AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Eliott ✏ Leave the lights on

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Elliot SilvesterGod bless America… and Me
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arrivé à Washington le : 31/05/2018
Pages lues : 162
Crédits : ordinn +tumblr+pilgrim
Avatar : Natalie Portman.
Pseudo : Mehza/Pilgrim
Schizophrénie : Lisbeth, la déjantée. Maureen, la mythomane. Zoya, la candide. & Selina, l'hyperactive.
Disponibilités : Full 0/3
Simon, Rhys
flashback: Heath
à venir : Jesabel

Âge : 32 ans. (07 juillet 1986)

MessageSujet: Eliott ✏ Leave the lights on    Jeu 31 Mai - 22:22

Elliot Janae Silvester
And I don't want to run away anymore
Leave the lights on, leave the lights on


PrénomsEliott, parce que son père n'avait pas envisagé une seule seconde qu'il pourrait avoir une fille. Il décréta alors qu'Eliott sera un prénom mixte. Mais sa mère  opta quand même pour Janae, parce que les femmes son imprévisibles mais toutefois, prévoyantes.
NomsSilvester, le nom d'une famille désunie, brisée. Les dégats que l'argent et le pouvoir tendent à irrévocablement provoquer. Mais heureusement, ils ne sont pas tous à mettre sur le même bateau.
Date & lieu de naissanceLe sept juillet 1986 à New York.
Âgetrente deux ans, cette année. Sur ses épaules, le poids de la vieillesse. Ses pieds s'enfoncent vers sa tombe, perdant légèreté et allégresse. Son corps se fane, s'essouffle. Et en échange, elle n'a toujours pas gagner en sagesse.
MétierPassion, plutôt. Danseuse classique, danseuse de ballet et d'innombrables fois, danseuse étoile. Petite, elle a fait ce rêve comme beaucoup de gamine. Ce rêve d'un jour devenir ballerine mais Eliott voulait vivre ses rêves et non rêver sa vie. Elle exerce le métier de ses rêves, vit de sa passion. Sur ses pointes, elle papillonne au quatre coins du globe. Mais elle prend conscience que le rêve ne sera pas éternel, elle ne veut pourtant pas cesser de briller. Elle veut vivre près de la scène, vibrer au rythme des applaudissements. Elle ne souhaite pas s'enfermer dans une banale salle mal éclairée, au parquet usé à enseigner. Alors, elle s'applique à en faire danser d'autres avec ses pas, aux envolées de ses chorégraphies.
Orientation sexuelleBisexuelle. Contrairement à la plupart des personnes de ce monde. Ce sont d'abord les femmes qui ont retenue son attention. Raffolant de leurs courbes vertigineuses, de leurs chutes de reins indécentes, de l'insolence des gambettes interminables. Mais la virilité d'un homme, essayer, c'est l'adopté. Ils lui font tourner la tête, la fait saliver. La beauté est partout, le tout est de savoir la cueillir.
Statut civilMais la cueillette, ça n'a jamais été son truc. Loin d'avoir la main verte, elle se contente de contacts et fragrances. Elle court à travers le champs fleurit de la luxure. Refusant de s'arrêter pour emporter avec elle qui que ce soit. Mais entre ses doigts, elle a coincé ce coeur pour lequel le sien bat en écho. Pourtant, elle continue de courir.
Statut financierAisé. Largement à l'abris du besoin. Entre ses salaires et l'héritage de son père, elle est confortable pour de longues années.
Parti PolitiqueDémocrate. Eliott est pour l'égalité, la justice pour tout être humains. C'est une idéaliste qui ne soutient seulement quand ça parle à ses convictions. Elle soutient quand ça répond à ses idéaux politiques.
CaractèreIndomptable, c'est une femme qui ne suit seulement que ses propres volontés, difficile à faire plier, à soumettre. C'est une force de la nature, passant très difficilement inaperçue. Déterminée est le politiquement correcte de borné et cette femme, n'en a toujours fait qu'à sa tête. Directe, elle n'a pas sa langue dans sa poche, pas peur de dire ce qu'elle pense. Parfois, le filtre entre ce qu'elle peut bien penser et ce qu'elle peut dire semble inexistant. Mais elle sait faire preuve de réserve quand ça la concerne. Certaine choses ne peuvent simplement être dite sans se mettre volontairement dans une ligne de mire. Par auto-préservation, peut-être. Eliott est une femme fière qui n'aime absolument pas perdre la face. Elle est joueuse mais elle joue mieux quand elle gagne, elle ne se contente jamais seulement de juste participer. Compétitrice, c'est certain. Cette femme aime être la meilleure dans tout ce qu'elle entreprend, vraiment tout. Perfectionniste, sur les bords. C'est peut-être la raison pour laquelle, elle accepte très mal les critiques, constructives ou non. Cette femme est susceptible. Orgueilleuse, sur les bords. Surtout quand il est question de son travail. Investie et rigoureuse, elle s'acharne avec flamme dans son travail et c'est bien le seul milieu où elle peut faire preuve d'autant de sérieux. Eliott est une femme qui aime rire, qui aime faire preuve de second degré. L'humour noir, l'ironie, sa tasse de thé. Sociable, elle n'a aucun mal à aller vers les gens, à être entourée mais paradoxalement, solitaire, elle aime également être seule. En fait, c'est même ce qu'elle préfère. Sanguin, elle a tendance à s'emporter au quart de tour, de prendre facilement la mouche. Qu'elle ait raison ou non, elle est assez hypocrite croire qu'elle sera toujours dans le vrai. Admettre ses torts est une chose qu'elle a bien du mal à faire, alors s'excuser... C'est encore plus difficilement envisageable. Sous ses airs de nonchalance, elle est aussi jalouse que possessive bien qu'elle évite soigneusement les situations où elle sera contrainte de l'être. Elle ne réussit pas toujours... Eliott est une femme égoïste, elle ne pense qu'à elle, elle le sait très bien mais ce n'est pas pour autant qu'elle l'assume forcément. Consciencieuse. Elle se sens souvent coupable de ce défaut mais il est bien difficile pour elle d'y passer outre. Ouverte d'esprit et incroyablement cultivée, elle a toujours eut cette soif insatiable pour les nouvelles découvertes. C'est une femme curieuse. Sous cette carapace de femme forte et indépendante se cache également une femme douce et rêveuse. Il n'y bien qu'en amitié qu'elle est fidèle et loyale.
GroupeHoney, I'm good.

