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 Carter & Noah + Tell me you love me

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Noah H. DawsonGod bless America… and Me
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Arrivé à Washington le : 18/09/2017
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Âge : Vingt-sept ans. (30.07.1991)

MessageSujet: Carter & Noah + Tell me you love me   Lun 19 Mar - 15:14


Carter & Noah

Tell me you love me

And please, don't kill me
Les éditeurs d’un magasine indépendant souhaitaient me rencontrer et évaluer mes dessins pour que j’aie une page dédiée à mes bandes dessinées et caricatures chaque mois et ce, pendant un an. Ce n’était pas ce qui allait me faire vivre, ni même ce qui allait me permettre de finalement lâcher ce boulot d’assistant à l’université, mais c’était un début, une façon de me faire connaître davantage, et pour sûr, je ne voulais pas passer à côté de l’occasion. Seul problème ? Le magasine avait sa base dans le Maryland, à environ deux heures de voiture de Washington, dans une ville peu connue, où les accès en transport collectif étaient loin d’être idéaux. Et je me devais d’aller à cet entretien, je ne pouvais pas passer outre, même si cela ne durait que vingt minutes. Dans une tentative désespérée, j’avais demandé à emprunter le mini van pour m’y rendre. Faute de chance, je ne pouvais pas l’avoir, pas ce jour précis. Refusant de devoir faire six heures de transport pour l’aller, six pour le retour, je cherchai, encore et toujours, jusqu’à avoir une idée à la fois de génie, à la fois de diablotin maléfique. Estimant que c’était ma dernière chance, et probablement ma meilleure idée, je n’en parlai à qui que ce soit, laissant seulement planer un indice à l’adresse de la principale concernée la veille, envoyant un message à ma cousine qui disait  « Prépare-toi. Neuf heures, demain matin, je te kidnappe. Avec ta voiture. » Parce que bon, je n’en avais pas, donc il fallait bien que j’admette que j’en avais besoin. Mais je n’en dis pas plus, et tant pis si elle se posait des questions, paniquait, quelque chose du genre. De toute façon, Carter avait besoin d’un peu de spontanéité, elle avait besoin de sortir. Depuis la naissance difficile de sa fille, ce moment où j’étais allé m’occuper de Steve pendant son séjour à l’hôpital, je l’avais à peine revue, celle-ci ayant toujours des excuses un peu bidons pour ne pas sortir, pour ne pas me voir. J’en étais même venu à me passer en boucle les quelques jours passés avec son fils, craignant avoir dit quelque chose qu’il ne fallait pas, lui avoir fait mal, bref, quelque chose qui aurait pu expliquer qu’elle me tenait rancune d’une façon ou d’une autre. J’en étais venu à la conclusion que ça ne pouvait être moi, j’avais tenté de chercher plus loin, mais en vain. Là, je n’avais plus envie de rester sur le banc de touche, je voulais passer à l’action, même si elle me détestait par la suite. De toute façon, j’étais si irrésistible qu’elle ne pourrait pas m’en vouloir bien longtemps. Le matin venu, je me levai prestement, me préparai vite fait, même si je fis quand même un effort, cet effort surhumain de ne pas mettre de bonnet ou casquette, et de troquer mes t-shirts usuels avec une chemise, même si mon jean, lui, ne fut pas échangé pour quoi que ce soit - il ne fallait pas m’en demander trop quand même ! J’attrapai ensuite mon sac avec mes dessins, ne pensant pas y retirer quoi que ce soit qui pouvait s’y trouver dedans - des joints restants de ma dernière séance avec Olivia, par exemple - et je quittai pour me rendre chez ma cousine. Arrivé, je frappai vivement à la porte, me moquant bien de l’heure matinale qu’il était. Elle se devait d’être prête, et si elle ne l’était pas, les coups vifs seraient certainement suffisants pour lui faire comprendre que je ne lui laissais pas le choix, déprime ou pas.
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Carter GardnerGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Carter & Noah + Tell me you love me   Dim 6 Mai - 0:02

