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 under water time is standing still ))

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Maxence MarinGod bless America… and Me
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Arrivé à Washington le : 28/07/2017
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MessageSujet: under water time is standing still ))   Dim 23 Sep - 1:47




trent, maxence

under water time is standing still




Fil de pensées qui se perd, il tend les bras et tente de le rattraper du bout du pouce et de l’index, mais le fil se dérobe à lui de nouveau. Encore et encore. C’est ennuyant, aussi énervant que tourmentant. Un soupir s’égare d’entre ses lèvres. Maxence ne sait plus depuis combien de temps il est ainsi, la même posture et son regard hagard incapable de se poser sur un point fixe. Seulement le vague, les lumières du dehors que les néons qui lui reflètent de sa fenêtre, les brouhahas incessant du trafic et quelques rares passants qui se précipitent chez eux. Il avait passé la journée dans l’appartement, sortant à peine de sa chambre au moment où son ventre criait tant famine qu’il n’arrivait plus à le supporter. Trent n’était pas là, en garde, chez des amis, en enfer…il n’en a que faire – il se le répète, il se martèle l’esprit des prétendues ignorances et désintérêts, peut-être alors que ce sera vrai. Son cœur arrêtera de tambouriner quand il entendra la porte d’entrée claquer, il cessera de gronder quand les pas se rapprocheront de sa chambre avant de se détourner et s’éloigner vers le salon. Il aimerait que son indifférence soit réelle, mais elle n’est que le fruit de son incompréhension et d’une pénible déception. Des questions pleins la bouche, mais des peurs pleins le sternum. Impossible d’avancer, aucun moyen de revenir en arrière. Pas le choix, Maxence stagne.

Ses coudes trouvent support contre la surface boisé de son bureau, pêle-mêle ses grands ouvrages de médecine. Un autre soupir. Il est incapable de se concentrer dernièrement et se retrouve à redoubler d’effort une fois les cours finis. Il ne s’était jamais senti ainsi. Il s’est habitué à prendre la vie comme elle venait, simplement, sans jamais se poser de questions. Il avait accepté le divorce de ses parents d’un hochement de tête, il n’avait pas tiqué à l’annonce du remariage de sa génitrice, il avait fermé les yeux devant la confession de sa petite-ami dans une acceptation silencieuse. Mais Trent. Trent est l’exception. Il éveille un feu qui le consume, lui le premier, il lui donne envie de renier la réalité et n’accepter que celle qu’il désirait. Il ne trouve pourtant pas refuge à ses problèmes, les études ne sont pas une distraction suffisante et il s’est désintéressé depuis longtemps de la bouteille de whisky au coin de son bureau. Son verre à moitié plein où la couleur ambrée est devenue plus claire (glaçons fondus) le nargue présomptueusement. Rappel constant.

Il repose sa joue contre sa paume, abandonnant l’idée d’étudier ce soir. Maxence se rend compte que ses pensées sont d’autant plus dissipées quand il est dans l’appartement, à attendre et appréhender le moindre signe ou mot. La distance s’est creusée entre Trent et lui depuis le fameux soir au restaurant. Il avait pensé avoir fait un pas en avant, pour réaliser qu’il s’était naïvement jeté du haut d’une falaise. Il se mord nerveusement l’intérieur de la joue, puis lui parvient le bruit de la porte d’entrée qu’on ouvre. Putain. Il compte les secondes. La distance est invivable quand il a goûté à la sensation d’être si proche de lui. A présent, il étouffe simplement à la pensée d’être dans le même endroit que lui. Il se demande s’il a assez de chances pour sortir sans être remarqué, il trouvera bien où passer la nuit.