Combien de livres lis-tu par mois ? Quels sont tes préférés ?
Bien  que mon travail soit très prenant, je parviens à m'engloutir six à huit livres par mois. Ce n'est pas énorme comparé à la quantité de livres que je pouvais lire avant d'être propulsée dans la vie active mais avec l'emploi du temps que j'ai, c'est déjà en soit un exploit. J'ai une préférence pour les romans et les nouvelles. Je préfère nettement la prose à la poésie. Ce n'est pas tant que je n'aime pas la beauté des envolée lyrique ou la complexité d'oxymore en chiasme mais j'aime m'identifier à mes protagoniste, vibrer au rythme de leur émotions et je trouve simplement cela plus accessible de cette manière. C'est peut-être la raison pour laquelle ma préférence va aux drames. Ce sont de loin les romans les plus riches en émotions. Mais je peux facilement lire d'un peu de tout, en passant par le roman d'amour au roman dystopique et finir par la science-fiction. En ce qui concerne la littérature, je n'ai pas de bête noire. Si ce n'est la catégorie horreur. Ce n'est pas tant que ça me fasse peur mais j'ai tendance à bien vite devenir paranoïaque et quand on vit la majeure partie du temps seule, ce n'est pas tellement recommencé. Je m'accompagne d'un bouquin à tous mes déplacements, lisant quelques lignes à chaque fois que j'en ai l'occasion. Au restaurant, dans l'avion ou dans mon lit avant de me coucher. Je suis une mordue des lettres. Mon livre favori est Les Hauts de Hurlevent mais ça peut tout aussi bien être tout ce que les sœurs Brontë ont bien pu écrire.

Pour toi, l'amitié c'est...
Une denrée rare qu'il faut savoir chérir mais pas s'encombrer pour autant. Ce n'est pas tant que j'ai de la difficulté à me faire des amis mais je n'en vois pas forcément l’intérêt. J'ai su toutefois m'entourer au fil des années de quelques amis que je garde chers à mon cœur mais ils se compte sur les doigts d'une seule main et encore. Des amis, des vrais amis, ceux qu'on considère comme une partie de soi ou et de sa propre famille, j'en ai qu'une seule. Je suis peut-être sociable mais je ne suis pas pour autant facile d'ouverture. J'ai une poignée d'amis à qui je tiens et pour qui j'essaierais d'être présente au maximum et d'autres personnes que je connais à peine et pour qui je ne lèverais pas forcément le petit doigt. Mon amitié et ma confiance, je ne la donne pas à n'importe qui. Ma loyauté se mérite.

Quelle est la chose la plus folle qu'on a raconté sur toi ?
Une fois, j'avais neuf ans, on m'a demandé si  j'étais un terroriste. Parce que j'avais une couleur de peau un peu  bizarre. Un peu comme ces gens qu'on peut voir à la télé, ces meurtriers radicalistes. Et ce n'est même pas la pire chose que j'ai pu entendre sur moi. C'est pour dire à quel point les gens peuvent être mauvais. Je suis trop maigre, parfois trop grosse, trop petite, trop fade. Des critiques sur mon physique, j'en ai entendu pas mal, de verte et des pas mûre. Mais je n'ai jamais été une femme vaniteuse et j'ai toujours eu conscience du fait que je n'avais pas les critères requis pour être une reine de beauté. Et bien que j'eusse fait le deuil de ce rêve que je n'avais même pas, grandissant, ce n'était pas forcément facile d'être la fille que j'étais mais je n'ai jamais eu honte, jamais voulu changer. J'étais un rat de bibliothèque qui ne savait pas se maquiller ou s'habiller. Pourtant, je l'ai pris mal, des larmes, j'en ai versé. Parce que si j'avais eu une mère, peut-être que ça aurait été différent. Ca ne pas pas tué mais bien rendue plus forte. J'entends que j'ai fais mon temps, que je ne suis plus aussi talentueuse qu'avant. J'entends que la lumière de mon étoile s'éteint, que je ne serais plus grand chose. On dit aussi que je finirais vieille fille, que je ne sais pas garder un homme ou une femme. On dit que je ne suis pas suffisamment présente, que je suis une lâcheuse, une déserteuse. On dit que je suis froide, que je ne sais pas aimer. Que je n'aime que moi. Et ça fait mal parce que j'aimerais n'en avoir rien à faire de ce qu'on peut bien dire sur moi et même si au fond, c'est le cas. J'encaisse chaque coup avant de me relever, saignant les cribles de balles. Mais je me relève toujours. J'ai bien trop de fierté pour rester à terre quand tous le monde souhaite m'y voir.
1• Eliott tient un journal intime chaque année depuis l’âge de seize ans. Les journaux s’accumulent dans sa bibliothèque et les écrits ne sont même pas toujours pertinents ou importants. Mais ce sont des petits rien, des petits détails dont elle aimerait se souvenir. Elle a la phobie d'un jour tomber dans l’oublie. Elle a apprit assez tard de quel maladie souffrait sa mère. Elle sait également qu’Alzheimer peut être héréditaire.

2•Elle n’est absolument pas du matin. Sortir du lit a toujours représenté un véritable défis pour elle, si ce n’est pas dire un calvaire. Elle a beaucoup de mal à démarrer ses journée. Se sent toujours trop ballonnée pour petit-déjeuner et est bien trop grincheuse et irritable. Mais au fil de la journée, ça s’améliore toujours. Le plus dur, c’est le réveil.

3• Elle ne supporte pas l’odeur du tabac, ça a tendance à lui donne la nausée. Du coup, très naturellement, elle ne fume pas. Elle ne comprend pas l’intérêt des gens à fumer des cigarettes. Ça pue, ça coûte chers, ça jaunit les dents et nuit à la santé. Aucun intérêt.

4• Elle termine souvent ses journées avec un ou deux verres de vin. Blanc, rosé ou rouge, ça va dépendre de son humeur ou de la météo. Même si récemment, c'est plus d'un verre...

5• Eliott est une femme qui a horreur des imprévus. Dans sa vie, elle laisse très peu de place à l’improvisation. C’est une femme qui aime tenir sa vie d’une main de fer. C’est une maniaque du contrôle. Pourtant, elle reste une femme imprévisible. Bien trop caractérielle pour son propre bien.

6• Elle aime quand les choses sont bien alignées, droits et symétriques. Si ce n’est pas le cas, c’est très difficile pour elle de ne pas le rectifier. Ça fait parti des tocs qu’elle a développé suite au décès de son père.

7•Elle ne jure que par le thé. Toujours à la recherche de nouvelles saveurs, de nouvelles combinaisons. Mais elle finit toujours par se rabattre sur celui qu'elle préfère et de loin. Le thé noir Ceylan.

8•Vraie cordon bleue. Grandissant, elle s'appliquait à faire la cuisine avec son père puis finalement pour lui et quand il n'a plus été  là, il ne resta plus qu'elle et les très rares diners entre amis qu'il lui arrive d'organiser. Elliot aime la cuisine, essayer de nouvelles recettes ou parfois même, en inventer. C'est une activité qui a le don de calmer ses anxiétés. Malheureusement, elle n'a pas tant l'occasion d'user de sa cuisine mais ça ne l'empêche pas de l'aimer high-tech et équipée.

