AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Oh, my heart is gold and my hands are cold. Ft Lennon

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Lisbeth K. MikkelsenGod bless America… and Me
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arrivé à Washington le : 29/11/2017
Pages lues : 733
Crédits : avatar••monocle. , gifs••tumblr, crackships••pilgrim & tag
Avatar : Alexandra Daddario.
Pseudo : Pilgrim/Mehza
Schizophrénie : Selina, la téméraire, La romantique et pure,Zoya. La call girl au tempérament de feu,Maureen & la fière carriériste, Elliot.
Disponibilités : Full 8/3
Lowen,Lennon,Chip,Percy, Dede&Alec, Elijah, Jared, Derrick
à venir: Solora, Maxine,
fini: Derrick,Lennon,Maxine,Devon, Derrick#2, Christian,Josh

Âge : 31 ans (10/08/1986)

MessageSujet: Oh, my heart is gold and my hands are cold. Ft Lennon   Sam 10 Mar - 11:17

 

Oh, my heart is gold and my hands are cold.

FT. Lennon
   

   
Je déambule dans les rues de ma ville, sans trop savoir où je vais. Bien que j’y ai passé la plus grande partie de mon enfance, je suis loin d’en connaître tous les recoins. Je divague, je ne marche plus droit. J’ai perdu pied, j’ai la tête sous l’eau. Le monde s’était arrêté de tourner et m’était tombé sur la tête. Même avec toute la volonté que je pouvais rassembler, j’étais bien incapable de me relever. J’étais au plus bas et je creusais encore et encore. N’y avait-il donc pas de fin ? La souffrance s’insinuait dans mes veines, terrassait mes entrailles et je ne pouvais plus y échapper. J’avais tout essayé, absolument tout mais ça passait qu’un temps et ça revenait avec encore plus de force. Par vague jusqu’au ras de marais. Mes bottines noirs et usés foulaient les sols de cette ville. Je me contentais d’avancer, un pas après l’eau mais clairement, j’étais à côté de mes pompes. Je ne savais pas gérer, je n’avais jamais appris, je ne pensais pas que j’en aurais besoin. Mais cette peine revenait encore et encore, inlassablement. Etais-je condamnée à perdre tous les êtres qui m’étaient le plus chers ? Était-ce ma malédiction? J’étais venue au monde avec une espérance de vie limité et pourtant, je ne vivais que pour enterrer mes proches. Je ne voulais pas mourir mais de ma mort, j’avais depuis longtemps fait le deuil. Je vivais au jour le jour comme si la mort était le crépuscule. Je ne savais plus depuis quand est-ce que je n’avais pas mangé ou dormi. J’avais bu, j’avais avalé des cachets, j’avais même fumé. Par-dessus tout, j’avais baisé putain, qu’est-ce que j’avais baisé. J’avais tout essayé tout. Et rien n’y faisait, bordel. Dans mon mélodrame, je m’enfonçais. J’avais mal et je ne savais pas si c’était dans tête ou si c’était physique, putain. J’étais mal et je ne pouvais pas supporter qu’on me voie comme ça. Ce n’est pas le souvenir que je veux qu’on garde de moi. Je trébuche, je me casse la gueule. J’ai mal, putain, tellement mal. Ma main s’était frayé un chemin sous mon top blanc à l’endroit où mon cœur aurait dû se trouver. Mais à la place, je ne ressentais que ce vide. Ce trou noir qui n’aspirait qu’à m’avaler entière. Je suis sur le dos et la pluie s’abat sur mon visage. Je me rends compte que je suis trempée et que je ne sais même pas à quel moment est-ce qu’il a commencé à pleuvoir. Je suis trempée. J’aurais dû avoir froid mais je ne sens plus rien. Ma vision est trouble. Un kaléidoscope de lumière et de spectre coloré. Ou alors fut-ce l’inverse ? Ma respiration était difficile. Chaque battement de mon cœur était un supplice et je grimaçais. D’entre mes lèvres s’échappait une plainte et j’avais envie d’hurlé, j’avais envie de gueulé mais ma gorge s’était noué, serré et bientôt, je ne semblais même pas capable de rassembler l’oxygène dont mon corps avait besoin. Mais à quoi bon ? J’avais l’impression que mon cœur n’était dans tous les cas pas disposé à le pomper.  Je ne ressens plus rien si ce n’est rien la détresse et la solitude. Ma main avait entouré mon sein gauche, fort. Mes lèvres entrouverte cherchait l’air, cherchait l’aide. Parce que je ne voulais pas mourir. Pas hier, ni aujourd’hui. De toutes mes forces, j’essayais, je luttais mais rien n’y faisait. Je sombrais… Je ne veux pas mourir…
   
(c) ANAPHORE


Dernière édition par Lisbeth K. Mikkelsen le Mer 9 Mai - 13:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lennon P. DaughertyGod bless America… and Me
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arrivé à Washington le : 25/12/2016
Pages lues : 192
Crédits : shiya (avatar) ;; Tumblr (gifs)
Avatar : Eddie Redmayne
Pseudo : Mayiie
Schizophrénie : Levi #THoechlinKaya #JDewanAmalia #DCameronDaryl #CHemsworthIsaiah #KHaringtonMicah #NJonasNoah #DO’BrienCarson #KMcGrathJordan #SAmell
Disponibilités : Indisponible pour le moment mais tu peux demander pour plus tard !

#EnCours Elisa ; Iah ; Lisbeth ; West ; Zara

#EnAttente

Âge : Trente-deux ans (10 décembre)

MessageSujet: Re: Oh, my heart is gold and my hands are cold. Ft Lennon   Mar 13 Mar - 21:04