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Trent DonnellyGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: under water time is standing still ))   Sam 20 Oct - 19:35

Trent & Maxence

under water time is standing still

to yearn and to plead
C’est ça, et exactement ça qu’il avait voulu éviter. Trent avait voulu dévier leur trajectoire avant qu’ils ne s’échouent sur les rochers, et n’avait que réussi à les faire couler dans sa tentative. Une nuit qu’il avait écourté pour se préserver du lendemain et de ses propres pêchés; la première pierre de cet édifice d’erreurs qu’il avait commencé à construire. Il n’avait pourtant pas pensé être dans le tord. La nuit avait été trop douce pour qu’il s’inquiète d’une fin plus funeste, mais il avait laissé le doute s’incruster chez Maxence comme du poison, et la punition n’en avait été que plus lourde. Puis, impuissant, il s’était retrouvé dans le pire des scénarios. Une confrontation inattendue et cruelle entre sa famille et cette nouvelle identité qu’il s’était forgé. Une femme, un fils, et un témoin innocent qui s’était vu percuté de toute part par l’ampleur de son ignorance. Ça le rendait malade quand il y pensait. L’injustice, envers Maxence mais aussi envers lui; lui qui n’avait pas été prêt à lâcher prise de cette fantaisie, à réconcilier deux parties de sa vie diamétralement opposées. Lui qui s’était trouvé devant le fait accompli sans aucune arme pour se défendre et aucune stratégie pour atténuer les dégâts. Et pourtant, ça n’était la faute de personne si ce n’est la sienne. C’était sans doute le pire dans tout cela. La culpabilité, le blâme et tout cela dans la plus grande solitude. Maxence l’évitait. Maxence ne lui parlait plus et ne lui avait laissé aucune chance de s’expliquer. Pour dire quoi, il ne le savait pas vraiment, mais il aurait tout de même aimé l’opportunité. Il n’y avait que la vérité à dire, même si l’écho de celle-ci semblait lui irriter la gorge. La délivrer ne serait qu’une épreuve indigeste, mais il n’avait pas d’autre choix maintenant qu’il était dos au mur. Mais Max ne rendait pas la chose facile et, dans sa lâcheté, Trent ne souhaitait pas lui courir après, le prendre au piège pour forcer sur lui une conversation qu’il n’avait, de toute évidence, pas envie d’avoir. C’était égoïste et cruel, mais pouvaient-ils vraiment continuer ainsi? Trent avait amorcé plusieurs tentatives. Il était plusieurs fois arrivé jusqu’au pas de sa porte sans trouver le courage d’aller au bout de son action. Demain, se disait-il. Demain serait mieux. Des mensonges qui perdaient de leur saveur au fil des jours. Ça le rendait dingue, qu’il