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 Rhett :: Our democracy has been hacked

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Rhett HowdenGod bless America… and Me
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MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 05/09/2016
Pages lues : 802
Crédits : @avatar : MARTYR ≡ @gif : tumblr ≡ @crackship : monocle. & tumblr
Avatar : Grant Flawless Gustin
Pseudo : monocle. (alice)
Schizophrénie : Derrick #CWood ≡ Andy #ATveit ≡ Chip #THolland ≡ Carter #AKendrick ≡ Solora #CBennet ≡ Lowen #DStevens ≡ Devon #ZKravitz
Disponibilités : closed elena ; isobel&sheri ; winnie ; isobel ; luna ; sheri ; ofelia ; aeddan
alternative life ≡ nothing
waiting list ≡ maximilian ; megara ; nash
old memories ≡ sheri ; isobel ;nash ; sheri
Âge : 29 ans ≡ 18 mai 1988
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MessageSujet: Rhett :: Our democracy has been hacked   Mar 1 Nov - 6:01

Rhett Howden
Standing in the hall of fame and the world's gonna know your name

Prénom : Mes parents aimaient les prénoms moins courant et court, quelque chose qui se dit en une seule syllabe. C’est pourquoi je m’appelle Rhett. Nom de famille : Comme le reste de ma famille, je porte le nom Howden, il n’a jamais évoqué quelque chose de prestigieux, mais désormais il est connu au sein de la politique. Date & lieu de naissance : C’est dans le quartier d’Anacostia que j’ai vu le jour, plus précisément le dix-huit mai mille neuf cent quatre-vingt-huit. Je n'ai jamais quitté Washington. Âge : Depuis quelques mois, j’ai fêté mes vingt-huit ans, mais j’ai toujours été mature pour mon âge. Métier : J’aurais pu avoir plusieurs choix de carrière, mais j’ai suivi les traces de mon frère, ce qui m’a tourné vers la politique. Je travaille pour lui, avec lui, en tant qu’agent de presse. Statut civil : Célibataire, c’est ce qu’on pourrait dire, même si depuis peu je me dois de faire croire à mon ex qu’on est toujours ensemble. Statut financier : Je gagne plutôt bien ma vie, bien que j’aime agrémenter mes revenus avec des pots de vins. Caractère : Mature – autonome – manipulateur – charismatique – ambitieux – avare – astucieux – compétent – intelligent – intuitif – dragueur – sûr de soi – tenace – diplomate – précis – rigoureux – enthousiasme – disponible – observateur – ordonné – arrogant – carriériste – égocentrique – bagarreur – jaloux – radin – sournois – indépendant – matérialiste. Parti politique : Il serait ironique de dire que je travaille pour le parti adverse à celui qui m’embauche, mais ce n’est pas le cas. Je suis démocrate. Groupe : Me, myself and I. Avatar : Grant Gustin.
Combien de livres lis-tu par mois ? Quels sont tes préférés ?
C’est surtout au lycée que je lisais, n’ayant pas beaucoup de moyen j’aimais bien aller dans la bibliothèque pour emprunter des livres. Avec les années, ça a beaucoup changé, je ne lis plus autant voire plus du tout. Enfin en ce qui concerne les romans, puisque j’aime bien lire l’actualité dans le journal ou sur ma tablette. Je me tiens au courant de ce qui nous entoure, tout comme ce qui se passe dans le monde de la politique et qui peut glisser entre mes filets. Autant dire que je n’arrête jamais vraiment de travailler et donc je n’ai plus trop le temps de m’attarder à lire des livres outre que pour mon boulot.

Pour toi, l'amitié c'est...
Dans la vie on est toujours seul, on a beau être entouré de plusieurs personnes il en reste pas moins que personne ne nous connait réellement. C’est ainsi que je suis, j’ai beau avoir des amis, je ne pense qu’à moi. Je ne cherche pas d’attache, ainsi je ne blesse personne et je ne risque pas d’être blessé en retour. Ça fait peut-être de moi un loup solitaire, mais j’assume ce titre et je n’ai pas à m’en plaindre.