9•Elliot a une sainte horreur des chausettes ou des chaussons. La première chose qu'elle fait en rentrant chez elle est bien de les retirer et les jeter dans un coin. Elle aime être pieds nus.

10• Son dessert préféré est le cheesecake. Le coulis de myrtille dessus, c'est juste le meilleur moyen de la soudoyer. Elle n'y résiste pas, vraiment.

11• Elle est née et a vécu à New-York jusqu'à emménagé à Los Angeles quand elle a eut vingt ans. Elliot a énormément voyagé. Le tour du monde, elle a dû le faire plusieurs fois lors d'innombrables représentations. Pour être près de ses proches, il y a moins d'un an, elle décide de s'installer à Washington et bien que sa carrière semble ralentir, on le l'aperçoit toujours qu'en coup de vent. C'est une femme déracinée des ses terres qui erre où sa passion la porte mais elle reconnaît qu'il n'y a qu'auprès des siens qu'elle peut se dire à la maison.

12•Elle fait de la danse depuis son plus jeune âge. Elle savait à peine marcher qu'elle se dandinait sur les rythmes classique que son père passait ou chantait. Elle a intégré la Julliard School et y a étudié deux ans avant de s'envoler à Los Angeles. Avant tout pour suivre son père, elle intègre assez facilement une troupe qui lancera rapidement sa prestigieuse carrière.

13•Elle partage un chat avec un inconnu de son immeuble. Elle l'a renommé Mitsy.

Prénom : Mehza Pseudo sur le net : Mehza ou Pilgrim Âge : 24 ans, très bientôt.Pays : France Célébrité : Natalie goddess PortmanScénario, inventé ou pré-lien ? Scénario du hottie Rhys    Comment as-tu découvert le forum ? par Tag Quelles sont tes premières impressions ? fut délicieuse. Crédits : sheepirl, tumblr Un petit mot pour la fin ?  malou

Code:
<pris>Natalie Portman</pris> ► Elliot Silvester


Dernière édition par Elliot Silvester le Sam 23 Juin - 10:49, édité 12 fois
Revenir en haut Aller en bas
Elliot SilvesterGod bless America… and Me
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arrivé à Washington le : 31/05/2018
Pages lues : 162
Crédits : ordinn +tumblr+pilgrim
Avatar : Natalie Portman.
Pseudo : Mehza/Pilgrim
Schizophrénie : Lisbeth, la déjantée. Maureen, la mythomane. Zoya, la candide. & Selina, l'hyperactive.
Disponibilités : Full 0/3
Simon, Rhys
flashback: Heath
à venir : Jesabel

Âge : 32 ans. (07 juillet 1986)

MessageSujet: Re: Eliott ✏ Leave the lights on    Jeu 31 Mai - 22:26

The story of my life
How do you fly with no wings
How do you breathe without dreams
Where do we go from here


“I have dreamt in my life, dreams that have stayed with me ever after, and changed my ideas; they have gone through and through me, like wine through water, and altered the color of my mind. ”   « Hmm ? », elle n'avait pas relevé ses prunelles noisettes des pages noircis d'encre et jaunis d'usure. Il s'agissait d'une vieille édition écornés se son livre préféré, un cadeau d'anniversaire bien au dessus des moyens de son père. Elle avait insisté pour qu'il le rende, qu'il obtienne remboursement mais son père était bien aussi têtu qu'elle et n'avait rien voulu entendre. Ce livre, elle l'avait lu et relu et elle le lira et le relira probablement toute sa vie. La brise de cette fin de soirée d'été faisait virevolter sa chevelure brune, emmêlant ses fins cheveux mesquinement. Sa main allait les ranger de temps en temps derrière son oreille mais en place, ils ne tenaient tout simplement pas. Si elle n'avait pas prêter son élastique à Jesabel, elle n’encourrait pas cette peine mais sa meilleure amie avait les cheveux encore plus long et encore plus fin que les siens. Elles auraient pu tout simplement remonter le perron pour aller en chercher un autre mais l'idée ne lui traversa même pas l'esprit. C'est dire que ce n'était pas tellement important après tout. C'était sur cette même marche qu'elle avait pour la toute première fois rencontrer Jesabel, remontant bien d'une éternité en arrière. Elles avaient six ou sept ans, Elliot n'a jamais accordé beaucoup de détails à ce genre de choses. Les anniversaire de rencontre, d'amitié ou de couple, elle trouvait ça bien trop niais et puis, elle avait Jesabel pour se souvenir de ce genre de choses. Sa meilleure amie, elle, accordait beaucoup d'importance à ce genre de dates symbolique ou romantique ou elle ne saurait dire encore comment Jes choisissait de les décrire. Elles étaient différentes mais ces différences étaient autant ciment de leur relation que leurs points commun. Comme ça, il y en avait toujours une pour raisonner l'autre. « Eli ! », dans un soupire, elle marqua sa page et referma son large tome. Par exemple, quand elle était bien trop absorbée par un bouquin pour remarquer les beautés de ce monde. « Oui, elle est très mignonne ! », elle lui répondait avec des mots, cette fois. Lui certifiant pour la énième fois qu'elle était bel et bien capable de lire et d'écouter, en même temps. Ça n'avait pas toujours été le cas mais au fil des années, elle avait su développer cette habilité. Les mots de ses livres étaient toujours si compliqués, c'est dire qu'elle n'avait jamais su se contenter de lire des livres approprié à son âge. Et des lèvres de sa meilleure amie, les mots ne tarissaient jamais. Jesabel n'était pas exagérément bavarde mais elle l'était au moins plus qu'elle. Elle reposa son livre sur ses genoux, prenant activement part à la conversation, cette fois. De toute façon, son livre, elle en connaissait bien toute les pages par cœur. Et si elle avait suivie aussi bien qu'elle l’espérait, elle savait qu'elles parlaient du nouveau-né de la voisine d'en face. « Enfin, c'est un bébé. C'est pas encore une œuvre d'art mais on peut voir qu'il y a du potentiel. », tous le monde savait que les bébés étaient moches, avec Jes, elle n'avait pas besoin de faire semblant. « On verra si tu diras ce genre de choses quand on parlera de ton bébé! », Elliot ne pouvait que rire d’avantage. « Jamais de la vie je ferais un enfant! », ce n'était pas qu'elle n'aimait pas les enfants, elle les adorait, même! Mais il y a simplement des choses qu'on ne s'imagine pas faire dans la vie et faire un enfant, pour Elliot en font parti. « Je te piquerais les tiens de temps en temps! Il leur faut bien quelqu'un pour leur expliquer comment être des dures à cuire de toute façon », sa meilleure amie avait le coeur sur la main, elle était la personne la plus gentille que la terre ait probablement portée et elle l'adorait pour ça, de tout son coeur. Mais Elliot ne cessera jamais de lui bassiner les oreilles en lui disant qu'elle ne pouvait pas se balader à travers New-York, ses faiblesses à la vus de tous. Mais Jesabel, on ne la changeait pas mais ce n'était pas bien grave puisqu'elle couvrait toujours ses arrières. « Même pas à Heath? », la brunette manqua de s'étouffer avec sa salive et fut tout de suite secouée par une quinte de toux. Son livre chuta de ses genoux et elle se pencha pour le ramasser, en profitant pour barricadé son visage derrière ses courts cheveux de jais. « Heath, comme ton frère, Heath ? », elle faisait l'autruche, évidemment. Depuis quelques temps, depuis le baiser qu'il lui avait volé, elle avait tout simplement commencé à le voir autrement. Démêlant difficilement ce qu'elle pouvait bien ressentir, acceptant cette attirance envers un sexe qu'elle n'avait jamais considéré auparavant. Bien trop troublée pour en rapport, elle avait préféré l'écrire mais elle aurait dû savoir qu'elle ne pourrait jamais cacher une telle chose à sa sœur de cœur. Ce n'était pas tant qu'elle avait tenue à lui faire des secrets mais il s'agissait de son frère, son véritable frère. Elle attendait tout simplement d'être sûre d'elle avant de le vocaliser. Jesabel n'était pas bernée, elle n'était pas stupide. « Ok ! on plus mais je pense de plus en plus à essayer, juste essayer. », elle finit par lui dire, repoussant pour la centième fois une mèche de ses cheveux derrière son oreille. «  Elliot ! Pas ce genre de détails ! », et comme ça, elle lui confirma une nouvelle fois qu'elle pourra éternellement compter sur son soutient. Elle se mit à rire une fois encore en voyant les joues de son amie rosir à vue d'oeil. « Et si on allait mangé un bout ? », elle se leva, son livre coincé sous un bras et l'autre main tendue vers la blonde. Sa partenaire de vie.