ai pu tout ruiner de la sorte. Le souvenir de cette nuit ne le quittait pas; celle où pendant quelques heures ils n’avaient été qu’une même entité de liberté et de désir. Même les autres, plus nombreux, qui précédaient ces moments plus intimes. Ils avaient été colocataires puis amis, et maintenant ils n’étaient plus rien. Juste deux personnes partageant un appartement, et Max était particulièrement doué pour éviter d’être là où Trent se trouvait. Maxence avait été son pilier lors de ses débuts à Washington, et il se sentait complétement déboussolé sans lui. Il réalisait qu’il ne voulait pas d’un quotidien sans le jeune homme, une révélation qui lui fit l’effet d’une claque. Lui qui s’était un jour imaginé reprendre le cours normal de sa vie et retourner à San Diego avec sa famille. Il ne savait pas, à l’époque ce qu’il laisserait derrière lui s’il allait au bout de ce plan. Ça ne pouvait pas continuer comme ça. Sa garde avait été particulièrement chargée au boulot, ce qui lui avait permis d’avoir l’esprit occupé à autre chose et peu de temps de libre pour se préoccuper de ses soucis personnels. Mais sur le chemin du retour, il s’était promis qu’il allait agir. Maintenant ou jamais. Il faillait qu’ils parlent. En rentrant, un tour rapide des pièces communes confirma ce qu’il anticipait déjà : Maxence était cloîtré dans sa chambre. Une attitude des plus communes, lorsqu’il ne quittait pas tout simplement l’appartement pour l’éviter. Parfois, même, il passait la nuit ailleurs. Trent se demandait où il allait. S’il profitait de la générosité de ses amis ou s’il se glissait sous des draps qui attendaient son corps avec impatience. Des nuits à se torturer inutilement. Pas ce soir, pensa-t-il. Trent savait que toquer à sa porte ne lui accorderait aucune invitation, et il ne souhaitait pas ouvrir la discussion par une dispute pour se voir autoriser l’accès. Alors il attendit que les heures passent. Après un dîner en solitaire, il ne rejoignit pas sa propre chambre. Maxence allait avoir faim et sortir au bout d’un moment. Bon Dieu, et dire qu’il en était réduit à l’attendre tel un chasseur en quête d’une proie. C’était pathétique. Mais efficace, puisqu’il vint à entendre le bruit d’une porte qui s’ouvre et des pas feutrés se diriger vers lui. Peut-être qu’il venait en effet assouvir sa faim, ou partir pour passer la nuit ailleurs, peu importe. Trent se leva avec tout autant de discrétion jusqu’à l’intercepter dans le couloir. « Maxence » dit-il en voyant le jeune homme se stopper net en l’apercevant. « S’il te plaît, on peut parler? ». Une requête, un supplice. Il n’avait plus rien à perdre.  