Quelle est la chose la plus folle qu'on a raconté sur toi ?
Les rumeurs c’est quelque chose qui me connait, non pas que je sois le centre de celles-ci. Généralement, c’est plutôt moi qui s’amuser à chercher tout ce qu’on pourrait dire sur une personne. Je suis doué pour trouve la moindre petite chose qui pourrait créer la discorde. Quant à moi ? Je me protège toujours, je fais attention à ce que je fais ou je dis, bien entendu je n’y ai jamais totalement échappé. Une annonce de fiançailles avec mon ex Sheri, les femmes qui sont passer dans ma vie ont souvent amener ragots, mais c’est bien tout ce qui se dit sur moi.
001≡ Toujours souriant, on dit souvent que j’ai une gueule d’ange, mais c’est loin d’être le cas. Je ne suis pas ce petit angelot que tout le monde s’imagine. Derrière ce masque se trouve un homme vil près à tout pour arriver à ses fins et gagner encore plus d’argent ou de pouvoir. Seulement, je ne montre pas cette facette de moi, seul mon frère est au courant de cette part de moi. 002≡ Durant le lycée, j’étais un vrai nerd, doué en science, mathématique, informatique… J’avais une facilité dans mes études, mais j’étais aussi le genre de personne à s’impliquer et j’ai été président du conseil étudiant durant deux ans. 003≡ On m’a offert une bourse pour aller étudier l’aérospatiale, mais j’ai refusé préférant m’inscrire à une université de Washington en science politique et relation publique. 004≡ J’ai grandi au sein d’un foyer pauvre, très vite j’ai appris à me débrouiller seul. Puisque j’ai cinq ans d’écart avec mon frère, Nash, j’étais souvent seul à la maison. Je faisais donc le ménage, ma nourriture. Mes professeurs avaient tendances à dire que j’avais grandi trop vite. À douze ans, j’ai obtenu mon premier petit boulot, livreur de journaux. Ce n’était pas gratifiant, mais au moins j’amassais quelques sous pour contribuer aussi à aider ma famille. 005≡ Je porte le plus souvent du temps des verres de contact comme je suis myope, je n’aime pas particulièrement mettre des lunettes, mais parfois je n’ai pas le choix. 006≡ Comme pour les sciences l'informatique à toujours été quelque chose que je comprenais sans trop de difficultés. Je n'avais pas les moyens de m'acheter un ordinateur pour la maison, alors j'apprenais sur celui de l'école. Puis je suis parvenu à pouvoir m'en acheter un, j'ai vite compris que les ordinateurs n'avaient pas de véritable secret pour moi. Je suis devenu hacker, mais ça je me réserve bien de le dire, surtout à ma famille. 007≡ Puisque je ne me considère pas proche des gens, enfin pas assez pour avoir de véritables amis, je sais que je peux compter sur ma famille. Mon frère et moi sommes très proches, tout comme nous le sommes avec nos parents. 008≡ Je n'aime pas trop le silence, chez moi il doit toujours avoir un bruit de fond. Généralement, je met de la musique ou bien la télévision même si je ne la regarde jamais. 009≡ Quand je le peux, j'aime bien prendre le temps de cuisiner. Ça me détend, mais puisque je suis rarement chez moi, je mange souvent au restaurants. Je préfère les menus santé à ce qui est trop gras. La funk food, ça fait un moment que je n'en ai pas manger. Et comme j'ai les moyens je mange souvent dans des restaurants assez bien réputé. 010≡ J'adore l'alcool, surtout le whisky, ça fini bien une longue journée de boulot. Sinon le vin accompagne très souvent mes repas du soir, quand je trouve le temps de me poser et manger convenablement. Outre l'alcool, je suis fumeur, je me limite tout de même à une ou deux clopes par jour. 011≡ Je n'ai jamais été un grand fêtard, toutefois, j'aime bien sortir dans les clubs. Ça me permet de faire de belles rencontres. Sauf que j'évite de danser, je suis assez gauche quand il s'agit de faire deux pas de danse. 012≡ Je ne suis sur aucun réseau social, j'essai de me faire le plus discret possible sur le net. Ainsi je ne laisse pas d'emprunte numérique.
Prénom : Alice. Pseudo sur le net : monocle. Âge : 26 ans. Pays : Canada. Comment as-tu découvert le forum ? Je suis le bébé de Derrick Arrow . Quelles sont tes premières impressions ?       Crédits : @tearsflight & @dailygrantgustin Un petit mot pour la fin ? I love you  

_________________

Will you forgive me one day ? ♔ The only calibration that counts is how much heart people invest, how much they ignore their fears of being hurt or caught out or humiliated. And the only thing people regret is that they didn't live boldly enough, that they didn't invest enough heart, didn't love enough. Nothing else really counts at all... Fear is temporary. Regret is forever.


Dernière édition par Rhett Howden le Jeu 3 Nov - 5:10, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Rhett :: Our democracy has been hacked   Mar 1 Nov - 6:01

You want to make a memory
Money is not the only answer, but it makes a difference.