Lisbeth & Lennon

Oh, my heart is gold and my hands are cold

I think there's a flaw in my code
La nuit avait été longue. Monotone, sans action, tranquille, mais beaucoup trop tranquille. Venant de moi, il fallait que l’ennui aie été plutôt énorme pour que je me plaigne du peu d’agitation, étant une personne qui, en temps normal, préférait le silence et la quiétude à quelconque bruit. Je n’allai pas jusqu’à m’en plaindre, je ne cherchai pas à râler de quelconque façon, gardant le silence lorsque mes quelques collègues encore présents le faisaient, me contentant de regarder l’heure passer à chaque fois que j’en avais l’occasion, et finalement me sentir soulagé que cette journée soit terminée une fois qu’on vint prendre ma place. Au soleil levant, lunettes fumées sur les yeux pour ne pas me sentir aveuglé par le soleil de plus en plus visible, de plus en plus envahissant dans cette journée qui venait de commencer pour la normale des gens. Je les retirai que lorsque je me garai dans l’allée de ma petite et humble demeure, les laissant dans le coffre à gants du véhicule. J’entrai dans ma maison avant de tourner la clé, gratifié sitôt par la présence de ma chienne, qui, agitée, me signifiait que pour elle, ce n’était pas l’heure d’aller dormir, qu’il lui faudrait sortir d’abord et avant tout. Puisque c’était souvent comme ça, puisque je ne lui en voulais pas de se calquer sur mon emploi du temps changeant, je ne sus le lui refuser, en venant à formuler l’hypothèse dans ma tête comme quoi l’air frais ne me ferait pas de mal non plus. Attrapant sa laisse, je la lui attachai, ne prenant même pas la peine de retirer mon manteau, le geste étant totalement inutile. Refermant la porte, je marchai en compagnie de ma chienne, tranquillement, à un rythme convenable, mais pas trop rapide, en direction du parc où nous avions pour habitude d’aller, pour prendre l’air, pour se promener. À cette heure, celui-ci était presque désert. Quelques athlètes du matin qui faisaient leur jogging, un travailleur qui utilisait l’espace vert comme raccourci pour se rendre à l’arrêt de bus le plus près, ou encore à son lieu de travail carrément. Pas de quoi attirer l’attention, pas à mon avis. Et pourtant, alors que lorsqu’il y avait le double, triple, voire quadruple de passants, Nalà ne réagissait pas, là, elle se mit à tirer, nez parallèle au sol, reniflant, suivant la piste qu’elle venait de tracer. De quoi ? Pour aller où ? Fronçant les sourcils, je tirai un peu sur la laisse, comme pour l’inciter à se calmer, mais ce ne fut pas suffisant. Et c’est au bout d’un moment que je compris, quand je vis cette jeune femme, allongée par terre, l’air de tout sauf de dormir paisiblement. Le pire dans tout cela, c’est que je compris pourquoi Nalà avait suivi la piste - l’odeur de l’écharpe qui était encore chez moi l’ayant probablement attisée - et mon coeur manqua un temps. Mes lèvres se mirent à trembler, et ce fut avec un mélange de panique et de douleur que je chuchotai:  « Lisbeth… » Et comme si ce fut le déclencheur, ce qu’il me fallait pour bouger, je me précipitai à sa rencontre, passant près de tituber et chuter à côté d’elle. À genoux à ses côtés, je levai une main tremblante, la posant d’abord sur son front, la touchant à peine, comme si je n’osais pas. Perdant soudainement toute capacité à intervenir, alors que c’était mon métier, je ne sus que dire:  « C’est moi… Dis-moi que tu m’entends… Lisbeth… Tu ne peux pas rester là… » Mais est-ce qu’elle était consciente au moins ? Me faudrait-il la porter, au minimum jusqu’à un banc ? L’idéal serait évidemment à l’intérieur, chez moi, ou peut-être faudrait-il appeler les urgences plutôt ? Ne pouvant le savoir tant que je ne savais si elle était consciente ou pas, je pris finalement sa main, cherchant un pouls, à savoir si elle respirait, continuant à marmonner, de façon parfois incompréhensible:  « S’il te plait… Réveille-toi, fais quelque chose… Prends ma main, fais-moi un signe… », me sentant ridicule, me sentant impuissant, et luttant contre moi-même pour reprendre contenance pour vraiment pouvoir l’aider.
Revenir en haut Aller en bas
Lisbeth K. MikkelsenGod bless America… and Me
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arrivé à Washington le : 29/11/2017
Pages lues : 733
Crédits : avatar••monocle. , gifs••tumblr, crackships••pilgrim & tag
Avatar : Alexandra Daddario.
Pseudo : Pilgrim/Mehza
Schizophrénie : Selina, la téméraire, La romantique et pure,Zoya. La call girl au tempérament de feu,Maureen & la fière carriériste, Elliot.
Disponibilités : Full 8/3
Lowen,Lennon,Chip,Percy, Dede&Alec, Elijah, Jared, Derrick
à venir: Solora, Maxine,
fini: Derrick,Lennon,Maxine,Devon, Derrick#2, Christian,Josh

Âge : 31 ans (10/08/1986)

MessageSujet: Re: Oh, my heart is gold and my hands are cold. Ft Lennon   Lun 19 Mar - 19:53

 

Oh, my heart is gold and my hands are cold.