“Every atom of your flesh is as dear to me as my own: in pain and sickness it would still be dear.” Ses genoux s'enfonçaient dans la terre boueuse, les filets de pluies fouettaient son corps et encore la douleur n'était pas comparable à celle qui dévastait son cœur. Sa robe noire lui collait la peau et le froid faisait trembler jusqu'aux os de son frêle corps, si fort qu'elle pouvait les entendre claquer comme du papier bulle à ses oreilles mais encore, ce n'était rien comparé à la souffrance qui déchirait son âme. Rien, absolument rien n'aurait pu la préparer à endurer ce jour, rien. Elle n'était qu'une gamine quand sa mère était partie, elle n'avait rien laissé pas un mot, pas un souvenir. D'elle, elle avait tout emporté et il ne lui avait fallu que trop peu de temps pour en oublier jusqu'à son odeur, son visage Elle avait grandi sans cette présence maternelle, sans personne pour lui expliquer comment devenir une femme. Mais là encore, la peine n'était pas comparable. Elle avait à peine seize ans quand elle avait cru voir son monde s'écrouler. Peut-être avait-ce seulement été la vision dramatique de l'adolescente qu'elle était alors. Car c'était aujourd'hui que son monde s'écroulait, qu'absolument tout perdait sens, que le monde arrêtait de tourner rond. Pourtant, c'était l'exact impression qu'elle avait eut quand Heath Pollard avait quitté New-York pour poursuivre ses études à Boston. Bien qu'elle sache qu'il n'avait pas le choix et qu'elle aurait fait exactement la même chose à sa place, elle était assez égoïste pour attendre que les autres soient de meilleures personnes qu'elle ne sera jamais. Peut-être qu'elle avait réagit excessivement en refusant de poursuivre leur relation malgré la distance mais elle s'était sentie trahis de le voir partir alors qu'elle venait tout juste d'apprendre que son père souffrait d'un cancer. Avec le temps et le recul nécessaire, elle avait fini par comprendre que ce n'était pas à son petit ami de l'époque qu'elle en voulait réellement. Mais à son père. Elliot se laissait finalement choir dans la terre boueuse du cimetière. Accablée par la force de ses sanglots, elle s'était simplement allongée, recroquevillée sur cette terre qui avait été retournée pour accueillir son père. Son cadavre, sa coquille vide de son âme, son sens de l'humour, sa générosité, son amour pour la vie, pour les Hommes, pour elle. La jeune new-yorkaise n'en avait que faire de cette boue qui souillait sa belle robe ou sa longue chevelure brune. Plus rien n'avait d'importance.