Attrapant le rôti que ma mère me tendait avec la bouche, je la saluais rapidement en prenant mon sac à lunch et mon sac à dos pour me précipiter à l'extérieur. Dans la famille nos parents n'avaient pas le temps de venir nous porter à l'école soit on marchait, soit on prenait le bus. Dans mon enfance, c'était Nash qui m'emmenait, mais comme j'étais rendu au lycée et qu'il était à l'université je me débrouillais par moi-même. Ce que je faisais depuis un bon moment déjà. Le repas dans mon sac à lunch c'est moi qui l'avait préparé, je pourrais bien manger à la cantine comme beaucoup d'autre, mais je préférais de loin manger quelque chose faite maison et qui ne coûtait pas plus d'argent. L'argent, autant dire que j'en avais appris la valeur avec les années et je ne le dépensais pas à tout va. Mon argent, je le mettais dans ma tirelire pour aider ma famille dans les moments les plus bas et gardais une partie pour pouvoir financer mes études. J'étais conscient que mes parents n'avaient pas forcément les moyens, que dire n'avaient pas du tout les moyens, pour payer des études universitaires. Soit je le faisais par mes propres moyens, soit je m'arrangeais pour avoir une bourse. La seconde option me semblait la plus simple au vu de mes notes. Glissant mon sac à lunch dans mon sac à dos, je mangeais mon rôti à la confiture de raisin et beurre de peanut en me dirigeant vers le lycée. « Rhett ! » Tournant la tête, affichant un air étonné et m'étouffant avec ma bouchée, je reconnus Isobel. Un sourire fendit mes lèvres, dans toutes les personnes que je fréquentais elle était la seule au courant de mon petit secret. Celui-ci étant d'être un hackeur. Comment elle l'avait découvert ? On avait piraté le même système, le même jour, au même endroit. Depuis qu'on avait découvert qui on était, on s'était rapproché. On avait plusieurs points communs et finalement on s'adonnait bien. « Tu t'es réveillé en retard ? » me demandait-elle en pointant mon rôti qui se trouvait dans ma main. J'haussais les épaules, mettant la tranche de pain de nouveau dans ma bouche. « Je vois t'es pas bavard ce matin. Réveillé en retard et du pied gauche. » Elle hochait de la tête comme si elle venait de comprendre le théorème de Pythagore. Ça m’amusait de la voir agir ainsi, en fait je n’avais pas besoin de parler pour qu’elle en vienne à des conclusions proches de la réalité. Je finissais de manger, frottant mes mains l’une contre l’autre pour en retirer les miettes. L’école se dessinait déjà au bout de la rue. « On déjeune ensemble ? » « Mais c’est qu’il sait parler ! » Je tournais mon regard vers Isobel qui cachait dans son sourire le désir qu'elle éprouvait de vouloir rire. Plissant mon regard, je la toisais passant finalement ma langue sur ma gencive supérieure. Elle rigolait de plus en plus, secouant la tête je pressais le pas et j’entendais les talons de ses souliers claquer sur le sol pour me rattraper. « Comment tu es susceptible ! » Je tournais mon regard verdoyant vers elle. « Tu sais bien que oui on mangera ensemble et je te montrerai mon dernier code de piratage. » Je laissais un sourire prendre forme à la commissure de mes lèvres, passant le portail de l’école le bruit des discussions étaient envahissant, je prenais la direction de mon casier suivit par mon amie. On se quittait avant que j’ouvre mon casier, puis j’allais à la salle du conseil étudiant avant d’aller à mon premier cours. Les heures s’écoulèrent à grande vitesse, puis le déjeuner arriva. Je passais ma main dans mes cheveux, frottant ma nuque, avant de quitter ma classe. En marchant dans le couloir, je m’esquivais en voyant la trésorière du conseil qui m’avait repéré. Généralement, je n’avais rien contre le fais qu’on vienne me parler du conseil, mais je savais aussi que parler de cela prendrait des heures. Les discussions n’étaient jamais de courte durée. Je me faufilais entre les lycéens pressés d’aller à la cantine pour commander leur repas. Certain d'avoir semé la fille, je me dirigeais vers cet endroit où j’allais manger le plus souvent avec Isobel. Elle y avait déjà pris place me faisant signe comme si je ne l’avais pas vu. Je laissais mon sac en papier brun tomber sur l’herbe avant de prendre place près d’elle. « Tu as eu la visite de l’orienteur en histoire ? » J’ouvrais ledit sac, relevant mon regard vers mon amie. « Ouais. » Je n’avais pas particulièrement envie d’aborder le sujet de l’orienteur, comme à de nombreuse fois mes professeurs essayaient de me guider, de me dire la voie que je devrais choisir. Certes, j’avais une facilité avec certain cours et puisqu’on devait se préparer à l’entrer à l’université je commençais à sentir la pression. Continuant de regarder mon amie, je remarquais sa main bougeant comme si elle souhaitait que je continus. Je poussais un soupire, passant ma langue sur ma lèvre : « Eh bien y’a pas grand-chose à dire, il m’a donné des fascicules sur diverse programme qui pourrait m’intéresser. Mais comme je ne sais toujours pas ce que j’ai envie de faire, j’ai mis le tout dans mon cahier et je suis parti. » Elle semblait découragée, mais que pouvais-je dire ? Je n’avais pas la moindre idée de ce que je voulais vraiment, plusieurs profs me disaient que je pouvais devenir beaucoup de chose, mais au fond ce que je voulais vraiment, j’ignorais ce que c’était.

