
feat Maë
Professionnelle, bien sûr, à quoi d'autre aurais-je dû m'attendre, de sa part. J'avais esquivé son regard, quelque peu décomposé par la situation, qui m'échappait totalement. Je suis probablement l'effigie même du tirant, pourquoi envisagerait-elle une relation autre que professionnelle avec un type comme moi ? Mon souffle s'était coupé, juste le temps de me ressaisir, et de reprendre un rythme cardiaque normal. Pendant ce temps, elle tentait de m'amadouer avec ses yeux de biche. Depuis son inscription dans ma compagnie, j'essayais de la raisonner de manière brutale, afin qu'elle comprenne à quel point elle était talentueuse. Je n'étais pas du genre à féliciter mes élèves, en dehors des vrais galas, c'était donc, étrangement, ma façon de la pousser vers le haut. Évidemment, mis à part les membres de ma famille et mes amis, jamais personne n'avait réussit à tolérer ce type d'approche de ma part, qu'il soit dans un intérêt positif ou non. Sa requête restait donc plutôt encombrante pour moi, puisque je n'aimais pas me présenter sous mon plus faible jour, et être gentil, dans ce métier, c'était l'être. Je n'étais pas intéressé par ce type d'échange avec elle, puisque je restais persuadé qu'elle n'en tiendrait pas rigueur, et qu'elle travaillerait moins, si j'usais de ma « gentillesse » pour l'encourager. Cette annonce, assez brève, l'avait fait taire pendant quelques instants, m'offrant la possibilité de me combattre, intérieurement. Malheureusement, alors que j'étais sur le point d'y parvenir, et de me reprendre en main, l'accompagnant vers la sortie, je trébuchai sur elle, effleurant ce qui me tentait le plus. La rougeur de ses joues avait suffi à me mettre mal à l'aise, reculant vivement pour esquiver ce qui aurait pu arriver. La précipitation avait fait chuter puis briser ma tasse de café, qui se déversa en partie sur mon pantalon. J'avais évité de peu un sursaut de douleur, tentant de me maîtriser, un temps soit peu, devant Maëlys, qui s'excusait déjà. « C'est bon.. ». Glissais-je, en ramassant les plus gros morceaux de la tasse, pour les jeter dans la corbeille de papier. Clairement, j'allais devoir me changer, parce que je ne pourrais pas me présenter ainsi devant mes élèves. La jolie brune s'était inquiété de ma situation, pas du tout embarrassé par la précédente dispute que nous venions d'avoir. Mais comment faisait-elle ? Étais-ce de la figuration pour que je ne la vire pas de ma compagnie ? « Fais donc ça. ». Concluais-je, en la laissant quitter mon bureau, pour clore la porte. Je m'étais retenu de justesse de frapper l'angle de mon bureau, accablant le sol de sopalin pour absorber le superflu de café. Pendant ce temps, je m'étais libéré de mon pantalon, découvrant une rougeur aussi vive que celles de ses joues, sur ma propre jambe. Pas le temps de chipoter, j'avais pris mon pantalon noir de rechange que je garde pour les occasions, balançant le jean salit dans un sac de sport. Je la maudissais, parce qu'elle me rendait maladroit, et ingérable, chaque fois qu'elle se rapprochait de trop près. Cela me rappelait à quel point j'avais adoré danser avec elle... Je souhaitais mettre tout ça de côté, m'asseyant à mon poste, pour me frotter les yeux, et ainsi tenter de me débarrasser de ce démon. Mais elle avait déjà ressurgi, ne m'accordant aucune chance de repli. Maëlys s'était installée sous mon nez, sans mon autorisation, me dévisageant avec plus de sympathie que la première fois. Putain, qu'est-ce qu'elle pouvait être belle et chiante en même temps. « Si seulement tu pouvais être aussi borné et acharnée pendant tes cours.. ». Larguais-je, sur un ton provoquant. Mais la suite me fit capituler, alors qu'elle pointait mon cœur du doigt, quelque peu déstabilisé par mon comportement de tout à l'heure. Merde. Sur le coup, j'étais resté paralysé, la dévisageant avec sursis et inquiétude. Puis, lorsqu'enfin la vague de panique fut passée, j'avais spontanément éclaté de rire, la déstabilisant totalement, afin de la mettre mal à l'aise ensuite. « Écoute Maëlys... ». Je tentais de me rattraper, cessant brutalement de m'amuser de cette situation. « Tu n'as pas l'air de savoir ce que tu veux... Et c'est bien dommage, seulement si tes intentions étaient d'obtenir quelque chose de moi... Ça ne fonctionne pas comme ça.. ». Je la fixais avec plus de sévérité, cachant assurément tout ce que je pouvais bien penser d'elle, au fond. « Du travail, c'est tout ce que je veux de toi... ». Au corps ? Pardon... « C'est tout ? On a fini ? Ou tu veux peut-être que je te passe mon pantalon pour me faire faire des économies de lessive ? ». Un rictus moqueur en coin de bouche, je me mordis la lèvre, en continuant de l'ausculter des yeux. « Apprends à avoir confiance en toi, ça pourrait changer beaucoup de chose. ». Terminais-je, avec plein de sous-entendu, bien sûr.