Comment ça aurait pu quand elle venait d'enterrer la personne qu'elle chérissait plus que tout au monde, plus que sa propre vie. Cet homme lui avait tout donné, absolument tout. Il avait abandonné tant de rêves pour être son père. Il avait porté le poids des maux de ce monde pour l'en protéger. Et elle n'aurait pas dû lui en vouloir, ni maintenant, ni plus jeune mais elle n'avait pas de contrôle sur ce genre de chose. Dévastée, elle avait été quand il lui avait apprit qu'il avait le cancer mais si elle avait été en colère, c'était parce qu'il avait choisi de lui dire parce qu'il ne pouvait plus lui cacher la vérité. Pas quand son corps faiblissait de la chimiothérapie qu'il avait entreprit dans le plus grand des secrets. L'évidence l'avait frappé qu'il aurait bien préféré lui mentir que de lui dire la vérité. Elle se rappelait lui avoir reproché de vouloir la quitter lui aussi, de partir du jour au lendemain sans rien dire, sans lui laisser d'explications comme sa mère avait pu le faire avant lui. Ca avait été petit, mesquin et infondé mais Elliot n'avait jamais pu supporter les mensonges. Et que ça vienne de cette personne qu'elle aimait, admirait et plaçait sur un piédestal lui avait fait perdre tout sans froid. Elle était triste, en colère. Et ces mots, elle n'avait eu de cesse de les regretter. Mais ce mensonge n'en avait été qu'un de plus, un d'une longue série, qui sait. Ce jour-là, lui aussi avait perdu tout sang froid et la vérité était tombé comme un couperet. Annonçant après une décennie de silence, la véritable raison du départ de sa mère. Un Alzheimer précoce. Pour elle, ça n'expliquait rien, ça aggravait qu'un peu plus son ressentiment pour sa mère. Cette femme n'avait été qu'une lâche, elle l'avait toujours su. Mais elle ignorait jusqu'alors à quel point est-ce qu'elle était égoïste d'ainsi lui privé à elle et son père des derniers instants de lucidités qu'elle pourrait avoir. Les privant aussi drastiquement de sa présence bien trop tôt. Ses mains empoignaient la terre humide et bordel, ses sanglots redoublaient d'intensité. L'air se bloquait dans ses poumons ou alors fut-ce en dehors ? Elle ne saurait le dire, elle les sentait simplement s'enflammer. Et tout ça, ce n'était encore rien comparé à ce qu'elle pouvait ressentir aujourd'hui. « Je te déteste. », elle avait peiné à articuler et ses mots, elle ne les pensait pas. Les regrettait déjà. Mais elle était tellement en colère. Parce qu'il ne lui avait pas dit que son cancer était revenu. Parce qu'il n'avait pas jugé utile de l'appeler avant qu'il ne soit trop tard. Parce qu'à cause de lui, elle n'avait pas pu arriver à temps. A temps pour lui dire au revoir, adieu. Pour lui dire à quel point est-ce qu'elle l'aimait et l'aimerait toujours. A cause de lui, il était mort seul alors qu'il avait toujours été là pour elle. Elle lui en voulait, elle s'en voulait par dessus tout. On la soulevait de terre mais elle refusait de lâcher prise. « Non, non... Je veux pas... », elle hoquetait, elle n'était pas prête à lâcher prise, le laisser partir. Jamais. A la place, des bras encerclaient son corps, pressait son visage boueux contre une chemise oxford blanche, immaculée. Des bras encerclait sa fine taille, l'enlaçant affectueusement. Malgré la pluie, elle parvenait à reconnaître l'odeur réconfortante de la personne qui la tenait si fermement. « A croire qu'il savait ce qu'il faisait... », son père avait tenu à être mis en terre à Washington, auprès de sa mère. Mais elle le connaissait. Elle savait qu'il n'aurait jamais voulu qu'elle soit seule, qu'elle aurait besoin de sa famille. La main de Jared passait dans son dos, dans un geste de réconfort qui ne la calmait pas. Non, elle n'était pas moins triste, elle ne souffrait pas moins. Mais elle n'était pas seule.  Pas seule à pleurer et regretter l'homme merveilleux qu'il avait été.

“I have not broken your heart - you have broken it; and in breaking it, you have broken mine.” Elle avait claqué la porte, simplement claqué la porte. Sa langue, traîtresse, vorace, passait sur ses lèvres, gourmande de la saveur qu'il y avait laissé. Mais le goût acre, métallique du sang qu'elle avait fait perler venait dénaturer sa gourmandise. Lui rappelant que ce moment de rupture venait bel et bien d'avoir lieu. Ce moment, elle l'avait, dés le départ, redouté et avait sottement fini par croire qu'il n'aurait jamais lieu. Que Rhys et elle étaient les mêmes, qu'ils attendaient les mêmes choses. Que ça pourrait durer éternellement, qu'ils sauraient se contenter de ce qu'ils avaient, de ce qu'ils pouvaient se donner. Peut-être qu'elle avait été naïve. De croire que le genre de relation qu'ils partageaient ne pouvait être entachée par le genre de bêtise qu'était la jalousie. Ou l'amour, pour ce que ça vaut. Mais cette relation n'était pas nouvelle, cette relation avait eut des années pour faire ses preuves. Six ans, ce n'était pas rien. C'était même la plus longue relation qu'elle avait su entretenir avec une personne. Elle ne parlait pas d'amis, non. Elle ne couchait pas avec ses amis sauf cas désespéré. Et elle ne nourrissait pas les mêmes sentiments pour eux, non plus. Qu'elle en ait conscience, qu'elle l'assume ou non. La première fois qu'elle l'avait rencontré, elle avait eut envie de lui effacer son air suffisant de sa face. D'un revers de sa main, par exemple. Mais elle avait trouvé une alternative bien plus distrayante. Là, où tous semblait lui sourire, là, où tous le monde semblait vouloir lui manger dans le creux de la main. Elle, elle avait naturellement préféré faire le contraire. Non qu'elle l'ait fait exprès, qu'elle ait volontairement désiré retenir son attention. Oh non, loin de là. C'était bien la dernière chose qu'elle aurait pu vouloir. Mais ça avait été plus fort qu'elle. Coûte que coûte, elle avait essayé mais il semblait pourtant ne rien avoir à faire.Et au bout du compte, c'est lui qui retint son attention. Ce rictus au coin de ses lèvres carnées avait eu raison d'elle. Et un jour, ça n'avait plus été d'une main en travers de sa figure ou par le biais de ses joutes verbales mais avec ses lèvres qu'elle avait voulu essayer. Leur relation fonctionnait parce qu'il avait toujours été plutôt transparent sur ce qu'il attendait de leur relation. Jamais, il n'avait souhaité s'engager avec elle d'une quelconque manière et ça ne pouvait lui convenir d'avantage. Son grand amour était sa carrière et c'était la seule chose dans laquelle il s'investissait. Et pour Elliot, la réciproque n'aurait pu être plus vraie. Même s'il y avait eut cette unique fois où elle aurait bien aimé qu'il lui dise quelque chose. Qu'il tente de la retenir. Cette unique fois où elle avait baissé sa garde, revue ses espérances à la baisse. Cette unique fois, elle s'était laissée croire qu'il n'y avait pas seulement la danse qui la rendait heureuse. Mais il n'avait rien dit, elle non plus et d'un baiser sur sa joue, elle s'était envolée pour l'Europe. Ses prunelles noisettes dévisageait sa porte d'entrée, la fusillait du regard avec fureur. Comme si elle avait été responsable d'une quelconque manière de la catastrophe dont elle venait d'être témoin. Des perles salins obscurcissaient sa vue, brûlaient ses yeux et pourtant, Elliot se refusait à cligner des yeux. Parce qu'elle savait qu'à la seconde même où elle le ferait, elle se mettrait à pleurer et c'était bien la dernière chose qu'elle avait envie de faire. Sa poitrine se soulevait et redescendait avec frénésie, au rythme de sa respiration. Bruyante et irrégulière. Intérieurement, elle fulminait et c'était à peine si on ne pouvait pas surprendre de la fumée s'échapper de ses narines et de ses oreilles. Mais la porte n'était pas responsable. Le magazine people qu'elle avait feuilleté, le matin même lors de son vol pour Los Angeles, non plus. « Putain de fils de pute de merde ! » , si elle avait pu, elle aurait rouvert la porte pour la claquer une nouvelle fois à son visage. Mais elle tenait à préserver le peu d'estime personnel qu'il pouvait bien lui rester. Il lui avait dit de pas tomber amoureuse de lui. Il avait dicté les règles de cette relation. Elle les avait suivit parce qu'elle n'aurait pu mieux les établir elle-même. Certes. Alors où était le problème ? Comment est-ce qu'il en était arrivé là ? Elle savait qu'il passerait sûrement ce soir, elle le savait pertinemment qu'il serait en ville et qu'il ne manquerait pas l'occasion de venir la retrouver. Après tout, ces six dernières années, c'était ce qu'ils avaient toujours fait. Dès qu'ils en avaient l'opportunité, ils se retrouvaient. Une nuit par ci, une autre par là. Dans un pays ou un autre. Jamais, ils n'avaient manqué une seule opportunité. Mais ce soir, ça ne l'avait pas empêché de ramener quelqu'un chez elle. Parce que dans ce foutu magazine, c'était lui qu'elle avait aperçut avec une autre femme. Elliot n'était pas stupide et naïve au point de croire qu'il ne voyait qu'elle. Tout comme, de son coté, ce n'était pas non plus le cas. D'autres hommes passaient par son lit, des femmes aussi. Et pourtant, le voir fricoter sur cette photo avec cette femme, ça l'avait poussé à changer ses plans pour la soirée. Ce n'était pas cette porte qui était responsable de ce désastre mais bien elle-même. Elle avait ouvert les hostilités, elle avait crever leur bulle et les avait ramené à une réalité qu'elle n'était pas prête à affronter. Lui, non plus, apparemment.