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Maxence MarinGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: under water time is standing still ))   Mar 6 Nov - 12:59




trent, maxence

under water time is standing still




Son prénom résonne entre les quatre murs, trouve son écho sur chacune de ses surfaces avant de lui revenir. Il a toujours aimé son prénom entre les lèvres de Trent, sa voix rauque qui en faisait vibrer chaque syllabe de la plus agréable des manières. Il s’y serait bien perdu, dans cette voix, son corps entier penché vers sa provenance parce qu’il ne désirait suivre que cette attraction et non écouter toutes les raisons qui lui prouvaient qu’il ne gagnerait jamais rien de bon à faiblir de nouveau. Il avait été plus heureux en gardant ses sentiments pour lui seulement et n’avait rien récolté de bon en s’ouvrant au plus vieux. Comme si la vie lui prouvait continuellement qu’il était mieux dans sa bulle, loin du monde extérieur, il n’aurait pas mal s’il ne disait rien. Et Maxence en venait à regretter les baisers échangés, les doigts qui s’effleurent et les regards qui se cherchent jusqu’à leurs souffles qui se retrouvent. Il aurait pu continuer ainsi et attendre docilement une réponse de Trent, celle, qu’il espérait, les lierait pour de bon. C’était avant de se rendre qu’il faisait partie d’un tableau plus grand dont les contours et les couleurs le dépassaient de loin. Il était un atome, une infime variable dans un destin déjà tracé – une pierre sur laquelle on bute mais où l’on ne s’attarde pas plus longtemps, on l’ignore pour continuer son chemin. Il a ravalé sa fierté et les poings serrés, il avait préféré rouler hors du chemin de lui-même. Il ne détestait pas Trent, pourtant tout aurait été bien plus simple s’il y était arrivé. Son cœur ne serrerait pas autant à cause du manque, il ne se sentirait pas comme un moins que rien sans sa présence. Bon sang, il n’aurait même pas eu à l’éviter et reprendrai son rôle de jeune colocataire poli, discret au sarcasme toujours présent au bout des lèvres. Ce soir, même dans la légère pénombre de l’appartement, Trent arrive toujours autant à lui couper le souffle. Son cœur rate un battement, puis un deuxième. Son prénom continue à chantonner dans son esprit, Maxence se sent comme un animal piégé et il n’avait nulle part où fuir. Il ne pouvait qu’écouter les ravages chaotiques de son cœur, son pouls qui s’accélère et les pensées nocives qui lui soufflaient à quel point le visage de Trent lui avait manqué. Les jours passés sans lui revêtent soudainement un voile bien plus douloureux.
Il lui manque et il se déteste.
Un bégaiement inaudible qui s’échappe de la lisière de ses lippes et l’impression d’avoir le myocarde mis à nu. Une éternité semblait séparer leurs dernières conversation mais toujours la certitude que l’infinité entière ne serait pas suffisante à le préparer à ce qu’ils pourraient se dire, quoi que ce soit. « Je dois aller voir ma copine. » Entre elle et la bibliothèque, les livres avaient plus souvent trouvé merci à ses yeux, mais son dos brûlant à force de somnoler sur une chaise et ses yeux bouffis, auréolés de bleus l’avaient souvent guidé jusqu’aux bras de la belle ; à la recherche d’une literie plus réconfortante. Un autre pas en arrière, ses doigts s’agrippent à son portefeuille qu’il n’avait pas encore eu le temps de glisser dans la poche arrière de son jeans. Il n’avait pas prévu de la voir et n’y comptait pas, mais il ferait tout pour fuir cette confrontation. Il relève les yeux vers Trent, et l’image lui revient telle une violente claque d’une femme et un enfant. Trent avait déjà tout, lui n’était rien. « Fais vite. » finit-il par soupirer, plus las que froid, sa voix n’était empreinte d’aucune colère. Peut-être qu’il l’évitait parce qu’il se doutait déjà de ce que le blond le dirait, une erreur, une terrible erreur et de quelconques excuses. Peut-être qu’il avait simplement peur des mots qui rendraient cette sortie au restaurant encore plus réelle.



