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 LOTERIE ✻ a night for brawls /w Maximilian & Layla

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Mind ReaderGod bless America… and Me
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MessageSujet: LOTERIE ✻ a night for brawls /w Maximilian & Layla   Sam 22 Sep - 13:44


Loterie RP

Maximilian & Layla

a night for brawls
Il y a des nuits comme ça où il faudrait mieux rester chez soi. Chacun de votre côté, vous vous êtes retrouvé dans une altercation dans un bar du centre-ville. Vous savez comment c'est, une parole trop haute, un regard qui s'attarde trop, des mots destinés à blesser, etc. : il en faut peu pour faire partir une première insulte ou un premier poing. Rien de très grave, mais un petit passage aux urgences s'impose tout de même par précaution. Vous vous retrouvez tous les deux assis l'un à côté de l'autre dans la salle d'attente des urgences, à mourir d'ennui et regretter chaque décisions prises dans la soirée. Autant comparer vos histoires, non?


Dernière édition par Mind Reader le Mer 7 Nov - 18:16, édité 1 fois
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Maximilian HaleGod bless America… and Me
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Âge : Trente-trois ans ◊ 8 juillet 1984.

MessageSujet: Re: LOTERIE ✻ a night for brawls /w Maximilian & Layla   Sam 20 Oct - 21:19


Maximilian & Layla
« La violence est inévitable et injustifiable. »
- Albert Camus





La vie n’était qu’un éternel recommencement, au fond ; rien qu’un cercle bouclant à l’infini jusqu’à la nausée. Avec une pointe d’ironie lui cisaillant le cœur comme un scalpel, Maximilian se fit cette réflexion alors qu’assis sur un des bancs placés en périphérie du hall d’attente des urgences, il laissait son esprit divaguer, fatigué et la mâchoire douloureuse.

L’hôpital de Washington commençait à bien le connaître, à la longue, et inversement, à la manière d’un pas de deux à la fois pathétique et cruel : après y avoir atterri suite à son accident de voiture, le Californien y avait passé plusieurs semaines, sans pouvoir s’en détacher tout à fait, puisqu’il lui avait fallu en reprendre régulièrement pendant un temps le chemin, afin que les médecins puissent s’assurer que son hématome sous-dural s’était bien résorbé sans laisser planer le moindre risque de séquelle… Max connaissait donc bien son accueil, ses couloirs, ses salles, et même si la malchance lui collant à la peau comme une seconde ombre n’avait heureusement pas pour lui poussé le vice jusqu’à lui causer assez de tort pour lui faire visiter toutes les pièces du bâtiment, en quête d’un peu de soulagement pour la collection de maux qui l’aurait affligé, la sensation de déjà-vu demeurait prégnante. Et dire qu’il avait réussi à éviter une nouvelle visite lorsqu’Eric lui avait laissé le choix de le raccompagner chez lui ou de l’emmener jusqu’ici la fameuse nuit où il avait failli perdre connaissance e pleine rue suite à une crise d’angoisse comme il en avait peu connues ! Rien que d’y songer, Hale en aurait presque eu envie de sourire, de ce sourire à la fois amusé et amer qui faisait son apparition lorsque son masque apaisé arboré d’ordinaire finissait pas être trop pesant à arborer. Son pauvre psychologue s’était donné tant de mal pour que son ingérable patient aille mieux… Et ce dernier se retrouvait précisément là où tous deux n’avaient pas voulu se rendre le soir où Max, en proie à une détresse immense, l’avait appelé par réflexe, le réveillant à une heure incongrue. Le blessé n’osait même pas imaginer dans quel état le pauvre Ashford se serait retrouvé s’il l’avait une nouvelle fois contacté, cette fois en lui annonçant que c’était au Medstar Hospital que son ami pourrait venir le prendre en stop, pour ainsi dire. Même en tournant la nouvelle à la légère, à grand renfort de traits d’humour et de légèreté pour dédramatiser la situation, le critique culinaire n’imaginait que trop bien à quel point Ashford aurait été mortifié. La seule inconnue demeurait en la résistance de la patience de son thérapeute : sa compassion aurait-elle tenu bon, ou de guerre lasse, aurait-il enfin fini par jeter l’éponge, résigné à renoncer à l’idée que son patient puisse être autre chose qu’une cause perdue ? La colère finirait-elle par mettre à mal sa gentillesse proverbiale, par peur ou bien par agacement ? Autant de mystères qui n’en étaient pas vraiment, puisque le cas de Maxim, bien peu alarmants, ne nécessiterait pas que l’on fasse appel à un proche, et de lui-même, le blessé ne passerait certainement pas ce coup de fil, par fierté sans doute, mais aussi parce que devenir un poids pour Eric n’entrait nullement dans la liste de choses qu’il souhaitait pour son avenir proche –pour leur avenir proche, osons le dire.

