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 BABY ▬ Peut-on se donner une seconde chance ?

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Baby ColemanGod bless America… and Me
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MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 04/09/2016
Pages lues : 431
Crédits : Mayiie & Tumblr
Avatar : Julianne Hough.
Pseudo : Mayiie
Schizophrénie : Levi #THoechlinWinnie #HPanettiereLennon #ERedmayneTommy #SClaflinIsaiah #KHaringtonMicah #DBonetaNoah #DO’Brien
Disponibilités : Disponible pour deux RP's, tu peux demander !

#Encours Andy + Andy + Azura + Crystal + Juliet + Wesley
#EnAttente

Âge : Trente-et-un ans. (30.10.1986)
MY SOUL
Carnet de relation
Relationship:

MessageSujet: BABY ▬ Peut-on se donner une seconde chance ?   Dim 4 Sep - 17:29

Baby Coleman
I'm hopelessly devoted to you

Prénom :  Baby semble un prénom juste original, peu commun, mais quand j’étais petite, mes parents trouvaient tout simplement hilarant de voir le visage des gens qui restaient incrédules quand ils donnaient mon nom, comme si ceux-ci pensaient que je n’en avais pas. Pourtant, j’en ai un, et c’est celui-ci. Lexa est mon second prénom, diminutif du prénom de ma grand-mère maternelle, Alexandra. Nom de famille : Coleman est mon nom de famille, également celui de mon paternel. Je n’ai pas eu le courage de le changer quand je me suis mariée Date & lieu de naissance : Le trente octobre mille neuf cent quatre-vingt-six à Dover, dans le Delaware. Je suis née en banlieue, dans un petit coin de ville où tout le monde se connait. Âge : Vingt-neuf ans, la trentaine approche bientôt et pourtant, j'ai l'impression de l'avoir atteinte depuis bien longtemps. Métier : Au niveau professionnel, j’ai renoncé à ma carrière de rêve d’hôtesse de l’air pour devenir enseignante au lycée en littérature. Lors de mes temps libres, je vais faire du bénévolat dans une clinique de réhabilitation et de désintoxication. Statut civil : Mariée depuis un peu plus de dix ans à un homme pour qui je n’éprouve plus rien et visiblement, l’inverse est aussi vrai. Le seul homme de ma vie, c’est mon fils, Wesley, qui vient d’avoir onze ans. Statut financier : Moyen. Ce n’est pas le grand luxe, mais c’est suffisant pour payer les factures. Caractère : Sportive, droite, cachottière, rêveuse, sensible, simple, perfectionniste, discrète. Parti politique : Républicain. C’est une tradition de famille essentiellement. Mes parents n’étaient pas trop attachés à la politique plus jeune, mais l’éducation de mes grands-parents m’ont inculqué leurs préférences à ce niveau. Groupe : Honey I'm good. Avatar : Julianne Hough.
Combien de livres lis-tu par mois ? Quels sont tes préférés ?
J’en lis probablement trop pour être en mesure de donner un nombre précis. D’abord, je lis des livres pour mon métier, afin de pouvoir proposer de nouvelles choses à mes étudiants chaque année, voire chaque mois. Le pire, c’est quand ils arrivent à la fin de l’année, au moment où je leur laisse choisir un roman de leur choix. Là, il me faut lire au moins en diagonale chacun des livres pour m’assurer que je suis capable de corriger leur rédaction à la fin du programme. Et puis, je dois admettre que j’aime également lire pour moi-même, d’où le fait que bien souvent, il m’arrive de lire un roman pour mon plaisir personnel. À ce rythme, je dois en lire au moins six par mois, si ce n’est pas plus. Dois-je également parler de ceux que j’ai relus plus d’une fois ? Si jamais je me lance là-dedans, on risque de ne pas avoir terminé avant un bon moment…

Pour toi, l'amitié c'est...
C’est clairement quelque chose de bien, qui vient apporter une petite joie supplémentaire à notre quotidien. Dans mon cas, mes amis sont importants pour moi, je leur fais amplement confiance et je serai toujours là pour leur venir en aide en cas de besoin. Toutefois, si jamais je viens à ne pas les voir pendant un moment parce que je suis trop occupée ou quelque chose du genre, je ne suis pas celle qui va s’en sentir coupable. Pourquoi ? Parce que pour être franche, même si l’amitié est importante dans ma vie, ce qui reste primordial pour moi, c’est ma famille. N’importe quel ami du monde ne viendrait remplacer ma famille, en particulier mon fils qui, lui, représente vraiment toute ma vie. Si je devais choisir entre mes amis et mon enfant, clairement, le choix ne serait pas difficile à faire, même si évidemment, je ne m’en montrerais pas totalement indifférente.