FT. Lennon
   

   
J'avais le vertige et autour de moi, il n'y avait que le vide. Le néant m'encerclait et j'avais peur de ce rien alors que je passais mon temps à me vanter de n'avoir peur de rien. Mais en réalité, j'étais toujours cette gamine qui avait peur de tout. Celle qui se réfugiait dans ses livres parce que la vraie vie n'était pas faîte pour elle. Parce que cette petite fille avait un cœur si grand, un cœur aimant et ce monde était bien trop cruel et elle, bien trop chétive. Ca faisait mal, ça faisait bien trop mal mais je ne pouvais pas lâcher prise. Je n'en avais pas le droit. Parce que j'avais promis. Je lui avais promis que je ne baisserais jamais les bras, jamais. Mais ça faisait tellement mal, trop mal. Une voix perçait ce cocon de désespoir qui m'encerclait, m'étouffait. Mon prénom. Oui, je t'entends, j'avais envie de répondre et où veux-tu que j'aille, j'avais envie de plaisanter. Mais aucun son ne passait la barrière de mes lèvres. Je sentais une main sur mon front mais j'étais bien incapable de savoir si c'était réel ou non. Peut-être que ce n'était que le fruit de mon imagination, peut-être que je rêvais, peut-être que je délirais. Ou alors, j'étais peut-être morte. Non, j'avais bien trop mal pour être morte. Mais qu'en savais-je si la mort était douloureuse ou non. Je n'en savais, j'étais condamné à mourir et pourtant, jusqu'à présent, je n'avais porté que le deuil. Une main dans la mienne. Douce, chaude, bien vivante. Prendre sa main, prendre sa main. Se réveiller, lui faire un signe. Cette voix ne m'étais pas inconnue. Je n'avais pas eu l'occasion de l'entendre beaucoup de fois mais je ne l'avais pas oublier. Comment aurais-je pu l'oublier. J'avais envie de lui prendre la main, me réveiller, lui faire un signe. Mais dans la vie, il n'y avait qu'aux désespérés qu'on racontait qu'avec la force de la volonté, on pouvait bouger des montagnes. La réalité était tout autre. Dans la vraie vie, les gens n'avaient pas autant de chance. Ce n'était parce qu'on voulait vivre qu'on restait en vie, ça se saurait. Mais je n'avais rien à perdre, absolument rien et mourir, j'en avais jamais eu envie. Je me concentrais sur cette main dans la mienne, sur cette fois qui est la sienne et je chercher avec toute la force de ma volonté un chemin vers l'éveil. Je suis désespérée. Je suis cet imbécile qu'on a nourrit d'espoir. J'entrouvrais une paupière puis l'autre, fébrilement je papillonnais des yeux. Mon corps, lui, ne bougeait pas. Je ne trouvais pas la force de le mouvoir ne serait-ce que d'un seul millimètre. Mon regard est brumeux et ma vision, floue. Mes lèvres s'étire en une sorte de grimace qui se voulait être un sourire. « Je... », j'ai l'impression d'avoir du papier de verre dans la gorge mais avoir mal, c'est être en vie. « savais... que t'étais un...ange.. », Je lui dis alors que j'arrive à découper son visage au milieu de cet aura de lumière aveuglante. Je vacille entre la lumière et les ténèbres du néant. Mais j'ai envie de m'accrocher, de toute mes force. Mon corps tremble et je réalise que j'ai froid, tellement froid. « Je suis morte... », c'est une question, une affirmation. Des mots sans intonations. Chuchotés, murmuré. Je suis en plein délire.
   
(c) ANAPHORE


Dernière édition par Lisbeth K. Mikkelsen le Mer 9 Mai - 13:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lennon P. DaughertyGod bless America… and Me
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arrivé à Washington le : 25/12/2016
Pages lues : 192
Crédits : shiya (avatar) ;; Tumblr (gifs)
Avatar : Eddie Redmayne
Pseudo : Mayiie
Schizophrénie : Levi #THoechlinKaya #JDewanAmalia #DCameronDaryl #CHemsworthIsaiah #KHaringtonMicah #NJonasNoah #DO’BrienCarson #KMcGrathJordan #SAmell
Disponibilités : Indisponible pour le moment mais tu peux demander pour plus tard !

#EnCours Elisa ; Iah ; Lisbeth ; West ; Zara

#EnAttente

Âge : Trente-deux ans (10 décembre)

MessageSujet: Re: Oh, my heart is gold and my hands are cold. Ft Lennon   Ven 23 Mar - 19:30


Lisbeth & Lennon

Oh, my heart is gold and my hands are cold

I think there's a flaw in my code
Elle avait un pouls. J’avais de la difficulté à le percevoir clairement, puisque celui-ci était mélangé par moments avec le mien, qui battait fort, très fort, mais il était là. Ce n’était peut-être pas grand-chose, ça ne venait rien changer au fait que j’étais tout sauf utile et efficace, mais ce fut suffisant pour me calmer un peu, chasser cette vision d’horreur qui m’avait traversé l’esprit de la retrouver sans vie, littéralement. Puis, comme si limite, le contact, ma présence, venait changer quelque chose, je vis ses paupières bouger, un premier oeil s’ouvrir, un second, m’arrachant un soupir, puisque même si ce geste était de base, il venait montrer un progrès, ce progrès selon lequel elle était consciente, ce qui était encore mieux. Après, je n’étais pas sans me douter qu’elle était dans un état déplorable. Le fait qu’elle tremble était signe qu’elle avait froid, sa voix était rauque, ses yeux étaient gonflés, sa voix se fit rauque, ses propos, pas tant de sens, enfin, pas pour moi. Tout ça, c’était inquiétant, je ne pouvais le nier, comme je ne pouvais pas nier que ça m’inquiétait, grandement, au point que ses dires, ils ne faisaient pas de sens, je ne pouvais les prendre comme un compliment. Et je ne vins pas à me calmer par la suite, faisant quelque chose que je ne faisais pas d’habitude, que je n’osais pas faire d’habitude, à savoir de m’imposer, m’opposer. Je ne le fis pas bien fort, mais pour moi, le fait que je vienne dire, dans un souffle:  « Non… Non… » était déjà beaucoup pour moi. Mais dans ma tête, il était hors de question que je la laisse croire qu’elle allait mourir, que je la laisse mourir, ou même que je la laisse là tout simplement. Me laissant emporter par une adrénaline similaire à celle que j’avais lorsque j’étais en mission, sur le terrain, dans une situation d’urgence - même si le danger était loin d’être similaire, incomparable en fait. Sauf que comme lorsque j’étais à l’étranger, les ressources étaient moindres, il fallait que je compte sur le peu que j’avais, sauf que là, j’avais trop peu, je n’avais rien du tout, pas même une trousse. Mais n’étant pas super loin, je pus au moins me permettre de dire:  « Je vais… Vais… T’emmener chez moi… » Je trouverais le nécessaire pour l’aider, pour qu’elle se sente mieux, même s’il fallait que je la garde dans mes bras pour lui donner un peu de chaleur, pour qu’elle se sente mieux. Et s’il fallait l’emmener à l’hôpital, j’allais attendre avec elle, être à son chevet tant et aussi longtemps qu’elle avait besoin de moi. Non, je n’allais pas la laisser tomber. Je ne savais pas encore comment, mais je n’allais pas la laisser tomber. Me replaçant sur mes pieds, je ne me relevai pas tout de suite, n’osant pas la toucher. Prudent malgré ce désir brûlant, cette peur qui me rongeait toujours, je vins à lui demander:  « Est-ce que tu es blessée ? Peux-tu te lever ? Je vais t’aider… Je vais te soutenir… » Et si ce n’était que de moi, je la soulèverais dans mes bras pour la porter jusque là, mais la force me manquait, la forme physique ne me venant pas. Et encore là, encore fallait-il que je puisse la soulever, ce que je ne ferais jamais si elle était blessée de quelconque façon, histoire de ne pas empirer la situation.
Revenir en haut Aller en bas
Lisbeth K. MikkelsenGod bless America… and Me
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arrivé à Washington le : 29/11/2017
Pages lues : 733
Crédits : avatar••monocle. , gifs••tumblr, crackships••pilgrim & tag
Avatar : Alexandra Daddario.
Pseudo : Pilgrim/Mehza
Schizophrénie : Selina, la téméraire, La romantique et pure,Zoya. La call girl au tempérament de feu,Maureen & la fière carriériste, Elliot.
Disponibilités : Full 8/3
Lowen,Lennon,Chip,Percy, Dede&Alec, Elijah, Jared, Derrick
à venir: Solora, Maxine,
fini: Derrick,Lennon,Maxine,Devon, Derrick#2, Christian,Josh

Âge : 31 ans (10/08/1986)

MessageSujet: Re: Oh, my heart is gold and my hands are cold. Ft Lennon   Jeu 5 Avr - 23:38

 

Oh, my heart is gold and my hands are cold.