« Rhett ! » Je tournais la tête pour voir un collègue de classe arriver en courant dans ma direction. Arrivé à ma hauteur, je posais ma main sur son épaule, lui faisant signe de mon autre main de prendre le temps de respirer. « Qu'est-ce qu'il y a ? » demandais-je en fronçant légèrement mes sourcils tout en plongeant mon regard verdoyant dans le sien. Il ne pouvait pas déjà y avoir des problèmes alors que l'année scolaire venait tout juste de commencer, même les cours n'avaient pas encore débuté. Si l’état de panique commençait déjà, je ne voulais pas imaginer ce que serait le lendemain. Attendant de savoir ce qu’il allait me dire, je sentais un regard se poser sur moi. Cette sensation que quelqu’un vous observe et fini par indéniablement vous faire tourner la tête. Je remarquais alors une fille rideau en main qui m’observait par la fenêtre de sa chambre sans doute. Un sourire et je laissais échapper un rire en la voyant échapper la pole. « Il y a un problème avec une chambre. » Mon regard revenait vers l’étudiant, poussant un soupir je partais en direction du dortoir. Ma fonction au sein du lycée semblait s’être calqué sur celle de l’université, certes je n’étais pas président du conseil étudiant, mais plutôt responsable du dortoir masculin. Inutile de dire que le doyen ne se salissait pas tant les mains dans ce genre de moment. Mes derniers jours de vacances, je les avais donc passé sur le campus à sécuriser les petits nouveaux presser de commencer, mais terrifiés par toute ce côté grandiose. La journée touchait à sa fin et je rentrais dans ma chambre que je partageais avec le même colocataire depuis deux ans. Il semblait s’amuser avec sa nouvelle copine, préférant ne pas me mêler de ce déboire charnel – de toute manière j’en avais que faire de mon coloc, je me laissais tomber sur la chaise de mon ordi ouvrant msn pour trouver Iso connecté. Comme à pratiquement chaque soir, je clavardais avec elle. Je ne pouvais pas dire que j’étais quelqu’un qui avait besoin d’une grande nuit de sommeil. Souvent trois ou quatre heures me suffisaient amplement, et puis mon coloc faisait bien trop de bruit pour que je dorme paisiblement. Je trouvais tout de même le sommeil après que le bruit de fond ne brouille plus ma musique. Je me glissais sous mes draps, pensant que dans quelques heures à peine ce serait une nouvelle année d’étude qui s’offrait à moi. Je ne détestais pas les études, mais faisant deux cursus simultanés, j’avais de plus en plus de boulot et j’étais démangé par l’envie de rejoindre mon frère. Il se trouvait déjà sur le marché du travail et mon stage d’été dans sa boîte m’avait encore plus donné la piqûre. Ça avait peut-être prit du temps avant que je sache ce qui me ferait envie, mais maintenant je n’avais plus aucun doute. C’est pourquoi je commençais le trimestre du bon pied, arrêtant à la cantine pour m’acheter un long expresso. C’était ma manière à moi d’affronter la journée, shooté par une tonne de caféine. L’aiguille de ma montre avançait à vitesse grand V et je finissais mes cours à l’heure prévu, remballant mes effets pour prendre la direction de la bibliothèque. Je sortais du local, entendant le bruit du déclencheur d’une caméra. Relevant mon regard de mon planning, je remarquais une châtaine cacher par l’objectif de sa caméra. « Tu veux bien ne pas me prendre en photo. » soufflais-je en déposant ma main sur son appareil pour l’abaisser. J’entendais son rire, ce qui me fit sourire et capituler. « Qu’est-ce que tu fais ici ? » demandais-je en posant mon regard dans ses prunelles azures. Elle abordait un large sourire en remontant ses lunettes sur son nez. « Je viens immortaliser ta première journée d’école. » Haussant un sourcil, je n’arrivais presque pas à croire ce que je venais d’entendre. « T’as six heures de retard, généralement on fait cela le matin pas à la fin de la journée. » Je la remarquais du coin de l’œil qu’elle répétait mes mots imitant d’une voix fausse la mienne. « Tu ne changes vraiment pas Rhett. » « Et c’est une bonne chose, je ne vais pas changer pour plaire. On m’aime ou on ne m’aime pas. » Elle éclatait de rire et j’entendais de nouveau le bruit de son appareil. Je n’avais néanmoins pas le temps de dire quoique ce soit que quelqu’un se postait devant moi, je reconnaissais cette fille vue la veille et ce matin. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle me donne autant d’information, je n’aurais même pas pensé qu’elle se serait présenté à moi. Je la regardais s’éloignant essayant de comprendre cet agissement. « Il s’appelle Rhett Howden ! » Le prix de la grande gueule est décerné à Isobel Hogan ! « Elle est vraiment mignonne. » Ignorant ce commentaire, je prenais la direction du dortoir, suivit comme toujours par Isobel qui trottinait à mes côtés. « Tu me dis ce qui s’est passé ce matin ? » Qu’est-ce qui lui faisait croire que j’allais dire, même si ce n’était rien je n’avais jamais été le genre de personne à parler trop sur lui. Et comme toujours, elle partait dans une sorte de monologue jusqu’à arriver à la vérité. […] Marqueur coincé entre mes dents, stylo entre mes doigts que j’utilisais comme un doigt supplémentaire, j’essaie de finir rapidement ma dissertation avant que j’aille au boulot. Il ne me restait qu’une centaine de mot à pondre. J’avais en masse le temps de le faire, mais plus vite se serait fait et plus rapidement je pouvais en être débarrassé. « Excuse-moi. » Je relevais mon regard de mon écran. Ce visage qui me regardait me disait vaguement quelque chose. Je n’oubliais pas les visages, mais je n’arrivais pas à replacer celui-ci. « Tu pourrais m’aider ? Je n’arrive pas à prendre un livre. » Stoïque, je ne bronchais pas continuant de chercher où j’avais vu cette fille qui me souriait. Secouant la tête lorsque l’information ou plutôt sa requête arriva à mon cerveau, je me levais. « Euh, oui. » disais-je en appuyant sur ctrl+s. Ce serait plus que dommage que mon document soit « perdu » pendant que j’allais chercher ce dit livre. Suivant l’étudiante, j’arrivais dans le rayon où elle me pointait l’ouvrage tout en haut de l’étagère. Le bouquin semblait aussi peser une tonne au vu des pages qu’il devait comprendre. Je comprenais pourquoi elle avait eu besoin d’aide. Bien que grand, je me hissais tout de même sur la pointe des pieds pour atteindre l’ouvrage que je glissais jusqu’à moi. « Tu ne te souviens pas de moi. » Surpris, je tournais la tête vers la fille près de moi qui me dévisageait. Ce petit moment d’inattention me fit perdre le livre de mes mains, je me reculais à temps pour ne pas avoir cette brique sur les pieds. Sauf que le bruit qui retentit dans toute la pièce fut si infernal, qu’il ne fallut qu’un instant pout voir des têtes arriver de partout pour voir ce qui c’était passé. La voix de la bibliothécaire résonnait dans le brouhaha de chaise et de murmure. Je me penchais pour prendre le bouquin de droit. « Que s’est-il passé ? » demandait la bibliothécaire en nous fixant légèrement hors d’haleine. « Le livre ma glisser des mains. » Ce qui n’était pas faux, bien que la raison de cette inattention me laissât perplexe. « Monsieur Howden, faite plus attention aux ouvrages de notre établissement. » Elle repartait comme si tout cela n’avait pas eu lieu, repoussant la horde d’étudiant curieux. Je poussais un soupir, passant ma main dans mes cheveux. « C’est plaisant de savoir que les enseignants de cette école s’enquerre des biens matériels au lieu des étudiants. » J’entendais un son, un ricanement. « On devrait peut-être penser à lui intenté un procès. » Venait-elle de faire une plaisanterie ? Un sourire en coin apparut à la commissure de mes lèvres, tendant le livre qu’elle m’avait demandé je me rappelais enfin où je l’avais vu. La voir blottir le bouquin contre elle, me fit rappeler cette fille que j’avais croisé par deux fois à la rentrée. « Sheri c’est ça ? » L’expression de son visage se transforma en un instant, me faisant comprendre que j’avais mis le doigt dans le mille. « Tu vois, je ne t’ai pas oublié. » Je lui adressais un clin d’œil avant de tourner les talons pour retourner à ma rédaction. Glissant mes mains dans mes poches, j’entendais à nouveau sa voix : « On va se revoir ? » Un coup d’œil vers elle, un sourire en coin, je lui répondais : « Sans doute. »