Quelle est la chose la plus folle qu'on a raconté sur toi ?
Il a dû probablement en avoir plusieurs. Des adolescents, ça a tendance à vouloir lancer des rumeurs très rapidement lorsqu’ils en ont l’occasion. J’en ai entendu très peu, mais il y en a une que je n’oublierai jamais, soit celle où j’étais la maîtresse d’un auteur contemporain. Visiblement, on ne peut faire lire un livre aux élèves et en parler de façon passionnée sans que ceux-ci se fassent d’horribles idées. Au bout du compte, cela a fini par m’amuser quand on m’a donné le nom de ce fameux auteur, et j’ai fini par en rire. Heureusement que ce n’était pas celui que je craignais qu’il sorte, parce que là, je ne sais pas comment j’aurais pu réagir.
Petit un. Mon péché mignon, c’est les macarons. Lorsque je caressais encore le rêve d’être agente de bord, je disais toujours à la blague que je voudrais être sur les vols vers la France pour aller m’en acheter et les ramener à chaque fois. - Petit deux. Je ne suis pas une grande cuisinière, mais je me débrouille. Ma spécialité, c’est la gelato maison. - Petit trois. J’ai toujours été une grande fan de la saga Harry Potter. J’ai lu tous les livres, j’ai vu tous les films, et je prends un grand plaisir, maintenant que mon fils est en âge, de partager avec lui mon amour pour cet univers. D’ailleurs, son prénom est également inspiré d’un des personnages. Petit quatre. Je ne le clame pas ouvertement, sans le cacher complètement non plus, mais j’ai lu les livres d’Andy, mon ex-fiancé. L’exercice ne m’a pas nécessairement plu, vu tous les souvenirs que cela pouvait faire remonter, mais je sentais que je me devais de le faire, comme si je souhaitais y trouver un petit quelque chose me signifiant qu’il ne m’a pas totalement oubliée. Petit cinq. Je fais du sport, plus précisément du conditionnement physique aquatique, au moins une fois par semaine. Parfois, lorsque je ressens le besoin de me changer les idées, il m’arrive aussi d’aller nager un peu. Petit six.  J’ai déjà voulu joindre le club Mind Readers parce que je pensais naïvement qu’ils discutaient de bouquins. J’ai tenu deux réunions puis je suis partie. Petit sept. Je bois de l’alcool que socialement, jamais à la maison toute seule. Mon mari boit certainement assez pour nous deux de toute façon, et je n’ai pas envie de devenir une loque paresseuse comme lui. Petit huit. Je n’aime pas parler de ce que je ressens, puisque j’ai de la difficulté à m’ouvrir. Toutefois, j’essaie de le faire si possible, puisque tout garder pour moi est ce qui m’a valu une dépression post-partum il y a dix ans, et bien sûr, je n’ai pas envie que cela recommence. Petit neuf. Dans mes temps libres, j’aime faire du coloriage anti-stress et de la calligraphie à la plume. Petit dix. J’adore voyager en avion, même si l’occasion m’a été trop peu donnée depuis que je suis tombée enceinte de Wesley. Le fait de ne pas pratiquer le métier de mes rêves n’a pas changé ça.
Prénom : Marilyne. Pseudo sur le net : Mayiie. Âge : Vingt-cinq ans. Pays : Canada. Comment as-tu découvert le forum ? De la même façon que Levi (a). Quelles sont tes premières impressions ? Les mêmes (a). Crédits : Mayiie & Tumblr. Un petit mot pour la fin ? Trop plein d'amour .

Code:
<pris>JULIANNE HOUGH</pris> ► Baby Coleman

_________________

We'll build this love from the ground up + For worse or for better + And I will be all you need + Beside you I'll stand through the good and the bad + We'll give all that we have - And we'll build this love from the ground up


Dernière édition par Baby Coleman le Lun 5 Sep - 14:44, édité 1 fois
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Baby ColemanGod bless America… and Me
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MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 04/09/2016
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MessageSujet: Re: BABY ▬ Peut-on se donner une seconde chance ?   Dim 4 Sep - 17:29