FT. Lennon
   

   
La force me manque. Je me sens vide de toute énergie, de toute émotion, de toute volonté. Hormis peut-être celle de garder mes yeux ouvert, de tenter de sourire à cet homme qui ne m'a jamais paru aussi angélique qu'en cet instant. Je le regarde et je n'arrive pas à comprendre pourquoi est-ce qu'il se laisse gagner par la panique, par l'affolement. Je n'ai pourtant donné aucune raison à qui ce que ce soit de se faire un jour du soucis pour moi. Une raison à quiconque d'être triste ou même affecté que je vienne soudainement à disparaître. A ne plus du tout exister. Derrière moi, je ne laisse pas grand chose si ce n'est quelques amis, quelques sachet de beuh que j'ai pu planquer un peu partout chez moi. Oh, et un nombre incalculable de sextoys. Et je doute fortement qu'un ange pourrait en avoir après mon herbe ou mes jouets sexuels. Un ange ou le véritable Lennon, pour ce que ça vaut. Je ne sais pas s'il essaie de me dire qu'il n'est pas véritablement un être angélique ou s'il tente de me faire comprendre que je ne suis pas morte, pas encore. Je suis dans un état seconde, je suis totalement à côté de mes pompes et j'ai mal putain, je ne sais même pas où exactement. Ça semble partir de ma poitrine et irradier dans mon corps entier. Je le regarde sans véritablement le voir, mon regard est vide et ma vision, floue. Pourtant, son visage m’apparaît plus ou moins clairement. Mon corps tremble, comme cette feuille qui finira tôt ou tard par se déraciner de sa branche à cause d'une brise ou d'une autre. Chez lui. Je n'ai jamais été chez lui. En fait, je n'avais même pas réaliser avant quelques mois de cela qu'il vivait tout prêt, qu'il n'avait toujours été qu'à quelques pas, pas loin de moi. C'est à se demander comment est-ce qu'on avait pu faire pour entretenir cette relation épistolaire depuis aussi longtemps sans mettre les pièces du puzzle bout à bout. Mais je réalise que ça avait été mon idée de passer par un mode de communication plus moderne. Avec une adresse mail, on ne peut pas savoir où peut bien se trouver son correspondant. « Tu devais me retrouver... », je me souvient de mes mots, des derniers mots que je lui avais adressé après lui avoir volé un baiser, juste avant de disparaître. Je lui avais demandé de me retrouver ou de me laisser partir. Il semble évident, l'option pour laquelle il a opté puisqu'il n'est pas venue me trouver. Je est déçue, pour une raison qui m'échappe. Peut-être que c'était la réponse que je cherchais avant de m'écrouler au milieu de nul part. Je m'étais demandé si on pourrait m'aimer et la réponse, je l'avais. Qui pourrait tenir à moi en sachant pertinemment qui je suis. Personne. Savoir que même si j'avais choisi de mener ma vie d'une manière différente, je n'aurais pas pu, me faisait mal d'une manière que je ne saurais exactement décrire. Condamnée à vivre et mourir seule. C'est mon fardeau. Il est grand temps que je fasse la paix avec cette vérité. Que je fasse le deuil de ma propre vie. Je le regarde se relever et je m'attend presque à le voir partir. Parce que je ne vaux pas mieux vivante que morte. Ma vie n'a aucune sens, elle ne rime à rien. Vide, fanée. Mais non. Il est là, il reste là. Avec cette mine inquiète que je ne justifie pas. « Je vais bien... », Je ne suis pas blessée, je ne pense pas l'être, tout du moins. Mon corps est juste paralysé, ankylosé, frigorifié. Ca me fait rire de me dire qu'il me faut à chaque fois être à l'article de la mort pour le voir. Peut-être est-ce qu'il est véritablement un ange. Je me contente de secouer très légèrement la tête pour répondre à sa seconde question. Chaque mot que je prononce m'irrite, me brûle la gorge et les poumons. Je tend faiblement une main vers la sienne. Cette main même qu'il ne tient plus dans la sienne, celle qui a été brutalement privé de sa douceur, de sa chaleur. Je ne veux pas qu'il me laisse là. Je ne veux pas mourir. J'ai les yeux brillants et ma vision est d'autant plus trouble. J'abandonne toute fierté quand je prononce enfin ces mots. « S'il te plait... aides-moi... me laisse pas là, me laisse pas mourir... », elle supplie presque d'une petite voix rauque, brisée, hachée.
   
(c) ANAPHORE


Dernière édition par Lisbeth K. Mikkelsen le Mer 9 Mai - 13:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lennon P. DaughertyGod bless America… and Me
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arrivé à Washington le : 25/12/2016
Pages lues : 192
Crédits : shiya (avatar) ;; Tumblr (gifs)
Avatar : Eddie Redmayne
Pseudo : Mayiie
Schizophrénie : Levi #THoechlinKaya #JDewanAmalia #DCameronDaryl #CHemsworthIsaiah #KHaringtonMicah #NJonasNoah #DO’BrienCarson #KMcGrathJordan #SAmell
Disponibilités : Indisponible pour le moment mais tu peux demander pour plus tard !