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Trent DonnellyGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: under water time is standing still ))   Sam 17 Nov - 13:33

Trent & Maxence

under water time is standing still

to yearn and to plead
Il était là - proche et terriblement inaccessible - terré au fond du couloir; lové dans une pénombre qui dissimulait l’exactitude de ses traits. Mais Trent les connaissait par cœur, et c’est leur écho qu’il cherchait désespérément, jour après jour. Maxence n’avait aucune indulgence pour les souhaits d’un homme étouffé par le poids de ses mensonges, et c’est dans les moments les plus importuns que Trent se surprenait à penser aux petites choses. La manière dont la commissure de ses lèvres trémoussait lorsque Max retenait un sourire, ou le timbre si particulier de sa voix lorsqu’il feignait ne pas être comblé par l’attention que Trent lui portait. Parfois encore, il se torturait avec le fantôme de son toucher : la pulpe de ses lèvres sous les siennes, le parcours fiévreux de ses mains et l’intensité contagieuse qu’il mettait dans le moindre de ses gestes. Des souvenirs qu’il aurait pu inventer tant l’état actuel de leurs échanges était stérile et étranger. Maxence affichait l’attitude d’un petit animal pris au piège, prêt à bondir à la moindre opportunité. Trent acceptait d’être le méchant de l’histoire, lassé d’être réduit à un indésirable dans les murs de son propre domicile : il fallait qu’ils parlent, et tant pis s’il fallait entraver pendant un cours instant l’échappatoire constant de son colocataire. Il ne demandait qu’une discussion, une chance de s’expliquer à défaut d’avoir l’audace de réclamer son pardon. Il n’était pas sûr que Maxence daigne lui accorder, et pourtant, une part de lui savait le jeune homme assez conciliant pour le faire. Une absolution qui ne signifierait rien, qui ne les ramènerait pas dans cette douce atmosphère qu’ils avaient occupés avant le chaos du restaurant. Était-ce encore possible? Rien n’était moins sûr. Trent osait se mettre à sa place par moment – lorsque l’appartement était vide de tout autre présence humaine et que la solitude lui torturait l’esprit –  et il ne s’imaginait pas capable de subir une telle humiliation. Mais Trent était fier et impulsif et jaloux, et il n’aurait pas un seul instant été enclin à écouter la moindre explication. Alors il se raccrochait aux circonstances atténuantes; celles qu’il était désespéré d’exposer à Maxence. Il n’y avait eu aucune malice dans ses actes ou ses propos, juste une terrible négligence. Max resta pantois un instant face à ce guet-apens avant de verbaliser ce qui était autant un simple fait qu'il peinait à interpréter comme autre chose qu’une attaque bien pensée. Trent avait toujours été au courant de cette présence en arrière-plan; cette copine qui n’avait jamais eu un rôle très conséquent dans leur vie commune. Trent ne se souvenait même pas l’avoir déjà vu. Et qui était-il pour juger, lui qui n’avait pas laissé sa propre femme le réfréner dans ses envies d’aller plus loin avec Maxence? Il était presque naturel à présent qu’il retourne vers elle comme si de rien était, mais Trent trouvait la chose presque lâche. « Elle peut attendre deux minutes » dit-il avec un calme apparent et une mauvaise foi tonitruante. Il n’avait rien contre elle; cette inconnue innocente qui ramassait les pots cassés sans s’en rendre compte. Il doutait qu’elle n’ai jamais connu le genre de passion dont Maxence était capable, et il se satisfaisait minablement de cette vérité construite par lui et pour lui. Son colocataire lui conseilla de se presser, manipulant nerveusement le portefeuille entre ses mains. Faire vite? Comment pouvait-il expliquer simplement le bordel dans lequel il s’était mis? C’est comme s’il avait déjà un pied en dehors. Trent n’avait que cette mince fenêtre d’opportunité et il n’allait certainement pas la gâcher. « Max...Je m'excuse de t'avoir menti » dit-il, car par où pouvait-il commencer si ce n’est là? Le cœur du problème; un mensonge par omission terrible et injuste. « Et je suis désolé que tu ai dû l’apprendre de cette manière », brutale et cruelle, « mais...c'est compliqué » continua-t-il dans un souffle, frustré avec lui même et cette situation inexplicable et presque fantasque. Il n'avait nullement envie de raconter à Maxence le récit d'une histoire tirée par les cheveux et pourtant terriblement réelle. « Je veux juste que tu saches que ce qui s'est passé entre toi et moi était réel et que je n'ai jamais cherché à te blesser » conclut-il après un battement. C'était la vérité, aussi chaotique soit-elle, et Trent doutait pourtant qu'elle trouve la moindre clémence aux yeux de son colocataire. Après tout, comment pouvait-il être un époux et un père et à la fois éperdument attaché à un jeune homme de dix ans son cadet? La beauté des sentiments; arrivant sans crier garde et bousculant tout sur leur passage.