L’université fini, j’avais pu me trouver un emploi dans la même boîte où se trouvait mon frère. On avait beau se voir tous les jours, il en restait pas moins qu’on avait aucun mal à se voir en dehors du boulot. C’était sans doute la seule personne hormis Isobel avec qui je n’avais aucun souci à rester plusieurs heures en sa compagnie. « Calme-toi. » disais-je en regardant Nash faire les cent pas. Le voir ainsi n’était pas nouveau, j’avais même l’habitude depuis le temps. Amenant mon pouce à mes lèvres, je mordillais la peau près de mon ongle. « Écoute, je ne vois pas ce qu’on peut trouver d’autre. » J’avais fait des recherches en secret contre le député adverse. Obama avait toutes ses chances. Bien sûr j’avais assez d’information pour faire couler l’opposant, mais je savais que si je les divulguais Nash voudrait savoir d’où je les tenais et il était hors de question que je vende la mèche. Toc. Toc. Je tournais la tête pour voir la secrétaire glisser sa tête par la porte. Elle nous regardait comme si elle avait peur de nous déranger, d’un sens je la comprenais si je prenais le temps de regarder Nash. Lui faisant signe de parler, elle s’avançait dans la pièce. « Monsieur Richardson vient de téléphoner. Il a dit qu’il aimerait que vous le rejoigniez à cette adresse. » Elle me tendait un papier où elle avait inscrit l’adresse. Je la remerciais tout en la regardant s’éloigner. « Nash. » disais-je en reportant mon attention sur mon frère qui semblait m’avoir tout autant oublié. S’il continuait à se faire du sang d’encre, il aurait une tête grise avant l’heure. Je me décidais à me poster devant lui. « Bon ça suffit, un donateur nous attend ! » disais-je en plaquant le mémo sur son torse, avant de prendre la direction de la sortie de son bureau. Je n’allais pas faire attendre un donateur, même s’il s’agissait de M. Richardson. J’avais pu le voir à une ou deux reprises et il semblait être tout un énergumène. Les gens riches parfois avaient une logique particulière. Je prenais mon manteau et mon sac où j’y glissais mon ordinateur. J’allais rejoindre mon frère à l’ascenseur et nous prenions la direction de l’adresse. Le trajet se fit en silence et je sortais de la voiture, observant l’immeuble qui n’avait rien de particulier. Un édifice gris comme tous ceux qui l’entourait. Je suivais Nash qui semblait avoir repris ses esprits, on montait jusqu’au dernier étage et lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrirent je commençais à redouter notre venue. Avançant de couloir, on arrivait à une porte ouverte donnant sur une sorte de gym. Entrant, je portais mon regard tout autour de moi, jusqu’à ce que la réceptionniste nous accueil. Elle n’eut pas le temps de parler qu’une voix nous interpelait : « Messieurs Howden, ravi de voir que vous êtes à l’heure. » Je ne m’attendais pas à voir un jour cet homme en tenue de sport, mais loin d’être décontracté. Son petit short moulant resterait une vision qui me marquerait à vie. Je laissais mon frère parler, après tout il avait plus l’habitude que moi et savait mieux trouver les mots pour conclure rapidement et bien fait ce genre de rendez-vous. « Non pas ici, vous allez venir avec moi. » Je me figeais, il plaisantait ? « Qu… » Le oi s’étouffa dans ma gorge avec le coup de coude que Nash m’envoya dans les côtes. Je lui lançais un regard sombre, mais il s’était déjà mis à suivre l’homme. Grinçant des dents, je les suivais avant d’arriver dans une pièce remplie de femme en tenu moulante et peu couverte. J’étais qu’un petit geek, pas le genre de mec à faire du sport. Je préférais de loin passer mon temps libre devant mon ordinateur. « Eh bien j’espère que vous êtes souples. » Si ma mâchoire avait pu se défaire, elle aurait sans doute touché le sol. Je me glissais derrière Nash, lui soufflant à l’oreille : « Il plaisante ? » Il semblerait que non, c’est ce que je compris quand je vis mon frère déposer ses choses dans un coin. En mon fort intérieur, il était hors de question que je fasse cela et pourtant, je l’imitais dénouant ma cravate, retirant mon veston et en moins de deux on était tous les deux en boxer et t-shirt. Ce moment j’allais le faire payer à mon frère ! S’il racontait cela à quiconque, il pouvait être certain de ne plus recevoir de cadeau à Noël ou bien à son anniversaire. Me mettant sur un tapis de yoga, j’essayais de suivre les figures que faisait le professeur, laissant Nash devant moi discuter. On pouvait dire qu’on n’avait pas notre place dans cette salle, mais qu’on offrait un spectacle intéressant au vu des murmures qu’il y avait autour de nous. Une fois le cours terminer, j’enfilais mon pantalon toisant mon frère un peu plus loin qui serrait la main de Monsieur Richardson. « La prochaine fois, oubli moi pour ce genre de truc. » disais-je en lui balançant son veston. « Parfois il faut faire certaines choses pour arriver à nos fins. » Il pouvait être certain que cette phrase je n’allais jamais l’oublier. J’étais maintenant près à tout pour avoir ce que je désirais !