#EnCours Elisa ; Iah ; Lisbeth ; West ; Zara

#EnAttente

Âge : Trente-deux ans (10 décembre)

MessageSujet: Re: Oh, my heart is gold and my hands are cold. Ft Lennon   Mer 11 Avr - 0:12


Lisbeth & Lennon

Oh, my heart is gold and my hands are cold

I think there's a flaw in my code
Oui, je devais la retrouver. Oui, je me devais de lui faire comprendre que je ne pouvais pas, que je ne voulais pas l’oublier. J’avais beau avoir eu le choix, mais dans ma tête, ce n’en était pas un. Dans ma tête, il était tout simplement impossible que je ne fasse ne serait-ce que songer au fait de la laisser derrière, de faire comme si elle n’avait pas eu cette place dans ma vie, cette place qui était mon jardin secret, qui me faisait sentir bien, mieux que quiconque en fait. À moins que là n’était pas le bon mot ? Qu’importe ce qui en était, le simple fait qu’elle puisse croire que je ne voulais plus avoir quelconque contact avec elle vint me briser le coeur, il n’y avait pas d’autre mot. Pinçant les lèvres, je n’osai pas dire quoi que ce soit, me rendant compte que toute justification était complètement idiote, qu’importe si c’était du fait que je ne voulais pas la déranger, que je ne savais pas comment m’y prendre, que je ne savais quoi lui dire. Et pourtant, elle était une des personnes avec qui j’avais été le plus ouvert, le plus honnête, si ce n’était pas la personne à qui je m’étais le plus confié depuis le début de ma vie. C’était idiot, mais c’était moi, j’étais comme ça, trop peu audacieux pour Lisbeth, si bien que parfois, je me demandais ce qu’elle me trouvait, je me demandais pourquoi je méritais tant d’attention de sa part, alors que nous étions complètement aux opposés, elle et moi. Et malgré cela, impossible que je la repousse, impossible que je la laisse là. Du coup, je me résignai à faire ce que je pensais le plus simple, à savoir lui dire:  « Je sais… » Je sais que je n’ai pas assuré, je sais que je devais te retrouver, je sais que je ne m’y suis pas pris de la bonne façon, voilà tout ce que je voulais lui dire, sans arriver à le faire, encore et toujours. De toute façon, voulait-elle l’entendre ? Était-elle en état de l’entendre ? Voilà quelque chose de quoi je doutais, fortement qui plus est. Ou bien en fait, il n’y avait pas de doute à avoir; ma justification n’était pas la priorité, son état l’était. Tentant de reprendre le dessus sur mes émotions, trouver cette contenance que j’étais capable d’avoir si facilement dans ces situations pourtant, ce fut avec un certain soulagement que j’appris qu’elle n’était pas blessée, encore capable de se mouvoir, un minium, comme elle me le prouva en bougeant sa main. Ce n’était pas grand-chose, mais c’était un début, que je prenais en considération, avec lequel je voulais m’encourager. Tentant de lui rendre la pareille, je gardai sa main dans la mienne, me surprenant du naturel du geste, même dans cette situation critique et chaotique. Sachant que je ne pouvais m’y attarder, je ne m’osai pas à bouger en entendant ses mots, qui vinrent serrer mon coeur un peu plus, même si ce n’était pas de culpabilité. C’était empreint d’une certaine tristesse, tristesse de la voir ainsi, alors qu’au fond, tout ce que je voulais, c’était son bien-être. Jamais je ne l’avais formulé de la sorte, mais l’intention, l’envie était quand même là. Mais au moins, peut-être pourrais-je lui faire savoir en lui venant en aide, ce qui passa par le fait de tenter de la rassurer, même si ce fut que par un mot, un:  « Jamais. » qui avait plus d’assurance que je ne l’aurais cru dans un premier temps, signe de la certitude comme quoi je n’allais pas la laisser tomber, que je n’allais jamais pouvoir la laisser là. Ensuite, je passai à l’action; glissant une main au niveau de son dos, je chuchotai un:  « Viens… » Ensuite, je fis usage de la force frêle que j’avais, et surtout de l’adrénaline que générait la situation chez moi, pour l’aider à se lever. Ce fut un peu maladroit, probablement ridicule aux yeux de certains, mais ce fut suffisant pour l’aider, un minimum en tout cas. Toujours avec ce manque d’assurance qui m’était caractéristique, je glissai un bras autour de sa taille, ajoutant:  « Accroche-toi. » dans l’espoir qu’ainsi, en avançant lentement, mais sûrement, je serais capable de l’emmener jusque chez moi, ce qui, heureusement, n’était pas bien loin. Au moins, je pouvais cesser de me soucier de la présence de Nalà, prête à suivre apparemment, un peu trop habituée à voir ce genre de chose, au vu de son passé.
Revenir en haut Aller en bas
Lisbeth K. MikkelsenGod bless America… and Me
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arrivé à Washington le : 29/11/2017
Pages lues : 733
Crédits : avatar••monocle. , gifs••tumblr, crackships••pilgrim & tag
Avatar : Alexandra Daddario.
Pseudo : Pilgrim/Mehza
Schizophrénie : Selina, la téméraire, La romantique et pure,Zoya. La call girl au tempérament de feu,Maureen & la fière carriériste, Elliot.
Disponibilités : Full 8/3
Lowen,Lennon,Chip,Percy, Dede&Alec, Elijah, Jared, Derrick
à venir: Solora, Maxine,
fini: Derrick,Lennon,Maxine,Devon, Derrick#2, Christian,Josh

Âge : 31 ans (10/08/1986)

MessageSujet: Re: Oh, my heart is gold and my hands are cold. Ft Lennon   Ven 13 Avr - 12:19

 

Oh, my heart is gold and my hands are cold.

