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 Je plaide coupable.. ♠ Lennah

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Savannah MilesGod bless America… and Me
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MY BOOK COVERArrivé à Washington le : 27/08/2016
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MessageSujet: Je plaide coupable.. ♠ Lennah   Lun 17 Juil - 23:12

Levi & Savannah
Je plaide coupable...
J’avais repris le boulot il y a quelques jours, après ma petite escapade à Los Angeles pour voir Derrick. Le revoir m’avait fait un bien fou et pouvoir parler à mon meilleur ami de ce qui c’était passé m’avait enlevé une épine du pied. Mais maintenant il fallait aussi que j’aille voir une autre personne. Levi. Je devais lui dire ce qui s’était passé, je m’en sentais obligée. Je voulais qu’il sache que je n’étais pas parfaite, que si j’avais fait cela ce n’était en rien parce que je désirais Neal mais parce que j’avais craqué lamentablement. Rentrant du boulot, je décidais d’envoyer un message au brun pour lui demander s’il voulait venir à l’appartement. Histoire de discuter. Ce n’était pas l’idéal mais il fallait que je m’occupe de préparer le dîner avant qu’Haley ne rentre à la maison. Partie chez une amie pour se changer les idées, je l’avais déposé le matin pour que la mère de cette dernière me propose de la ramener en fin de journée. Ce qui était parfait. J’avais donc encore quelques heures avant que la petite ne débarque. Je passais sous la douche en me changeant pour prendre un short décontracté ainsi qu’un t-shirt basique noir. J’enfilais mes tongs pour ensuite retourner dans le salon pour faire un brin de ménage. J’avais reçu un message positif de la part de Levi et rien que de l’apprendre, je me sentais stressée. Je lui avais fait part de mes soucis concernant ma mère ainsi que ce qui s’était passé avec celle-ci. Bref, je n’avais pas eu une enfance glorieuse, je lui avais raconté et avant cela je l’avais même embrassé. Disons que maintenant c’était bien brouillon et qu’il fallait qu’on mette tout cela au clair pour éviter des conflits ou des malentendus. Ce que je savais pour ma part, c’est qu’à chaque fois que je le voyais ça me faisait tout drôle mais j’avais aussi du mal à me dire que je l’avais dans la peau depuis la première fois que je l’avais vu. Soupirant, je lâche mon chiffon pour aller le mettre au sale. Me regardant dans le miroir je secoue la tête rien qu’en pensant au fait que je suis lâche et que je n’affronte pas la réalité des choses. Houspillant contre moi, je retourne dans le salon où je m’affale dans le canapé en allumant la télé pour tomber sur de la télé-réalité. Cette fois c’est trop, je râle et mets la chaîne musicale pour aller préparer le dîner de ce soir. Et vu la chaleur, ça sera une salade composée de tomate, de mozzarella ainsi que de thon, maïs et olives noires. Ce genre de chose passe plutôt pas mal surtout en été. Je remue tout en cuisinant sur le son de la musique qui passe. Absorbée par ma tâche, j’entends à peine la sonnette d’entrée. Je lâche mon couteau, me lave les mains. « J’arrive. » Criais-je avant de baisser le son de la télé puis de me diriger vers la porte pour ouvrir au beau brun, un léger sourire aux lèvres. Je le laisse entrer en refermant derrière lui. « Je suis contente que tu sois venue. » Je suis sincère même si je doute qu’au fond, quand il repartira il sera heureux d’être venu me voir. Je retourne dans la cuisine pour finir de préparer le repas pour le mettre au frais. « Haley est partie chez une amie. » Je réponds avant qu’il ne pose la question bien que je me doute qu’elle l’ait prévenue. Je sais qu’ils parlent souvent entre eux et je trouve formidable la relation qu’ils ont construit ensemble. « Tu veux boire quelque chose ? » Je le regarde en souriant avant de nettoyer le plan de travail puis d’aller m’asseoir au niveau de l’îlot pour pouvoir tenir une conversation assise et non debout en train de bouger dans tous les sens. Même si je n’allais pas pouvoir m’en empêcher. Je regarde mes mains avant de sortir de quoi boire quelque chose de frais. Je n’allais pas lui proposer une bière ou quelque chose d’alcoolisé, je me doutais bien que c’était encore une phase difficile pour lui et qu’il ne fallait pas quelque chose pour rechuter. Mettant le tout sur la table, je me tourne vers lui avec toujours un petit sourire sur le visage. « Tu fais comme chez toi, tu te sers. » Je parle normalement même si je sens la nervosité me gagner. Il sait qu’il n’est pas venu juste pour boire un verre et discuter de tout et de rien, il est là pour que je lui avoue mes fautes et surtout que je lui dise. Je m’en sens obligée.

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Levi AbberlineGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Je plaide coupable.. ♠ Lennah   Mar 18 Juil - 15:52

Savannah & Levi
Je plaide coupable...