You want to make a memory
I'm like an open book waiting for you to uncover me

Debout devant le miroir de ma chambre, je considérai mon reflet pendant plusieurs secondes, et je me rendis compte que quelque chose, plusieurs choses, tout clochait. Et pourtant, il fallait que je tente de me convaincre que non, rien ne clochait, que tout cela était dans ma tête, parce que c’était ça, la réalité. La réalité était que je n’étais plus au pensionnat maintenant, que je dormais dans ma propre chambre et j’y dormirais à l’année longue et ce, au moins jusqu’à ce que j’aille à l’université. De plus, aujourd’hui, je commençais le lycée. L’uniforme du pensionnat n’était plus de guise maintenant, il faudrait que je choisisse parmi mes vêtements à tous les jours ce que j’allais porter. Ça, ce n’était pas ce qui me chicotait le plus, ce qui me chicotait, c’était de choisir quelque chose qui allait convenir, qui n’allait pas attirer les regards parce que c’était trop ringard - parce que le trop provocateur, à quinze ans, bientôt seize, ça ne me connaissait pas, surtout pas après mes quatre années de collège. Malheureusement, je ne savais plus vraiment ce que c’était, les vêtements convenables pour aller à l’école. Un jean et un chemisier allaient-ils faire l’affaire, ou ce serait trop coincé ? Devrais-je détacher un bouton supplémentaire ? En rattacher un ? Je n’en avais aucune idée. Tout était si nouveau pour moi, comment pourrais-je ne pas me sentir stressée ? Je soupirai doucement, ne sachant que faire… Devrais-je troquer le chemisier pour un t-shirt ? Le jean pour une jupe ? Devrais-je attacher mes cheveux, ou bien lâchés en douces ondulations, ça convenait ? Devrais-je mettre d’autre maquillage que celui que j’avais piqué à ma mère pour cacher cet horrible bouton qui venait de pousser sur mon front ? « Baby, tu es prête? » Voilà que je n’avais pas eu le temps de répondre à aucune de ces questions. Soudainement tirée de mes pensées, je secouai la tête, et machinalement, je répondis: « Oui maman, j’arrive ! » Bon, tant pis, ce sera comme ça. Ce n’était pas comme si ce premier jour allait me définir pour les trois années à venir ? Je ne l’espérais pas, en tout cas. J’inspirai profondément, puis je pris mon sac que j’avais préparé la veille et je sortis de la chambre. J’allai retrouver ma mère dans la cuisine, lui souriant timidement tandis qu’elle me disait tout simplement: « Allez, on y va. », me faisant clairement comprendre que pour elle, le lycée, ce n’était pas un passage si important dans la vie d’une adolescente. Enfin, elle avait bien le droit d’avoir son opinion, ce n’était pas comme si je m’attendais à quelque chose de bien différent. Non seulement, si j’avais bien compris ses histoires, elle séchait ses cours la plupart du temps à mon âge, mais de plus, le divorce prononcé cet été après des vacances désastreuses à Myrtle Beach l’avait rendue quelque peu irritable. Sans dire mot, je la suivis jusqu’à la voiture, et je ne lui dis rien jusqu’à ce que nous arrivâmes devant le lycée, cet établissement ô combien différent de ce collège que j’avais connu… Mais je devais y aller, je n’avais pas le choix. Lorsque le véhicule se fut immobilisé, pris mon sac, lâchai un petit: « Merci, à ce soir maman. » et je sortis de la voiture pour me rendre finalement à l’entrée, au milieu de tous ces gens qui semblaient se connaître depuis si longtemps… Ce n’était pas surprenant quand on y pensait un instant; Nous n’étions pas dans une grande ville, nous n’étions même pas dans un grand état, alors tout le monde se connaissait, tout le monde avait sa scolarité ensemble… Sauf moi. J’avais été recluse dans ce pensionnat pendant quatre ans à la demande de mes grands-parents, et même si je ne niais pas que j’avais appris maintes choses que je n’aurais pas faites en institution privée, le fait de débarquer comme ça, me sentant encore plus nouvelle que n’importe qui, était perturbant. Timidement, je progressai dans les couloirs, sachant que je devais me rendre au gymnase pour la rencontre de bienvenue, un truc comme ça, mais j’étais tellement stressée que je m’en perdais. Ne voulant surtout pas arriver en regard, je décidai de demander mon chemin à un préposé de l’entretien en demandant, le plus poliment qui soit: « Excusez-moi… Où puis-je trouver le gymnase, je suis nouvelle et… » Je n’eus pas le temps de terminer ma phrase que celui-ci me pointa le bout du couloir, des doubles portes au-dessus desquelles il était écrit en énormes lettres rouges défraîchies « GYMNASE » et juste en bas « Go Athletics ! ». Enfin bon, je ne pouvais pas vraiment me tromper là… Légèrement gênée, je le remerciai d’un sourire timide, et je poursuivis ma route jusqu’à cette fameuse porte. J’y entrai, au milieu de plein de gens qui parlaient entre eux, causant un vacarme que je choisis d’ignorer. Sans poser de questions, je m’installai à la première place que je trouvai, déposai mon sac au sol, et ne trouvant mieux à faire, je regardai autour, sans voir grand-chose. Il était difficile de voir quoi que ce soit entre tous ces gens debout… Enfin, sauf un individu, deux rangs plus loin, qui semblait me regarder… Non, ça ne pouvait pas être possible. Je me retournai, puis au bout de quelques secondes, trop curieuse, je décidai de le regarder encore une fois. Je ne pouvais pas le nier, il était mignon quand même, mais entouré de plein de gens, fort probablement populaire… Pour sûr, jamais il ne s’intéresserait à moi, ou peut-être que si ? Je sursautai quand je vis qu’il semblait me sourire et m’envoyer la main. Était-ce possible ? Je n’arrivais pas vraiment à y croire et pourtant, je levai la main pour lui répondre, lui souriant à mon tour. Puis, j'entendis à côté de moi une fille dire, d'une façon plutôt hystérique: « Oh hey Andy ! Je suis là ! » Pour sûr, elle était étrange, mais j’étais persuadée que finalement, ça devait être pour elle qu’il faisait signe, alors je me retournai, pris ma place, et je fit aussi petite que possible en attendant que la rencontre commence. J’étais dans cette école depuis vingt minutes et j’avais réussi à m’embarrasser deux fois, un bon départ, n’est-ce pas ?