Noah & Carter

tell me you love me

and please don't kill me
Un second enfant, c’est ce que lui a offert Declan. De quoi lui offrir un bonheur indescriptible et pourtant, depuis la naissance de sa fille, la jeune mère se décompose à vu d’œil. Elle si pétillante et pleine de vie, elle voit les jours de plus en plus sombre à mesure que le temps passe. Si elle n’avait aucun mal à afficher un sourire avant la période des fêtes, aujourd’hui ça semble beaucoup plus ardu. Elle ne peut pas le décrire, mais elle se sent différente. Certes être mère c’est quelque chose qui change une femme, mais ce n’est pas ça. Elle a l’impression que tout ne tourne pas rond chez elle, ses compagnies meurs à petit feu et elle ne trouve pas la force de leur donner vie à nouveau. La sensation que sa vie n’est pas ce qu’elle devrait être lui torture l’esprit, elle a enchainé deux grossesses, mais maintenant, ses aspirations semblent s’être envolé. Elle le cache à Declan, elle ne veut pas l’affoler, elle l’encourage plutôt dans cet emploi qu’il a su obtenir. Mais dès l’instant où elle est seule, elle se sent perdue. C’est tapis sous ses draps, qu’elle passe ses journées, elle ne trouve pas la force de changer tout cela, de se donner meilleur mine. Lorsqu’elle reçoit le sms de Noah, elle en prend à peine connaissance, son regard lit sans réellement lire. Elle ne cherche pas à couper les ponts avec sa famille, mais elle ne sait pas comment être face à eux. Elle a toujours été celle qui se tenait droite, qui se montrait forte en toute circonstance et voilà que tout changeait. Comment se montrer forte alors que tout nous échappe ? Elle ne prend pas la peine de répondre à ce sms, elle n’en voit pas l’utilité. Une chose qu’elle aurait sans doute du faire, alors que Declan est parti voir ses parents amenant avec lui les enfants, Carter se prélasse dans le lit, toujours aussi épuisée et démoralisée. Elle se retourne dans ses draps, lorsqu’on toque violemment à la porte. Elle sursaute, mais ne trouve pas la force de s’extirper du lit. Pourtant, on insiste – un peu trop même. Poussant un soupire, elle sort du lit, ses cheveux en bataille, son pyjama couvert d’hamburger et de frite sur le dos, elle se traine les pieds jusqu’à sa porte. Un coup d’œil dans le judas et elle affiche la surprise d’y voir son petit frère. Elle ouvre la porte, certaine qu’il est arrivé un quelconque accident, le sms lui étant sorti de l’esprit. « Noah ? Qu’est-ce qui se passe ? » demande-t-elle en s’écartant de la porte pour le laisser entrer. Ce n’est pas dans les habitudes de son frère cadet de débouler chez elle, tambourinant à sa porte comme si l’apocalypse leur pendait au nez. Elle le regarde, il ne semble pas en état de panique, enfin peut-être que si. Elle ne peut dire à cet instant précis, tout ce qu’elle sait, c’est qu’il vient d’arriver chez elle et si elle n’avait pas été seule, elle était persuadé que Declan aurait grogné de voir son beau-frère débouler de cette manière chez eux, réveillant sans doute les enfants au passage, mais ce n’était pas le cas – par chance.