FT. Lennon
   

   
Il le sait. C'était tout ce qu'il trouvait à lui répondre, qu'il le savait et c'était tout. Elle avait envie de lui dire d'aller se faire foutre, envie de lui dire de retourner de là où est-ce qu'il venait. Et que pour ce qu'il pouvait en avoir à faire, il pouvait tout aussi bien la laisser ici. Dans ce parc, sur cette herbe humide, dans ses habits trempés jusqu'à mort s'en suive. Il le savait. Que pouvait-elle répondre de plus à cela. Il avait eu un choix à faire, il avait choisi ce qu'il y avait de mieux pour lui et elle était mal placée pour lui en vouloir de s'être montrer protecteur de ses propres intérêt mais Lisbeth n'avait jamais qu'été l’hôpital qui se foutait de la charité. Et pourtant, voilà qu'il se mettait dans tout ses états pour une femme qu'il n'avait même pas eu envie de revoir. C'était à n'y rien comprendre et elle n'était pas non plus en état pour disséquer les motivations de cet homme. Il était juste gentil, altruiste, il avait juste un cœur bon et pur. Tout ce qu'elle n'était et n'avait pas. Mais dans son état, sa fierté s'était effrité et au lieu de le repousser, elle n'avait su que le supplier de rester à ses côtés. De ne pas l'abandonner comme tous le monde finissait par le faire. Lisbeth ne voulait pas être seule, elle ne pouvait plus supporter cette solitude. Ce vide qui terrassait son âme, tiraillait ses entrailles. Elle ne pouvait plus le supporter, elle ne pouvait plus l'encaisser. Pas quand ça faisait aussi mal, pas quand elle venait à se dire que la mort serait préférable. Elle ne voulait pas mourir, elle ne pouvait pas. Surtout pas seule... Jamais, seule. Et pour l'instant, ça ne faisait rien qu'il ne veuille pas qu'elle fasse partie de sa vie. Elle était suffisamment égoïste pour ne pas respecter sa décision. Peut-être que plus tard, elle aurait la force de le faire mais en cet instant, elle en était bien incapable. Il lui mentait mais ce n'était pas bien grave. Jamais, c'était long, jamais, c'était l'éternité. Une promesse qu'il avait déjà annoncé d'une certaine manière, qu'il ne tiendrait pas. « Ne dis... pas... ça... », elle ne peut s'empêcher de lui dire. Parce qu'elle n'est plus une enfant et qu'il n'y a bien qu'aux gosses qu'on ment pour rassurer. La panique semblait lui être passée et l'assurance qu'il dégageait alors qu'il l'aidait sur ses pieds la fascinait. Son regard était rivé sur son visage moucheté d'adorables tâches de rousseur. Lisbeth savait qu'il ne se rendait même pas compte à quel point est-ce qu'il était beau et pourtant, elle ne voyait que ça. Sa beauté, sa pureté. Qu'elle souillerait si elle le pouvait parce qu'elle n'a jamais pu s'empêcher de détruire tout ce qu'elle touchait. Ses jambes était lourdes ou alors fusse son corps entier. Elle n'aurait su dire mais sur ses jambes en coton, elle peinait à se tenir. La belle reposait le poids de son corps contre Lennon, une main fébrile accroché à sa veste dans son dos et l'autre, à cette main avec laquelle il avait agrippé sa hanche. Sa prise était ferme et elle se sentait tordue de réaliser que même dans son état pitoyable, elle pouvait ressentir du désir. N'avait-elle donc aucune limite ? Désirer un homme qui ne faisait qu'accomplir son sens du devoir après avoir choisi de la repousser. C'était pathétique, risible mais ça ne reflétait qu'un peu plus à quel point est-ce qu'elle était malade, fuck up. Des tremblements secouaient toujours son corps, ne facilitant aucunement leur avancé. Ses jambes se dérobaient sous elle de temps à autre mais il la soutenait, la garder près de lui. Et elle en était bien reconnaissante. Lisbeth n'avait jamais aimé être vulnérable et encore moins qu'on puisse la voir, l'être. Mais s'il n'était pas tombé sur elle... Elle ne préférait même pas imaginer le pire cas scénario. « C'est...encore loin ? », il n'avait pas parcouru énormément de distance mais elle ne pensait pas pouvoir tenir encore longtemps. Son souffle était irrégulier, bruyant, difficile. Et son corps, il ne lui restait plus aucune force.
   
(c) ANAPHORE


Dernière édition par Lisbeth K. Mikkelsen le Mer 9 Mai - 13:50, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lennon P. DaughertyGod bless America… and Me
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arrivé à Washington le : 25/12/2016
Pages lues : 192
Crédits : shiya (avatar) ;; Tumblr (gifs)
Avatar : Eddie Redmayne
Pseudo : Mayiie
Schizophrénie : Levi #THoechlinKaya #JDewanAmalia #DCameronDaryl #CHemsworthIsaiah #KHaringtonMicah #NJonasNoah #DO’BrienCarson #KMcGrathJordan #SAmell
Disponibilités : Indisponible pour le moment mais tu peux demander pour plus tard !

#EnCours Elisa ; Iah ; Lisbeth ; West ; Zara

#EnAttente

Âge : Trente-deux ans (10 décembre)

MessageSujet: Re: Oh, my heart is gold and my hands are cold. Ft Lennon   Sam 14 Avr - 23:01