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« T’es sûre que tu n’as rien oublié ? » « Non papa, j’ai vérifié trois fois. » « Bien ! » Coincée dans l’escalier, une valise dans une main, un sac à dos sur les épaules, un carton calé tant bien que mal sous mon bras, je regardais mon paternel, installé dans le canapé à magasiner des places pour aller à Disneyland, ce genre d’endroit où il n’aurait jamais voulu aller en raison des foules trop nombreuses, mais parce que sa chère Aldana voulait y aller, comme elle a souhaité s’installer en Floride pour ne pas vivre le temps froid. Elle avait fait un effort pour quitter la Colombie pour vivre avec mon père, il fallait bien qu’il en fasse un, lui aussi. À mon avis, c’était juste une façon de le manipuler pour qu’elle puisse avoir ce qu’elle voulait, pour qu’il n’ait d’yeux que pour elle, mais je ne disais rien, je savais que ce serait complètement inutile, je l’avais compris pendant les deux semaines que j’avais passées avec lui, pour lui faire plaisir, pour oublier le fait que ma mère ne se souvenait même pas qu’aujourd’hui, c’était le jour de mon déménagement. Elle oubliait tellement de choses ces temps-ci que je ne pouvais pas lui en vouloir, même si je ne pouvais pas nier que tout cela m’inquiétait, même si elle disait que ça allait bien, que c’était la fatigue, ou le stress, elle changeait d’excuse à chaque fois… Mon père, par contre, savait très bien que c’était aujourd’hui que je partais, et de ce que je pouvais voir, cela ne le dérangeait pas, il semblait limite heureux que je débarrasse le plancher. Je m’en montrais vexée, c’était sûr et certain, mais aussi triste cela puisse-t-il être, j’avais l’habitude, c’était comme ça depuis qu’Aldana était dans sa vie. De plus, je ne pouvais pas dire que j’étais triste de quitter ma famille. Enfin, il était certain que ce serait un gros changement, mais je savais que ce changement serait pour le mieux. Déterminée à quitter, j’arrivai finalement en bas de l’escalier, et je lâchai en guise d’aurevoir: « Bon… À la prochaine fois. » « Ouais, tu diras bonjour à ta mère de ma part… » Oh papa, si seulement tu savais… Par contre, ce n’était pas à moi de le tenir au courant, ce serait à lui de le découvrir lui-même, bien que cela n’arriverait certainement pas de si tôt. Sans me retourner, je plaçai le carton, la valise et le sac dans le coffre du taxi que j’avais appelé pour me genre à l’aéroport, ma voiture étant restée à Dover, où j’allais la reprendre au bout du trajet. Cette voiture, je me l’étais payée il y a quelques semaines avec l’argent que j’avais gagné en travaillant dans ce drive-in à Dover pendant deux étés. S’il y avait quelque chose qui allait me manquer de ma ville natale, c’était bien ce cinéma extérieur… Même si j’y étais pour bosser la plupart du temps, j’y avais passé de bons moments, mais surtout, probablement le meilleur moment de ma vie à ce jour; mes fiançailles. Jamais je ne pourrai oublier cette soirée où Andy m’avait demandée en mariage, et voilà pourquoi je me réjouissais tant de partir; j’allais habiter avec lui. Pouvais-je vraiment être malheureuse à cette idée ? Non, c’était tout simplement impossible. Voilà deux ans que nous étions ensemble, que tout allait pour le mieux et là, nous étions en route vers un avenir meilleur. Compte tenu que je devais retourner à Dover chercher certaines affaires, puis reprendre la route vers Washington et qu’Andy, lui, devait certainement prendre un trajet plus simple, nous avions choisi de nous rejoindre à notre appartement, là-bas, demain à la fin de la journée. J’avais si hâte de le retrouver, et je lui fis savoir, juste avant de me mettre en route, via un message comme quoi je quittais Orlando pour faire tout ce trajet qui m’attendait. Bien sûr, j’ajoutai que j’avais hâte de le voir, qu’il me manquait et que je l’aimais, et sitôt mon message envoyé, je rabattis le clapet de mon téléphone, m’installai à l’arrière du taxi, et mis mes écouteurs, lançant la nouvelle chanson de 50 Cent, et le sourire aux lèvres, je considérai le taxi quitter l’allée de la maison de mon père, direction mon chez-moi, mon avenir, et mon bonheur.