Non, bien sagement, Maximilian allait se contenter de rester assis là, en attendant qu’une infirmière, médecin, aide-soignant ou n’importe qui vienne s’enquérir de son sort, quitte à prendre la poudre d’escampette et à rentrer chez lui sans demander son reste si le personnel se trouvait trop débordé pour se pencher sur une blessure aussi bénigne que la sienne. Bêtement, lorsque l’ambulancier venu transporter tous les mal en point à l’hôpital lui avait demandé s’il avait des antécédents médicaux au niveau du crâne, il avait répondu oui, ce qui lui avait valu de se faire « embarquer » pour un ou deux examens bénins, afin de s’assurer que le coup reçu en plein visage n’avait pas fragilisé sa tête autrefois violemment malmenée dans l’accident ; une erreur de débutant, lors que deux aspirines, un sachet de glaçons et une bonne nuit de sommeil auraient certainement amplement suffi… Comme toujours, Hale ne démordait pas de cette certitude voulant que ce qu’il puisse bien avoir n’était jamais grave, tant sur le plan physique ou psychologique. Le vigoureux coup de poing qu’il avait reçu par hasard lors de cette rixe dans le bar qu’il devait expérimenter pour une prochaine chronique ? La faute à pas de chance, et au final pas de quoi en faire un plat. Certes, la contusion se développant lentement mais sûrement sur sa pommette n’était pas très esthétique, et la teinte violacée se propageant sous son œil, juste au-dessus de la chair gonflée, présageait qu’il écoperait peut-être d’un simili œil au beurre noir… Mais bon, qui ne se blessait jamais ! Il n’y avait pas besoin d’avoir un tempérament de bagarreur pour se retrouver en mauvaise posture : une ruelle isolée, en pleine nuit, et un pickpocket désireux de vous délester manu militari de votre téléphone et de votre portefeuille… Bon, pour le coup, l’aventure de Max se révélait bien moins truculente à raconter, quoi que le résultat, au final, soit assez approchant.

Une bagarre avait éclaté dans ce fameux bar, où jusque-là le Californien passait une très bonne soirée ; perdu dans ses pensées, déjà tout à la future rédaction de son article, il n’avait compris ce qui se passait que lorsque les choses avaient commencé à sérieusement dégénérer. Impossible de dire par qui tout ceci avait démarré, ni la raison exacte ayant mis le feu aux poudres : sans doute par effet de ricochet, une grande partie des clients s’étaient joint à la fête, obligeant celles et ceux ne souhaitant pas participer à se réfugier comme ils avaient pu dans les coins les plus éloignés de la salle… Un homme devant lui s’était baissé juste à temps pour éviter un formidable crochet du droit, que Hale n’avait pas vu venir. Le choc l’avait presque mis K.O, un son strident avait envahi son crâne alors que ses tympans vibraient comme des cloches à l’heure de la sortie de la messe, peu avant qu’une douleur diffuse emplisse son esprit au point de rendre le monde autour de lui  flou, ouaté, presque aussi lointain que lors de ses crises d’angoisse. Heureusement, une bonne âme l’avait rattrapé tant bien que mal et maintenu sur ses deux pieds chancelants, ce qui lui avait évité de se retrouver étalé de tout son long –une nouvelle fois-, une touche de ridicule supplémentaire à sa superbe prestation de malchanceux chronique. Deux ambulances, arrivée en même temps qu’une voiture de police, avaient évacué les blessés, les plus sérieux étant emmené à grand renfort de sirènes hurlantes, les autres, comme Max, étant invités à s’installer comme dans un bus dans la seconde ou à se rendre à l’hôpital par leurs propres moyens afin d’examiner leurs plaies moins sévères.