☾ anesidora

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MessageSujet: Re: L'orage gronde et les mots tombent (Jeremias)    Jeu 19 Avr - 1:32

Maëlys
&
Jeremias
L’ORAGE GRONDE ET LES MOTS TOMBENT
Réapparue devant lui comme si tu étais un fantôme. Cela ne l’a pas laissé de marbre cependant tu aurais préféré un sourire et non un visage blasé. Tu dois bien le faire chier avec ton obsession de savoir ce qui ne va pas chez lui. Il n’a peut-être tout bonnement pas envie se confier et encore moins à toi. Surtout que vous n’êtes pas si proches que cela au final, vous entretenez juste une relation… Professionnelle. C’est même toi qui as insisté là-dessus alors ne t’étonnes pas maintenant que le jeune homme est encore plus froid qu’avant. Tu tentes de faire bonne figure devant cet homme au fort caractère, tu te veux bienveillante pour le coup, tu veux juste éviter d’envenimer encore une fois les choses, déjà qu’il y a pas mal de tensions entre vous. Tu déglutis un peu au commentaire du garçon. Ne pas y répondre, te dire qu’il s’agit d’un compliment et pas d’une remarque néfaste qui pourrait te faire perdre confiance en toi. Ton regard ancré dans le sien, tu le bouscules avec ta question surement trop personnelle. Tu aimerais qu’il s’ouvre à toi, qu’il te balance ce qu’il ressent vraiment pour toi mais cela n’a pas l’air d’être le bon jour. En fait, ce n’est jamais le bon jour, tu sais très bien si cela avait été demain, il aurait réagit de la même manière. Homme toujours sur la défensive, toujours à se renfermer sur lui-même comme si personne ne devait connaitre ses véritables pensées. Tu souffles doucement t’attendant à te retrouver encore une fois face à un mur. Tu as l’habitude de toute façon, ça ne te fera plus grand-chose ou du moins, tu feras semblant que cela ne te touche pas. Dans le fond, ton petit cœur sera blessé, émietté. Est-ce qu’il s’en rend compte qu’il est en train de te faire du mal ? Qu’il est crève-cœur ? Sans doute pas…
Son rire résonne d’un coup dans la salle et ses mots restent dans tes oreilles comme s’il s’agissait d’acouphènes. Tu sens ta gorge qui se serre, ta bouche qui s’assèche. Envie de pleurer mais tu te retiens, tu ne dois pas perdre la face devant cet homme qui se croit puissant. Tu ne sais pas ce que tu veux vraiment… Enfin, d’après lui. Sauf que tu sais ce que tu veux. Tu veux lui. Mais ce n’est pas réciproque, tu l’as très bien compris. Tu n’obtiendras rien de lui et tu lui donneras ce qu’il veut seulement de toi. Il veut surement faire de toi la petite danseuse docile dont il a toujours rêvé, la petite poupée qu’il pourra manipuler. Tu te retiens de le gifler. Tu fronces les sourcils, ton regard s’assombrissant de colère. "Très bien. Au moins, tout est clair." que tu lui réponds froidement. "Et démerdes toi avec ton pantalon." Vous auriez pu en rester là mais sa dernière réplique te fait frissonner dans le dos. Confiance en toi ? Genre, tu n’as pas confiance en toi. Il n’aurait pas du dire ce genre de mots. Tu peux être docile, calme et aimable mais là, s’en est trop. "Pardon ? Avoir confiance en moi ? J’ai confiance en moi ! C’est pas de ma faute si tu me fais perdre tous mes moyens !" Phrase de trop, phrase qui lui permettra surement de t’enfoncer un peu plus. Alors tu tentes de te rattraper comme tu peux en lui balançant. "Tu mets les gens mal à l’aise !" Phrase assassine.
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