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« Madame Coleman ? Je vous apporte votre petit-déjeuner… » Assise sur mon lit, je ne lui répondis pas, je ne le regardai même pas, et même si une petite voix dans ma tête me disait que ce n’était pas dans mes habitudes, que cette femme ne m’avait rien fait, que la moindre des choses serait que je la regarde et la remercie, je n’y arrivai pas. À quoi bon ? Ce n’était qu’une bénévole, une retraitée qui venait passer son temps libre ici à défaut d’avoir d’autres gens dans sa vie à qui parler. D’accord, c’était méchant de penser ainsi, mais je n’arrivais pas à faire autrement. J’étais désespérée de voir que rien ne marchait, que même quand je faisais des efforts pour m’aider, ceux-ci ne faisaient, qu’au final, m’enfoncer encore plus. Comment étais-je supposer m’en tirer si c’était tout le temps comme ça ? Franchement, je ne savais plus trop comment faire. « Vous n’avez pas faim… ? » « Non… » Voilà le premier mot que je prononçai depuis ce rendez-vous avec le thérapeute la veille, ce rendez-vous où il était convaincu que je parlerais, que je pourrais finalement m’ouvrir sur tout ce qui s’était passé au cours de la dernière année. Je n’y étais pas arrivée. À la place, j’avais piqué une crise de colère, je m’étais enfermée dans ma chambre, et je n’en étais pas ressortie. Je ne voulais parler à personne, je ne voulais pas embêter qui que ce soit avec mes problèmes, même si j’étais là pour m’ouvrir, que j’étais là pour tenter de m’alléger le coeur un peu, parce que j’avais compris que si je ne le faisais pas, alors personne ne pourrait m’aider, et mon état ne ferait que s’empirer. Le premier médecin qui m’avait vu avait appelé ça une dépression post-partum, mais moi, je disais juste que c’était un trop-plein de trucs qui, malgré moi, ne voulait pas sortir. « J’ai aussi un paquet pour vous, il est arrivé ce matin… » Délicatement, comme si elle craignait que je la morde, elle le déposa sur mon lit. Pour la première fois depuis son arrivée, je me permis de la regarder, puis de regarder la petite boîte. D’une main tremblante, je l’approchai de moi et je l’ouvris sans difficulté, puisque l’énorme scotch qui se trouvait dessus avait déjà été coupé. Après avoir écarté le papier qui entourait le contenu de ce colis tout léger, je sortis un petit pyjama pour bébé, rose. Au début, je crus à une mauvaise blague, comme si c’était un test ou quelque chose du genre, puis je regardai la petite carte qui l’accompagnait sur laquelle il était écrit d’une main tremblante et maladroite « Pour ton petit ange. Maman. » et je compris tout. Officiellement atteinte d’Alzheimer, puisqu’elle s’était laissée convaincre de se faire diagnostiquer il y a deux mois de cela, ma mère n’avait pas oublié que j’avais donné naissance à un enfant, mais elle avait juste oublié le sexe de celui-ci… Mes mains commencèrent à trembler tandis que je continuais à considérer le vêtement, puis je dis, la voix brisée: « Si ça se trouve il a tellement grandi que ça ne lui ferait même plus… » Cette épisode étant de trop, je serrai le pyjama contre ma poitrine, et je commençai à pleurer toutes les larmes de mon corps, comme jamais je n’avais pleuré auparavant, comme je me retenais de pleurer depuis si longtemps. Je m’étais retenue quand j’avais compris, au bout de trois jours, qu’Andy ne viendrait pas me retrouver à notre appartement, qu’importe les circonstances. Je m’étais retenue quand il avait fallu que je me contente d’un mariage tout banal, une cérémonie formelle au palais de justice parce qu’il fallait absolument que Sydney et moi