« C'était ton mec ? », elle s'était retournée pour faire face au type, il était toujours nu. Imperturbé par les récents événements. Un paquet de chips, dans lequel il piochait. Les sourcils froncés, le teint palissant à vue d'oeil. Elle était horrifiée par ses mots, confuse également. Ajouté à sa colère, ça ne faisait bon ménage. La belle s'était rapproché de lui pour lui arracher le sachet qu'il avait subtilisé de sa cuisine, sans grande gêne aucune. « Non, merde ! Non ! Jamais de la vie ! », pourtant, parfois, quand ils étaient ensemble, c'était bien difficile de savoir où se trouvaient les limites de leur relation. L'homme avait levé les mains au dessus de ses épaules, comme si elle l'avait braqué avec une arme alors que la seule chose qu'elle avait dans les mains était ce putain de paquet de chips. « T'es sûre qu'il est au courant ? Il t'a fait une belle crise de jalousie. », elle jeta le paquet sur la table et ramassa les fringues du type qu'elle lui balança. Son calme semblait à toute épreuves et ça l'agaçait qu'un peu plus. « Quoi? tu vas me dire que t'es psy ou un pro des émotions et du comportement humain, maintenant ?! », crise de jalousie et puis quoi encore. De quoi est-ce qu'il se mêle, avait-elle pensé. Qu'est-ce qu'il peut bien en savoir. Il n'avait aucune idée de ce qu'elle partageait avec Rhys, aucune. Et elle n'avait pas besoin qu'un inconnu vienne lui dire ces choses. Qu'il l'ait sauté ou non. Le brun s'était rhabillé et il avait eu l'air gêné pour la première fois depuis le début de cette discussion, s'était massé la nuque. « Conseiller conjugal. », il avait simplement répondu. C'était bien sa veine. La belle était allé lui ouvrir la porte. « DEHORS. », son calme, elle l'avait perdu et ça avait semblé la surprendre autant elle que le jeune homme en face d'elle. Il avait attrapé sa veste et avait fait de grand détour pour ne pas s'approcher d'elle de trop prêt. Fière de l'effet qu'elle pouvait bien renvoyer, elle se rappelait bien tristement que Rhys n'aurait jamais réagit ainsi. Non, il avait préféré l'écrasé dans ses bras, lui volé un baiser. Le genre qui tendait à vous retourner le cerveau. Elliot allait claquer la porte rageusement pour la seconde fois de la soirée quand elle entendit la voix du conseiller conjugal. Un. Putain. De. Conseiller. Conjugal. « Et elle, c'est ta meuf ? », elle était sorti dans le couloir, prête à le chasser d'un coup de pied au cul et fut sa surprise d'apercevoir sa meilleure amie. La mine défaite, une valise tirée derrière sa petite forme. Tout autre sentiments que l'inquiétude s'étaient de suite envolés. « Jes... ? », elle avait prit sa valise de sa main et l'avait conduit à l'intérieur de son appartement. Cette fois, elle s'était abstenue de claquer la porte. La brunette n'avait pas besoin de mots pour comprendre que quelque chose clochait, tournait pas rond. Alors, elle avait simplement prit la jeune femme dans ses bras. Et il lui avait alors semblé qu'elle avait peut-être toute deux, un gros chagrin à pansé. Comment aurait-elle pu imaginer que pour sa meilleure amie, il n'était pas seulement question d'avoir perdue cette personne qui savait la rendre importante, heureuse. Non, c'était bien pire. Il semblerait qu'elle s'était elle, fourvoyée  sur son identité, sa personnalité. Mais à cette instant, elle tombait à pique. Sans trop savoir quand, comment. Les deux jeunes femmes avaient sans aucun mots commencé à pleurer, ce qui avait semblé être, toutes les larmes de leurs corps.