Certains pourraient dire que je ne m’étais pas tant pris en main pendant les quatre mois qui s’étaient écoulés depuis ma sortie du centre de désintoxication, parce que je ne travaillais toujours pas, parce que je n’avais pas encore tant décidé de ce que j’allais faire de ma vie. Auparavant, ce genre de remarque, de commentaire, m’aurait profondément affecté, mais aujourd’hui, j’en faisais fi autant que possible. Ce que je préférais dire, c’était que je mettais mes priorités à la bonne place, je me rétablissais doucement. Par exemple, lorsque Savannah me le permettait, je pouvais m’occuper de ma fille mieux et plus longtemps que je ne le faisais précédemment, ce qui n’était probablement pas de refus compte tenu de ce qui s’était passé récemment avec sa blessure. Et puis, même si je n’en parlais pas des masses, je sentais qu’il y avait encore certaines choses que je devais mettre en ordre dans ma tête, dans ma vie, avant d’être sûr et certain que j’étais prêt à passer à autre chose. Et pourtant, malgré toute la détermination du monde, c’était loin d’être simple, surtout concernant la mère d’Haley, justement. Lors de mon séjour au centre, voire avant, puis après, nous avons eu des échanges, des rapports qui m’avaient envoyé des signaux particulièrement mélangés. Alors que j’avais pensé pendant longtemps qu’elle me tenait très peu en estime, au point que limite je craignais de lui parler, sauf quand il était question de notre fille. Puis, il y avait eu l’épisode où elle m’avait aidée probablement plus que quiconque à redevenir sobre, épisode pendant lequel je lui avais confié avant tout le monde mes plus sombres secrets. Et peu de temps après ma sortie, elle avait fait de même, me faisant comprendre qu’il y avait beaucoup plus chez elle que j’appréciais, avec quoi je pouvais connecter. Et depuis ce temps, je n’avais pu cesser de repenser à ce fameux lien qui était en train de se former, sans comprendre ce qu’il était réellement. J’aurais voulu lui demander de m’éclairer sur la question, mais jamais je n’en avais eu l’occasion, jamais je n’avais su comment aborder le sujet. Et si jamais la concernant, ce n’était qu’un épisode, une mauvaise phase qu’elle voulait oublier ? Pour sûr, elle ne voudrait pas en reparler. Du coup, j’avais fait ce que je faisais le mieux, soit faire profil bas, ne pas m’attendre à quoi que ce soit. Et parce que je n’avais aucune attente, je fus particulièrement surpris de recevoir un message de Savannah m’invitant à aller chez elle, histoire de discuter. De quoi ? Pourquoi ? Je ne pouvais pas nier que j’étais intrigué, et je mourais d’envie de lui en demander plus, mais sachant que ce serait inutile et que rien ne serait réglé par SMS, je me contentai de lui répondre que je serais là à l’heure qu’elle le souhaitait. Puis, histoire d’être à l’heure, je me préparai vite fait, et je pris la route en direction de l’appartement. Cependant, mon trajet ne se fit pas en une seule fois. Après avoir hésité pendant un moment, j’avais décidé de faire un léger détour dans une pâtisserie pour aller y prendre un petit quelque chose, sans savoir si nous allions manger ou un truc du genre. Au pire, cela ferait un dessert pour Savannah et Haley plus tard. Tentant de prendre quelque chose susceptible de leur plaire à chacune d’entre elles, je me rendis finalement au domicile de ma fille et sa mère, frappant à la porte, quelque peu nerveux pour le coup, en venant à me demander une nouvelle fois ce dont Savannah voudrait discuter. Par contre, je fis mon possible pour ne pas le montrer au moment où elle ouvrit la porte, préférant lui servir un petit sourire, aussi timide celui-ci parut-il dans un premier temps. Après lui avoir lâché un vague:  « Salut… », je pénétrai dans la demeure, fronçant les sourcils quand je ne vis pas Haley dans un canapé ou quoi que ce soit du genre. Mais avant que je ne demande où elle était, Savannah en vint à me le signifier. Avait-elle lu dans mes pensées ? Ou bien malgré tout ce qui était arrivé, elle prenait pour acquis que notre fille était notre principal sujet de conversation ? Ne voulant pas trop en faire, je me contentai d’acquiescer d’un signe de tête, sans toutefois passer à côté de l’occasion de lui demander:  « Comment elle va ? » Bien sûr, j’avais fait tout mon possible pour ne pas trop m’imposer, même si je m’inquiétais pour Haley suite à son accident. Au pire, si Savannah ne voulait pas entrer dans les détails, ce n’était pas la fin du monde, mais juste savoir comment elle allait, ce n’était pas trop demandé, n’est-ce pas ? Et puis, ce n’était pas comme si je m’arrêtais qu’à cela. Pour le prouver, je n’eus pas de mal à répondre à la question de la jeune femme, même si ce fut tout banalement, soit par un simple:  « De l’eau, ça ira, merci. » Ce n’était pas contre elle ou parce que je n’avais pas envie, c’était bien souvent ce que je demandais, plutôt que d’exiger quoi que ce soit contenant de l’alcool, parce que ça non plus, je n’en consommais plus. Puis, au moment où elle eut servi le tout, ce fut avec un petit sourire que je lui lançai un simple:  « Merci… » avant de finalement me rappeler du carton de la pâtisserie que je tenais encore entre mes mains. Secouant la tête, comme si je venais de me réveiller, j’ajoutai:  « Tiens, j’ai apporté un petit quelque chose… » Me disant qu’elle en ferait sûrement ce qu’elle voulait, je ne lui mentionnai pas tout de suite ce que c’était, lui tendant tout simplement la boîte. Une fois que j’eus les mains libérés, et que j’eus l’impression qu’un silence ne tarderait pas à s’installer, silence qui me mettait la pression, puisque je ne savais toujours pas de quoi elle voulait me parler, je me fis violence pour ne pas lui poser les questions qui me tournaient dans la tête depuis que j’avais vu son message, décidant de tenter de commencer en douceur en lui demandant:  « Comment tu vas ? » Et sans y réfléchir vraiment, je lui avais demandé en toute sincérité, pas comme quelqu’un qui posait cette question pour bien paraître. Et j'espérais qu'elle allait le prendre ainsi, parce que qu’importe ce qui s'était passé au cours de ce silence radio, il n'en demeurait pas moins que je m’étais inquiété pour elle suite à ce qui s’était passé dans le parc, même si je n’avais pas osé lui demander avant aujourd’hui. Aurais-je dû le faire avant ? Peut-être bien, je n’en savais trop rien, je ne savais pas grand-chose à cet instant précis.

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Savannah MilesGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Je plaide coupable.. ♠ Lennah   Mer 2 Aoû - 19:43