« Monsieur Howden vous êtes sans cœur. » Décroisant mes bras, je me levais glissant le dossier qui trônait sur la table vers l’homme. « Peut-être, mais pour gagner il faut faire des sacrifices. » disais-je en gardant mon doigt sur la pochette du dossier. « Et je n’ai pas peur de me salir les mains, car entre nous deux je pense que vous êtes le pire. » Je marquais une pause, relevant le coin du dossier assez pour qu’on remarque une photo d’un homme. « Ce n’est pas moi qui ment à la société. » Je refermais le dossier. Habituellement, j’envoyais les messages à même l’ordinateur de ma victime, mais quand il s’agissait d’un gros poisson je préférais le rencontrer dans un lieu public de préférence et ça permettait que cette dite personne n’efface son disque dur. « Ce serait dommage pour votre carrière qu’on apprenne que pour un républicain vous avez des fréquentations bien loin de vos idéaux. » « Ma vie privée ne regarde que moi ! » Un sourire narquois apparut sur mes lèvres. « Alors il fallait voir à avoir un choix de carrière différent de la politique. » L’homme me dévisageait, son visage se déformant sous l’effet de la colère. « Mais on peut très bien conclure un petit arrangement. Inutile que tout se sache. » Sans me vanter, j’étais de plus en plus connu pour déterrer les dossiers secrets des gens. Autant, je pouvais être doué pour dissimuler la vérité si je voyais une utilité à cela. Je m’assurais d’avoir toujours le dernier mot et chaque avantage dans ma poche. Même si Nash n’approuvait pas toujours et ne savait même pas la plus grande partie de tout ce que je faisais, rien ne m’avait jamais empêché de le faire. Je m’en prenais toujours à ceux qui se disaient être les plus fort et les plus intouchables. Je frappais toujours dans le mile. Ce n’était jamais bien dure, après tout, tout le monde a un jardin secret. On avait déjà essayé d’être plus fort que moi, mais dans ce jeu j’étais le meilleur et j’avais toujours un ou deux coups d’avance. « Vos instructions sont dans le dossier, si vous ne faites pas à la lettre ce que j’ai inscrit inutile de dire que tout ce qui se trouve dans ce dossier sera aussitôt divulguer partout. » Je laissais un billet pour payer mon café et quittait le petit café sachant qu’il ferait ce que je demandais. Aucune personne n’avait jamais eu l’audace de ne pas faire ce que j’attendais d’eux. Je rentrais au bureau, tout le monde semblait surmené. « Rhett. » Je me tournais pour voir mon frère arriver à ma hauteur. « Ne me fait plus jamais le coup de partir sans moi ! J’ai horreur quand tu fais ça… Tu as pu lui parler ? » J’esquissais un sourire en coin, glissant mes mains dans les poches de mon pantalon. « Tu n’as pas à t’en faire. » Je démasquais l’ahurissement sur son visage. « Qu’as-tu fait ? » Cette question que j’avais du mal. Je ne souhaitais pas mentir à mon frère, mais s’il ne cherchait pas savoir ça m’arrangerait. Je ne pouvais pas lui dire ce que je faisais, voir la déception sur son visage me ferait davantage mal. Il ne pouvait pas comprendre et pour empêcher de le décevoir, je lui mentais ou j’omettais de lui dire toute la vérité. « Rien. On a simplement discuté. » Je m’éloignais pour regagner mon bureau déposant mes effets pour reprendre le travail. […] Le temps s’était écoulé et le bulletin de nouvelle de 16 heures commençait, me levant je me dirigeais vers la télévision qui était allumé. Prenant mon portable, je regardais sur mon compte en banque secret. Sourire à la commissure des lèvres, je voyais le chiffre du montant qui avait été déposé. Relevant mon regard, je voyais le député faire une conférence de presse annonçant son départ du sénat. Le volume du son montait doucement pour que tout le monde puisse entendre la nouvelle. Chacun semblait étonné de cette nouvelle, l’un des plus grands députés du parti adverse jetait l’éponge et se refusait à tout commentaire. Je laissais les ragots se créer dans la salle, retournant à mon bureau. « C’est toi ? » Mon regard se relevait pour voir Nash devant moi, l’air grave. « Qu’est-ce que ça changerait ? » demandais-je en passant près de lui. « Tu plaisantes ? Tu pourrais mettre fin à ta carrière. J’ignore comment tu t’y es pris, mais tu risques gros si ça se sait. » Je me tournais pour lui faire face. « Je ne risque rien, puisque je ne suis responsable de rien. » « Ne prend pas pour un idiot Rhett. Je te connais, et cela mieux que quiconque ici. Je sais… » « Tu sais quoi ? » Quelques personnes avaient dévié leur attention de la télévision pour nous regarder. « Tu n’utilises pas toujours des méthodes louables. » « Et c’est toi qui me dit ça ! Tu sais parfaitement que je fais très bien mon boulot, alors arrête de jouer au grand-frère ici. » On se toisait sans brocher, le silence planant autour de nous. « Tu t’écoutes, on dirait un gamin. » Il semblait décourager. « Un gamin qui à sauver tes fesses. » J’étais en colère, prenant mes choses, je quittais le bureau pour rentrer chez moi. J’avais à peine déposer mes effets et ouvert la télévision, que j’étais parti prendre une douche. Je devais me changer les idées. En sortant, j’entendais quelqu’un sonner à la porte. Entourant ma serviette à ma taille, j’allais ouvrir la porte pour y découvrir Nash un sac rempli de met chinois. « T’es vraiment con. » disais-je en le laissant entrer et prendre place dans mon canapé comme si rien de tout ce qui s’était un peu plus tôt n’avait eu lieu.