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MessageSujet: Re: under water time is standing still ))   Lun 26 Nov - 2:06




trent, maxence

under water time is standing still




Risibles sentiments qu’il n’arrive à réfréner, image fidèle du cœur qui gronde au fond de sa cage. Ce qu’il aurait aimé, Maxence, être stupide et naïf de ce qui l’entoure, sourd et aveugle, juste assez pour ne voir que Trent et ne jamais entendre les mots qui ne lui étaient pas destinés. Papa. Deux stupides syllabes qui ont trouvé leur chemin jusqu’à son oreille ce soir-là, soufflés jusqu’au fond de son esprit pour y semer trouble et chaos. Il avait tant aimé cette bulle que les deux s’étaient créés au fil des mois, l’alchimie comblée par de nombreux non-dits mais une douceur encore jamais réellement partagé avec un autre être avant, pas de cette façon-là. Maxence aurait pu s’en contenter pendant très longtemps, de ce tout et rien qui les liait, comme craintifs de nommer leur relation ou de transgresser des limites qu’ils avaient tacitement émis. Garçon conciliant, ça ne le dérangeait pas de simplement suivre les échos de l’autre et se laisser porter par son propre rythme. Il n’aime pas s’imposer, il déteste devenir un poids. Mais il exècre plus que tout la pensée de n’être qu’un passe-temps ; un passage éphémère dans une vie déjà tracée. Il n’est pas un instant de trêve pour oublier les tracas du quotidien, qu’importe les raisons de Trent qui l’ont poussé à agir ainsi, qu’importe son organe vibrant qui le supplie tant de fois la nuit de rejoindre l’être aimé. Tout lui manque et l’appartement n’est que vide et froideur sans les éclats hétéroclites de leurs voix qui se mélangent et les rires qui s’entrechoquent dans une insouciante quiétude. Peut-être qu’il priait pour le retour de son insouciance, il aurait préféré que Trent continue ce jeu-là jusqu’à disparaitre de sa vie une fois pour toute et n’avoir mal que pour cause de cet abandon tandis que c’est un sentiment de trahison qui l’enlise un peu plus dans le silence chaque jour qui passe, à devoir supporter douloureusement sa présence, sachant qu’il ne pourrait plus jamais le toucher, pas comme il le désirait. Il veut fuir mais c’est une seconde chose que Trent ne semble pas prêt à lui offrir.
Et si Trent ne peut accéder à ses souhaits, pourquoi devrait-il lui offrir ce privilège-là ? Supporter un peu plus l’affront et y courber l’échine, néanmoins, les pensées de rébellion ne dépassent pas ce statut, et il reste là, à l’observer, à attendre les excuses ou ce qui s’en rapprocherait, tout en se perdant dans l’océan de ses yeux. Sa seule défense, bien que pathétique, est d’exposer la présence de cette petite-amie qui l’attendait, pour se prouver qu’il n’était pas seul et que quelqu’un l’attendait malgré tout ; à défaut de sentiments réciproqués, c’était au moins des bras toujours prêts à l’accueillir. « Alors toi aussi tu peux attendre. » grogne-t-il de façon inaudible telle un enfant capricieux qui ne trouve de meilleurs arguments. Il s’épuise à forcer son regard ailleurs que sur Trent et finit par céder à son envie de le contempler alors que les premiers mots d’excuses résonnent. Il ne se sent pas le cœur plus léger. Il hait cette situation, incapable de pardonner, encore moins d’oublier et d’aller de l’avant. Et il en veut tant à Trent. « Okay. » souffle-t-il simplement, le sentiment que plus rien ne pouvait le toucher réellement, ses phalanges se courbent un peu plus contre son portefeuille, ses jambes se font presque tremblante. Il est décidé à partir, sans éclats houleux de voix ou de scènes où sa situation ne semblera que plus pathétique et grotesque. Il allait le faire, il le jure, simplement baisser la tête et continuer son chemin. Ils peuvent encore s’éviter comme ces dernières semaines, mais il a fallu que Trent parlent d’eux, de ce qu’ils ont eu. C’était réel, c’est réel. Il ne sait à quel temps les définir. « Comment tu peux dire ça ? » Il ancre son regard dans le sien, dur et révolté, il ne tombera pas pour ce bleu éclatant ce soir. « Comment tu peux penser que ça m’aurait pas blessé ? J'ai été sincère, je voulais tellement que ça marche, je...je suis tellement con. » Il détourne le regard, la mâchoire crispée tandis que ses doigts s’attardent nerveusement autour des boucles de ses courtes mèches. Il ne réalise même plus l'ampleur de ses dires. « Est-ce que tu comptais même me le dire un jour ou tu allais juste continuer à en profiter et disparaitre ? » Une réponse qu’il n’est pas certain de vouloir connaitre.

« Je regrette, Trent, je regrette tellement tout ce que j’ai pu dire ou faire. » Mais ce ne sont que des mots faits pour être blessé à son tour, parce qu’ils le seront surement si l’homme pensait que ce qu’ils avaient été réel. Il ne regrette aucune caresse ou murmure tendre, il veut préserver la sensation de chaque baiser en lui, parce qu’il avait frôlé le bonheur pour un instant. Ses yeux fuyards se sont fixés au le sol, côté droit, acte typique quand il cherche un mensonge à formuler. « Tu aurais dû m’arrêter. » murmure-t-il tristement, la voix écorchée vivement par leur réalité.

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MessageSujet: Re: under water time is standing still ))   Dim 6 Jan - 13:12