soyons mariés pour plaire à ses parents, croyants comme pas deux. Je m’étais retenue quand, dans les jours suivant la naissance de Wesley, j’avais compris que je ne pouvais pas m’occuper de lui, parce que je n’arrivais plus à m’occuper de moi-même. Je m’étais retenue quand j’avais réalisé que Sydney ne prendrait jamais le temps de me voir, parce que même s’il mettait toujours ça sur le compte de son nouveau boulot, je savais qu’il n’en avait pas envie. Mais là, c’était trop, je n’en pouvais plus. Donc je pleurais, je sanglotais, j’avais envie de hurler de douleur, de désespoir, comme jamais je ne l’avais fait auparavant. Recroquevillée sur moi-même, je ne sentis pas dans un premier temps la dame s’approcher pour me prendre dans ses bras. Apparemment, elle avait dit « merde » aux consignes disant qu’elle ne pouvait pas me toucher ou un truc comme ça, et elle avait décidé de maladroitement tenter de me donner ce qui me manquait tant; un peu d’amour. Voilà ce dont j’avais besoin, mais je n’en avais plus, de qui que ce soit. Sydney s’en moquait, même si je le demandais à ma mère, jamais ce ne serait pareil et mon père, je n’en parlais même pas. La seule personne qui me restait vraiment, ce petit être que j’avais mis au monde… Je l’avais abandonné, jamais je ne l’avais considéré dans l’équation, il n’avait été pour moi que la preuve que j’étais une incapable, et pourtant… « Il me manque tellement… » par cette constatation, il était devenu la personne la plus importante dans ma vie. Il n’était pas dans mes plans, mais pourtant, même si je ne l’avais jamais compris, je l’aimais. Je ne pouvais, je ne pourrais jamais ne pas l’aimer… Comment avais-je pu ne pas le réaliser ? Comment avais-je pu croire que je n’étais pas faite pour lui ? Mes parents n’avaient pas prévu de m’avoir et pourtant, ils s’en étaient sortis, parce qu’ils m’aimaient… Malgré ce qui s’était passé, ils m’aimaient, et moi… Je l’aimais, ce bout-de-chou, parce qu’il était le mien, parce que je l'avais porté pendant neuf mois… Comment avais-je pu le laisser de la sorte ? Surtout qu'au fond, je savais qu'il n'avait que moi, parce que son père, son véritable père, n'allait clairement pas se manifester de si tôt ? Terriblement coupable, je finis par me coller à la préposée qui m’avait bercée ainsi, sans rien dire, jusqu’à ce que je décide de me calmer. Est-ce que cela avait pris dix minutes ? Une demi-heure ? Deux heures ? Je n’en savais rien, mais elle avait été d’une patience exceptionnelle… Jamais elle n’avait perdu son sang-froid, même si je l’avais mal traitée quand elle était arrivée. Plus encore, lorsque je commençai finalement à sangloter moins fort, elle se permit de me dire, doucement: « Voulez-vous que j’appelle votre mari pour qu’il vous emmène votre fils pour une visite ? » Tenant toujours le pyjama entre mes mains, je me permis finalement de la regarder, et je hochai la tête pour lui dire, redevenant une enfant vulnérable pendant un instant: « Oui, ce serait bien… » Puis, ce fut à son tour de hocher la tête, et me dire: « D’accord, je vais arranger ça maintenant… Mangez en attendant… » Sans dire mot, je hochai la tête, et même si la faim n’était pas revenue pour autant, je fis un effort pour piquer ma fourchette dans une des gaufres se trouvant dans mon assiette, tentant de m’encourager en me disant que je verrais bientôt mon fils, me faisant la promesse que je tenterais d'aller mieux pour lui, le plus rapidement qui soit, et que j’allais prendre soin de lui aussi bien que possible, mais surtout, que j’allais l’aimer, de tout mon coeur, sans jamais en douter.