Lisbeth & Lennon

Oh, my heart is gold and my hands are cold

I think there's a flaw in my code
Confus, je ne compris pas pourquoi Lisbeth refusait que je lui dise que jamais je n’allais la laisser tomber. Était-ce vraiment un crime de lui faire une telle promesse ? Était-ce si difficile à croire qu’une personne pouvait rester loyale, pouvait être prêt à faire quoi que ce soit pour une personne appréciée, aimée ? Tristement, ça semblait être le cas, pour bien des gens, dont Lisbeth faisait partie. Dans un ordre encore plus triste d’idées, c’était ce genre de comportement qui me faisait sentir bien naïf, et qui faisait en sorte que bien souvent, je trouvais plus rassurant, moins dangereux, de me replier sur moi-même. Mais avec Lisbeth, je n’avais pas envie de faire usage de ce mécanisme de défense qui me paraissait soudainement trop facile à enclencher. Ce que je fis, c’est que je l’imitai un peu sur mes propos précédents, c’est-à-dire que je passai outre - dans l’optique que c’était ce qu’elle avait fait - tentant de me convaincre que nous avions beaucoup trop à nous dire pour commencer à m’attarder sur ce qui était, peut-être, un futile détail. Me disant qu’il était plus important de prendre soin d’elle, j’entrepris de la soulever, et de la soutenir comme je le pouvais, histoire de l’emmener jusque chez moi, soudainement rassuré de ne pas avoir pu faire tant de pas que ça avant de la trouver, autrement, le trajet serait long, et je n’étais pas certain que nous aurions pu rester ainsi pendant longtemps. Évidemment, cela ne voulait pas dire que c’était idéal, rien ne l’était. Mais si elle allait mieux, si elle était en sécurité, alors le reste serait que plus simple à arranger, à mon avis. Après, je n’estimais pas que parler sérieusement serait simple, c’était aussi ce que je redoutais profondément, mais puisque ce n’était pas ici et maintenant que nous aurions cette conversation, je pouvais me rassurer que j’avais encore un peu de temps. En ce moment, trop peu de mots étaient échangés. De mon côté, je me concentrais sur le fait de soutenir Lisbeth comme je le pouvais, et de son côté, elle paraissait garder ses forces, le peu qui semblait lui en rester. À la voir ainsi, ma peur grandissait, cette peur horrible que je lui en demande trop, blâmant ma faiblesse physique pour ça. Mais je ne pouvais pas faire mieux, je ne pouvais pas faire plus. Ce fut ainsi que je tentai de me convaincre jusqu’à ce que soudainement, ses quelques mots viennent tout changer. Mon premier instinct aurait été de lui dire que non, ce n’était plus très loin, qu’il nous suffisait de traverser la rue pour y arriver. Mais je ne l’écoutai pas. Aux prises à ce qui était similaire à une poussée d’adrénaline, je me trouvai encore plus pathétique de la soutenir ainsi. Prenant sur moi, rassemblant mon courage, la force que je pouvais puiser, je lui dis:  « Accroche-toi. » Ma main qui tenait encore la sienne vint à la lâcher - ce qui ne me fit pas plaisir, même si c’était pour la bonne cause - pour se placer sous ses jambes. Et ainsi - non sans échapper, sans le contrôler, un grognement trahissant l’effort - je la soulevai, la gardant contre moi. Soulagé de trouver une certaine stabilité malgré le fait que ce ne soit pas naturel pour moi de faire une telle chose, je commençai à marcher en direction de la demeure, d’un pas aussi affirmé que je le pouvais, histoire de ne pas faire durer le supplice plus longtemps. Quelques instants après, nous arrivâmes devant la porte de ma petite demeure. Obligé, je déposai ma tendre amie sans toutefois complètement la lâcher, simplement de quoi à lui faire toucher le sol, de sorte à ce que je puisse sortir ma clé de la poche de mon pantalon et ouvrir la porte. Chose faite, je lui dis:  « Nous y sommes… » Sans arrêter vraiment, je l’emmenai au salon, l’invitant à s’installer dans le canapé. Attrapant la couverture que j’y gardais toujours, je la lui donnai, ayant bien vu que la température n’aidait pas, ses vêtements trempés non plus. Voilà pourquoi je vins à me proposer et lui dire:  « Je vais te donner des vêtements propres… » Quoi ? Lesquels ? Ce n’était pas comme si j’avais des vêtements féminins chez moi, le seul étant son écharpe, toujours là, prête à être rendue. Mais me rendant compte que je ne m’adaptais même pas à ses besoins, avant de bouger, je finis par lui demander, limite la supplier:  « Dis-moi comment tu te sens… Dis-moi ce que je peux faire pour toi, s’il te plait… » C’était idiot, c’était même pathétique venant de ma personne, ma personne infirmier de carrière, qui devrait savoir quoi faire sans demander. Mais si c’était plus que ça, qui pouvait justifier le fait qu’elle se retrouvait seule dans un parc ? Je ne m’attendais pas à ce qu’elle me le dise. Peut-être que finalement, du repos, c’était ce dont elle avait besoin, et ce n’était pas en lui posant tant de questions que je pourrais lui offrir, même si rien ne m’empêchait de me taire par la suite, si la nécessité était là que je le fasse.
Revenir en haut Aller en bas
Lisbeth K. MikkelsenGod bless America… and Me
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arrivé à Washington le : 29/11/2017
Pages lues : 733
Crédits : avatar••monocle. , gifs••tumblr, crackships••pilgrim & tag
Avatar : Alexandra Daddario.
Pseudo : Pilgrim/Mehza
Schizophrénie : Selina, la téméraire, La romantique et pure,Zoya. La call girl au tempérament de feu,Maureen & la fière carriériste, Elliot.
Disponibilités : Full 8/3
Lowen,Lennon,Chip,Percy, Dede&Alec, Elijah, Jared, Derrick
à venir: Solora, Maxine,
fini: Derrick,Lennon,Maxine,Devon, Derrick#2, Christian,Josh

Âge : 31 ans (10/08/1986)

MessageSujet: Re: Oh, my heart is gold and my hands are cold. Ft Lennon   Mer 9 Mai - 22:24

 

Oh, my heart is gold and my hands are cold.

FT. Lennon
   

   
Et c'était avec toute la force qu'elle pouvait réunir que même en y comprenant pas grand chose à sa manœuvre, elle s'était accrochée à lui. Lisbeth n'en faisait généralement qu'à sa tête. Elle n'était pas de celles qui suivaient des instructions à la lettre. Elle n'était pas obéissante, ni n'était-elle docile. Mais là, elle ne pouvait que jouer le jeu. De force de protester, elle était dépourvue. « Lenny... », c'était bien tout ce qu'elle était parvenue à articuler quand le jeune homme la souleva avec effort du sol goudronné. Inutile de dire qu'elle était surprise par sa démarche, par son esprit d'initiative. Par son contrôle apparent de la situation. Il l'impressionnait et c'était peu dire. Elle le couvait de ses grand yeux céruléens bien qu'il ne la regarde pas. Il semblait concentré ses efforts sur ses pas, sur sa direction. Animé par une force qu'elle ne lui connaissait pas. Ils arrivèrent bien plus vite à destination de cette manière et c'est sans un mot de plus qu'elle se laissa guider vers son canapé. Il l'avait assise mais elle s'était bien vite affalée entre le dossier et l'accoudoir. Maintenir son corps lui demandait bien trop d'effort. Ses doigts étaient crispés autour de la couverture qu'il lui avait tendu. Elle n'avait pas prit la peine de l'ouvrir ou de s'en couvrir correctement. Elle la gardait juste contre sa poitrine, incapable d'en faire autre chose. La belle brune hocha doucement la tête quand il lui fit savoir qu'il allait lui apporter des vêtements propres. « Merci... », elle murmura du bout de ses lèvres pleines, même lèvres qui tentait de s'étirer en un petit sourire rassurant. « Arrête de t'inquiéter comme ça. », elle lui dit comme si sa réaction n'avait lieu d'être. Comme si son inquiétude était injustifiée. Elle n'avait juste jamais su apprécier ce genre d'attention parce qu'elle avait bien trop tendance à les éviter. Lisbeth tenta de se redresser un tant soit peu, posa la couverture sur la table basse et c'est de cette manière qu'elle y remarqua son écharpe rouge posée sur celle-ci. Elle tendit fébrilement sa main si pâle vers le tissus si doux. « Tu l'as encore... », elle soupira tout doucement. La belle brune comprenait de moins en moins. Pourquoi est-ce qu'il s'était donné la peine de garder son écharpe s'il ne comptait plus la revoir. Pourquoi le poser là, au milieu de son séjour. Là, où il ne pourrait passé sans l’apercevoir. Sans se rappeler qui en était le propriétaire. Ca n'avait de sens seulement si elle s'était trompé sur toute la ligne. Elle délaissa le tissus comme si le simple le touché pouvait lui brûler les doigts. Elle releva ses yeux océan vers les siens, plus perdue que jamais. « Un bain. Chaud. De la nourriture, peut -être... ? », elle ramena ses mains contre elle, toujours tremblotante. Cette fois, elle dévia le regard vers son écharpe sur la table. Elle ne savait pas quoi en penser. Elle aurait aimé pouvoir lui demander d'appeler un de ses amis pour venir la récupérer. Pour enlever à Lennon, cette épine qu'elle s'était improvisée sous son pied. Mais elle ne voulait inquiéter personne d'autre. Ses yeux s'embuaient une nouvelle fois de larmes et elle ne comprenait pas d'où est-ce que ça lui venait. La fatigue, probablement.
   