Voilà donc pour la glorieuse épopée de Maximilian Hale, une nouvelle fois rendu au Georgtown University Hospital qu’il aurait souhaité de tout cœur laisser derrière lui pour mieux oublier tout ça… Mais qui revenait sans cesse à la charge, comme pour lui rappeler que tous ses efforts pour ignorer son passé demeureraient à jamais vains.
Pour chasser ce sentiment d’être le jouet d’un mauvais génie particulièrement irrévérencieux, le Californien se mit en tête de s’intéresser à ce qui l’entourait, au lieu de ruminer son propre cas personnel. Juste à côté de lui, une jeune femme, elle aussi « rescapée » de l’échauffourée, attendait à son instar qu’on vienne la chercher.

-… Comment vous vous sentez… ? hasarda le critique, compatissant.

Entre amochés, il fallait bien se serrer les coudes… Et au moins, la demoiselle pouvait compter sur lui pour ne pas lui poser la traditionnelle question du « ça va ? », totalement ridicule lorsqu’on songeait que lorsqu’on la posait systématiquement à des personnes en fâcheuse posture, la réponse allait de soi. On avait déjà tant de fois fait ce coup-là à Maxim, en faisant référence à son deuil, qu’il en avait été irrémédiablement guéri.






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Layla M. StoneGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: LOTERIE ✻ a night for brawls /w Maximilian & Layla   Sam 17 Nov - 18:18

Ce matin, quand Layla s’était levée, elle ne savait pas encore que cette journée ne risque pas de se terminer aussi ennuyante que d´habitude. Après avoir pris le petit-déjeuner, la belle brune s´habille et se met en route pour aller au travail. Aujourd'hui, Layla a plusieurs patients, qui ont un passé assez difficile et elle doit les écouter et leur donner de bons conseils. Pourtant, la jeune femme n’est pas certaine, qu´elle réussit à le faire aujourd'hui. Un soupir l´échappe des lèvres lorsqu´elle se met en route. Arrivée au bureau son premier patient l´attend déjà. Un jeune homme, qui a des envies un peu particulier dans sa vie privée, des envies que sa femme ne partage pas. Non, ses envies ne sont pas illégales, autrement, elle n’aurai pas accepté de s´occuper de lui. La journée continue de cette façon. Pendant un instant la brune songe a inviter son amie pour aller boire un verre. Après lui avoir envoyé un texte, elle reçoit une réponse négative. Super ! Encore une soirée ou elle ne saura pas quoi faire. Une fois, le travail finit, Layla rentre, triste et ennuyé. Une soirée avec ses films préférés est peut-être une idée à songer, mais la jeune femme n’en a pas vraiment envie. Au début, elle se met à faire un peu le ménage avant de prendre la décision de sortir, seule prendre un verre. Après avoir pris une bonne douche, la jeune femme cherche dans son armoire quoi, se mettre, se maquille et se met en route. Elle sait très bien qu’elle vient de choisir le bar le moins sur de la ville, pour passer sa soirée, mais l’ennui qu’elle ressent est bien trop fort pour se chercher un autre endroit. Une fois entrée, elle lance des regards autour d’elle et ne voit personne qu’elle connaît. Aucune de ses connaissances est présente. Une fois assise au bar, elle se commande une bière, pour se détendre. Après une telle journée, elle en a vraiment besoin. Tout à coup, une bagarre éclate et la brune ne sait pas vraiment quoi faire ni comment se comporter. Jusqu’à présent, elle n’a jamais été présente lors d’une bagarre. Même lors de son temps à l’école, elle a toujours eu la chance de se trouver loin de ceux-ci. Un soupir l’échappe des lèvres, que son voisin du bar entend bien sûr. Mal chance, oui, on peut le dire. Sans attendre, il se lève et lui demande si elle a un problème. Quoi ? Elle n’a plus le droit de laisser échapper un soupir. Doucement, elle se lève, pour partir de la place, mais pas de chance. Le moment ou elle se lève, l’homme lui fou une claque. On dirait que les respects envers les femmes n’existent plus. Vite, elle prend la fuite et s’en fui dehors dans l’espoir de ne pas être suivi. Une fois, dehors, elle se rend bien compte qu’il y a déjà des blessé et que les ambulances et policiers sont aussi déjà sur place. Vu qu’elle n’est pas vraiment blessé, on lui dit de se rendre à l’hôpital, pour se laisser soigner. Elle a qu’un œil bleu, ce qui n'est rien de bien grave. Assise dans la salle d’attente, un jeune homme s’assit à ses côtés. « Comment vous vous sentez… ? » Surprise, qu´on lui adresse la parole, elle tourne sa tête en direction du jeune homme. « Je dois avouer que je suis un peu... » Elle ne trouve pas le mot qu’elle cherche, ainsi, elle prend la décision de donner qu’une courte réponse. « Je vais plutôt bien. Commet allez-vous ? On dirait que vous n’avez pas eu tellement de chance que moi. » La jeune femme dit et laisse encore une fois échapper un soupir. « Est-ce que cela arrive souvent dans ce bar ? » Layla n’y passe pas souvent, on peut même dire jamais et elle en doute fortement, qu’elle y posera encore une fois ses pieds.
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Maximilian HaleGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: LOTERIE ✻ a night for brawls /w Maximilian & Layla   Hier à 0:03


Every cloud has a silver lining
J'ai fait naufrage sans la moindre tempête,
dans une mer où j'avais pied.




L’hôpital devait bien être un des derniers endroits où les gens avaient envie de sympathiser, et pourtant, Max n’avait pu s’empêcher de chercher à lier conversation, de même qu’il ne parvint à réprimer un certain contentement à l’idée de ne pas avoir à subir toute l’attente qu’il lui restait à tirer dans ce hall d’hôpital –des heures, peut-être- tout seul. Sa voisine de siège avait eu la bonté de ne pas tout simplement lui opposer un silence indifférent, de ces fins de non-recevoir que l’on aurait honnêtement pu s’attendre à récolter : à la place de la demoiselle, en prenant compte de sa fatigue, peut-être de sa douleur si elle aussi avait été blessée, sans oublier le ait qu’elle poireautait ici aussi depuis un petit bout d’éternité et que cette soirée comptait certainement comme une des plus mauvaises de sa vie, comment auriez-vous réagi ? Hale n’était qu’un inconnu, un de ces types croisés par hasard qui trouvent, Dieu seul sait pourquoi, que badiner en de pareilles circonstances était une bonne idée. Certes, le monde ne se trouvait pas peuplé que de personnes mal lunées, les nerfs tellement à fleur de peau que la moindre boutade un peu malhabile aurait fait exploser d’irritation… Il n’empêchait que ç’avait été, au fond, avec une certaine hardiesse que le Californien s’était jeté à l’eau, une modeste hardiesse qui d’ailleurs n’était pas sans détonner quelque peu avec le caractère de Maximilian.