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« Maman, j’ai vu tout à l’heure qu’ils allaient présenter Harry Potter à la télé demain soir… On pourra le regarder ensemble ? » Il me fallut faire un effort surhumain pour ne pas esquisser un sourire amusé. Curieux comme il est, Wesley aurait commencé à me poser des questions et là, il aurait été impossible de le convaincre de s’endormir parce qu’il avait de l’école le lendemain. D’accord, nous étions jeudi soir, demain était la dernière journée de la semaine, mais bon, je ne voulais pas qu’il prenne la mauvaise habitude de somnoler en classe, c’était normal non ? Heureusement, mon sourire amusé sortit plutôt comme un sourire attendri, exactement comme je le voulais, et je lui dis: « Bien sûr. » « Avec du popcorn, du jus et des Caramilk ? » Là par contre, ce fut plus fort que moi; je ris doucement, et je lui demandai, pour le taquiner: « Tu es sûr que tu pourras manger tout ça ? » « Mais oui ! Parce que je vais partager avec toi, évidemment ! » Qu’avais-je pu faire de bien pour avoir un enfant aussi parfait ? Je n’en savais rien, mais pour sûr, jamais je ne saurais regretté d’avoir fait en sorte d’aller mieux pour lui. Depuis bientôt dix ans maintenant, il était définitivement ma raison de vivre, mon rayon de soleil, tout pour moi. Et je remerciais le ciel chaque jour qu’il me le rende aussi bien, qu’il n’ait pas encore commencé à avoir une attitude trop adolescente et qu’il me permettait encore de le border, de passer du temps avec lui. Je savais bien que ça arriverait un jour, mais pour le moment, je profitais de chaque instant, avec modération, évidemment. « Allez, mon coeur, il faut dormir maintenant. » Il me servit sa petite moue renfrognée similaire à celle de son père, mais il finit par acquiescer, s’allongea dans son lit, me laissa remonter la couette jusqu’à son cou, comme il l’aimait, puis il me dit, avant de fermer les yeux: « Bonne nuit maman. », me laissant alors se pencher sur lui pour l’embrasser tendrement sur le front et lui répondre: « Bonne nuit, mon chéri. » Sur ces mots, je me levai de son lit, et je sortis de la chambre en prenant soin de refermer la porte sans bruit. Je redescendis ensuite au rez-de-chaussée où je trouvai, sans surprise, Sydney, affalé dans le canapé, une bière à la main, un sac de croustilles dans l’autre, ce même spectacle que je voyais chaque jour quand il rentrait de travailler. J’avais l’habitude maintenant; la télé était plus divertissante que moi, les Doritos, plus délicieuses que moi… J’étais devenue celle qui faisait le ménage et la cuisine, voilà tout. Il ne portait même plus attention à Wesley, alors que pourtant, il aurait besoin d’un père présent pour lui… Clairement, il ne l’était pas. Il était le géniteur, voilà tout. Comme si je voulais encore tenter de lui faire savoir ma présence, je dis: « Je vais me coucher. » mais je n’eus pas de réponse. Je soupirai fortement, cela ne changea rien non plus. C’était à croire que je pourrais débouler les escaliers, me fracturer une hanche qu’il ne le remarquerait même pas… Enfin… Je ne pouvais pas me décourager pour autant, je ne pouvais pas me permettre de péter encore un câble, parce que je craignais que ça affecte Wesley, même si je craignais qu’il soit déjà affecté par le manque d’attention de son père, ou plutôt, celui qu’il pensait être encore son père, ce manque que je tentais tant bien que mal de combler, mais je ne pouvais pas faire, je ne pouvais pas être la maman et le papa en même temps quoi… Tandis que je remontais les escaliers, je tentai de me rassurer en me disant qu’au moins, je n’avais plus de copies à corriger pour la soirée, puis je me rendis dans la chambre, fermai la porte, et de mon sac de travail, où je rangeais normalement copies et notes de cours, j’en sortis un sac plastique à l’effigie d’une librairie, celle où j’étais passée faire un achat avant d’aller chercher Wesley à l’école. Je m’assied sur la lit, puis j’en sortis mon achat, un bouquin, inévitablement. Cependant, plutôt que d’en regarder la couverture, je le retournai, et je considérai la photo en noir et blanc d’un homme qui approchait la trentaine, l’air confiant, le regard perçant, ce regard qui fit que mon coeur manqua un temps. Je n’en pinçais pas pour Andy Greenfield, j’étais sortie avec Andy Greenfield, nous aurions dû nous marier, être heureux, puis tout avait basculé… Regrettait-il ce qui s’était passé ? Pourquoi m’avait-il laissée ainsi ? Pensait-il à moi parfois ? Avait-il reçu la lettre que je lui avais écrite lorsque j’étais en centre de réhabilitation, lui annonçant la vérité concernant Wesley ? S’il l'a lue, comment a-t-il réagi ? L’ai-je si peu marqué dans ma vie qu’il m’a oubliée ? Combien de fois je m’étais posé ces questions ? Je n’en savais rien, mais chaque fois, j’en étais venue à la conclusion que ça ne servait à rien. Il était un auteur reconnu, il était célèbre, il était riche, il n’avait pas besoin de moi dans sa vie… Il n’avait jamais eu besoin de moi dans sa vie… Soupirant, je me calai contre les oreillers, attrapai le ticket du drive-in qui datait d’il y a onze ans que j’avais fait plastifié et qui me servait maintenant de signet, et j’ouvris le livre pour tenter tant bien que mal de m’évader, ne serait-ce qu’une heure, tenter de me plonger dans son monde, comme si j’espérais encore que j’en fasse ne serait-ce qu’un peu partie même aujourd’hui.

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Six heures trente du matin. Je franchis finalement la porte des urgences de l’hôpital pour en sortir, prenant ma première bouffée d’air frais depuis le début de la soirée, la veille, me semblait-il. C’était la première fois depuis ce temps que j’avais l’impression de respirer, littéralement, et cela me brûlait les poumons, limite. C’était comme si je sentais que je n’avais pas le droit de respirer ainsi, que je n’avais pas le droit de prendre l’air, rentrer chez moi alors que je savais qu’Andy reposait là, dans ce lit d’hôpital, dans une sale condition. Heureusement, les médecins avaient fait le nécessaire pour qu’il s’en sorte, son état était stable, d’où le fait que je m’étais finalement permise de quitter son chevet pour retourner à la maison. Mais ça ne me semblait pas juste et en même temps, je me disais que c’était la chose la plus sage à faire. Pourquoi tant de contradiction ? Parce que je ne savais plus quoi penser. Assise dans la salle d’attente, en quête d’une nouvelle quelconque, ne serait-ce qu’un indice concernant sa condition, j’avais compris que notre livre, celui de notre histoire, ne s’était jamais en fait complètement terminé. Ce n’était qu’un manuscrit laissé sur le coin d’une table par un auteur qui a eu besoin de prendre du recul, volontairement ou pas. Jamais je n’avais douté du fait qu’au fond, les points de suspens qui avaient terminé notre idylle il y a dix ans ne pouvaient rester ainsi dans ma tête, sauf que là, ce fut plus clair que jamais. Assise sur cette chaise incroyablement inconfortable, je m’étais surprise à paniquer comme si c’était mon propre fils qui était en salle d’opération, alors que je ne savais même pas si je me serais sentie mal de la sorte pour mon propre mari. Ce détail m’avait grandement troublée, et comme si ce n’était pas assez, le réveil d’Andy fut si bouleversant par ses réactions, par le fait que je venais, en quelques sortes, de découvrir son addiction à la drogue, que je me rendis compte qu’il s’accrochait encore et toujours, encore plus désespérément que je le pensais, au souvenir de nos fiançailles, de nous deux, par son alliance qu’il gardait de façon si serrée contre lui qu’il ne pouvait pas vivre sans. Bien sûr, je n’avais pas eu le courage de lui poser des questions, et tandis que je m’engouffrais dans ma voiture, ce n’était pas là que je le ferais. Quand ? Comment ? Je ne le savais pas. À ce stade, j’étais trop fatiguée pour penser à quoi que ce soit, ne serait-ce que le fait que je voulais retrouver mon lit, bien que je savais que je ne pourrais pas dormir avec l’esprit si peu tranquille. Heureusement qu’aujourd’hui, c’était congé, parce que je savais que jamais je n’aurais pu tenir le coup devant mes élèves, jamais je n’aurais su les affronter sans un peu de repos, même si cela n’aurait rien changé au fait que j’aurais passé tout ce temps auprès d’Andy sans m’en sentir coupable, c’était sûr et certain. M’efforçant de garder les yeux ouverts, je conduisis sur les quelques kilomètres me séparant de ma demeure, et une fois garée dans l’allée, je ne sus tout de suite m’extirper de la voiture. J’eus besoin de quelques secondes, quelques minutes pour respirer, laisser couler encore quelques larmes par rapport à la panique, la confusion, la frustration, la tristesse que j’avais pu ressentir pendant ces dernières heures. J’avais besoin de pleurer, ne serait-ce qu’un bref instant, parce que je savais qu’à ce point, ma vie ne serait plus la même. Je m’en doutais depuis que j’avais su qu’Andy était revenu, depuis que j’ai vu son petit mot dans le roman que Wesley m’avait rapporté, tout fier de me dire qu’il l’avait fait dédicacer pour moi. Par contre, à ce moment, j’étais persuadée qu’il partirait, mais là, tout de suite, même s’il partait après avoir obtenu son congé, je savais que ce ne serait pas la même chose. Mais ça,je ne me sentais pas prête à l’affronter, pas maintenant. Finissant de me calmer, je sortis finalement de la voiture, me rendant à l’intérieur de la maison où aussitôt, j’entendis des pas précipités et une voix dire: « Maman ! » Relevant le regard, je vis aussitôt mon petit garçon, mon ange, le seul pour lequel je ne me sentais plus coupable, se précipiter dans l’entrée. J’eus à peine le temps de déposer mon sac sur un crochet qu’il se précipita dans mes bras, m’apaisant probablement sans le vouloir d’une vague d’amour qui me fit le plus grand bien. Avec soulagement, je le serrai contre moi en disant tendrement: « Oh mon coeur… Tu m’as manqué… », ce qui était totalement vrai, même si je venais tout juste de m’en rendre compte. L’étreinte dura encore quelques secondes, puis lorsque je me décalai légèrement de mon fils, celui-ci me prit par surprise en disant: « Tu es allée voir qui maman ? » « Un ami, qui est important pour moi… Il est malade… » « Oh… Est-ce qu’il va aller mieux ? » Un petit sourire apparut sur mes lèvres. Wesley, dix ans, qui ne sait pas de qui je lui parle, mais qui se soucie quand même de son bien-être. Décidément, même si les choses ne se mettaient pas en ordre avec Andy, je savais au moins que je pourrais compter sur ce petit ange, même si bien souvent, quand je le regardais, au travers de ses yeux bleus et de ses cheveux châtains, je le voyais, son père, et chaque fois, cela me faisait un pincement au coeur, plus que jamais probablement à cet instant-ci. Malgré tout, je parvins à lui dire: « Oui, je l’espère… » « Tu lui apporteras de la soupe et des biscottes, comme tu fais avec moi quand je suis malade… » Ce dernier propos termina de me mettre un baume sur le coeur, puis je repris mon garçon dans mes bras, ébouriffant gentiment ses cheveux en me surprenant à lui dire: « Si tu veux on lui apportera ensemble… » me promettant qu’au fond, même si Andy n’était pas au courant, qu’il n’avait jamais lu ma lettre, qu’importe ce qu’il pensait, ça ne ferait pas plus de mal. Je savais que ce n’était pas obligé d’être maintenant, mais un jour, peut-être viendraient-ils à se rencontrer, et se parler autrement que pendant quelques secondes pendant une séance de dédicace. En tout cas, maintenant, j’avais bien envie d’y croire et plus encore, essayer qu’à un moment ou un autre, ça puisse arriver.

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BABY ▬ Peut-on se donner une seconde chance ?
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