“it is madness in al women to let a secret love kindle within them, which, if unreturned and unknown, must devour the life that feeds it; and, if discovered and responded to, must lead into miry wilds whence there is no extrication.”  Jusqu'à la toute dernière goutte, elle l'avait fait coulé dans sa tasse. Elle n'avait pas eu la prétention de se servir d'un verre à pied, ni avait-elle osé boire sa liqueur directement au goulot. Elle trouvait que ça manquait que ça manquait certainement de classe et pourtant, elle s'était satisfaite de la modestie qu'offrait sa large tasse à thé. Elle ne célébrait rien de particulier même si on l'avait récemment retenue pour l'élaboration de la chorégraphie d'un spectacle. Une bande de débutant, la plupart, sans grand talent. Un spectacle modeste qu'elle s'en voulait quelque peu de ne pas trouver à la hauteur de son expertise. Mais il fallait bien commencer quelque part et elle entendait bien se faire un nom dans le domaine, elle ne lâcherait bien évidemment pas avant atteint ses nouveaux objectifs. Elle était forcé de se rabattre sur un choix de carrière de second choix mais c'est dire qu'on lui laissait très peu de marge de manœuvre. Elliot ne s'était jamais arrêté pour penser à ce qu'elle pourrait bien faire quand elle ne serait plus capable de danser, quand elle perdrait sa place au profit de plus jeunes et talentueux danseur. Jamais. Naïvement, elle avait pensé qu'elle danserait toute sa vie mais la réalité avait bien fini par la rattraper. Ou alors avait-ce été la vie ? Elle n'allait pas en rajeunissant et bien qu'elle ne voudra jamais le reconnaître, la fluidité de ses mouvements n'étaient plus ce qu'ils avaient pu être. Elle n'était pas vieille, du moins, elle ne se considérait pas comme telle mais maintenant qu'elle avait passé la barre de la trentaine, dans le milieu, c'était de cette manière qu'on commençait à la considérer. Toutefois, elle estimait avoir encore quelques années devant elle avant que sa carrière ne s’essouffle complètement. Elle avait tout de même obtenue ce contrat d'un an à l'Opéra de Washington. Mais elle ne souhaitait pas être prise au dépourvue. Ne souhaitait pas se retrouver sans rien. Il était hors de question qu'on la cite comme étant une étoile filante, une météorite qui se serait craché sans grâce, aucune. Non, il en était hors de question. La perspective de son avenir en déclin la conduisait à noyer ses angoisses dans de coûteuses bouteilles de vin. Elle n'avait aucun problème avec l'alcool, elle dirait. Mais elle savait que les personnes qui se sentaient obliger de le souligner en avait définitivement un. Son regard se perdait au delà de larges baies vitrées, sur cette grande ville qui s'étalait à ses pieds. Elle avait emménagé, ça allait peut-être faire un an et pourtant, elle ne connaissait toujours pas grand chose de cette ville. La capitale de l'illustre nation fédérale qu'était la plus grande puissance mondiale de ce monde. Elliot n'avait jamais envisagée de s'y établir. Cette ville n'avait pour elle aucun aspect attirant si ce n'est que sa meilleure amie et son cousin pouvaient y vivre. Que sa grand-mère et son père y avaient été mis en terre. Mais elle avait pas besoin d'aimer particulièrement la cité pour en faire sa maison. C'était ici, qu'elle devait être. Elliot fulminait de savoir sa meilleure amie, sa sœur, là dehors avec cet homme qui lui fera probablement encore du mal. Sa chaire l'irritait, lui brûlait de savoir qu'elle ne pouvait absolument rien faire pour lui venir en aide. Comment aurait-elle pu quand Jesabel lui certifiait qu'elle n'en avait pas besoin. Quand elle trouvait toute les excuses du monde pour croire que son époux quand il lui disait que plus jamais il ne lèverait la main sur elle. Mais si Jesabel était naïve, Elliot, elle ne l'avait jamais été. Du moins, elle l'était moins. Alors elle avait emménagé ici pour garder un œil sur elle, le peu de fois qu'elle pouvait être en ville. Elle n'attendait que son feu vert pour l'extirper de la farce qu'était de son point de vue son mariage. La belle brune avait été surpris d'apprendre les méfaits de Jake. Elle était tombée des nues en apprenant de quoi est-ce qu'il était capable, de la violence dont il pouvait faire preuve. Si elle l'avait un jour apprécié, elle se sentait conne d'avoir été berné par ses larges sourires et sa fausse gentillesse. Une belle arnaque. Sirotant son énième verre de vin, elle pensait à toutes ces années en arrière où elle avait manqué de convaincre sa meilleure amie d'écouter son frère. Mais à cette époque, elle avait pensé que c'était Heath qui faisait toute une histoire d'un rien. Qu'il pouvait simplement être heureux pour sa jeune sœur, la supporter dans ses choix et ce qu'elle jugeait faire son bonheur. A vrai dire, elle gardait toujours rancune envers son ex petit ami d'avoir abandonné sa sœur en pâture. Les frères Pollard n'avaient qu'eux pour se compter de la famille et il avait, par fierté brisé tout ça.  Elle n'avait pas pris son parti à l'époque et avait par solidarité, préféré couper les ponts avec lui. Au même titre que Jesabel. Mais aujourd'hui, maintenant qu'elle savait ce qu'elle savait. Elle ne pouvait s’empêcher de penser que tant de choses auraient pu être différente, tant de peine aurait pu être évitée.

Mais avec des si, on refaisait le monde. Ses pensées déviaient inextricablement vers un certain jeune homme dont elle n'avait eut aucune nouvelle depuis presque une année entière. Pas de visite impromptue, aucun message échangé. Il ne lui avait simplement pas donné signe de vie mais après s'être honteusement abonnée à plusieurs magasines people, elle savait qu'il n'était pas mort. Jamais de la vie, elle n'admettrait qu'elle s'était donné tout ce mal pour lui, jamais. Mais c'était la réalité, aussi honteuse et ridicule soit-elle. De son côté, elle n'avait pas non plus jugé qu'elle lui devait quoi que ce soit et s'était enfoncé dans ce silence radio. Refusant de penser ne serait-ce qu'à lui. A son sourire suffisant auquel, elle ne savait simplement pas résister. A cette manière qu'il avait de toujours la pousser dans ses retranchements, la changeant de tous ces hommes et femmes dont elle n'avait que faire parce qu'ils ne savaient retenir son attention suffisamment longtemps. A ses caresses, ses baisers. Leurs corps qui savaient s'épouser avec perfection, qui savaient se faire plaisir instinctivement. A ses coups de reins. A la passion qui régissait leurs êtres au simple contact. A cette alchimie colossale qu'elle ne partageait qu'avec lui. Au fait qu'il lui manquait... Mais elle avait probablement sifflé le verre de trop car elle ne parvenait plus à le chasser de son esprit. Elliot se demandait si c'était facile pour lui de ne pas penser à elle, de ne pas lui parler, la voir. Elle se demandait si elle le reverrait un jour. Elle savait que oui, elle espérait que oui. Secrètement, dans cette endroit de son cœur où il s'était de force creuser sa place. Pourtant, elle lui en voulait encore ou si ce n'est encore plus. Pour avoir tout gâché. Pour ce traitement de silence. C'était si facile de le tenir responsable, trop facile. Mais il faisait d'elle, un être faible et elle était bien trop butée ou rancunière ou fière pour changer de perspective. Un an, c'était long sans le voir. Un an, c'était pas suffisamment long pour ne plus lui en vouloir. Elle arriva à la dernière gorgée, bien trop rapidement à son goût. Le vin rouge laissant une saveur amer sur sa langue. Au reflet de l'amertume qu'elle ressentait. Elle délaissa sa tasse sur la table basse et attrapa son chat sur le canapé. Elliot n'aimait pas particulièrement les chats, elle avait toujours vu en eux, des êtres ingrats. Des êtres volatile qu'il suffisait de nourrir pour en avoir l'affection. Mais celui-ci, était simplement venu à elle. A force de l'entendre gratter à sa porte d'entrée, elle avait fini par lui faire une petite place à l'intérieur. Elliot ne savait pas à qui est-ce que la boule de poile appartenait réellement mais elle s'en fichait bien. Mitsy, logée entre ses bras une fois installée en dessous de ses couvertures, elle laissa son visage s'enfouir dans les long poils grisonnant de l'affectueuse bête. Cherchant l'affection, le réconfort et l'attention dont elle manquaient cruellement. « Heureusement que t'es là, toi. », elle marmonnait d'une voix traînante de part son ivresse et sa fatigue. S'enfonçant autant dans son pathétisme que dans son sommeil.