Ce dernier, quoi qu’avenant et généralement décrit comme quelqu’un d’agréable, n’en demeurait pas moins tout de même différent de l’archétype de l’être solaire, sociable en diable et capable de se faire des amis rien qu’en respirant dans la même pièce qu’un de ses semblables. Plutôt du genre discret, souriant mais sans chercher à éblouir ni inspirer à coup sûr et à chaque fois une sympathie réflexe. Lorsqu’il repenserait à cette rencontre, si jamais cela lui arrivait, il s’étonnerait sans doute de cet élan qui l’avait amené à tirer de sa tranquillité une malheureuse anonyme déjà rudement mise à l’épreuve, chose qu’il ne faisait que rarement, a fortiori avec une telle « assurance ». Le critique ne le verrait pas forcément, vraisemblablement pas au point d’accepter cette réalité, mais nous autres observateurs omniscients avions tout le loisir de le remarquer et de l’affirmer, cette affabilité, comme beaucoup de choses chez lui, trouvait son origine dans le tout premier séjour que Hale avait vécu entre ces murs. Ce qui le rendait si prompt à se porter au-devant du reste de l’Humanité, en la personne de la brunette à ses côtés, n’était autre qu’une joie secrète, celle d’être sur ses deux pieds cette fois-ci, d’avoir encaissé le choc et d’être assuré de ne pas trouver un champ de ruines une fois autorisé à quitter les lieux par le personnel médical. Non, non très chère destinée, une fois mais pas deux, tu avais brûlé ton unique cartouche, sa vie ne tomberait pas en cendres cette nuit-là ; peut-être à une autre occasion, mais à cet instant-là, Maxim se savait sain et sauf, un peu sonné et la joue douloureuse, mais bien vivant et surtout exempté de tout deuil insurmontable à encaisser. Résultat des courses, à la manière de tout à chacun qui aurait reçu une bonne nouvelle, une part de lui se sentait libérée d’un grand poids, radieuse, confiante, assurée, débordante de bonne humeur pétillante, et donc particulièrement encline à transmettre cet enthousiasme autour d’elle –ou à, a minima, à témoigner en filigrane à quelques privilégiés croisés par hasard de l’existence de toute ce contentement intérieur. Ce n’était peut-être pas une allégresse toute rose, une gaité bien naturelle, ainsi inavouée et surtout reposant sur ce traumatisme qui lui collait à la peau aussi sûrement qu’un tatouage, mais puisque qu’Eric n’était –et fort heureusement d’ailleurs- pas là pour juger des dégâts qu’elle pouvait potentiellement engendrer, il ne nous restait plus qu’à nous dire que simplement, son étrange réjouissance lui permettrait de faire une belle rencontre.

Comme pour abonder en ce sens, la miss se montra plutôt optimiste quant à sa propre analyse de son état de santé, une note positive aidant à maintenir à flot la modeste joie de vivre que l’on pouvait trouver dans leur situation si peu enviable, si semblable à un petit rire triste.

-ça a l’air plus méchant que ça ne l’est en réalité. Au moins, j'aurai une sacrée histoire à raconter demain… ! voulut la rassurer Hale, mais le sourire rassurant qu’il voulut afficher fit jouer sa pommette blessée, ce qui le transforma sur la fin en un léger rictus de douleur.

Par chance, dédramatiser le plus pénible, et même plus, surfer sur la vague du déni, faisait partie de son arsenal de talents cachés, ce qui mine de rien aidait à ne pas s‘abandonner au misérabilisme.

-On ne devrait pas tarder à voir quelqu’un arriver pour s’occuper de nous… Enfin j’espère… ça serait une bonne conclusion à tout ça.

Ah, la petite touche d’humour, si typique de sa fuite en avant, et en même temps si précieuse dans les moments difficiles… Il fallait avouer que ses nombreuses séances en compagnie de son psy lui avaient offert un rodage d’exception.

Voulant répondre à la question de la jeune femme, il faillit secouer la tête en signe de dénégation, mais évita le pire au dernier moment, se rappelant que la douleur ne se trouvait jamais loin, et que le moindre mouvement inconsidéré risquait d’avoir de fâcheuses conséquences. Un simple haussement d’épaules le remplaça.

-Aucune idée, c’est la première fois que j’y mettais les pieds. L’endroit avait l’air agréable, et tout avait l’air de bien se passer jusqu’à l’incident. Je vous avouerais que je ne sais même pas ce qui s’est passé…

Le patron avait l’air sympathique,  ce qui rendait la chose un peu triste, car il ne semblait pas homme à mériter de voir son commerce ainsi ravagé… Et vu la panique qui avait enflammé l’établissement alors que la violence s’intensifiait, les habitués autant que le personnel avaient semblé totalement dépassés, un argument en faveur d’un évènement sortant de l’ordinaire.

-En tout cas… ajouta-t-il en lui tendant la main. Maximilian. Enchanté… Malgré les circonstances.






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Citation : Fernando Pessoa
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