Levi & Savannah
Je plaide coupable...
Je ne savais pas pourquoi j’avais tant besoin de lui dire. Mais d’un côté, une partie de moi s’en voulait d’avoir fait cet acte, d’un autre côté, ça m’avait aussi permis de me remettre en question et justement d’agir ainsi envers Levi. Je tenais à lui plus que je ne le pensais et il devait être dans la confidence. J’avais eu des gestes assez osés avec lui les dernières fois alors je ne voulais pas jouer avec lui, je ne voulais pas qu’il pense cela surtout. Alors je m’activais tout en préparant le repas, je me demandais bien comment j’allais pouvoir mettre cela sur le tapis, comment j’allais pouvoir lui dire. Coupant mes légumes, je regarde par la fenêtre et marmonne pour moi-même. « Hé Levi ! Tu ne sais pas quoi ? J’ai couché avec le père des enfants que je garde de temps en temps, tu sais Nael. Je me le suis fait. Tu m’en veux pas j’espère. » Je rigole avant de me retenir de me taper la tête contre le mur qui se trouvait en face de moi. Je remplis le saladier à côté de moi avant d’attraper du fromage et de l’ajouter à ma recette. Puis quand j’entends quelqu’un à la porte, je soupire et prends sur moi. Le moment est arrivé. Je dois lui faire face mais rien que le fait de savoir que je vais voir ses yeux, ça me rend nerveuse. Nerveuse car c’est la partie de son visage qui me captive le plus. Je n’arrive pas à m’en détacher quand je le croise et je me noie littéralement dedans. Essuyant mes mains sur ma serviette, je me dirige vers l’entrée et lâche un dernier soupir avant d’ouvrir la porte et de croiser le beau brun et de voir ses yeux. Je le laisse entrer et je retourne à préparer les derniers légumes pour le repas de ce soir avant de sourire et de hausser les épaules face à sa question. « Je dirais que la lionne se calme. Ce n’est pas facile, tu t’en doutes. Elle ne peut plus faire ce qu’elle aime tant… Mais avec les vacances ça l’aide à ne pas trop y penser et ses amis l’aident aussi à passer outre cet accident. » Je tourne la tête vers Levi avant de sourire légèrement. Je sais qu’il s’inquiète, ça se voit à son visage mais j’ai décidé de mon côté de laisser Haley vagabonder pour qu’elle puisse éviter de penser à tout cela et de lui miner le moral à rester ici, cloîtrer sans rien pouvoir faire. Il doit penser la même chose, mais je ne sais pas, je sais qu’entre eux deux c’est un lien indéfinissable qui s’est créé et je trouve ça beau. Hochant la tête à sa réponse, je sors deux verres puis les pose sur la table avant de le rejoindre avec une carafe d’eau ainsi qu’un sirop au citron pour ma part. Je lui tends son verre puis me sers à mon tour puis souris avant de faire les gros yeux avec le carton qu’il me tendait. « Tu n’aurais pas dû. » Je secoue la tête en riant légèrement, embarrassée même si ce n’était pas grand-chose. En tout cas, quand je l’ouvris, je souriais sincèrement avant de me lever pour aller mettre les pâtisseries au frais. « Tu n’auras qu’à rester avec nous manger ce soir, on pourra avoir un vrai dessert. » Ce n’est pas spécialement une question mais une invitation sans qu’il ait le choix. Ca me ferait plaisir mais je doute qu’après ce que je vais lui annoncer, il veuille rester… Retournant à ma place, je bois une gorgée de mon eau citronnée avant de baisser le regard vers mes mains, sachant exactement où il voulait en venir avec cette question. « Mieux ? Ca va mieux. Ce n’est pas facile mais je fais avec, je le dois. » Je hausse les épaules avant de faire un sourire timide. « Cependant, en parler m’a montré que je n’étais pas si horrible que ça comme mère. » Dis-je en riant un peu. Je me tais quelques instants avant de me tourner vers Levi et de le regarder dans les yeux. Mon dieu, je pourrais tellement fondre en restant plantée là à le regarder. C’est injuste ce sentiment. Je me pince les lèvres pour essayer de penser à autre chose. Je me passe une main dans les cheveux avant de me lancer. « En fait, je t’ai demandé de venir car j’ai quelque chose de délicat à te dire. » Je tapote sur la table montrant mon stress mais je ne veux pas lui laisser le temps de poser une question que je reprends immédiatement. « J’ai couché avec le père des enfants que je garde de temps en temps. Nael. » Je lève la tête pour croiser son regard et je me sens honteuse de lui dire ça de but en blanc. Mais je me connaissais assez pour savoir que si j’avais tourné autour du pot, jamais je n’aurais eu le courage de lui dire ce que je viens de balancer. Maintenant, je n’ai plus qu’à attendre sa réaction, qui j’espère sera en phase de me donner une gifle verbalement. Je ne sais pas pourquoi je veux cela, mais je veux y voir de la colère peut être pour montrer ce que j’attends de sa part, de ce qu’il ressent ?

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Levi AbberlineGod bless America… and Me
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MessageSujet: Re: Je plaide coupable.. ♠ Lennah   Ven 18 Aoû - 15:12

Savannah & Levi
Je plaide coupable...

Même si je voulais sincèrement prendre des nouvelles de ma fille, savoir comment elle allait suite à son accident, même si je fus surpris, mais ravi que Savannah en vienne à me proposer de rester à manger à leur appartement ce soir, ce que j’acceptai avec un signe de tête accompagné d’un petit:  « C’est gentil… Merci… », je sentais encore et toujours que quelque chose clochait, que cette conversation toute simple que nous étions en train d’avoir ne cachait pas un malaise concernant le fait de qui nous étions l’un pour l’autre, mais quelque chose de différent, d’encore plus inconfortable. Et ce qui rendait le tout encore plus désagréable, c’était le fait que je ne pouvais pas insister pour savoir ce qui n’allait pas. Jamais je n’avais aimé me faire brusquer, alors clairement, je n’allais pas faire le coup à Savannah, c’était évident. De ce fait, je poursuivis dans les questions banales, prenant de ses nouvelles à elle, ce qui n’était pas de trop à mon avis, au vu de ce qui s’était passé il y a quelque temps, dans le parc. Plus encore, ce fut avec soulagement que j’appris qu’elle allait mieux, qu’elle avait pu, en quelques sortes, trouver un certain confort dans ce qui s’était passé concernant ses capacités à être mère. Par contre, alors que j’aurais dû probablement lui dire que non, elle n’était pas une mauvaise mère, bien au contraire, je ne parvins pas à le faire, me contentant de simplement accuser réception de ses propos avec un petit sourire particulièrement timide. Pendant un instant, je craignis que cela ne vienne provoquer un silence gênant, mais bien rapidement, Savannah en vint à me le briser, entrant dans ce qui me semblait être le vif du sujet. Décidément, elle n’était pas du genre à aimer tourner autour du pot non plus, et ça me rassurait, même si la façon dont elle aborda la chose me rendit quelque peu nerveux. Allait-elle m’annoncer qu’elle comptait déménager ? Ou bien que je n’aurais plus le droit de voir Haley pour une raison ou une autre ? À cette simple pensée, ma main se mit à trembler, mais malgré tout, je parvins à me faire violence pour garder une contenance jusqu’à ce que finalement, elle lâche la bombe. Surpris, je fronçai les sourcils, ne voyant pas pourquoi elle en venait à m’avouer ça, et à me faire venir chez elle pour ça. De ce fait, ma première réaction fut un:  « Oh… » qui ne voulait rien dire, jusqu’à ce que soudainement, tout se mette en branle dans ma tête; les baisers, les moments que nous avions échangé ces derniers temps, le fait que je ne savais plus ce qu’elle représentait pour moi depuis quelque temps… Était-ce la même chose pour elle ? Était-ce pour cela qu’elle avait jugé approprié de me le dire, même si au fond, elle aurait pu garder ça pour elle ? Confus, ce fut encore de façon plutôt neutre que j’ajoutais:  « Je vois… » Et en y réfléchissant encore plus, je réalisai qu’en fait, même si je l’aurais voulu, je ne parvenais pas à simplement accuser réception de l’information, faire comme si cela ne m’affectait pas. Pour la première fois, je me rendais compte que ça m’affectait, comme jamais cela m’avait affecté. Je ne savais pas si c’était parce que jamais je n’avais éprouvé quelconque attachement pour une femme, et que de ce fait, je m’étais toujours bien moqué de ce que les filles que j’avais fréquentées pouvaient faire avec d’autres hommes, mais en fait, ça me rendait inconfortable, quelque peu frustré. N’ayant jamais composé avec ce type d’émotion, cela fit un tout qui me rendit nerveux. J’avais beau être sobre, c’était quand même ainsi que je réagissais quand je me perdais quelque peu dans une situation quelconque, comme celle-ci. Auparavant, je me calmais en fumant un joint ou quelque chose du genre, sauf que là, je n’avais plus cette possibilité. Il me fallait affronter le problème, il me fallait confronter mes émotions, confronter Savannah. Je le savais, et ce n’était pas la volonté qui me manquait de le faire désormais, mais plutôt le manque de moyens. Pour le coup, cela ne fit pas un mélange des plus glorieux, faisant en sorte que je me contentai de dire, d’un ton qui sonna particulièrement faux:  « Bah écoute, tu fais comme tu veux hein, c’est ta vie… » Même si c’était là signe que j’étais tout sauf doué pour ce genre de chose, si ça s’était arrêté là, peut-être que ç’aurait pu passer un peu mieux. Mais là, j’eus l’impression que sans me contrôler, je ne fis qu’empirer les choses, lorsque j’ajoutai, en marmonnant:  « Ce n’est pas comme s’il y avait un truc entre nous, ou que j’étais important ou quoi que ce soit du genre… » Je me tus après toutefois, sentant que mon discours devenait de plus en plus égoïste, même s’il n’en demeurait pas moins que sommes toutes, je me sentais… floué. Je me sentais idiot, je sentais que j’avais été naïf de croire que peut-être il y avait de quoi se poser des questions concernant Savannah, nous concernant. Et le pire dans tout cela, c’était que ce n’était pas ça, pas elle qui me rendait en colère, mais plutôt moi, et le fait que je m’étais fait de faux espoirs, que j’avais été idiot de penser autrement, que peut-être j’aurais fait mieux de m’en tenir à ce que je faisais le mieux, soit ne pas m’attacher, même si en ce qui concernant Savannah, cet attachement, je ne saurais même plus me l’expliquer ou le contrôler.

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MessageSujet: Re: Je plaide coupable.. ♠ Lennah   Jeu 7 Sep - 16:46

Levi & Savannah
Je plaide coupable...
Je souriais avant de me mordre la lèvre. Je venais de lui proposer de rester alors que j’étais certaine qu’il ne le ferait pas après ce que je lui dirais. Je venais de lui donner un faux espoir et rien que pour ça, ça me fendait le cœur. Je sentis mon pouls s’accélérer et je voulus tout de suite lui dire mais rien ne sortis à la place, j’attrapais mon verre d’eau et bus une gorgée pour prendre mon courage à deux mains. Il allait falloir que je passe à l’action, que je lui dise. Je remarquais qu’il ne répondait par rapport au fait que je n’étais pas une mauvaise mère et intérieurement, cela me peina énormément. Je ne savais pas ce qu’il en pensait, je ne savais pas ce que Levi pensait de ma manière d’élever Haley et ça me rendait mal à l’aise car je ne connaissais pas son avis. Mais je n’allais pas en faire un fromage, je n’étais pas là pour ça enfin lui il n’était pas là pour entendre mes états d’âmes sur comment j’allais continuer d’élever Haley avec son aide. Non, là, je devais lui dire que j’avais fait une connerie, que j’avais couchée avec Nael… Que j’avais foiré et que je ne pouvais pas m’empêcher de le lui dire. Alors je lâchais la bombe et finissais par le regarder dans les yeux. Je voulais voir sa réaction et voir ce qu’il allait dire. Sauf que c’était tout sauf ce à quoi je m’attendais. Un « oh » puis un « je vois ». En même temps je pouvais le comprendre. Comment j’aurais réagi s’il m’avait dit ça alors qu’on s’était embrassé, qu’il avait été là pour moi quand j’avais craqué ? Sûrement pire que ça en fait, j’aurais sûrement déjà tourné les talons en disant ce que je pense. Je le regardais et je voyais bien qu’il luttait et qu’il essayait d’affronter ce que je venais de lui dire. J’allais dire quelque chose quand j’entendis enfin sa voix et sa frustration qui me donna une claque. En même temps il fallait que je m’attende à quoi ? Qu’il dise, oh ce n’est pas grave t’en fais pas… Non, mais j’avais fumé en pensant à ça ou quoi ? Soupirant, je me passais une main dans les cheveux et baissais le regard pour le coup, je ne pouvais pas faire autrement. « Levi… » Je ne savais pas quoi dire à présent, je voulais qu’il m’engueule qu’il me dise que j’avais fait n’importe quoi. Mais rien ne venait et ça commençait à me gonfler aussi. Je sentais la tension monter et quand il accusa de nouveau le fait qu’il aurait pu se passer quelque chose entre nous, ce fut la parole de trop. Frappant les mains sur la table, je me levais par la même occasion en pointant mon doigt sur lui. « Mais merde, engueule moi plus que ça ! » Je soupirais avant de continuer, sentant la colère monter au fur et à mesure dans ma voix et j’espérais vraiment que ça déclencherait quelque chose chez le beau brun. « J’ai merdé, j’ai trop bu, j’ai couché avec lui mais je m’en veux ! Et t’es aveugle ou quoi ? Si je t’en parle c’est justement parce que j’ai pensé qu’après ces baisers et ces moments qu’on a passé, c’est parce que j’avais omis l’hypothèse que ça pouvait aller plus loin ! » J’avais littéralement explosé, faisant des gestes en même temps que mes paroles avant de me tourner vers le lavabo de la cuisine et d’agripper le rebord du plan de travail regardant dehors. « T’es important et tu n’imagines mêmes pas à quel point mais à chaque fois, j’ai l’impression que tu me fuis plutôt que tu affrontes. Alors merde Levi regarde-moi et dis-moi que tu m’en veux ! Que tu ne vas pas me le pardonner de sitôt. J’ai besoin que tu me montres que je compte à tes yeux, bordel. » Je m’étais retournée vers lui en disant cela et je le regardais dans les yeux à présent, les larmes prêtent à couler. Je demandais simplement à ce qu’il me dise qu’il y avait de l’espoir entre nous. Que ce faux pas de ma part allait le réveiller et lui faire comprendre qu’il pouvait m’avoir, qu’il pouvait aussi me gueuler dessus d’avoir dérapé mais j’étais obligée de lui dire. J’avais besoin de le réveiller, pour moi.

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MessageSujet: Re: Je plaide coupable.. ♠ Lennah   Ven 8 Sep - 0:58

Savannah & Levi
Je plaide coupable...

Je n’étais pas confortable dans cette situation, c’était plus qu’évident. Cependant, je ne pensais pas que j’étais bien placé pour piquer une crise de colère à l’adresse de Savannah ou quoi que ce soit du genre. Et même si je savais que je n’avais pas été le plus loquace qui soit, j’estimais que je ne méritais pas qu’elle m’en veuille ou un truc du genre. Par conséquent, je sursautai au moment où elle en vint à frapper sur la table, et je demeurai plus que surpris au moment où elle me demanda de l’engueuler plus que ça. Ne comprenant pas sa demande, trouvant celle-ci dénuée de sens pour le coup, je ne sus comment réagir. Évidemment, je l’écoutai jusqu’au bout, et il me troubla d’apprendre qu’elle avait ressenti le besoin de me dire tout cela parce qu’elle pensait qu’il se passait quelque chose entre nous, comme moi je l’avais pensé. Puis, tout devint plus que clair au moment où elle termina son discours, quand je vis qu’elle semblait perdue, limite désespérée. La voir ainsi, bien évidemment, ne me laissa pas de marbre. Au contraire, cela me brisait le coeur de la voir dans un tel état, pour quelque chose que je ne saurais même pas définir pour le moment. En effet, je ne pouvais pas dire qu’elle m’avait trompée ou un truc du genre, justement, il ne se passait rien entre nous… Mais ne tentant pas de sortir cette définition, puisqu’elle n’avait pas sa place dans la situation présente, je décidai de m’en tenir à ce que je pensais comprendre, et après avoir laissé échapper un rire nerveux, que je dissimulai rapidement pour ne pas la rendre plus inconfortable qu’elle ne l’était déjà, je lui dis, aussi calmement que possible:  « Je ne ferai pas ça, Savannah, je ne t’engueulerai pas. » Désireux toutefois qu’elle ne se mette pas à imaginer certaines choses fausses et dépourvues de tout espoir pour la suite, je poursuivis rapidement en ajoutant:  « Ce n’est pas mon genre, et je n’ai pas à le faire. » Je lui disais cela dans le sens où je l’avais vu qu’elle s’en voulait toute seule. Pourquoi en rajouterais-je une couche dans le cas présent ? Est-ce que ce serait vraiment un signe que je tenais à elle ? En mon sens, c’était complètement paradoxal, et je ne pensais pas que quoi que ce soit serait susceptible de me faire changer d’avis. Et ça, c’était même en comptant le fait que je sentais que la suite de mon discours serait plus difficile à tenir, puisque plus délicat. Malgré tout, déterminé à aller jusqu’au bout de celui-ci, parce que j’étais conscient que Savannah ne lâcherait pas le morceau tant que je ne l’aurais pas fait, je dis:  « Ne crois pas que ce n’est pas parce que je tiens à toi, parce que c’est tout le contraire. Moi non plus, je n’ai pas oublié ce qui s’est passé. J’ai pensé à toi, j’ai pensé à nous deux, et je me suis demandé ce que tout ce que cela voulait dire. Et je ne te cacherai pas que je me suis senti idiot quand tu m’as dit ce que tu viens de me dire, mais malgré tout, je ne t’engueulerai pas pour ça. » Au bout du compte, cette première partie ne se passa pas si mal. Mais pour la suite, je décidai de prendre un temps de réflexion un peu plus long, en profitant pour m’approcher d’elle, sans toutefois briser la limite de la distance raisonnable pour autant. Puis, lorsque je fus prêt, je renchéris:  « T’engueuler reviendrait à te faire plus de mal, et je ne veux pas t’en faire, puisque tu ne le mérites pas, parce que je t’admire trop pour faire une chose pareille. On a beau ne pas avoir tant parlé pendant des années, mais il n’en demeure pas moins que j’ai toujours admiré ta force de caractère et ta détermination, comme j’ai toujours admiré à quel point tu étais une mère exceptionnelle pour Haley. » Et ça, je le pensais, depuis encore plus longtemps que j’aurais pu l’admettre. Pendant des années, je lui en avais voulu de ne pas me la laisser plus souvent, mais j’avais compris que peut-être je n’aurais pas su tout faire ce qu’elle, elle avait fait pour elle pendant tout ce temps, et jamais je ne pourrais le faire. Je regrettais désormais de ne pas lui avoir dit davantage, de ne pas avoir voulu l’accepter avant aujourd’hui, et je savais que rien ne saurait rattraper le coup. Mais au moins, pour une fois, ç’avait le mérite d’être clair, contrairement à ce que je dis par la suite, soit:  « Je crois que ce que s’est passé entre nous, ça n’a fait que renforcer ce sentiment. Et maintenant, je me retrouve à avoir l’impression que tu me manques. Plusieurs fois, j’ai voulu te demander comment tu allais, ce que tu avais fait de ta journée, mais je n’ai jamais osé le faire, parce que je ne voulais pas déranger, parce que je n’avais aucune idée de ce que toi, tu pensais… » Et cette combinaison de sentiments donnait quelque chose que je ne pouvais pas vraiment expliquer, alors pour le moment, je préférai passer outre, gardant le silence, tandis que je m’osais à faire quelque chose que jamais je n’avais osé faire précédemment, c’est-à-dire de m’approcher encore plus d’elle, puis, doucement, glisser mes doigts sur sa joue, laissant ensuite ma paume épouser la forme de son visage, toujours en délicatesse, l’obligeant par la même occasion à me regarder, alors que je lui disais, d’une voix plus faible:  « Et tu sais quoi ? Le fait que tu as couché avec un autre ne changera pas cette admiration, ne changera pas ce que je ressens pour toi. Et si je ne t’en ai pas parlé avant, c’est que j’ai toujours cru que je ne le méritais pas, comme je ne mérite probablement pas d’avoir une fille exceptionnelle comme Haley dans ma vie. Mais je saisis ma chance avec elle, et je tente de la rendre heureuse autant que possible, et quelque chose me dit que si tu me laisses cette chance aussi, je ne perdrais rien à essayer… » Je m’arrêtai lorsque je me rendis compte que j’allais trop loin, que je m’étais emporté au vu de ce qu’elle avait dit plus tôt. Me ravisant quelque peu, je repris une contenance, retirai ma main de sa joue, et je finis par lui dire, un peu plus dépité:  « Tu sais ce que je penses, et ce que je ressens… Mais je crois que c’est à toi de te demander ce que tu veux pour le coup… » Après, peut-être que mon propos arrivait trop tard, peut-être il était déplacé, mais j’avais l’impression que je ne pouvais pas la convaincre plus que ce que je ne l’avais fait. Et puis, pouvais-je vraiment la convaincre ? Était-ce vraiment mon boulot ? En mon sens, non, ce n’était pas le cas. Je ne pouvais pas lui imposer ses sentiments, ses actes envers ma personne. Je ne pouvais être franc qu’avec elle, et attendre de voir comment elle réagirait, même si, je ne pouvais pas le nier, ça me rendait incroyablement nerveux pour le coup.

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MessageSujet: Re: Je plaide coupable.. ♠ Lennah   Ven 8 Sep - 11:17

Levi & Savannah
Je plaide coupable...
J’attendais patiemment, j’étais tournée à la fenêtre en train de me ronger le sang. Je m’en voulais tellement d’avoir agi ainsi. A la minute où je m’en étais rendue compte, j’avais eu envie de revenir en arrière mais c’était impossible. Avec Nael ça avait été une erreur, tous les deux nous le savions alors on avait conclu de ne plus en parler et de redevenir des bons amis comme avant. Ce qui ne me déplaisait pas, mais je ne pouvais pas regarder Levi dans les yeux et lui dire que tout allait bien, que ce qui s’était passé entre nous n’était pas rien alors que j’avais fauté. Je me tournais vers lui et secouais la tête en l’entendant parler. Pourquoi est-ce qu’il ne le faisait pas, c’est tout ce que j’attendais un peu de possession de sa part, qu’il me dise que je ne pouvais pas aller ailleurs car j’étais trop précieuse à ses yeux ou quelque chose comme ça. Mais non, rien n’arriva et pourtant j’avais été prête à encaisser. « Si tu en as le droit. » Et je savais que j’avais raison de dire cela. Il le savait aussi, si nous avions été un couple alors il m’aurait engueulé j’en suis persuadée et au fond, c’est tout ce qui m’importait, de savoir si oui ou non nous pourrions devenir de nouveau un couple ou quelque chose comme ça. Je croisais les bras sur ma poitrine et levais les yeux vers le plafond pour retenir les larmes qui étaient prêtes à couler sur mes joues. Je détestais me montrer ainsi, faible et sans défense alors que je montre le contraire toute la journée pour lutter contre le caractère de ma fille ou bien lutter contre les cons au boulot. Je déposais mon regard sur quand il se remit à parler et je l’écoutais en fermant les yeux quelques secondes, profitant de son ton calme et posé pour me calmer. Je hochais la tête et me passais une main dans les cheveux avant de prendre la parole à mon tour, ayant une voix plus calme qu’auparavant. « Et pourquoi tu ne me l’as jamais dit ? Ce n’est pas comme si les occasions avaient manqué… j’attendais juste plus de ta part. Plus, pour que je puisse m’orienter à mon tour. Je ne pouvais pas ne pas te le dire alors que je pensais aussi à toi et à ce que nous pourrions être… » Avouais-je en plantant mon regard dans le sien. Je le laissais approcher et par la même occasion je sentais ce chamboulement en moi, le pouls qui accélère et qui rend nerveux. Je me concentre sur lui, son regard, son visage et je l’écoute préférant encaisser après la bombe que je lui avais lâchée. Je ne pouvais pas m’en sortir indemne dans cette histoire il fallait que je me prenne une claque. Et j’en prenais une en apprenant tout ça de la part de Levi et à cet instant je crois que je me serais blottie dans ses bras pour recevoir la chaleur de ses paroles encore plus. Mais je ne bougeais pas, je préférais le laisser faire, le laisser agir car pour une fois, c’est lui qui prenait les devants sur ce genre d’attention. « Je mérite au moins que tu sois déçue de moi. » Et c’était vrai, il devait l’être mais il ne me le montrait pas et je ne comprenais pas pourquoi. Pour ma part, je crois que e lui en aurais voulu en lui lançant par la même occasion que je tenais à lui et qu’il n’était pas question qu’il aille voir ailleurs. Mais j’étais mal placée pour l’instant pour dire ce genre de chose et surtout, ça ne s’y prêtait pas. Je me retrouvais en face de lui, à quelques centimètres à écouter les compliments qu’il venait de me faire sur ma façon d’agir avec notre fille et sur ma force de tous les jours. C’était tout ce à quoi je ne m’attendais pas de sa part, ce n’était pas la réaction que j’avais prévu mais ça me faisait du bien de l’entendre. Je me sentais légère et aussi bien à nouveau grâce à lui. « Si tu savais et si tu avais prononcé ces paroles plus tôt, je t’aurais dit la même chose Levi. Je crois que je n’ai pas réussi à me passer de toi dès que j’ai commencé à t’épauler pour que tu ailles mieux. » Dis-je en souriant légèrement et ressentant des frissons quand il osa poser sa main sur ma joue. Je soupirais en fermant les yeux, m’abandonnant à ce geste si tendre que je n’avais pas eu depuis longtemps de sa part. Cela me montrait à quel point je ne pouvais pas me passer de lui à présent, que je l’avais toujours aimé depuis la première fois où je l’avais vu. Je le regardais, souriante à présent avant de hocher la tête et de sentir une frustration en sentant sa main s’éloigner de ma joue. Je ne réponds pas tout de suite, laissant le temps que ses paroles se répètent dans ma tête. Puis je le regarde et ouvre la bouche avant de la refermer. Ce que je veux ? Je crois que je le sais depuis le début, mais j’ai juste la trouille de passer le cap mais avec ce que m’a dit Levi, je ne peux pas le regarder et juste hausser les épaules, ce n’est pas possible. « Ce que je veux, je crois que c’est te laisser ta chance. » C’est une phrase courte simple, mais qui résume ce que je veux tout de suite. Je veux pouvoir penser à lui et lui dire ouvertement qu’il m’a manqué. « Non, en fait je veux qu’on se donne une chance. Une seconde chance plutôt, celle qui nous a échappé quand tu étais dans ce groupe. » Je souris et m’approche de lui pour être à seulement quelques centimètres de son visage. « Levi, j’ai… J’ai été amoureuse de toi en te regardant yeux dans les yeux ce soir-là et jamais ce n’est partit… Je luttais juste pour ne pas que ça refasse surface. » Je ferme les yeux et les rouvre de nouveau en restant là, juste en face de lui après ce que je venais de lui dire. Tout était mis sur la table à présent.

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MessageSujet: Re: Je plaide coupable.. ♠ Lennah   Sam 9 Sep - 2:19

Savannah & Levi
Je plaide coupable...

 « Parce que ce n’est pas le genre de choses que je peux dire facilement… » Voilà ce que je répondis au moment où Savannah en vint à me demander pourquoi je ne lui avais pas admis comment je me sentais avant aujourd’hui. Je ne l’avais pas fait sur un ton de reproche, au contraire, j’estimais que malgré les circonstances, j’avais été plutôt calme, et surtout sincère. Sincère parce que je ne mentais pas quand j’affirmais cela; maintes fois, j’avais cherché les mots, j’avais cherché le bon moment pour lui avouer le tout, mais jamais je n’avais trouvé. Et puis, il fallait l’admettre, tout ça, pour moi, c’était plus que perturbant, puisque jamais ça ne m’était arrivé avant aujourd’hui. Jamais je n’avais ressenti un attachement de ce genre envers qui que ce soit. Et venant de moi, qui avait du mal à m’attacher à qui que ce soit - sauf à ma fille - c’était différent, c’était particulier, c’était troublant. Ça me donnait l’impression d’être partagé entre deux sentiments; celui de me sentir comme il y avait dix ans, où je pouvais m’éprendre de quelqu’un sans me soucier d’avoir le coeur brisé et le sentiment de vulnérabilité que j’éprouvais, qui me faisait peur, qui m’avait fait garder le silence pendant tout ce temps. De plus, bien des fois, je m’étais demandé si c’était réel, ce que je ressentais, ou bien si ce n’était qu’une utopie, une illusion qui n’aurait jamais raison d’être. Savannah m’avait prouvé le contraire il y a quelques instants de cela, et là, ça m’avait bouleversé plus que jamais. Et son aveu, il m’avait fait réagir, seulement pas comme elle l’aurait voulu, ou qu’elle le voulait encore, ici et maintenant, alors qu’elle me demandait que je sois déçu d’elle, au minimum. Et têtu comme probablement jamais je ne l’avais été, je lui répondis en secouant la tête négativement, avant d’ajouter:  « Je ne suis pas… déçu. Enfin, je ne sais pas si c’est le mot le plus approprié en tout cas… » Décidément, tout cela m’avait rendu plus loquace que jamais je ne l’avais été, et me disant que ce n’était pas plus mal, je continuai sur ma lancée, même si les mots vinrent à me manquer pendant un bref instant, parce que je voulais faire trop raffiné, je supposais. Au final, je passai outre les beaux mots, puis je finis par dire, même si c’était un peu grossier:  « Je me suis surtout senti con. Con d’avoir pensé qu’il aurait pu y avoir un truc entre nous, et surtout, je me suis senti con de ne t’avoir rien dit avant. » Parce que oui, j’avais eu beau me défendre plus tôt, il n’en demeurait pas moins que je n’en étais pas fier non plus, et je l’admettais. Mais de toute façon, c’était trop tard. Le mieux que je pouvais faire, c’était de continuer sur ma lancée, et au final je ne le regrettai pas, puisque lentement, mais sûrement, cela semblait rassurer Savannah, dont le regard sembla se radoucir. Plus encore, ses propos devinrent plus doux, encore plus affectueux, m’arrachant même un timide sourire dans la foulée. Il était évident qu’à ce moment, j’aurais voulu lui dire qu’elle aussi, elle avait été indispensable à mes yeux pendant ce temps. Je ne pensais pas exagérer quand je disais qu’elle m’avait sauvée la vie. Grâce à elle, je ne me serais probablement jamais décidé à faire cette cure et encore grâce à elle, je serais probablement encore dans ce centre. Maintenant, j’en étais sorti, je me remettais doucement sur pied, et il était évident que je lui en serais toujours reconnaissant. Et peut-être j’aurais pu lui dire tout cela, je n’en aurais pas été gêné, et peut-être pourrais-je lui dire plus tard. Évidemment que si l’occasion se présentait, je le ferais, compte tenu du fait que jamais je n’aurais fini de la remercier pour cela, qu’importe ce qui se passait entre nous par la suite. Mais là, je m’emportai plutôt sur autre chose, terminant mon discours sur une note un peu plus maladroite, me laissant perplexe, en ne sachant quoi ajouter. Au final, ce fut Savannah qui reprit la parole, tenant des mots que jamais je ne pensais entendre de sa part, des mots qui me proposaient de nous laisser une seconde chance. Bien sûr, je n’allais pas cracher sur celle-ci, mais ne sachant comment réagir, je ne dis rien, je ne fis rien, donnant l’occasion à la mère de ma fille de poursuivre, en venant à avouer des mots que je pensais encore moins entendre de sa part envers ma personne. Comment avait-elle fait pour le nier pendant toutes ces années ? Avais-je été aveugle à ce point ? Devrais-je lui demander des détails ? Tout cela n’était pas bien clair, sauf peut-être pour la dernière question, à laquelle la réponse était clairement « non ». Non parce que je ne pouvais pas questionner ses sentiments, même si les miens n’étaient pas bien définis dans ma tête. De plus, il m’aurait été difficile de dire quoi que ce soit de sérieux, de posé, alors qu’elle était tout près de moi comme elle l’était, dangereusement près pourrais-je dire même. Et malgré cette proximité, je parvins quand même à lui dire:  « Je suis désolé de ne pas l’avoir vu avant. » Cela aurait pu sembler être des excuses en l’air, mais ça ne l’était pas, bien loin de là. Jamais je n’avais pensé les formuler ainsi à un moment ou un autre, mais je les pensais quand même. Je les pensais parce que je me rendais compte que j’avais été idiot, j’avais été aveugle pendant tout ce temps, tout ça parce que je faisais une fixation sur mes problèmes, sur le fait de vouloir les oublier. Pendant dix ans, j’avais passé à côté de tout, mais maintenant, je ne voulais plus le faire, je ne pouvais plus le faire. Par conséquent, même si je sentis que j’étais en train de prendre un risque énorme, je décidai de foncer pour une nouvelle fois - parce qu’être honnête avec moi, avec elle, avait payé depuis mon arrivée en ces lieux - je me décidai finalement à passer ma main au niveau de la nuque de Savannah, comme si je ne voulais pas qu’elle m’échappe, et j’approchai mes lèvres des siennes pour y déposer un baiser rempli d’affection, simplement d’affection, comme rarement j’avais pu en offrir un avant aujourd’hui. Là, il n’y avait pas de désespoir, de manque quelconque, simplement une envie de lui montrer au-delà des mots ce que je pouvais ressentir, ayant déjà l’impression que je m’y prenais mieux de cette façon que par n’importe quelle parole. Il restait juste à voir si Savannah le prendrait ainsi, même si ça, je le craignais un peu plus, même si jamais je ne saurais regretter mon geste.

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MessageSujet: Re: Je plaide coupable.. ♠ Lennah   Dim 10 Sep - 22:34

Levi & Savannah
Je plaide coupable...
Je hochais la tête, c’était normal après tout de ne pas pouvoir le dire ainsi. C’était trop facile pour moi de dire ce genre de chose, de lui dire qu’au fond c’était de sa faute s’il ne m’avait rien dit avant aujourd’hui. Pour le coup, je ne trouvais rien à répondre et me contentais de le regarder. Je regardais son visage et chacun de ses traits. Je me souvenais à quel point j’avais pu tomber amoureuse de lui rien qu’à la seconde où mes yeux avaient croisé les siens. Ca fait kitch mais c’était vrai, son regard m’électrisait, m’avait électrisé et je m’étais laissée emporter par ce flot. A présent, je ne regrettais pas car nous avions une fille que nous aimons énormément et même si c’était compliqué de lui laisser, maintenant, je savais que nous étions sur un bon chemin. Penser à ce genre de chose me rendait bizarre et heureuse à la fois, je pensais comme si nous pouvions former une famille. Puis je secouais la tête car ce n’était pas possible, pas après ce que j’avais fait, je ne pouvais pas penser ainsi alors que l’homme qui se trouvait devant moi devait m’en vouloir d’avoir couché avec un autre. Du moins, c’est ce que j’espérais. Je le regardais, avec un espoir quand il m’annonça que déçu n’était pas le mot adapté. Mais pour le coup, je me taisais, je préférais me taire que dire une bêtise et le couper sur sa lancée. Cependant, je ne m’attendais pas à ça que j’en fus bouche bée. Je souriais bêtement, car en cet instant, j’avais senti mon cœur battre plus fort, j’avais senti mes joues devenir plus rouges encore ! Je me contentais de sourire, niaisement peut être mais je me sentais légère et heureuse à la fois. Levi venait de prononcer des paroles qu’il fallait que j’entende, qu’il fallait que j’ai entendu pour passer à la suite, pour lui dire que moi aussi je voulais qu’il y ait quelque chose entre nous. « Tu n’es pas con, Levi. » C’est tout ce que je pouvais lui dire, je le regardais avec insistance, lui faisant comprendre qu’il n’avait pas à se sentir ainsi. Je m’étais rapprochée de lui par la même occasion, voulant retrouver ce contact physique si minime qu’il avait eu envers moi tout à l’heure. Je voulais qu’il voit à quel point j’étais encore folle de lui après toutes ses années. Et à mon tour, je lui fis part de ce que je ressentais, de ce que je voyais en lui et comment je l’avais encore dans la peau. « Tu ne pouvais pas le savoir non plus. » Dis-je en parlant plus bas, sentant cette tension entre nous monter. Je ne savais pas pourquoi je me sentais ainsi mais ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Pas depuis Levi en tout cas. Je le vis se rapprocher, je sentis sa main dans ma nuque et les frissons que je venais de ressentir tout le long de mon échine. Je sentais les poils de mes bras se hérisser en ressentant ce contact si doux et si envieux. Et je sentis ce baiser sur mes lèvres qui me donna cet effet papillon dans le ventre. Je souriais tellement je me sentais heureuse. Je passais même mes bras autour de son cou, m’approchant au maximum de lui, sentant son corps contre mon corps. Et je décidais de donner plus de vie à ce baiser, laissant mes sentiments se faufiler dans cet échanger. De la passion et de l’envie mais aussi, comme lui, de la tendresse. Ce n’était pas comme ces quelques baisers échangés auparavant, celui-ci voulait signifier plus. Je laissais le baiser se rompre, posant mon front contre le sien, un sourire aux lèvres. « M. Abberline, vous me faites toujours autant tourner la tête. » Disais-je en plantant mon regard dans le sien avant d’approcher de nouveau mes lèvres vers les siennes et de les capturer pour l’embrasser. Je laissais une main descendre le long de son dos, passant sous son t-shirt pour caresser sa peau du bout des doigts. L’envie de le retrouver était présente mais ce n’était pas simplement pour ça, c’était parce qu’au fond je le désirais depuis le début, depuis qu’il allait mieux, depuis que je m’étais investie avec lui dans son combat avec cette addiction. Alors peut être que j’allais trop loin, peut-être qu’il allait me repousser et me dire que ce n’était pas le moment, mais je ne pouvais pas ne pas lui montrer ce que je voulais à présent. Mais ce n’était pas non plus dans l’excès, je le voulais mais avec tous ces sentiments qu’on n’avait pas pu évoquer auparavant.

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MessageSujet: Re: Je plaide coupable.. ♠ Lennah   Lun 11 Sep - 2:18

Savannah & Levi
Je plaide coupable...

J’avais finalement réussi. J’avais réussi à tenir le propos qui avait fini par ne pas fâcher Savannah, sans mentir, sans nier quoi que ce soit, simplement en étant honnête avec elle, avec moi. Ce n’était pas tant une victoire, mais je devais avouer que c’était plutôt rassurant. Ce n’était pas non plus parce que j’avais peur d’elle, mais parce que je n’aurais pas voulu en arriver à admettre quelque chose qui était faux, seulement pour tenter de la rassurer, pour ne pas attirer ses foudres, ou pour la faire sentir encore plus mal. Normalement, je n’étais pas têtu de la sorte, on pouvait me reprocher d’être mou, d’être passif parfois même, mais j’avais compris pendant que j’étais en désintoxication que la franchise était le mieux. C’était parfois difficile d’être franc, c’était même douloureux par moments, comme j’avais pu l’expérimenter ces derniers mois, mais je m’étais rendu compte que c’était quelque chose qui m’enlevait un poids qui m’avait miné pendant toutes ces années, parce que je gardais tout pour moi, parce que je ne disais absolument rien, de peur de déranger, de peur de secouer des choses alors que je ne voulais pas le faire. Évidemment, cette crainte était toujours présente, mais je ne voulais plus garder quoi que ce soit pour moi, pour ma santé, pour mon bien-être. De ce fait, être en mesure de combiner mon honnêteté avec le soulagement de Savannah, c’était la meilleure combinaison que je pouvais espérer pour le coup, d’où mon soulagement. Bon d’accord, ce n’était pas parfait non plus, parce que comme je lui avais mentionné, je ne lui avais jamais avoué ce que je pouvais ressentir, en plus de ne pas être suffisamment attentif. Elle aurait pu m’en vouloir, parce que si jamais je lui en avais parlé avant, peut-être ne serait-elle pas allée voir ailleurs, peut-être ne se serait-elle pas sentie coupable ainsi. Mais elle ne le fit pas. En fait, à partir de là, elle me semblait juste radoucie, elle semblait juste rassurée que ce que je venais de lui dire était la traduction de sentiments à peu près réciproques. À peu près parce que j’ignorais à quel point je tenais à elle, parce que je n’avais jamais connu cela. Mais une chose était certaine, c’était que mon dévouement ne pourrait pas se mesurer, même si ça me faisait peur, parce que cela signifiait que pour la première fois depuis dix ans, j’allais me laisser aller avec quelqu’un, lui faire aveuglément confiance. Peut-être cela prendrait du temps pour que ce soit complet, peut-être que ce ne serait pas simple, mais j’avais confiance, plus qu’avec quiconque. Après tout, je lui faisais aveuglément quand il s’agissait de notre fille, ce n’était pas comme si nous partions à zéro, de rien du tout. Enfin, d’une certaine façon, c’était le cas, mais pas totalement. Bref, les choses n’étaient pas des plus simples, mais à ce point, je m’en moquais, me réduisant à faire la chose la plus simple, soit lui exprimer ce que je ressentais au travers d’un baiser, baiser qu’elle ne tarda pas à me rendre, pour mon plus grand plaisir. Inutile de mentionner que je ne me fis pas prier pour le prolonger aussi longtemps que possible. Plus encore, je me refusai de m’éloigner trop lorsque le baiser prit fin, ce qui ne m’empêcha pas d’écouter Savannah me tenir ces mots un peu taquins, m’arrachant un franc sourire, comme rarement j’en avais eu en une décennie. Je ne le fis pas durer toutefois, puisque je n’en eus pas l’occasion, raison étant que la jolie blonde captura mes lèvres de nouveau, et je ne sus lui refuser ce nouveau baiser. Plus encore, je ne sus la repousser au moment où ses doigts se frayèrent un chemin sous mon t-shirt, venant granuler ma peau de frissons sur son passage, éveillant chez moi des sensations, des sens que je pensais éteints à tout jamais. Et pourtant, je me retrouvai à me demander si c’était une bonne idée, si c’était sage, si nous pouvions nous le permettre. Et encore une fois, je me retrouvai faible, donc je cédai; lentement, mes mains vinrent enlacer sa taille, se posant sur son dos, tandis que je rompais le baiser pour pencher la tête afin de déposer mes lèvres au niveau de son cou, y déposant quelques baisers lents, tendres, mais passionnés, redécouvrant ce plaisir dont je m’étais privé pendant longtemps, redécouvrant la peau de la jeune femme après bientôt quatorze années d’éloignement.

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