Trent & Maxence

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to yearn and to plead
Le couloir n’était pourtant pas bien long, mais Trent rechignait à en parcourir la maigre distance. Maxence n’aurait pas pu mieux communiquer son souhait de rester le plus loin possible de lui, et Trent n’était pas désespéré au point de le coincer entre deux murs pour faire passer son message. Ils étaient comme deux cowboys se dévisageant péniblement avant de dégainer. Mais Trent avait déjà tiré, touchant son adversaire en plein cœur. Il y a de nombreuses choses que Trent méritait, mais rien qui ne ressemblait à l’indulgence de son colocataire. Parfois, il s'imaginait un Maxence devenu furieux : gonflé d’indignation et d’orgueil, il viendrait à lui, prêt à faire valser des poings n’ayant jamais porté le moindre coup. Une passion tout autre qu’il imaginait préférable à l’indifférence actuelle. Une passion qui pourrait peut-être en réveiller une autre et faire oublier un instant tous les torts de Trent. Mais tout cela n’était que les fantasmes indignes et immatures d’un homme qui avait toujours eu trop d’égo pour se mettre à genoux et accepter les conséquences de ses actions. Maxence grommela une réprimande à peine audible, et Trent l’accusa d’un léger hochement de tête. C’était de bonne guerre, mais il n’allait pas s’excuser. Il aurait été facile de s’engouffrer dans cette brèche, à décortiquer une relation sans doute aussi bancale que la leur mais ô combien plus simple. Mais Trent n’avait pas besoin de donner à Max davantage de raison de le détester. Finalement, son colocataire accepta de l’écouter quelques minutes, puisant l’énergie d’une telle clémence dans la salvation de sa fuite imminente. Il paraissait prêt à bondir vers la porte à la moindre baisse de tonalité, et Trent aurait parlé pour ne rien dire des heures entières afin de le retenir. Alors il s’exprima, offrant ce qui lui semblait être le plus urgent à verbaliser. Une justification, une excuse, une réassurance. Trent pouvait voir le visage de Maxence se tordre sous une incrédulité acerbe et il aurait dû s’y attendre. Maxence n’avait pas entièrement tort. Les signes avaient été d’une terrible évidence; ceux d’un attachement loin d’être passager et voué à blesser sur la durée. Mais Trent s’était cru plus malin que d’autres. Il avait pensé que rien ne viendrait trahir ses nombreux secrets et que l’univers lui aurait fait cadeau de plus de temps pour faire les bons choix et trouver les bons mots. Maxence lui disait ce qu’il avait toujours plus ou moins su au fond de lui, mais l’entendre lui oppressait la poitrine de honte et de regrets. Et d’une affection presque aussi douloureuse que douce. Trent l’adorait pleinement, baigné de cette ardeur amère qui caractérise les désirs inatteignables. Il se voyait incapable de lui dire que ça n’avait jamais eu aucune chance de marcher, et encore moins de lui dire le contraire. « Non, ce n’était pas du tout comme ça Max » s’empressa-t-il d’ajouter, désespéré de lui faire comprendre. « Ce qui est arrivé et arrivé, mais ça n’était pas prémédité ou quelque chose que j’ai pris à la légère  ». Mais il avait su. Il avait su qu’il aurait dû stopper Max au premier baiser, su qu’il aurait dû être honnête lorsque les premiers échos de sentiments concrets s’étaient échappés des lèvres du jeune homme. «Je ne serais pas parti sans rien dire  » dit-il après un battement. Le concept même de la chose – autrefois sa première préoccupation – semblait comme un sacrifice particulièrement injuste. Il n’avait pas envie de tirer un trait sur Maxence. Il n’était même pas certains de comment reprendre une vie normale ailleurs avec sa famille après presque deux ans à vivre un tout autre quotidien chacun de leur côté. Il voulait tout et tout le monde en même temps et n’était pas sûr de la motivation et légitimité de ses choix. A y réfléchir, partir sans rien dire pour s’éviter davantage de peine aurait été parfaitement dans ses cordes. Les regrets partagés entre eux étaient nombreux, mais apparemment dissimilaires. Trent accusa le coup, baissant le regard un instant avant de le replanter sur celui qui rechignait à garder la moindre trace positive vis-à-vis de leur relation. Ça n’était pas agréable à entendre et c’était indéniablement le but. Trent se sentait agité et blessé face à de tels propos; que Max puisse regretter le moindre toucher et le moindre mot, comme un acte particulièrement honteux et malsain. «Pas moi» répondit-il à demi voix. Il n’allait certainement pas dénaturer ce qui avait été des moments particulièrement agréables. «Je n'ai pas joué de jeu avec toi Max...n'essaie pas de tourner ça comme une relation forcée qui ne veut rien dire» continua-t-il, rigide et et vacillant à la fois.

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