Marchant de long en large du couloir, je m’arrêtais quand la mère de Sheri et son médecin sortait de la chambre. Elle me prenait la main, je ne savais pas quoi faire. Sheri et moi c’était terminé depuis cinq ans et contrairement à ce qu’on pouvait croire ça ne m’avait pas affecté. Je n’étais pas prêt à accepter une rumeur et encore moins à envisager celle-ci comme étant possible. Donc rester avec elle ne m’avait plus semblé possible. Je ne pouvais pas rester avec elle, alors que je voyais qu’elle espérait plus. On pourrait dire que c’était notre jeune âge qui me rendait distant de ce qu’on appelle le mariage, et pourtant en cinq ans je n’ai jamais ressenti le désir de franchir ce pas. Certes, je n’ai pas eu de relation longue, mais c’était aussi ce que je voulais. Je vivais que pour mon boulot, si je voulais du sexe c’était simple et si je voulais de l’affection je pouvais toujours aller voir Isobel. Seuls mes parents me rabâchaient sur ma rupture avec Sheri, me bassinant avec ce désir d’être grands-parents un jour, à quoi je répondais : « Il y a toujours Nash. » Mais tous savaient que mon frère et moi étions pareil, des bourreaux de travail très peu enclin à des relations amoureuses. C’est avec étonnement que j’avais reçu l’appelle de la mère de Sheri quelques heures plus tôt. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Ma main dans la sienne, je regardais les traits de cette femme. Il semblait épuisé, à bout tout simplement. « Merci d’être venu Rhett. » J’esquissais un sourire, alors qu’elle m’amenait dans la chambre de Sheri. Ce qui s’y passa me laissait de marbre, je ne comprenais toujours pas à quelle comédie elle jouait. Une rendormir, je prenais le médecin dans un coin. « Vous m’expliquer ! » Il semblait mal à l’aise et je commençais à perdre patience. « Mademoiselle Brackenreid présente une amnésie suite à son accident et son coma. Il semblerait qu’elle croit que la personne qui l’accompagnait dans cette voiture se soit vous. Nous ignorons quand elle recouvra la mémoire, mais pour le moment il ne faut pas la brusquer. » Je passais ma main sur mes tempes pour les masser. « Et en quoi cela me regarde ? » demandais-je avec une pointe de froideur. « Eh bien, il semblerait que sa mémoire soit remontée jusqu’à votre relation si j’ai bien tout saisie ce que sa mère m’a dit sur vous. Il vous faut donc jouer ce rôle. » J’étais certain que ma tête à cet instant valait bien un million ! Je ne pouvais pas prétendre être en couple avec elle… C’était tout simplement absurde. « Vous avez pensé à ma vie à moi. » Certes, je n’avais personne dans ma vie, mais elle n’avait plus rien de celle que je vivais il y a cinq ans. « Je comprends, mais nous ne pouvons pas faire grand-chose de plus. Le cerveau est quelque chose de très complexe. Nous ignorons comment elle réagira si nous lui disons qu’elle se trouve en 2016 et non dans la période qu’elle croit être. Nous ne devons en aucun cas la brusquer. J’espérais que vous puissiez nous aider pour le bien de Mademoiselle Brackenreid. » Je poussais un soupir, frottant ma nuque pour réfléchir. « Et si elle ne recouvre pas la mémoire, qu’est-ce que je dois faire ? » « C’est vrai qu’il y a cette éventualité, avec sa famille nous tenterons de lui inculquer ses souvenirs, mais il n’en tiendra qu’à vous de voir. » Tu parles d’un médecin de pacotille. Je capitulais toutefois, acquiesçant d’un signe de tête. Quittant l’hôpital, je prenais la direction de l’appartement d’Isobel. Lorsqu’elle m’ouvrit la porte, je me glissais dans son appartement pour m’affaler dans son canapé. « Bonjour Isobel. Bonjour Rhett. Puis-je entrer ? Oui avec plaisir. » Je relevais mon regard sur ma meilleure amie qui continuait son monologue. « C’est bon… » Elle prenait place sur le canapé, soulevant mes pieds pour les poser sur elle. Je poussais un soupir. « Qu’est-ce qui se passe ? » Je posais mon regard sur Isobel, mordant ma lèvre. « Sheri a eu un accident… » « Elle va bien ? » me coupa-t-elle. « Oui, enfin si on peut dire ça ainsi. » « Mais comment tu es au courant ? » « Tu me laisses parler ? » Elle affichait son air de chien battu, me faisant tourner de l’œil. « Il semblerait qu’elle soit amnésique et c’est moi qu’elle appelait. » « Eh bien dit donc, t’es un vrai tombeur ! » Je la foudroyais du regard. « Pardon, ce n’est pas drôle, mais tu comptes l’aider. » Je poussais une sorte de râlement, basculant ma tête vers l’arrière. « Rhett ! Tu ne peux pas la laisser seule alors qu’elle a besoin de toi ! Tu voudrais qu’elle fasse pareil si c’était toi. » Je regardais le plafond, elle n’avait sans doute pas tort… […] Encore une longue journée de boulot, tournant la clé dans la serrure de mon appartement. J’avais besoin d’un moment tranquille, ce genre de moment que je n’avais pas depuis quelques semaines. J’ouvrais la porte, laissant une cacophonie arriver jusqu’à mes oreilles. Poussant un soupir, je déposais mon sac sur le bord de la porte, retirant mes souliers j’essayais de ne pas perdre patience. Je devais lui laisser une chance et puis c’était moi qui lui avait donné le double de mes clés au cas où. Seulement, j’avais cru qu’elle m’aurait prévenu si elle débarquait chez moi. Je me dirigeais vers la cuisine où elle se trouvait musique à fond et bien installé aux fourneaux. Je la regardais un moment avant qu’elle ne s’aperçoive que j’étais là. « Rhett ! » Je tentais de sourire comme je l’aurais fait il y a un peu plus de cinq ans, mais j’ignorais comment faire pour le rendre plus vrai que nature. Pourtant, c’était une chose que j’avais l’habitude de faire. J’avais toujours eu un double visage, j’en étais conscient depuis longtemps maintenant, mais j’avais peine à le faire en ce moment. Peut-être que j’avais pitié d’elle. Après tout perdre ses repaires ne doit pas être quelque chose d’agréable à vivre. « Je voulais te faire la surprise pour le dîner, mais tu rentres tôt. » Je regardais ma montre. « Euh… Il est vingt-deux heures. » « Quoi ! » Elle semblait étonnée de l’heure, ce qui me décrochait un sourire. « Et tu peux me dire ce que tu as au visage ? » Je posais ses doigts sur sa joue. « Ah oui mon masque. Je voulais me faire belle… » Devais-je dire que je ne comprenais pas le principe de tout cela. « … mais tout tombe à l’eau, je n’ai même pas fini et il est déjà si tard… Ne me dis pas que tu as déjà mangé. » J’haussais un sourcil. « Euh non. Mais on peut se faire livrer du Thaï. » Vingt-deux heures était souvent l’heure vers lequel je mangeais si je n’avais pas de rendez-vous pour le boulot. Elle semblait soulagée et acquiesçait fermant le four et serrant les ustensiles qu’elle n’avait pas encore utilisé. J’en profitais pour prendre mon portable et en quelques clics j’avais commandé le repas de ce soir. Posant mon portable sur l’ilot, je la regardais prendre place dans le canapé. « Tu as passé une bonne journée ? » Étrangement, je trouvais de plus en plus dur de jouer au petit couple, alors qu’elle était revenue dans ma vie sans que je m’y attende. Pour elle, je ne l’avais jamais quitté, mais moi j’ignorais tout de ce qu’elle avait fait durant ces cinq dernières années. « Oui. Et toi, tu avais un rendez-vous à l’hôpital, non ? » Elle se tournait pour me regarder. « Pourquoi cet air si grave, je ne suis pas mourante ! J’ai juste perdu la mémoire, mais le médecin est confiant. Je me rappelle quelques brides ici et là. Et puis, ça ne changera rien à nous tout cela. » Je me taisais, j’avais envie de lui dire que tout changerait. Notre relation n’était que tissu de mensonge et pouvait s’embraser en un instant. Mais peut-être que ce serait mieux que de jouer une personne que je ne suis plus ?

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MessageSujet: Re: Rhett :: Our democracy has been hacked   Mar 1 Nov - 17:19

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MessageSujet: Re: Rhett :: Our democracy has been hacked   Mar 1 Nov - 17:25

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MessageSujet: Re: Rhett :: Our democracy has been hacked   Mar 1 Nov - 17:54

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MessageSujet: Re: Rhett :: Our democracy has been hacked   Mer 2 Nov - 14:19

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MessageSujet: Re: Rhett :: Our democracy has been hacked   Jeu 3 Nov - 5:07

Merci

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