Dernière édition par Elliot Silvester le Sam 23 Juin - 13:29, édité 12 fois
Revenir en haut Aller en bas
Sam MorganGod bless America… and Me
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arrivé à Washington le : 16/01/2018
Pages lues : 1038
Crédits : TAG
Avatar : Candice Accola
Pseudo : TAG
Schizophrénie : Le seksy beau brun masseur et sereal baiseur alias Jared feat Ian Somerhalder & La barmaid au caractère bien trempé alias Megara feat Phoebe Tonkin & Le flic strip-teaseur ex membre d'un boysband alias Gabriel feat Scott Eastwood & La croqueuse de diamant fêtarde alias Lexie feat Margot Robbie & Le ptit con arrogant et basketteur pro alias Elijah feat Nathaniel Buzolic
Disponibilités : COMPLET;
RPs en cours; LorenzoDedeCrystal #2

RPS terminés; RhysCrystal #1
Âge : 29 ans (01 avril 1989)

MessageSujet: Re: Eliott ✏ Leave the lights on    Jeu 31 Mai - 22:35

REBIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUE !!! string

Nouvelle cousine d'un de mes autres moi

Excellent choix of course

Bonne chance pour cette nouvelle fichette !
Revenir en haut Aller en bas
http://tag-gallery.e-monsite.com/
Elliot SilvesterGod bless America… and Me
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arrivé à Washington le : 31/05/2018
Pages lues : 162
Crédits : ordinn +tumblr+pilgrim
Avatar : Natalie Portman.
Pseudo : Mehza/Pilgrim
Schizophrénie : Lisbeth, la déjantée. Maureen, la mythomane. Zoya, la candide. & Selina, l'hyperactive.
Disponibilités : Full 0/3
Simon, Rhys
flashback: Heath
à venir : Jesabel

Âge : 32 ans. (07 juillet 1986)

MessageSujet: Re: Eliott ✏ Leave the lights on    Jeu 31 Mai - 22:40

Merci
Pas nouvelle, l'unique Arrow
Revenir en haut Aller en bas
Alicia JímenezGod bless America… and Me
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arrivé à Washington le : 14/03/2018
Pages lues : 2047
Crédits : Monocle
Avatar : Ella purnell
Pseudo : M.
Schizophrénie : Charlie, la directrice du lycée.
Disponibilités : 6/5
Rhett ; Maureen ; Lukyan
Trey; Connor ; Maureen

CLOSED :
Johan ;
Âge : 16

MessageSujet: Re: Eliott ✏ Leave the lights on    Jeu 31 Mai - 22:54

Re-bienvenuuuuue !
Revenir en haut Aller en bas
Jesabel CummingsGod bless America… and Me
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arrivé à Washington le : 25/01/2018
Pages lues : 519
Crédits : avatar | abisror ✰ gif | tumblr ✰ crackship | monocle.
Avatar : lily cutie pie collins
Pseudo : monocle. | alice
Schizophrénie : Derrick Holloran ✰ Rhett Howden ✰ Chip Danvers ✰ Carter Gardner ✰ Solora Ipkiss ✰ Lowen Zimmer ✰ Devon Floyd ✰ Jonas Elkins
Disponibilités : open (4/5) elijah ; heath ; gabriel ; roman
old memories ✰ gabriel
Âge : trente deux ans ✰ 1er août 1986

MessageSujet: Re: Eliott ✏ Leave the lights on    Jeu 31 Mai - 22:57

WIFEEEEEY
C'que t'es belle
Re-bienvenue parmi nous Bon courage pour ta fichette

_________________

I want you to be mine When I heard that sound When the walls came down I was thinking about you About you When my skin grows old When my breath turns cold I'll be thinking about you
Revenir en haut Aller en bas
Yohann FergusonGod bless America… and Me
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arrivé à Washington le : 15/07/2017
Pages lues : 329
Crédits : MissBlondie
Avatar : Tyler Blackburn
Pseudo : MissBlondie
Schizophrénie : Je me sens très bien tout seul dans ma tête ... Je n'ai pas besoin d'avoir d'autres personnes !
Disponibilités : RP EN COURS : 0/3

Elena ♡
Kentin
Connor

Il me reste ZERO place pour un RP
Âge : 25

MessageSujet: Re: Eliott ✏ Leave the lights on    Jeu 31 Mai - 23:03

Re bienvenue sur le fo' Very Happy

Bon courage pour la fin de ta présentation
Revenir en haut Aller en bas
Elliot SilvesterGod bless America… and Me
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arrivé à Washington le : 31/05/2018
Pages lues : 162
Crédits : ordinn +tumblr+pilgrim
Avatar : Natalie Portman.
Pseudo : Mehza/Pilgrim
Schizophrénie : Lisbeth, la déjantée. Maureen, la mythomane. Zoya, la candide. & Selina, l'hyperactive.
Disponibilités : Full 0/3
Simon, Rhys
flashback: Heath
à venir : Jesabel

Âge : 32 ans. (07 juillet 1986)

MessageSujet: Re: Eliott ✏ Leave the lights on    Jeu 31 Mai - 23:07

Ali : merci
Yohann: merciiii aussi !  

Jes : lé cute cet accueil
Merci, wifeeeeey      
Revenir en haut Aller en bas
Joan McKayGod bless America… and Me
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arrivé à Washington le : 16/07/2017
Pages lues : 147
Crédits : (ava : golden blood).
Avatar : Emily Ratajksowki.
Pseudo : Emilie.
Schizophrénie : //
Disponibilités : un rp sur trois. venez, je ne mords pas, promis. (:
Âge : vingt-trois ans.

MessageSujet: Re: Eliott ✏ Leave the lights on    Ven 1 Juin - 10:03

bienvenuuuuuue
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité

MessageSujet: Re: Eliott ✏ Leave the lights on    Ven 1 Juin - 18:40

    Natalie, est juste sublime.

    Bienvenue parmi nous
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Eliott ✏ Leave the lights on    

Revenir en haut Aller en bas
 
Eliott ✏ Leave the lights on
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
 Sujets similaires
-
» Eliott Tyler
» 02. You can leave your hat on
» Friday Night Lights ~ Partneariat
» Toc, toc. C'est l'technicien. ft Eliott
» the life may leave my lungs but my heart will stay with you (azazel)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
READ MY MIND :: Vos papiers, s'il vous plait :: Mon autobiographie :: Bienvenue à Washington-
Sauter vers: