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 Tout ça c'est fait pour oublier :: Bandy

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Jonas ElkinsGod bless America… and Me
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Arrivé à Washington le : 18/11/2016
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Crédits : #avatar : monocle. #gif : tumblr #crackship : monocle.
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Schizophrénie : Derrick (CWood) ≡ Rhett (GGustin) ≡ Chip (THolland) ≡ Carter (AKendrick) ≡ Solora (CBennet) ≡ Lowen (DStevens) ≡ Devon (ZKravitz) ≡ Jesabel (LCollins)
Disponibilités : open (2/3) noah ; skyler ; jazz (uc.)
Âge : Vingt-cinq ans. ≡ 4 juillet 1993

MessageSujet: Tout ça c'est fait pour oublier :: Bandy   Ven 18 Nov - 6:49

Baby & Andy
Tout ça c'est fait pour oublier

Comment j’allais dealer avec une adolescente ? J’avais beau adorer Kara, quand ma mère me parlait d’elle, j’avais l’impression qu’elle avait à faire à un démon au visage d’ange. Elle m’avait laissé une liste de chose à savoir et je lisais celle-ci en la trouvant un peu trop parano. Mon regard se posait toutefois sur le chiffre quatorze de la liste. La clé ouvrant la réserve d’alcool de mon beau-père se trouvait dans le secrétariat. Voilà qu’on parlait mon langage ! Je me dirigeais vers celui-ci, un verre de whisky ne me ferait aucun mal. Un petit tout rikiki ! J’ouvrais la porte du meuble, cherchant la clé je tombais sur une lettre portant mon nom. Elle semblait usée, vieille avec ses coins tournés et légèrement déchirés. Elle n’était cependant pas ouverte. La regardant sous toutes ses coutures, je me décidais à l’ouvrir. Après tout, elle m’était adressé. « Andy, je sors. » Je relevais la tête pour regarder Kara qui ouvrait la porte. « D’accord, ne revient pas trop tard. » disais-je en retournant mon attention vers cette lettre. Je me demandais bien ce que ça pouvait être. L’écriture était féminine et reconnaissait celle-ci. Pourquoi ma mère avait une lettre de mon ex dans son secrétaire ? Je commençais à lire, serrant l’ongle de mon pouce entre mes dents tout au long de ma lecture. Je ne comprenais pas bien au tout début, puis au fur et à mesure que je lisais tout me semblait devenir limpide. J’échappais la lettre sur le sol complètement catatonique. Je devais rêver. « Il me faut un verre. » disais-je en cherchant plus ardemment dans le secrétaire. Cette foutu clé semblait avoir disparue ! Et puis merde ! J’attrapais les clés de la maison et quittant celle-ci, je partais en quête de ce nectar qui me ferait bien oublier ce que je venais de lire. Ce qu’elle avait écrit, je n’y croyais pas. C’était impossible ! Si c’était vrai, elle me l’aurait dit. Elle m’n aurait parlé. Je me prenais la tête cherchant à mieux comprendre, mais tout se bousculait dans mon esprit que j’en venais à perdre le fil. Les mots de la lettre résonnaient dans mon esprit, mais je ne pouvais tout simplement pas y croire. Je finis par trouver un bar, prenant place au comptoir, je commandais un triple whisky sec. J’enfilais les verres aussi rapidement que je pouvais, remplissant tout aussi rapidement celui-ci. Au bout d’un moment je me sentais encore plus perdu, le front appuyer sur le comptoir, je regardais une tâche. « Dur soirée ? » Je relevais la tête, un peu trop vite vu comment le barman ne semblait pas tenir bien droit. Je voyais trouble, ma gorge était sec et je ne me sentais pas très bien. « Zuis père. » disais-je la bouche pâteuse. « Félicitation. » Il ne semblait pas comprendre pourquoi je semblais si accablé de cette nouvelle. « Onze ans. » C’est tout ce que je trouvais de plus à ajouter, laissant ma tête retomber sur le comptoir. « Vous avez trop bu. Vous devriez rentrer. » Il tentait de me retirer mon verre, mais je me mettais à grogner montrant mon désaccord. Relevant légèrement la tête, je regardais l’homme et son faible jumeau… « Vous zavez raison. » Je me levais, titubant et n’ayant pas la vision qui s’arrangeait, je me dirigeais vers la sortie du bar. Plus d’une fois, je trébuchais sur absolument rien, je m’excusais même à un poteau en sortant. Pas très loquace. Je m’allumais une clope. Combien de verre j’avais bu ? Je me le demandais… « Hey vous ! » Je me retournais pour voir un poulet se diriger vers moi. Oups. Non, non, non ! Je n’allais pas me faire picorer – façon de parler. Pressant le pas pour tenter de fuir, je me prenais le pied dans mon autre et j’allais me vautrer en beauté. Étendu sur le sol, je maugréais contre mes stupides pieds. On me soulevait sans trop de difficulté et en moins de deux, je me retrouvais derrière les barreaux d’une cellule. Les bras entre les barreaux et le front appuyé contre le fer, je regardais un flic. « Sortez-moi d’ici. » J’entendais des sifflements derrière moi, j’avais beau être complètement paf, je ne souhaitais pas rester cette nuit dans cette cellule ! Hors de question ! Au bout de je ne sais combien de temps, on ouvrait la porte et on me faisait sortir sans grand ménagement. Continuant de tituber. « Tu as droit à un coup de fil. » Quelle galanterie ! Je composais un numéro que j’avais appris par cœur sans même m’en rendre compte. « Salut, je suis au poste. » Je raccrochais, laissant ma tête tomber contre le bureau. Dans quelques heures, j’aurais une migraine affreuse ! Mais en moins de deux, on me remettait en cellule face à une bande de vautour qui me faisait des sourires et clins d’œil. Au moins, y’avait une femme, je m’assoyais près d’elle. « Bonsoir. » disais-je. « Bonsoir mon chou. » Tien elle avait une drôle de voix. « Un rhume ? » Elle éclatait de rire… Je sentais que si Baby n’arrivait pas très vite, ma soirée serait cauchemardesque !

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Kaya S. BurtonGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Tout ça c'est fait pour oublier :: Bandy   Ven 18 Nov - 23:32

Andy & Baby
Tout ça c'est fait pour oublier

Mon téléphone se mit à vibrer, puis à sonner sur la table de nuit, en plein milieu de la nuit. Un oubli ? Une idiotie de ma part ? Un manque de connaissance de la technologie ? Rien de tout cela; j’avais fait exprès de laisser mon téléphone portable allumé, comme je le faisais chaque fois que je savais que Wesley ne dormait pas à la maison. Non pas que j’étais paranoïaque, mais je préférais de loin laisser une ouverture à mon fils en cas de besoin, à tout moment. Inutile de mentionner que pour le coup, persuadée que ça ne pouvait être que lui et ce, dès mon réveil, je bondis comme si Wesley était encore un bébé et qu’il était en train de pleurer, puis j’attrapai mon portable, puis je répondis  « Allô ? » dans une voix rauque, encore incapable d’adresser un message un peu plus personnalisé. Finalement, le contraire aurait été particulièrement gênant, compte tenu que je n’eus pas affaire à mon fils, mais plutôt à une voix d’adulte maladroite, parlant au ralenti, tenant quelques mots qui eurent l’effet d’une bombe. Puis, avant que je puisse demander des explications supplémentaires, cela raccrocha, me faisant limite croire à une mauvaise blague. Je regardai encore une fois le numéro; il n’avait rien à voir avec ce que j’avais pu voir précédemment. Pourquoi ? Parce que jamais personne n’avait appelé chez moi du commissariat. Enfin, le numéro pourrait appartenir à n’importe qui, mais compte tenu que j’avais reconnu la voix, quelque chose me disait que ce n’était pas une blague, bien que j’espérais fortement que ça en soit une, en réalité. Parce que si j’avais vu juste et que pire encore, cette dite personne était vraiment en prison, c’était on ne peut plus troublant, troublant et particulièrement frustrant. Pourquoi ? Pourquoi fallait-il qu’il me fasse un coup pareil, soit partir sans rien dire après avoir frôlé la mort, puis m’appeler seulement quand il avait des ennuis ? Qu’est-ce qui avait pu se passer entre-temps ? Avait-il au moins pensé à ce qu’il m’avait dit quand il avait refusé de reprendre ma bague ? À tout ce qu’il avait pu laisser en suspens en quittant ainsi sans rien dire ? M’appelait-il seulement parce qu’il avait besoin de moi ? Cette dernière question prenant le dessus sur toutes les autres, je décidai que si jamais il voulait vraiment que je le tire d’affaire, il allait attendre, et plus encore, il allait attendre si j’avais envie d’aller le chercher. Parce que là, tout de suite, clairement, je n’en avais pas envie. Dans un élan de quasi-méchanceté, je reposai même mon téléphone, puis je me retournai dans le lit vide - parce que Sydney n’avait pas eu le courage de monter à l’étage après une soirée au bar avec ses amis, mais ça, je ne m’en plaignais même plus - dans l’intention de me rendormir. Naturellement, et tristement surtout, j’en fus incapable. Pourtant, ce n’était pas faute de ne pas avoir essayé. Les minutes passèrent, sans que je ne retrouve le sommeil, puisque l’image d’Andy derrière les barreaux ne cessa de tourner dans ma tête. Au bout du compte, quand je compris que cela ne servait à rien de me battre contre l’évident, je grommelai un juron, puis je sortis du lit. Je m’habillai avec les premiers vêtements que je trouvai, attrapai mes affaires, puis je quittai aussi discrètement que possible la maison, prenant la route vers le commissariat. Heureusement que celui-ci se trouvait non loin, puisque j’aurais tôt fait de faire demi-tour plus d’une fois. Je ne savais pas pourquoi je me pliais à faire une chose pareille, même si je ne me voyais pas faire autrement, sans m’expliquer pourquoi. Au final, je me garai à l’avant, entrai au poste, dans une ambiance déprimante, déserte, peu accueillante. M’approchant de ce que je pensais être l’accueil, je demandai:  « Bonjour, je viens chercher quelqu’un qui s’est fait arrêter… » obligée de m’arrêter parce que je réalisais que je ne savais même pas pourquoi, ni quand Andy s’était fait arrêter. Quelle conne je faisais, clairement ! Roulant les yeux au ciel, je fus reconnaissante que la personne en face de moi, aussi hostile celle-ci puisse me semble être, ne m’obligea pas à chercher mes mots plus longtemps, en venant directement à me demander le nom de la personne que je venais chercher. Ça, je le savais. Même s’il ne me l’avait pas dit, ça ne pouvait pas être autrement. Sans hésiter donc, je dis:  « Andy Greenfield. » Ma persuasion ne fit qu’être confirmée au moment où la dame chercha dans ses dossiers et sembla sitôt le trouver. Elle sortit sitôt une feuille qu’elle me demanda de signer, m’indiquant le montant de la caution à payer pour le laisser sortir. Mes yeux s’écarquillèrent, finissant de me réveiller, bien comme il le faut qui plus est.  « Merde, t’es pas sérieux… » fut tout ce qui sortit de ma bouche, à l’adresse de mon ex-fiancé qui n’était pas là, qui devait probablement n’en avoir rien à faire. N’ayant pas une telle somme d’argent sur moi, je n’eus pas d’autre choix que d’utiliser le débiteur qui se trouvait non loin, certainement en prévision de ce type de situation. Une fois que ce fut fait, ce fut avec presque dégoût que je donnai le montant à la femme à l’accueil, signant d’une main tremblante la feuille que je tendis à la personne qui la reprit, se levant en me demandant d’attendre, attendre qu’Andy soit finalement sorti. Est-ce que j’avais vraiment envie de l’attendre ? D’une certaine façon, non, mais de l’autre, je ne savais pas ce que j’y gagnerais, à prendre la fuite. Lui donnerais-je une leçon ? Peut-être que oui, mais au fond, je savais que je ne partirais qu’avec des questions, des doutes, des frustrations que seule une rencontre, un face-à-face pouvaient estomper. Et mine de rien, j’en avais besoin, parce que je ne pouvais pas supporter un tel rythme de vie, de telles montagnes russes. J’avais Andy dans la peau, ce n’était pas une surprise, mais s’il ne faisait que jouer de cela, qu’il se jouait de ma vie selon son bon vouloir, il fallait que ça arrête, aussi rapidement que possible.
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Jonas ElkinsGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Tout ça c'est fait pour oublier :: Bandy   Lun 21 Nov - 7:24

Baby & Andy
Tout ça c'est fait pour oublier

Assis sur ce qui devait être un banc, j’avais les mains glisser entre mes genoux. Ma tête tournait beaucoup trop vite à mon goût si je me levais ou bougeait tout simplement. Je me contentais de rester là fixant le vide devant moi. Je ne voulais pas penser à ses hommes autour de moi qui me reluquait comme si j’étais un steak. Hors de question que je finisse ma soirée avec l’un d’eux. J’avais beau être derrière les barreaux, je ne pourrais jamais survivre si je devais aller en prison. Mon arme était mes mots et non mes poings. J’espérais donc que Baby – si c’était bien elle que j’avais appelé, arrive rapidement pour me sortir de ce merdier. Après tout, c’était la moindre des choses puisqu’en mon sens elle était la cause de tout ceci ! Si je n’avais pas trouvé sa lettre… Si je ne l’avais pas lu… Jamais je n’aurais fini ma soirée dans un bar dont j’ignorais le nom à me boire des verres cul sec. Non, j’aurais passé une soirée chez mes parents à boire un whisky tout en cherchant l’inspiration pour les futurs pages de mon roman. Ces plans à l’eau, j’estimais qu’elle me devait bien cela, même si elle ignorait la cause de ma beuverie. Essayant de passer le temps, je me mis au bout d’un moment à fredonner un vieil air d’un boys band. Je ne connaissant pas les paroles, ça ne ressemblait pas à grand-chose mais bon, c’était toujours mieux que l’écho qui résonnait dans mon crâne ou les conversations douteux de mes compagnons de cellules. Sentant la main de la femme – si ça en était bien une, sur ma cuisse, je me glissais à bonne distance d’elle affichant un sourire incertain. Plus jamais je boirai autant, me promettais-je sachant bien que je ne tiendrais pas cette promesse aussitôt que j’aurais quitté cette cellule et reprit mes esprits. Les secondes passèrent. Les minutes. Depuis combien de temps j’étais là ? Je me le demandais bien. « Greenfield, tu es libre. » Il était pas trop tôt, sans adresser un regard à mes compagnons, je sortais pour suivre l’agent qui me conduisait à une sorte de dépôt. L’agent déposait mes effets en les nommant à voix haute. Je devais bien admettre, j’ignorais ce que j’avais sur moi en arrivant ici. « Portefeuille. Cinquante dollars. Trousseau de clé. » Il continuait jusqu’à : « Une enveloppe. » Mon regard se posait sur celle-ci, l’enveloppe que j’avais lu et qui avait été la cause de la fin de ma soirée. Je prenais mes effets, serrant adéquatement le tout au bon endroit, mais je gardais soigneusement l’enveloppe dans mes mains. Elle était marquée par l’usure de la lecture répétitive et la colère que j’avais éprouvé en la lisant. Me massant la tempe, je laissais l’officier ouvrir la porte menant à la réception. Je relevais la tête posant mon regard sur mon ex. Elle était bel et bien venue, elle n’avait pas envoyé quelqu’un pour le faire à sa place. « Salut. » disais-je ne sachant pas trop comment commencer la conversation. « Merci d’être venue. » Encore là, ça me semblait surfaite, mais je n’avais rien d’autre en tête que ces mots merdiques et un marteau piqueur. Je glissais mes mains dans mes poches de mon pantalon, cachant l’enveloppe par la même occasion. « Je n’étais pas certain si tu allais venir. » Elle aurait tout aussi bien pu me laisser sécher dans la cellule. Ce que j’aurais pu comprendre vu comment j’étais parti la dernière fois. Je n’avais pas de quoi être fière, mais plusieurs facteurs me disaient de repartir, après tout ma vie n’était pas ici. Je ne vivais pas à Washington, je n’y avais jamais vraiment vécu. Ma place était à New York City même si rien ne m’y attendait sauf un éditeur presser d’avoir les nouveaux chapitres de mon roman. Chapitres qui n’avaient pas tant avancés depuis que j’étais retourné à la grosse pomme. Mes vices avaient bien vite repris le dessus si ce n’était pas pire qu’avant. Ce désir de l’oublier pour de bon était contradictoire avec mon envie de l’avoir que pour moi. « Ça n’a pas déranger personne que tu te déplaces ici pendant la nuit ? »

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MessageSujet: Re: Tout ça c'est fait pour oublier :: Bandy   Lun 21 Nov - 23:38

Andy & Baby
Tout ça c'est fait pour oublier

À partir du moment où je restai seule à l’entrée, tout déboula trop rapidement à mon goût. En effet, j’eus à peine le temps de réfléchir à la façon que j’allais accueillir Andy une fois qu’il allait être libéré que celui-ci apparut d’abord derrière la fenêtre encastrée dans la porte, puis finalement devant moi, sans menottes, sans personne qui le retenait de quelconque façon, et que je me retrouvai, ne sachant pas quoi faire, quoi dire. Ça, ce n’était pas nouveau. Depuis qu’il était passé en ville pour la première fois, ce n’était pas rare que je me retrouvais à court de moyens, d’autant plus qu’il m’avait donné bien des raisons pour sombrer dans cet état en quelques mois. Pourtant, là, tout de suite, non seulement, je trouvais cela troublant, mais en plus, je trouvais cela frustrant. Frustrant parce que j’avais l’impression de tourner en rond, mais surtout frustrant parce que je me trouvais faible, je me trouvais pitoyable de plier à chaque fois, même dans les pires situations, comme celle-ci. Sauf que là, je me rendis compte, bien rapidement, quand Andy vint à s’approcher, me saluant et me remerciant d’être venu le chercher, comme si de rien n’était, comme si j’avais l’habitude de faire cela à chaque semaine, que je n’avais pas envie de flancher, que je n’avais pas envie de lui dire que ce n’était rien, que c’était la normale des choses. Je savais au fond de moi que non, à ce point, ce n’était pas la normale des choses. Qui faisait cela après tout, aller chercher son ex-fiancé, ce même ex-fiancé qui était parti sans rien dire, deux fois, qui avait tout laissé en plan ? Il y avait juste moi pour faire une chose aussi stupide, c’était sûr et certain. Pourquoi avait-il fallu que je culpabilise autant ? Pourquoi avait-il fallu que je ne puisse juste pas le laisser là ? Clairement, il me faudrait arrêter à un moment donné, parce que ça ne ferait que me détruire. Histoire de me protéger de cela justement, je décidai de simplement répondre par un hochement de tête à ses propos, me tournant juste à temps pour qu’il ne me voie pas rouler les yeux au ciel au moment où il exprima son incertitude quant à ma venue au poste pour passer le prendre. Si j’avais été la moindrement plus ironique au quotidien, je lui aurais très certainement répondu que moi-même je n’étais pas certaine de venir le chercher, et que je n’étais pas certaine non plus du pourquoi je le faisais. À la place, je me contenter de simplement hausser les épaules, déjà prête à prendre la direction de la sortie. Cet endroit, ces circonstances, ça commençait à me faire sentir vraiment mal à l’aise, et puis, le plus vite nous sortions, le plus vite j’irais déposer Andy chez lui et que ce qui était similaire à un vrai cauchemar. Et pourtant, je ne pus sortir tout de suite, parce que mon ex-fiancé vint renchérir avec une question qui, cette fois-ci, m’empêcha de garder ma contenance. Normalement, ce n’était pas mon genre de perdre mon calme, mais là, ce fut sur un ton plutôt hérissé que je répondis à sa question par une autre, et je dis:  « Depuis quand tu te soucies de déranger qui que ce soit ?! » Après tout, c’était vrai; la première fois, quand il avait appelé chez moi, laissant un message énigmatique qui avait finalement mené à l’horrible découverte qu’avait été sa personne, en pleine overdose dans sa chambre d’hôtel, il ne s’était certainement pas soucié de me déranger. Visiblement, il ne l’avait pas fait non plus avant d’appeler. Sauf que là, c’était trop tard pour s’en soucier de quelconque façon, à mon avis, en tout cas. Par contre, parce que je ne voulais pas exploser, puis m’exposer un peu plus, montrer quelconque forme de vulnérabilité, je ne m’éternisai pas, puis je dis:  « Allez, on sort. », me surprenant moi-même d’être aussi impérative pour le coup, mais je n’avais pas envie de jouer les gentilles. Surtout, je n’avais pas envie de le prendre en pitié, croire qu’il avait besoin de moi, croire que je pourrais faire une différence dans sa vie qui semblait, vu de l’extérieur, être devenue un véritable merdier. Cela me faisait de la peine, ça me brisait le coeur, je ne pouvais pas le nier, mais que pouvais-je vraiment changer ? Rien du tout, c’était la triste réalité. Inspirant profondément, je ne lui laissai même pas le temps de réfléchir - ce n’était pas comme s’il était en état de réfléchir à quoi que ce soit de toute façon - et je poussai la porte du commissariat. Une fois à l’extérieur, je demeurai silencieuse encore quelques secondes, histoire de me calmer, respirer de l’air frais, histoire d’être plus dispose à lui demander:  « Je te dépose où ? »
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MessageSujet: Re: Tout ça c'est fait pour oublier :: Bandy   Ven 2 Déc - 21:43

Baby & Andy
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Soulagé d’être sorti, j’allais rejoindre la personne qui était venu me chercher sans oublier de prendre mes quelques biens au passage. Je pensais que cette soirée serait finie, j’avais l’impression que déjà là tout me semblait compliqué, je ne souhaitais pas envenimer les choses. Arrivant à la réception, mon regard se posait sur mon ex. Elle était trop gentille avec moi, peut-être que c’était pour cela que je m’accrochais sans réellement mettre un pied dans la porte. Après tout, elle était mariée. Je savais que je l’avais perdu depuis bon nombre d’année maintenant. Je l’observais, cherchant les mots à lui dire. Ceux-ci furent banals, même trop anodin pour la situation, mais je ressentais toujours l’effet de l’alcool. Ça me rendait généralement plus calme, n’étant pas le genre à avoir l’alcool triste ou hilare, mais je n’étais pas plus réfléchi pour autant. Je ne pesais pas mes mots, tout comme je prenais pas le temps de réfléchir. Face à Baby, je la regardais avant qu’elle ne me fasse dos. En fait, c’était un moment assez embarrassant surtout avec ces spectateurs. La phrase qu’elle me dit me laissais sans voix. Pinçant mes lèvres, je ne trouvais pas de mot pour lui répondre. Je n’avais jamais voulu la déranger… Ce n’était pas pour rien que je restais discret et cacher dans mon coin. Je ne voulais pas m’immiscer dans sa vie, je n’avais pas droit à ce privilège. Sauf que la drogue ou bien comme cette fois l’alcool, me donnait la force de me montrer présent. Certes ce n’avait rien de glorieux, mais c’était aussi ma façon de lui dire que je pensais toujours à elle. Si j’étais en possession de tous mes moyens, je serais resté discret. Je ne lui aurais même pas écrit dans ce livre pour lui donner rendez-vous. Je n’aurais rien fait, continuant à être le fantôme de son passé. Pourtant, tout c’était bousculé et je n’arrivais plus à me sortir cette fille de la tête. Je n’y étais jamais parvenu à vrai dire. Gardant le silence, je la suivais à l’extérieur. L’air frais me redonnait déjà un petit coup de peps. Bousculant mes idées, je m’arrêtais à peine après être sorti du poste, restant dans le passage des gens, je sortais l’enveloppe de ma poche. La gardant dans ma main, je la serrais dans mon poing. C’était elle qui s’emportait et je ne faisais rien alors que j’avais toutes les raisons du monde d’être en colère, de lui en vouloir. « Nulle part. » disais-je comme si mon alcoolémie avait disparu. Je me postais près d’elle la regardant et pour la première fois depuis nos retrouvailles, je laissais transparaître ma colère. Je n’avais jamais ressenti ce sentiment près d’elle. Il faut bien une première fois à tout. « J’ai peut-être trop cuvé, mais je n’ai pas à me sentir coupable. » disais-je un peu plus pur moi-même avant de lui donner l’enveloppe usée que j’avais pratiquement pas lâché depuis le début de la soirée. « Si je n’avais pas trouvé cette lettre, tu ne me l’aurais jamais dit. Je me trompe ? » Après tout, elle allait eut la chance à de nombreuse reprise de me dire pour notre enfant. J’avais aussi été surpris de savoir qu’elle était mère, elle aurait dû se rendre compte que j’ignorais cette vérité. Elle aurait dû me dire cela. Je n’aurais jamais dû le lire, même si ça avait été écrit de sa main, il y a des choses qui se doivent d’être dite en face à face ou de vive voix. Peut-être que je n’étais pas le mieux placé pour lui reprocher cela, j’avais été stupide durant ma jeunesse. Je le savais et j’en payais les pots cassés, mes bras en étaient la preuve même. Je plongeais mon regard dans le sien. « Tu aurais pu me le dire il y a quelques mois dans ce café. Non, tu aurais dû me le dire. » Je posais de nouveau mon regard sur la lettre, pinçant mes lèvres, je poussais un soupir tournant les talons pour m’éloigner.

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MessageSujet: Re: Tout ça c'est fait pour oublier :: Bandy   Dim 4 Déc - 2:43

Andy & Baby
Tout ça c'est fait pour oublier

Andy me semblait en colère, d’une façon qui ne lui ressemblait pas ou du moins, que jamais je n’avais vue auparavant dans son visage. Enfin, il fallait dire que je ne l’avais pas vu depuis longtemps, que nos dernières rencontres ne m’avaient certainement pas permis de retrouver les signes qui me permettaient de savoir tout de suite s’il était contrarié, heureux ou triste, comme j’avais l’habitude de le faire avant. Bien que cela ne m’avait pas étonnée, puisque plus de dix années s’étaient écoulées et trop de choses avaient changées pour qu’il me soit aussi familier qu’avant en un claquement de doigt, il n’en demeurait pas moins que cela me perturbait, encore plus en ce moment, quand je sentais que quelque chose le dérangeait, qui dépassait le simple fait qu’il avait trop bu et qu’il avait fait un séjour sommes toutes bref en prison. Je ne pouvais pas nier que j’avais espéré que cela vienne expliquer son comportement, mais mes espoirs s’avérèrent vains bien rapidement, soit sitôt qu’il prit la parole après que je lui ait demandé où je le ramenais. Je ne m’en fis pas trop dans un premier temps, mais une fois qu’il eut commencé son discours, je dus admettre que je ne compris pas trop. Fronçant les sourcils, je pris sans rien dire l’enveloppe qu’il serait dans son poing quand il me la tendit, cherchant à y trouver un lien. Et rapidement, malgré moi, je le fis, ce lien; il ne me fallut pas beaucoup de temps pour reconnaître mon écriture, écriture un peu plus maladroite que d’habitude, cette écriture maladroite représentant une incertitude qui m’avait envahie à l’époque où j’avais écrit cette lettre, la seule lettre que je lui avais écrite qu’il n’avait pas pu lire. Mon coeur manqua un temps, mes mains commencèrent à trembler, et d’une voix maladroite et brisée, je lui demandai:  « Comment tu l’as… », n’arrivant pas au bout de mon propos, sachant très bien que ça ne valait pas le coup de terminer ma question, puisque je n’obtiendrais pas de réponse, et pour cause; mon ex-fiancé fut soudainement beaucoup trop occupé à m’invectiver, avec raison. Plus encore, il en vint à me dire que non seulement j’aurais pu lui dire, mais j’aurais dû lui dire au moment de nos retrouvailles, si je pouvais les appeler ainsi. À cela, je ne trouvai qu’à répondre, les yeux brillants en raison des larmes qui commençaient à s’y accumuler:  « Et si je te l’avais dit, qu’est-ce que ça aurait changé ? » J’aurais pu aller plus loin en allant jusqu’à lui demander ce qu’il aurait fait s’il avait eu la lettre. Aurait-il vraiment pris la responsabilité de son enfant ? Ou bien aurait-il continué à se tapir dans l’ombre ? Et supposant que je lui avais dit au moment où nous nous étions revus, serait-il parti comme il l’avait fait récemment ? Aurait-il soudainement cessé de se droguer ? Peut-être étais-je pessimiste, trop fatiguée pour réfléchir de façon rationnelle, mais la seule réponse que je trouvais, c’était non. Étrangement, j’avais le sentiment que je ne faisais plus vraiment de différence dans sa vie, même si j’avais tenté d’être présente aussi bien que possible suite à son overdose. Je savais bien que les choses n’avaient rien à voir avec la vie que nous menions quand nous avions dix-huit ans, que jamais rien ne serait pareil, mais compte tenu qu’il avait dit ne pas m’avoir oublié, puis qu’il ait refusé de prendre ma bague, j’avais espoir qu’il y avait quand même un petit quelque chose, un attachement suffisant pour que je sois capable de l’aider. Au final, je n’étais bonne qu’à le tirer d’affaire en cas de besoin, voilà comment je me sentais. Pire encore, alors que c’est moi qui l’aidais, c’est moi qui se retrouvait les pieds dans les plats, au bout du compte. Prise au piège, je commençai à paniquer, puis je dis, sans réfléchir:  « J’étais supposée faire quoi ? Je ne savais même pas où tu étais, même si tu étais encore vivant ! Il a fallu que je voie ton nom sur une couverture de livre pour savoir où tu étais ! Et ensuite, j’ai cru que tu m’avais complètement oubliée… Et ne me dis pas que j’ai eu tort de penser autrement… » Il était vrai que j’avais espéré que non, il ne m’ait pas oubliée, mais il avait fallu que j’attende dix ans pour en avoir une preuve, une preuve de laquelle je commençais à profondément doutée. Toutefois consciente de mes torts, je terminai en lâchant:  « Je suis désolée, je voulais juste le protéger… » avant de finalement laisser mes jambes et mon énergie me lâcher pendant un moment, m’obligeant à m’asseoir sur les marches du commissariat et baisser la tête, ignorant parfaitement si Andy allait m’attendre, ou même s’il m’avait entendue. Et même s’il m’avait entendue, se souviendrait-il de cette discussion demain matin ? Ou bien l’alcool lui ferait tout oublier, et je deviendrais une étrangère à ses yeux une nouvelle fois ? Je n’écartais pas la possibilité, mais le pire, c’était que ça ne me frustrait pas. Au contraire, je craignais de revenir encore une fois à la case départ, où stupidement, je me serais accrochée en vain, où je me serais accrochée à une cause perdue et qu’au bout du compte, je récolterais la même chose que lorsqu’il était parti il y a dix ans, et même il y a quelques mois; de la tristesse et de la souffrance.
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Jonas ElkinsGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Tout ça c'est fait pour oublier :: Bandy   Sam 17 Déc - 7:27

Baby & Andy
Tout ça c'est fait pour oublier

La colère s’emparant de mon être tout entier, je ne mesurais plus mes mots ni même mes pensées. J’avais été heureux de la voir venir me chercher, mais j’avais rapidement redescendu sur terre. Cette enveloppe contenait un secret qui m’avait amené à boire. Boire pour oublier. Boire pour comprendre. Boire pour accepter. Dans tous les cas, je n’étais arrivé à aucun résultat concluant. Je n’avais pas oublié. Je ne comprenais pas. Et surtout, je n’acceptais pas. Tout se chamboulait dans ma tête et j’en venais à rejeter ma colère sur mon ex. Lorsqu’elle prit la lettre, je pensais qu’elle comprendrait en un instant, mais non. Je laissais le contact se faire, ce qui m’avait amené à boire autant en cette soirée. Comment je l’avais… eu ? Ma mère. Cette prochaine personne qui connaîtrait l’écho de ma colère. Je ne comprenais pas pourquoi elle avait gardé cette lettre sans m’en toucher un mot. Ma décision de quitter Baby n’était pas à cause d’elle. J’avais toujours continuer de l’aimer et au fond de moi, même si j’étais en colère contre elle, je l’étais tout autant à mon égard. Seulement, j’avais besoin d’un bouc émissaire. Je m’en voulais d’être parti, de ne pas l’avoir appelé pour lui dire où je me trouvais, de ne pas lui avoir demandé de venir me rejoindre, d’être resté silencieux pendant une décennie. Sauf que je ne pouvais pas revenir en arrière. Mon regard se posait dans le sien, je percevais les larmes, mais je me décidais de les ignorer bien trop en colère pour flancher. À sa question, je me passais la main dans mes cheveux. Ce que ça aurait changé, je devais bien l’avouer j’ignorais la réponse. Mais il était certain, je lui en aurais beaucoup moins voulu. Découvrir ça par lettre me faisait bien plus mal que de l’entendre de sa propre bouche. Je préférais garder le silence. Je ne pouvais pas inventer une réponse simplement pour parler. Je préférais tourner les talons, m’éloigner comme je savais si bien le faire. Mais à ses mots, je m’arrêtais en bas de l’escalier, fermant les yeux. Je serrais mes poings, passant ma langue sur mes lèvres avant de me retourner. « J’ai toujours su que ma plus grosse erreur dans ma vie avait été de partir sans toi. Mais quand je l’ai réalisé, il était trop tard… » J’avais alors un livre de publié, mais une seringue dans le bras. Je savais alors que je ne pouvais pas la revoir, que je devais l’oublier car je ne souhaitais pas qu’elle me voit ainsi. Et pourtant près de dix ans plus tard c’était elle qui me trouvait en pleine overdose. L’ironie du sort, si on peut dire. « C’était lui que tu voulais protéger ou bien toi ? » demandais-je en montant une marche alors qu’elle s’était assise. « Tu ne voulais pas qu’il sache qui j’étais, parce que tu craignais que je lui fasse de la peine comme je t’en avais fait ? » Je montais une nouvelle marche. « Ou bien tu craignais que ce ne soit pas assez pour que je reste ? » Je glissais mes doigts sous son menton, relevant son visage pour croiser son regard. « Je ne t’ai jamais oublié et qu’importe ce que j’ai dit à cette conférence la dernière fois. Oui ce livre je l’ai écrit pour toi, mais je n’ai jamais réussi à faire ma vie avec une autre. Je n’ai toujours pensé qu’à toi, toutes les autres je les comparais avec toi. Seulement, il en est autrement pour toi. Tu as refait ta vie, tu t’es marié… Un autre homme a élevé mon fils. Je ne suis pas resté pour cela, tu n’as pas besoin de moi comme moi j’ai besoin de toi. » Je laissais un sourire triste prendre place sur mes lèvres. Je posais mes lèvres sur son front, glissant mes doigts dans ses cheveux. Je fermais mes yeux avec force. « Je suis désolé d’être cette déception qui te rattache à ton passé. » Je me reculais et tournait une nouvelle fois les talons, je dévalais les quelques marches à nouveau. Je savais que si je me retournais, je voudrais l’embrasser, mais je me l’étais dit je n’étais pas là pour revenir dans sa vie, et je me devais de me tenir loin de mon fils. De toute manière, je n’avais rien à lui apprendre. Je ne serais qu’une déception de plus dans leur vie.

_________________

Your good intentions are sweet and pure But they can never tame a fire like yours No it ain't over, until she sings Right where you wanted, down on my knees You got me begging, pretty baby, set me free 'Cause it ain't over, until she sings Come a little closer, let me taste your smile Until the morning lights Ain't no going back the way you look tonight I see it in your eyes
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MessageSujet: Re: Tout ça c'est fait pour oublier :: Bandy   Dim 18 Déc - 23:47

Andy & Baby
Tout ça c'est fait pour oublier

Si la plus grosse erreur d’Andy avait été de partir en me laissant derrière, la mienne, c’était visiblement d’avoir essayé de faire comme je pouvais à cette époque, alors que rien n’allait pour les mieux. Je ne disais pas que ce que j’avais fait était l’idéal, était la seule option, mais à ce moment, je m’étais dit que peut-être je pourrais avoir un semblant de vie de famille, en n’ayant clairement aucune idée que ce choix viendrait me frapper en pleine figure, au milieu de la nuit, avec un ex-fiancé sous l’influence de l’alcool, alcool qui le rendait bavard, qui effaçait tout filtre, qui lui faisait poser des questions qui avaient pour effet de mon côté de retourner le couteau dans la plaie, comme si, chaque fois qu’il faisait une nouvelle supposition, il tournait un peu plus, l’enfonçait un peu plus, et me faisait un peu plus mal. Je ne disais pas qu’il n’avait pas raison de le faire, mais puisque j’étais déjà en larmes, fatiguée, confuse, il m’était tout simplement impossible d’avoir les idées claires. Tout ce que je sus lui dire, ce fut, d’une voix probablement trop basse pour qu’il l’entende clairement:  « Je voulais juste qu’il ait un père, même si dans ce cas-là, ce n’était pas mon premier choix… » Et ça, je ne le disais pas seulement pour apaiser sa colère ou quoi que ce soit du genre. C’était là la pure vérité. Autrement, jamais je ne lui aurais écrit cette lettre pour le lui annoncer quand j’avais su que Sydney n’était pas le père de Wesley, soit peu de temps après la naissance de ce dernier. Malgré cela, j’aurais tant aimé qu’Andy reçoive la lettre, se manifeste, revienne… Mais ce n’était pas arrivé, et là, aujourd’hui, ce qui aurait pu être le dénouement d’une belle histoire était devenu ce qui me semblait être un véritable cauchemar, un cauchemar dans lequel tout se mélangeait, tout était compliqué. Et pour empirer les choses, mon ex-fiancé, plutôt que de partir, rempli de rancune, me tint un discours que d’un côté, j’aurais tant voulu entendre en d’autres circonstances, mais qu’ici et maintenant, ne faisait que me faire encore plus mal, en particulier au moment où il dit « un autre homme a élevé mon fils », m’obligeant à fuir de nouveau son regard, parce que je ne trouvais pas le courage de relever mes mains pour chasser mes larmes. Je ne trouvais pas non plus le courage de lui dire quoi que ce soit, alors que pourtant, j’aurais pu tant lui dire, lui dire tout ce que je ne lui avais pas dit dans cette lettre, que je ne lui avais pas dit dans ce café, ou même pendant mes visites à l’hôpital suite à son overdose. J’aurais pu lui dire que ce mariage, c’était qu’une promesse non-tenue, une promesse comme quoi j’allais avoir quelqu’un pour m’aider dans cette épreuve, une promesse qui s’était effacée dès que les premières difficultés étaient survenues. J’aurais pu lui dire que jamais je n’avais aimé Sydney autant que je ne l’avais aimé lui, que j’ai toujours voulu être avec lui et personne d’autre. J’aurais pu lui dire que chaque fois que je regardais Wesley, je le voyais lui. Il lui ressemblait, il avait son regard, ses manies, ses goûts. J’aurais pu lui dire que je savais que quelque chose clochait dans ma vie, que je vivais avec une déception de ma vie, mais que cette déception, ce n’était pas lui. Justement, cette déception, c’était de ne pas l’avoir lui. Mais à quoi bon lui dire tout cela, ici et maintenant ? Rien ne faisait de sens dans ma tête, et le baiser qu’il déposa sur mon front, même si je l’appréciai, parce que c’était là un des rares contacts auxquels j’eus droit depuis très, trop longtemps, ne vint pas m’aider à faire le vide dans mon esprit. À la place, celui-ci ne fit qu’ajouter une donnée à tout ce fouillis, quelque chose que je savais déjà, mais qui me frappa encore plus clairement; je l’aimais encore, et même si j’avais tenté de continuer à avancer pendant tout ce temps, je l’avais encore dans la peau. Je m’en étais doutée quand je l’avais revu, ça m’avait paru encore plus évident quand je l’avais attendu dans cette salle, à l’hôpital, en m’accrochant à son alliance comme si c’était la dernière chose qui me restait de lui et ici, et maintenant, je ne pouvais plus le nier. J’aimais un homme que je ne pourrais plus avoir, que j’avais profondément blessé par mes erreurs, et qui risquait de se volatiliser à nouveau sous peu, voire même immédiatement, puisque bien rapidement, il tourna de nouveau les talons pour partir, venant effacer toutes les chances que j’avais de lui en reparler. Abandonnant cette idée, je me relevai maladroitement, et je dis:  « Attends… ». Je reniflai un coup, chassai maladroitement mes larmes, et j’ajoutai:  « Je vais te ramener chez toi. », sachant parfaitement que je ne m’aidais pas dans le cas présent, mais si c’était la dernière fois que je le voyais, je voulais faire les choses correctement. Une fois dans la voiture, nous nous mîmes en route vers la demeure où il restait, celle de sa mère, et je le laissai sortir, sans dire mot, attendant qu’il soit rentré pour reprendre la route en direction de chez moi, sans toutefois être en mesure de retrouver le sommeil par la suite. Comment aurais-je pu, de toute façon ? En mon sens, ce n’était juste pas possible.
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