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Noah H. DawsonGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Carter & Noah + Tell me you love me   Dim 13 Mai - 14:10


Carter & Noah

Tell me you love me

And please, don't kill me
N’ayant jamais eu quelconque souvenir comme quoi Carter n’était pas du genre à ne pas regarder son téléphone au minimum une fois par jour, ayant pris pour acquis que le petit « lu » que j’avais aperçu sur mon téléphone dessous le message que je lui avais envoyé signifiait qu’elle l’avait bel et bien consulté, et que son manque de réponse n’était pas signe quelconque d’opposition, je ne m’attendais donc clairement pas à ce qu’elle vienne m’ouvrir la porte dans un pyjama particulièrement coloré, les cheveux quelque peu en bataille. Bref, l’image typique et cliché de la personne qui vient tout juste de se tirer du lit. Bon d’accord, il était relativement tôt, mais je m’y étais pris un minimum d’avance pour la prévenir. Aurais-je dû appeler ? Ou bien n’avait-elle jamais eu l’intention de venir et me mettait devant le fait accompli ? C’était possible. Et le pire, c’est qu’appeler, ça n’avait rien de compliqué. J’aurais très bien pu le faire, mais je ne l’avais pas fait, me laissant dans une situation particulièrement pathétique, qui devint lentement une vraie farce à mes yeux quand elle me demanda ce que je faisais au pas de sa porte. Comprenant clairement qu’elle n’attendait pas ma venue, j’insistai quand même, répondant: « Bah… Je suis venu te chercher, avec ta voiture… Comme je te l’ai dit ! » Je m’arrêtai là toutefois, ne lui demandant pas pourquoi elle n’était pas prête, ne cherchant pas à la presser, sachant que je serais bien capable de m’énerver, et c’était la dernière chose que je voulais faire, conscient que ça viendrait bousiller mes plans, mon entretien, potentiellement mon avenir. Inspirant profondément, je cherchai mes mots, mais tout ce qui sortit, ce fut: « Enfin… À moins que tu veuilles sortir comme ça, tu peux, c’est mignon comme tout ! » Mais non, Carter, elle n’était pas du genre à sortir avec un tel pyjama à l’extérieur pour aller autre part, je n’étais pas même pas certain qu’elle sortirait comme ça même pour sortir les poubelles ! Reprenant contenance après avoir eu un rire nerveux, je finis par dire, plus calmement: « J’ai un entretien cet après-midi dans le Maryland et j’ai besoin de ta voiture. Je me suis dit que j’allais t’emprunter la tienne et t’emmener avec moi au passage. Parce que bon, t’as besoin de sortir un peu, t’as un air de vieille marmotte qui n’a pas sorti depuis dix ans de son trou ! » Flatteur ? Ouais non, pas vraiment, amis ma soeur en avait l’habitude, c’était comme ça que je m’exprimais au quotidien. Et puis, ce n’était pas comme si j’allais lui botter le train, j’avais plus de classe que ça, quand je me donnais la peine. Adoptant un air de chiot triste qui faisait bien souvent mon charme, je demandai: « S’il te plait ? Je te paie le déjeuner, si tu veux. » Était-ce vraiment un repas qui allait finir de la convaincre ? Ce n’était pas l’argument le plus brillant, mais je n’avais pas mieux, pas pour le moment. Je n’avais pas de mérite de ce côté, il fallait l’avouer, puisque j’y avais songé depuis un moment à lui redevoir ça d’une façon ou d’une autre, et même que je voulais lui en faire la surprise, mais après, si elle le savait, surtout si ça pouvait la convaincre de m’accompagner, ce n’était pas plus mal, n’est-ce pas ? Mais me doutant que rien n’était gagné, j’accentuai ma moue, me balançai un peu sur mes pieds, l’air suppliant, dissimulant le stress qui était en train de monter à l’idée qu’elle vienne à refuser, tant de venir que de me prêter son véhicule pour que je m’y rende.
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Carter GardnerGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Carter & Noah + Tell me you love me   Sam 18 Aoû - 0:00

Noah & Carter

tell me you love me

and please don't kill me
C’est manquant de classe que Carter ouvre la porte de son pauvre appartement à son frère. Elle en a oublié ce qu’il lui a écrit dans son sms. Ce n’est pas que ça l’importe peu, c’est tout simplement qu’en ce moment elle est dans sa bulle, dans son monde, distraite. Elle le dévisage un instant, se grattant la nuque quelque peu mal à l’aise de cet oubli. « Hum oui oui… » dit-elle tout de même, mais si elle ne se souvient de rien. Son regard se pose sur son pyjama qui n’a rien de sexy, rien de désirable… En vrai, elle ne comprend même pas comment elle peut avoir un tel vêtement dans sa garde-robe. Comment son mari peut même la trouver mignonne ? C’est à se demander ce qui peut bien passer dans la tête de celle-ci, surtout lorsqu’elle l’a vu dans une boutique. Tout ce qu’elle sait c’est qu’à cet instant, elle a bien envie d’un burger et d’une frite. Elle est toujours en train d’analyser le pourquoi du comment elle se retrouve dans un pyjama comme celui-ci, lorsque Noah reprend la parole, attirant son attention. Elle relève ses prunelles claires vers lui. Une vieille marmotte. Dix ans. Elle lui donne une tape sur le bras. « Garde tes images pour toi. » dit-elle en passant une main dans ses cheveux, tentant en vain de se recoiffer comme elle le peut. Une chose qui semble peine perdue. Se battant bec et ongle contre sa tignasse bouclée et rebelle, elle regarde son frère. Bien qu’elle sache qu’elle l’accompagnerait, là, il parle carrément son langage. Celui de son estomac. « Laisse-moi le temps de prendre une douche et me changer. » dit-elle sans détour. « Tu fais pas cette moue pour draguer les filles dis-moi, parce que… » Elle laisse planer un mystère sans dire la fin de sa phrase, tournant les talons pour commencer à déboutonner sa chemise de pyjama. Dire que Carter est quelqu’un de pudique est bien loin de la réalité. Elle n’a aucune gêne et elle se fiche bien que son frère voit un peu de sa peau. Elle laisse tomber sa chemise de ses épaules, alors qu’elle entre dans la salle de bain, laissant la porte légèrement ouverte pour pouvoir s’adresser à lui. « Félicitation d’ailleurs. C’est un entretien pour quoi ? » Elle attend sa réponse avant d’entrer dans la douche, laissant l’eau couler sur son corps, lui redonnant un peu de vie. Elle ne chasse pas toutes ces idées qui la traverse, mais elle se sent tout de même mieux, plus lucide. Sortant de la douche, elle enroule une serviette autour de sa poitrine, prenant la direction de sa chambre pour s’habiller. Ses vêtements n’ont plus rien à voir avec son pyjama grotesque. Une paire de jean troué au niveau des genoux, un t-shirt de guns and roses qu’elle a nouée au niveau de sa taille. Une taille redevenu fine après l’accouchement, quelque chose de difficile à perdre, mais qu’elle est parvenue tout de même. Elle ne prend pas le temps de sécher ses cheveux, les nouant simplement en chignon grossier et mettant ses lunettes à large monture noire. Agrippant son sac à main au passage, elle retourne rejoindre son frère. « Je veux un burger et des frites ! » dit-elle comme un caprice de femme enceinte, tout en sortant de son appartement, en trompe, telle la tournade qu’elle peut parfois être. « Et c’est moi qui conduit. » Hors de question qu’il conduise sa DeLorean !

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MessageSujet: Re: Carter & Noah + Tell me you love me   Sam 25 Aoû - 14:18


Carter & Noah

Tell me you love me

And please, don't kill me
Je ne fus pas vexé du fait que Carter vint me frapper le bras, me reprochant ces images étranges que je me mettais dans la tête, que je lui mettais dans la tête. Et peut-être que si je n’avais pas été si inquiet pour celle que je considérais comme ma soeur, certainement que j’aurais ri, j’en aurais ajouté une couche. Bref, j’aurais joué de mes affirmations, mais là, j’estimais que l’heure ne s’y prêtait pas. L’heure se prêtait plutôt à m’assurer qu’elle accepterait de m’accompagner, puisqu’autrement, mon entretien, auquel je tenais particulièrement, serait complètement foutu. Je jouai donc de mes charmes, parvenant à la convaincre quand je lui parlai de manger quelque chose sur le chemin. Bon, peut-être qu’il aurait été plus gratifiant qu’elle soit convaincue à la simple idée de passer du temps en ma compagnie, mais désespéré, j’allais faire avec. Me sachant victorieux dès qu’elle dit qu’elle allait prendre une douche, je souris, la laissant faire, ne l’arrêtant même pas quand elle ajouta un commentaire, qu’elle laissa finalement en suspens… Quelle erreur. Parce que les vides, je les comblais, aussi bien que possible. Comme là, j’oubliai mon sérieux, et d’un air fanfaron, je complétai:  « Parce que ça marche à tous les coups ? » Bon, ce n’était pas tout à fait vrai, mais ça me faisait bien rire de le dire ainsi, de me pavaner de la sorte. Avançant un peu dans la demeure, je restai en biais de la salle de bains. Carter et moi n’avions aucun mal à se voir dans notre plus simple appareil, nous rappelant le temps où nos mères voulaient nous mettre dans le même bain pour sauver du temps, mais je voulais être un minimum respectueux, quand même. Et puis, la distance ne m’empêcha pas de faire la conversation malgré tout, en l’occurence répondre à la jeune femme, suite à sa question:  « Bédéiste pour un magasine indépendant. » Au vu de la situation, j’avais volontairement fait court, persuadé que si elle voulait plus de détails, elle était assez grande pour me les demander, et qu’encore mieux, elle pourrait le faire dans un environnement plus approprié, par exemple dans la voiture, puisque nous avions quand même une route considérable à faire. La laissant terminer sa douche tranquille, je repris l’interaction avec elle à sa demande, rigolant doucement, ajoutant:  « Tu pourras même prendre un milkshake si tu veux. » Je n’allais évidemment pas lui en commander un si elle ne le voulait pas, mais j’osais espérer qu’elle allait comprendre que rares étaient les moments où je pouvais jouer de la générosité au niveau financier et que par conséquent, elle avait intérêt à en profiter. Pourquoi étais-je ainsi là, tout de suite ? Pas seulement parce que l’acheter pour avoir ce que je voulais était limite une nécessité, une tentative un peu désespérée, mais parce que j’avais réellement envie de croire que cet entretien allait marcher, et que la rentrée d’argent liée à l’obtention de ce boulot me permettrait de constater que ce repas n’allait pas tant faire mal à mon budget sommaire du moment. Au moins, là, tout de suite, je n’avais pas à payer pour une location de voiture ou un bus. Bon, peut-être que j’ajouterais un peu d’argent pour l’essence, mais je n’en étais pas encore là. Quoique ce serait plus gentil, puisqu’en plus, j’allais me faire conduire. Bon, il fallait dire, je m’y en attendais un peu, mais parce que c’était Carter, hors de question que je ne fasse qu’acquiescer. Je roulai les yeux, dans un air faussement exaspéré, et je lui demandai:  « Et tu sais où on va, au moins ? » Je fis une pause délibérée, mais peu longue, au vu de comment ma blague n’avait rien de très stressant, puisque c’était moi que j’allais mettre dans le pétrin si je ne lui donnais pas l’adresse. L’accompagnant à sa voiture, je m’installai sans en dire plus du côté passager, la laissant faire de même, côté conducteur, et tout en bouclant ma ceinture, je repris mon sérieux, le temps de lui dire:  « Merci, vraiment. » Et pour prouver ma bonne volonté, je sortis mon portable de ma poche, ouvris mon application de GPS, là où j’avais déjà programmé la destination, posant ce dernier dans le porte-gobelet, à vue, en cas de besoin, alors que la petite voix - que je trouvais un brin sensuelle - nous disait déjà de tourner à gauche sur la rue.
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