(c) ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Lennon P. DaughertyGod bless America… and Me
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arrivé à Washington le : 25/12/2016
Pages lues : 192
Crédits : shiya (avatar) ;; Tumblr (gifs)
Avatar : Eddie Redmayne
Pseudo : Mayiie
Schizophrénie : Levi #THoechlinKaya #JDewanAmalia #DCameronDaryl #CHemsworthIsaiah #KHaringtonMicah #NJonasNoah #DO’BrienCarson #KMcGrathJordan #SAmell
Disponibilités : Indisponible pour le moment mais tu peux demander pour plus tard !

#EnCours Elisa ; Iah ; Lisbeth ; West ; Zara

#EnAttente

Âge : Trente-deux ans (10 décembre)

MessageSujet: Re: Oh, my heart is gold and my hands are cold. Ft Lennon   Mar 15 Mai - 23:04


Lisbeth & Lennon

Oh, my heart is gold and my hands are cold

I think there's a flaw in my code
Était-ce vraiment possible que je cesse de m’inquiéter de la sorte ? La réalité était que je ne me voyais pas faire autrement. Ce que je ressentais, tandis que mon coeur battait la chamade, tandis que je faisais tout mon possible pour ne pas trembler, c’était trop fort pour que je le dissipe, même si je respirais calmement, même si je tentais de me convaincre que tout irait bien. Je n’aimais pas la voir comme ça. À la base, je n’aimais pas voir les gens que j’appréciais souffrir, et Lisbeth, malgré la distance, malgré cette relation un peu tumultueuse, faisait partie des gens que j’appréciais. Autrement, jamais je n’aurais gardé son écharpe aussi longtemps, ou plutôt, jamais je n’aurais attendu tant pour le lui redonner. Une autre personne, je lui aurais remis, sans un mot. Peut-être même que je l’aurais fait parvenir par la poste. Mais dans ma tête, Lisbeth méritait mieux, elle méritait qu’il y ait suite à ce qui s’était passé. Mais est-ce que c’était ainsi que je l’imaginais cette suite ? Pas vraiment, mais il n’en demeurait pas moins que mon idée restait la même, d’où le fait que contrairement à mes habitudes, ce fut sans hésiter que je lui confirmai que oui, je l’avais gardée, non pas en répondant d’un hochement de tête, mais bien en lui disant:  « Évidemment. », comme si c’était la chose la plus naturelle au monde, alors que pour moi, trop peu de choses l’étaient. Plus encore, plutôt que de la ranger, alors que j’aimais toujours que tout soit soigneusement à sa place, je l’avais laissée là, non loin, pensant à elle chaque fois. Mais ça, je ne le lui avouai pas. Toujours dans l’urgence de la situation malgré ce bref répit, je préférai de loin l’écouter me parler de ce qu’il lui faudrait. Les deux demandes étant logiques j’acquiesçai d’un hochement de tête, planifiant le tout en parlant à voix haute, donc en disant:  « D’accord… Je vais… Te préparer un truc… Pendant que tu seras dans le bain… » Je fus sur le point de me diriger vers la cuisine, pour me rendre compte que j’avais oublié une étape, soit:  « Oh… Et je vais faire couler le bain… » Je me précipitai vers la salle de bains, plus loin dans le couloir, lançant l’eau, m’assurant qu’elle était à bonne température. Chaude, mais pas trop, pour qu’elle ne faiblisse pas de nouveau ou se brûle. Capable d’estimer le temps nécessaire pour que la bain soit rempli, je conclus que j’avais le temps de revenir sur mes pas, au salon, pour mentionner:  « Le bain coule… », ce qui était sommes toutes bien idiot, puisque la salle de bain était non loin, et on pouvait clairement entendre le bruit distinct du bassin qui se remplissait. Au moins, j’avais autre chose à demander, à savoir:  « Tu… Tu sais ce que tu veux manger… ? Je peux cuisiner… Mais je n’ai pas tout… Enfin… Je crois pas… » Dans la panique, j’avais tristement oublié ses préférences, ses habitudes, alors qu’on partageait normalement tout. J’espérais que pour le coup, elle n’allait pas m’en vouloir, et que j’allais pouvoir lui venir en aide du mieux possible, au vu des circonstances.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Oh, my heart is gold and my hands are cold. Ft Lennon   

Revenir en haut Aller en bas
 
Oh, my heart is gold and my hands are cold. Ft Lennon
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Scorpius Malefoy ◊ Heart of Gold
» Pokémon Soul Silver et Heart Gold
» Grimoire Heart n'a pas besoin d'un cookie à la myrthille ( PV Nookie Minasa )
» ♫ If this is what we’ve got, then what we’ve got is gold ♫ [ Pv Tyrou ]
» The Ecstasy of Gold

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
READ MY MIND :: Washington, District of Columbia :: Cathedral Heights-
Sauter vers: